lundi 22 juillet 2019

À qui je mens ? Tomber les masques publiquement sans défense ?

 

 

Voici la deuxième émission que Marie-Claude a beaucoup aimée cette année. Sur France Inter "Boomerang" : 

 

"Alexandre Jardin passe aux aveux"

 

 

 

"Ce livre est l'histoire de mes mensonges. Sans doute est-ce le plus risqué que j'écrirai jamais. Il m'est vital.
Jusqu'où suis-je allé dans l'aveu? Je n'ai pris aucun ménagement. Un jour, il faut bien déchirer le voile,  rompre avec le comédien et coïncider avec soi." (photo et résumé sur le site : Babelyo

 

Un extrait de l'émission :

 

"Quand j'écris un livre ou un film j'y jette toute ma vérité avec l'obsession de distinguer le sujet de l'intrigue. Le sujet est ce qui prend le coeur, l'intrigue est ce qui captive l'intérêt. Ça n'a rien à voir. 

Le sujet est ce dont le parle en vérité, l'intrigue est ce que je donne à voir (...) L'intrigue c'est la somme des péripéties, le sujet c'est la raison d'être d'un livre. Le sujet parle à notre psyché, à nos souffrances les plus enfouies. L'intrigue n'est que la mise en scène du sujet. Le sujet répond donc à un besoin très profond, intemporel ou une souffrance inévitable de l'être humain. L'intrigue est notre soif  pascalienne de divertissement (...) Cyrano n'est pas l'histoire d'un type qui a un grand nez mais celle d'un homme qui, comme tous, a une beauté de coeur qui n'est pas vue et qui en souffre terriblement (...). 

 

 

(photo et résumé pris sur le site : L'Observatoire)

 

 

Pour écouter cette émission (32 min) cliquez : ICI.

 

 

samedi 20 juillet 2019

"Mon général (...) même si tous vous obéissent, moi non." Jean Malaurie

 

Un merci grand, comme l' "exister pour de bon",  à Marie-Claude qui nous a indiqué trois émissions de radio qui lui ont beaucoup plu cette année.

 

Commençons par celle-ci. Sur France Inter : dans l'émission "La marche de l'histoire""Le témoin du vendredi". Ce jour-là ce fut Jean Malaurie.

 

Jean Malaurie au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo en 1999 

© Getty / Raphael GAILLARDE

 

 

1951, la scène est bien connue. Jean Malaurie est en expédition, pauvre et solitaire, à Thulé, sur la côte Nord-Ouest du Groenland. Nous sommes en pleine guerre froide. La base américaine s’agrandit pour accueillir des bombardiers stratégiques nucléaires. Un général signifie à Malaurie qu’il est en territoire américain, militaire et strictement interdit. Et Malaurie répond : « Et vous, mon général, qui vous autorise à être sur un territoire inuit ? Même si tous vous obéissent, moi non. »


Ce qui précède peut, peut-être, nous indiquer une piste pour faire face aux voleurs de terre et pollueurs de l'air que sont l'usine Knauf d'Illange et ses allié.e.s politiciens.




Mes notes à l'écoute de l'émission :  


Ici à Thulé, les Inuit se nomment «Inughuit ». C'est le peuple le plus haut au Nord du Monde. Peuples premiers ? Non : Peuples pionniers en ce qui concerne l'écologie.


- En Occident ils ont des objets, des chiffres et ils croient, à cause de cela, qu'ils pensent.


- On ne peut connaître l'autre qu'en étant seul et en immersion (Simone Weil en usine). C'est ce qui m'a sauvé.


- "La lettre à un  Inuit de 2022" (éditions Fayard) pour en venir à un regard plus juste sur ces peuples. Si la 1ère connotation est mensongère, coloniale, il est difficile ensuite de sortir de cette stigmatisation.


- Chaque homme est un mystère, chaque homme est infini.


- Le big bang ne dit rien encore de "ce qui a fait venir cette énergie"... C'est un mystère... Nous sommes naturels et cette nature a un mystère, un devenir et il faut le découvrir.



 

 

Pour écouter l'émission sur France Inter "La marche de l'histoire : Le témoin du vendredi  Jean Malaurie" (28 min), Cliquez : ICI.

 

Pour compléter, allez lire le dernier article sur le blogue Rhizomes. Cliquez sur : "Au fond tout le monde s'en fiche de la planète"

 




vendredi 19 juillet 2019

"La fumée poétique du Gueulard"



 

Prenez le temps de lire ce qui suit, ce ne sera pas du temps qui fuit... C'est un peu long ? Lisez en plusieurs fois... Mais ne manquez pas cette rencontre-là... Merci pour vous. René



Sorry de désolée René tu es sur Fesse de Boucq, le face de book abhorré !
BZZZ
=Ariel= 

 

Un retour de la Fumée du Gueulard de dimanche dernier... au Gueulard café, notre terre de culture en Lorraine. Lieu de genèse et de partage. Une de nos RENCONT'ES fondatrice et régénératrice !

Voici ci-dessous les mots d'un fidèle d'oreilles à la présence bienveillante de grand frère, compagnon en poésie... Un premier jet de ressentis qui nous a mouvé le coeur et remué les papillons.

Une ola, olala de remerciements pour lui :
 
 

  C'est une Oeuvre Véritable Non Identifiée...une OVNI.
Il ne faut pas chercher à la faire rentrer dans un cadre connu !
Il faut aimer se laisser surprendre, suspendu entre une multitude de ressentis.


Comme si vous étiez un tableau et qu’elles vous peignaient un portrait nouveau de vous-même.


De vous-mêmes comme faisant partie du peuple, des familles et des joies et des peines ouvrières.



Elles sont deux ; Ariel et Bérengère peignant avec les mots, la voix, les cris, les notes, les rires, les chants, les silences, les guitares, les pieds qui tintinnabulent.


Ce n'est pas la mort des mines et des usines qu'elle peignent, elles l'évoquent comme une toile de fond qui n'a pas fini de créer de la vie en nous.
Elles peignent la vie qui pousse de partout à chaque coin de rue, à chaque recoin d'êtres vivant.e.s, à chaque instant où le regard se fait attentif.

Elles arrivent sur scène comme on arrive chez des invité.e.s un jour de fête et nous invitent à leur tour dans leur univers unique vraiment.

En vraies créatrices de l'instant, elles le découvrent en même temps que nous, un peu étonnées...

Et peu à peu, et nous avec elles, l'habitons de notre "être d'un peuple".

Au moment où leur création s'arrête, il y a comme un silence parce qu'elles ont réussi à nous mettre avec elles sur scène... 

Un instant encore et les mains se mettent à claquer très très fort à tire-d'ailes.

Quelque chose comme ça d'indéfinissable que l'on pourrait revoir 1000 fois sans jamais en faire le tour...

Une oeuvre véritable que j'ai à peine, avec peine et joie, identifiée.

René CROCI         


AUCUNE modification
On dit parfois qu'en écriture on doit retravailler le premier jet, 

"Avant donc d'écrire, apprenez à penser.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, 

Ajoutez quelquefois et souvent effacez."
                                                                   Boileau. L'Art poétique. 


Mais le Nicolas du boyau de l'eau y ponce comme y l'essuie les plâtres de Pascal
Je pense donc je suis
et bin la Suzy Platiel dont j'ai dû sans doute te rabattre les oreilles sinon tant pis pour toi ça va recommencer ;




Et bin elle dit, la Suzy avec d'autres penseurs-ponceurs qu'elle a écoutés sur France-Cul la radio porno, que nous nous construisons d'ABORD avec nos ressentis pour bâtir notre pensée! 

Je suis DONC je pense
et que c'est cette mine de sensations sucrées, salées, amères et acides de la vie; la chaleur-froidure, engelure, bravo-ure avec  coup de soleil, de peine, de joie ...

Mine de tous ces petits riens qui bâtissent notre pensée.
Notre pensée nous pendrait-elle donc au cul, aux pores de la peau, aux vibrations pour revenir irriguer, collapser nos synapses, fleurir nos neurones de chemins de calendula sans souci, de bluets sans meurtrissure de l'âme, de jonquilles et violettes du printemps des paroles renaissantes, des bourgeons de pensées dites herbes de la Trinité, saintes vertus du partage, d'ouverture  et de la sororité des hommes ? 

LIBERTé -EGALITé - SOLIDARITé

Or donc ton premier jet est celui de ton brut de ressenti, geyser des émotions et coulée douce d'après re-présentation , exposition sous les spotlights pour éclairer les histoires, aveuglées ( au sens propre comme figuré ) que nous étions comme des papillons de nuit qui cherchaient la lumière des mémoires à creuser à flan de coteau, un pas de côté des sentiers rabattus pour faire affleurer le minerai des taiseux et de tous ceux qui n'ont pu parler de leur mort ou de leur vivant.

Faire résonner tes mots comme un métal brut éclos en fusion, un diamant pas encore taillé, remanié, formaté, comme le cri du nouveau-cri qui beugle de tout son œsophage de la bouche au rectum avec la puissance et la force instinctives sans les fioritures et les faux-semblants de l'après. 
Notre propre corps, labyrinthique à s'y perdre en émoi et en mensonge comme la cartographie du monde et de ses boyaux internes et Boileau va te faire refaire le métier et ouvrage à ton aise avec Blaise? Le Pascal de la pensée
Alors pour le para-phraser (et pas para-chuter )

C
e que l'on ressent, s'énonce clairement comme un gisement !
Parfois sur une métier laissez tel quel votre ouvrage !

Alors non de nom, nom de non  pas de modification 
On ne lâchera rien !
IMMENSE  MERCI 

BZZZ
=Ariel=

Retrouvez Ariel et Bérengère sur le site de MouvLOReille : ICI.