Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires (Oinoleboso)
Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)
Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.
Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.
Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange
CE QUE NOUS VOULONS
- La justice solidaire jusque dans les détails.
- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.
création offerte aux Oinoleboso par Victor Sperandio
Cliquez sur le lien ci-dessous. Durée de la vidéo 5 minutes. Elle a été tournée lors de l'exposition "30 ans de paroles et d'actes solidaires" le samedi 17 octobre 2015.
Pour ma part je ne pense pas que les Oinoleboso soient plus solitaires que d'autres, au contraire... (Regardez bien comment notre nom a été transformé dans le titre de la vidéo, qui est un montage réalisé par le service communication de la Ville de Yutz que nous remercions) Amicalement René
Dans cette vidéo vous verrez, en fin de film, le cadeau-surprise que nous ont fait nos amiEs des Passeurs de Souffle (voir colonne de droite, tout en bas, le lien vers leur site): chants d'oiseaux et mise en mouvement des mots qui nous constituent en tant qu'Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires.
René pour la levée de l'état d'urgence le samedi 30 janvier avec la LDH. Photo Dominique.
Après
celui de Dominique, Suzanne et Monique, voici le regard d'Hubert sur
le texte « Comment redonner du sens quand l'impression qui domine c'est à la fois un grand vide et du trop plein ? » (pour retrouver les paragraphes auxquels Hubert fait référence, faites défiler jusqu'à l'article daté du mardi 2 février 2016 juste en-dessous des réactions d'Hubert)
1er
paragraphe « Notre jeunesse... »
Nous
avons une tradition de lutte transmise par nos pères, nos frères
aînés. Nos décideurs ont rendu les gagne-petit invisibles.
Ils continuent à flouter l'info.
La
jeunesse doit jongler entre le monde réel et le virtuel. Les deux
fléaux depuis 30 ans: l'individualisme et la peur cyniquement
cultivés. J'allais oublier la précarité mais là elle touche tout
le monde. Oui, ça craint pour le futur des jeunes.
2ème
paragraphe « À Yutz,.... »
Ne
pas voter est aussi un acte politique. C'est aussi, hélas, laisser
les politicards décider pour nous. Mais le bulletin de vote leur
donne carte blanche. Voter à droite pour faire barrage à l'extrême
droite alors que la gauche applique des lois d'extrême droite. Au
2ème tour j'ai mis un bulletin Rémi Fraisse.
3ème
paragraphe « Boulot dodo Auto... »
Boulot
ou chômage et auto car pas de transport en commun efficace et bon
marché voir gratuit.
4ème
paragraphe « Quand le futur d'un jeune... »
De
tout temps le jeune est rejeté mais actuellement il y a une forte
accélération. Plus personne ne supporte plus rien et surtout pas
son voisin surtout s'il est jeune. Si en plus il est étranger.
Cliquer un pour drogue, deux pour radicalisation, trois pour
suicide...
5ème
paragraphe « Comment redonner du sens à sa vie... »
La
société est devenue une jungle où le modèle US (capitaliste
mondialisé) domine. Seuls les plus robustes résistent. La lutte est
un contre tous. On nous martèle: il faut réussir à tout prix, être
le premier. Une note d'optimisme: le documentaire « Demain »
sur des expériences d'un monde autrement.
Paragraphe
6 « À force d'accompagner... »
La
télé - s'y ajoutent maintenant les écrans, les portables, les
ordinateurs - est le chloroforme universel. Plus il y a de chaînes
et plus les programmes sont nuls. Plus on a « d'amis »
sur internet moins on a des amis sincères dans la vraie vie. Mais je
raconte certainement des conneries. Je n'ai ni télé, ni ordi.
Paragraphe
7 « Parler, échanger... »
Oui.
Réinvestir l'espace public bien qu'il soit désormais étudié pour
qu'on y transite, pas qu'on y stationne. Échanger, écouter et aussi
s'aérer les neurones dans la nature.
Paragraphe
8 « À force de penser... »
Nos
décideurs nous persuadent que notre parole n'a pas de poids. Même
celui qui a un petit pois (poids) a des choses importantes à dire, à
partager. Diviser pour mieux régner et se garder le magot est le
souci majeur de nos décideurs. En priorité, refuser l'enfermement,
refuser la peur. Résistance et vigilance.
Il y a encore beaucoup à dire. Je m'arrête là.
Je renouvelle mes voeux les plus sincères pour 2016 à tous les amis
oinoleboso(s).
Amitié fraternité. Bébert.
Pour réagir à votre tour au texte ci-dessous, écrivez-nous: oiselles@laposte.net
Comment
redonner du sens quand l'impression qui domine
c'est à la fois un grand vide et du trop plein ?
« Notre
jeunesse était si belle et maintenant on craint leur futur »
l'autre Frédéric.
-
A Yutz, dans le quartier des provinces 1 électeur sur 5 s'est
déplacé le 6 décembre pour voter. Pourtant dès le lundi matin,
chacun y est allé de son commentaire, de sa peur, de ses angoisses
pour l'avenir si ....
-
Boulot, dodo, auto pour quel résultat ? Un pseudo-confort matériel
et toujours plus de produits, de déplacements, de contraintes, de
vide pour quelles satisfactions ?
-
Quand le futur d'un jeune se résume à une accusation permanente :
trop de vie, trop de bruits, trop de ... n'importe quel clan semble
être la Solution pour exister ...vers quelles dérives ?
-
Comment redonner du sens à sa vie quand l'impression qui domine
c'est un grand ratage
ou un grand vide ?
À
force d'accompagner les choses comme elles vont c'est-à-dire comme
elles ne vont pas, nous abandonnons tous les terrains à qui ?
Pourquoi ?
Nous
sommes des personnes singulières avec des questions à poser, des
convictions à mettre en partage et en dialogue sans leçon, ni à
donner, ni à recevoir.
Pourquoi
devrait-on taire, passer sous silence l'humiliation, la
déconsidération de sa personne, de son ou ses identités multiples
?
« Parler,
échanger, écrire, créer, rire... pour affronter la nuit. »
Josiane
A force
de penser que nos paroles n'ont pas de poids, de sens, de légitimité,
nous laissons l'espace à une parole qui divise, exclut, enferme au
lieu de libérer .
Ne soyez
pas ce silence effacé qui vous et nous enferme, soyons la parole
agissante, résistante.
Les
Oinoleboso et leurs amiEs à l'Escale à Yutz (57) le samedi 12
décembre 2015
Photo oinoleboso Élodie
Quelques
extraits des réactions de celles et ceux qui ont lu le texte
ci-dessus (Vous pouvez comme elles et lui, nous envoyer vos réactions
à notre adresse (oiselles@laposte.net) :
Dominique:
Merci
pour vos mots les oiseaux. Nous avons un projet pour juin par rapport
à aiguiser nos sens et notre regard… c’est peut-être une forme
de contribution et un soin à notre humanité et à l’humanité ?
Suzanne:
Oui
sans aucun doute vous et tous vos amis êtes de ceux qui ont
pressenti, annoncé, mis en garde face aux égoïsmes et aux
aveuglements.
Il
n’empêche qu’on reste effaré, sans voix pour mettre en
mots la déshumanisation et le millénarisme apocalyptique qui
sous-tend les attentats auto-destructeurs. Je suis en train de lire
Terreur dans l’hexagone de
Gilles Kepel, certes écrit dans l’urgence (commerciale??), mais
mise en relation des faits majeurs depuis deux décennies qui, me
semble-t-il, touchent à l’essentiel.
Mais
que dire à mon âge (93 ans!) face à un tel retournement des
projections d’avenir d’antan?
Les
gens comme vous doivent continuer à se battre et je pense
et j’espère que ce nouveau contact sera le bon pour le
livre.
Je vous souhaite,
je nous souhaite à tou(te)s la meilleure année possible pour ces
combats et aussi pour toutes sortes de joies.
Monique:
J'ai
bien reçu tous tes courriers et visité votre site plusieurs fois.
(...)
Quand
on voit tout ce qui se passe autour de nous et dans le monde il y a
bien des questions à se poser.
Comment
dialoguer aujourd'hui avec des gens aux idées étriquées et qui par
de soi-disant convictions personnelles n'acceptent aucun compromis.
Faudra-t-il bientôt reléguer les mots comme: tolérance,
solidarité, fraternité, entraide, compréhension,écoute et
d'autres mots qui permettent le vivre ensemble aux oubliettes? (...)
Le
sectarisme tue toute communication.
Les
générations futures vont-elles devoir vivre dans la méfiance vis à
vis de leurs "voisins" si on propage à tour de bras qu'il
faut se méfier de ceci, de cela ou de ceux-ci ou ceux-là; on en
fera des psychotiques. Des dangers sont présents mais ce n'est pas
la peur qui les évitera.
Gardons
toutefois foi en un avenir meilleur: la vie c'est comme le ciel, les
rayons de soleil arrivent toujours à percer les nuages gris.
Bientôt
vous pourrez lire sur le blog les réactions d'Hubert... (voir l'article, au-dessus de celui-ci, du mercredi3 février 2016)