CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



lundi 29 avril 2024

« À ceux qui ne croient plus voir s’accomplir leur idéal… »

 25 avril 1974… Un rappel d’une des victoires de la longue lutte contre les fascismes du monde, en deux vidéos sur Arte : 


Durée 40 minutes :

https://www.arte.tv/fr/videos/112205-000-A/des-oeillets-pour-la-revolution/


Durée 53 minutes :

https://www.arte.tv/fr/videos/116022-000-A/portugal-des-oeillets-contre-la-dictature/









vendredi 26 avril 2024

Grazie Serena.

 Merci Christine pour cet envoi et pour la retranscription du texte de la vidéo (elle dure 5 minutes) et sa traduction.

Christine : Antonio Scurati, écrivain antifasciste italien devait intervenir dans l’émission de Serena Bortone « Che sarà »sur la chaîne Rai 3 mais la veille de l’émission, la journaliste a su que la venue de Scurati avait été déprogrammée. Elle a alors pris contact avec l’écrivain qui lui a transmis son texte pour qu’elle le lise à l’antenne. Bel acte de résistance face à la censure !


Nous avons en France un gouvernement qui prétend nous préserver de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. Alors qu’il continue à commercer avec le gouvernement criminel d’extrême droite israélien, entre autre en lui vendant des armes.

Merci Serena pour ce courage, cette résistance face au gouvernement italien néofasciste. La résistance existe toujours. Quelque soit le régime en place, elle devient possible par le courage et la créativité des personnes qui veulent rester vivantes pour de bon quoiqu'il arrive.





«Giacomo Matteotti fu assassinato da sicari fascisti il 10 di giugno del 1924. Lo attesero sotto casa in cinque, tutti squadristi venuti da Milano, professionisti della violenza assoldati dai più stretti collaboratori di Benito Mussolini. L’onorevole Matteotti, il segretario del Partito Socialista Unitario, l’ultimo che in Parlamento ancora si opponeva a viso aperto alla dittatura fascista, fu sequestrato in pieno centro di Roma, in pieno giorno, alla luce del sole. Si batté fino all’ultimo, come lottato aveva per tutta la vita. Lo pugnalarono a morte, poi ne scempiarono il cadavere. Lo piegarono su se stesso per poterlo ficcare dentro una fossa scavata malamente con una lima da fabbro. Mussolini fu immediatamente informato. Oltre che del delitto, si macchiò dell’infamia di giurare alla vedova che avrebbe fatto tutto il possibile per riportarle il marito. Mentre giurava, il Duce del fascismo teneva i documenti insanguinati della vittima nel cassetto della sua scrivania. In questa nostra falsa primavera, però, non si commemora soltanto l’omicidio politico di Matteotti; si commemorano anche le stragi nazifasciste perpetrate dalle SS tedesche, con la complicità e la collaborazione dei fascisti italiani, nel 1944. Fosse Ardeatine, Sant’Anna di Stazzema, Marzabotto. Sono soltanto alcuni dei luoghi nei quali i demoniaci alleati di Mussolini massacrarono a sangue freddo migliaia di inermi civili italiani. Tra di essi centinaia di bambini e perfino di infanti. Molti furono addirittura arsi vivi, alcuni decapitati. Queste due concomitanti ricorrenze luttuose – primavera del ’24, primavera del ’44 – proclamano che il fascismo è stato lungo tutta la sua esistenza storica – non soltanto alla fine o occasionalmente – un irredimibile fenomeno di sistematica violenza politica omicida e stragista. Lo riconosceranno, una buona volta, gli eredi di quella storia? Tutto, purtroppo, lascia pensare che non sarà così. Il gruppo dirigente post-fascista, vinte le elezioni nell’ottobre del 2022, aveva davanti a sé due strade: ripudiare il suo passato neo-fascista oppure cercare di riscrivere la storia. Ha indubbiamente imboccato la seconda via. Dopo aver evitato l’argomento in campagna elettorale, la Presidente del Consiglio, quando costretta ad affrontarlo dagli anniversari storici, si è pervicacemente attenuta alla linea ideologica della sua cultura neofascista di provenienza: ha preso le distanze dalle efferatezze indifendibili perpetrate dal regime (la persecuzione degli ebrei) senza mai ripudiare nel suo insieme l’esperienza fascista, ha scaricato sui soli nazisti le stragi compiute con la complicità dei fascisti repubblichini, infine ha disconosciuto il ruolo fondamentale della Resistenza nella rinascita italiana (fino al punto di non nominare mai la parola “antifascismo” in occasione del 25 aprile 2023). Mentre vi parlo, siamo di nuovo alla vigilia dell’anniversario della Liberazione dal nazifascismo. La parola che la Presidente del Consiglio si rifiutò di pronunciare palpiterà ancora sulle labbra riconoscenti di tutti i sinceri democratici, siano essi di sinistra, di centro o di destra. Finché quella parola – antifascismo – non sarà pronunciata da chi ci governa, lo spettro del fascismo continuerà a infestare la casa della democrazia italiana».

Traduction :

« Giacomo Matteotti fut assassiné par des tueurs fascistes le 10 juin 1924. Cinq personnes faisant partie d’escadrons fascistes l’ont attendu en bas de chez lui. Il s’agissait de professionnels de la violence recrutés par les plus proches collaborateurs de Benito Mussolini. Secrétaire du Parti Socialiste Unitaire, Monsieur Matteotti, dernier parlementaire à oser encore s’opposer à visage découvert à la dictature fasciste, fut séquestré en plein jour, au centre de Rome, à la vue de tous. Il s’est battu jusqu’au bout, en luttant comme il l’avait fait pendant toute sa vie. Ils l’ont poignardé à mort puis ont défiguré son cadavre. Ils l’ont ensuite replié sur lui-même pour pouvoir le jeter dans une fosse creusée grossièrement avec un outil de forgeron. Mussolini en fut immédiatement informé. À ce crime odieux, s’est ajoutée l’infamie de la promesse faite à sa veuve que tout serait mis en œuvre pour lui rendre son mari. Alors qu’il jurait, le Duce du fascisme gardait dans le tiroir de son bureau les papiers ensanglantés de la victime. Mais dans notre faux printemps, pourtant, on ne commémore pas uniquement l’homicide politique de Matteotti; on commémore aussi les massacres nazis perpétrés par les SS allemands, avec la complicité et la collaboration des fascistes italiens,en 1944. Fosse Ardeatine, Sant’Anna di Stamezza, Marzabotto. Ce sont seulement quelques uns des lieux dans lesquels les alliés démoniaques de Mussolini massacrèrent de sang-froid des milliers de civils italiens. Parmi eux des centaines d’enfants et même des nourrissons. Beaucoup d’entre eux furent même brûlés vifs et d’autres décapités. La concomitance de ces deux anniversaires funestes - printemps 1924, printemps 1944- proclament que le fascisme a été, tout au long de son existence historique un irrémédiable phénomène de violence politique systématiquement meurtrière et désastreuse. Les héritiers de cette histoire vont-ils le reconnaître, une bonne fois pour toutes ? Le groupe dirigeant post-fasciste après sa victoire aux élections d’octobre 2022 avait le choix entre deux voies : répudier son passé néo-fasciste ou tenter de réécrire l’histoire. Il a indubitablement choisi la deuxième. Après avoir évité le sujet au cours de sa campagne électorale, la Présidente du Conseil a dû l’affronter au moment des anniversaires historiques et elle a gardé obstinément la ligne idéologique de la culture néofasciste dont elle provient. Elle a pris ses distances avec les brutalités indéfendables perpétrées par le régime ( la persécution des Juifs ) sans jamais rejeter dans son ensemble l’expérience fasciste. Elle a imputé uniquement aux nazis les crimes réalisés avec la complicité des fascistes républicains. Elle n’a pas reconnu le rôle fondamental de la Résistance dans la renaissance de l’Italie ( au point de ne pas prononcer le mot «anti-fascisme» à l’occasion du 25 avril 2023) À l’heure où je vous parle, nous sommes de nouveau à la veille de l’anniversaire de la Libération du nazifascisme. Le mot que la Présidente du Conseil a refusé de prononcer palpitera encore sur toutes les lèvres reconnaissantes de tous les démocrates sincères, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite. Tant que ce mot « anti-fascisme »ne sera pas prononcé par ceux qui nous gouvernent, le spectre du fascisme continuera à hanter la maison de la démocratie italienne."



jeudi 25 avril 2024

Élias Sanbar « La dernière guerre ? » en Palestine.

 Élias Sanbar publie aux éditions Tracts Gallimard le Numéro 56 :


Hier soir il était dans l’émission « 28 minutes » sur Arte (à partir de 1’50) :

 https://www.arte.tv/fr/videos/115078-079-A/28-minutes/


«La dernière guerre ?»

. Palestine, 7 octobre 2023-2 avril 2024
Collection Tracts (n° 56), Gallimard
Parution : 11-04-2024



mercredi 24 avril 2024

Liberté et Démocratie en danger. LDH.

  Merci Marie-Claude.

 

Communiqué LDH :
 

La liberté d'expression et la démocratie sont en danger

Depuis le 7 octobre 2023, depuis les bombardements sur la population de Gaza, les réflexes militants et d’identité ont engagé chacune et chacun dans la protection de ce qui leur paraissait le plus légitime. Si les guerres et les crimes contre l’humanité n’ont jamais cessé à travers le monde, en France ils résonnent plus que jamais dans les consciences͏‌. En témoigne la crispation d’une partie de la communauté juive face à un moment vécu comme existentiel après les atrocités commises sur des civils israéliens. En témoigne également celle d’une partie de la communauté arabo-musulmane et des soutiens au peuple palestinien qui dénoncent avec impuissance les massacres de civils palestiniens de Gaza et la poursuite inexorable de la colonisation en Cisjordanie. L’antisémitisme, l’islamophobie et les racismes en sont les symptômes les plus saillants, florissant sur les discours réactionnaires dont certains médias et sphères politiques se nourrissent. La haine se déverse sans entrave.


A un moment où la conflictualité politique aurait dû laisser la place au dialogue et à l’écoute pour panser ces fractures, les rapports de forces se sont exacerbés. C’est dans ce moment périlleux que le gouvernement a choisi d’exercer des mesures violentes et liberticides contre l’expression politique et sociale. La circulaire du ministère de la Justice du 10 octobre 2023 appelant à une réponse pénale ferme et rapide contre les expressions militantes a conduit à la multiplication de poursuites pour apologie du terrorisme contre des représentants syndicaux et politiques. Les préfectures et des représentants politiques exercent des pressions contre le monde académique pour restreindre la liberté d’expression au sein des universités, interdisant de manière inconsidérée des réunions qui s’inscrivent naturellement dans le nécessaire débat public et démocratique du pays. Dernière en date, une manifestation pacifique contre le racisme a été interdite par le préfet de police de Paris avant que cette interdiction ne soit heureusement censurée par les juridictions administratives comme étant manifestement illégale. Ce sont plus généralement toutes les expressions de soutien à la population palestinienne qui sont visées en raison même de ce soutien. La liberté d’expression, même lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre légal, n’a jamais autant été restreinte par l’État ou par ses représentants ces dernières décennies. 

L’équilibre délicat instauré par la loi et les tribunaux pour protéger les libertés individuelles et collectives d’expression de ses opinions, cœur vivant de la démocratie, est en danger.


Les messages présentant favorablement les actes terroristes commis par le Hamas ainsi que les crimes de guerre commis par l’Etat israélien doivent être dénoncés et condamnés. Ce à quoi nous assistons est bien différent. C’est d’opportunisme politique et de poursuites de circonstances qu’il est question. Un opportunisme qui conduit à stigmatiser toute une sphère militante par le biais de la répression judiciaire et administrative. Bâillonner les consciences, c’est jouer délibérément contre la démocratie, contre le débat public, contre l’ordre social. Alors que les périls sont immenses, le monde et donc la France ont besoin de dialogue, de compréhension et de l’affirmation du droit face à la violence.


C’est avec gravité que la LDH (Ligue des droits de l’Homme) demande au gouvernement de les promouvoir et de mettre un terme aux atteintes disproportionnées à la liberté d’expression.

Paris, le 23 avril 2024


Lire cet article sur le site de la ldh :
https://www.ldh-france.org/la-liberte-dexpression-et-la-democratie-sont-en-danger/


Pour illustrer ce texte écouter la chronique de Yaël Goossens (3minutes) sur France Inter ce matin :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-edito-politique/l-edito-politique-du-mercredi-24-avril-2024-3830665


… et ce texte :


Anasse Kazib convoqué par la police anti-terroriste : solidarité face à la criminalisation du soutien à la Palestine

 

Partout dans le monde, depuis le 7 octobre, celles et ceux qui dénoncent la situation coloniale en Palestine font face à une répression sans précédent. Malgré 75 ans d’oppression, largement documentée par des universitaires, des ONG, des institutions internationales et par les Palestinien·ne·s eux-mêmes, il n’a jamais été aussi difficile de défendre les droits du peuple palestinien.

 

En France, l’un des fers de lance de cette offensive liberticide, la police anti-terroriste a convoqué le 16 avril Anasse Kazib, militant syndical à SUD Rail depuis 10 ans, porte-parole de Révolution Permanente et ancien candidat à la présidentielle. Sa faute ? 4 tweets de soutien à Gaza, dénonçant le massacre en cours. Dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme », le cheminot a subi un long interrogatoire politique avec 7 pages de questions sur sa vie, ses opinions, ses camarades et les organisations dans lesquelles il milite. Un autre militant de RP a été convoqué pour les mêmes motifs.

 

Cette tentative d’intimidation fait suite à une plainte déposée par la Jeunesse Française Juive (JFJ). Cette organisation relaie les prises de positions de personnalité d’extrême-droite comme Donald Trump ou Eric Zemmour, n’hésite pas à comparer le drapeau palestinien à un « drapeau nazi » et prend part à de nombreuses procédures bâillons. Elle était ainsi partie civile dans le procès contre le responsable syndical CGT du Nord, Jean-Paul Delescaut, condamné à 1 an de prison avec sursis dans le cadre d’un dossier semblable à celui monté contre Anasse Kazib.

 

Nous dénonçons l’attaque contre Anasse Kazib, menée par Macron et son gouvernement, main dans la main avec des extrémistes pro-Israël. Ces derniers ne comptent d’ailleurs pas s’arrêter là.  De l’aveu même de la police, la procédure qu’ils ont initiée pourrait s’étendre prochainement à plusieurs dizaines de militant·e·s et organisations, dont des personnalités telles que Jean-Luc Mélenchon ou Philippe Poutou.

 

Partout dans le monde ce genre d’attaques se multiplient. Elles visent des personnalités du monde politique, syndical ou intellectuel comme Judith Butler ou Nancy Fraser, mais également de simples manifestant·e·s ou étudiant·e·s à Columbia, Harvard, Sciences Po ou l’EHESS. En faisant l’amalgame entre soutien à la Palestine et soutien au terrorisme ou à l'antisémitisme, elles servent de prétexte à un tour-de-vis autoritaire, menaçant le droit de manifestation, de réunion et d’opinion, comme le montrent encore récemment les interdictions de conférences de La France Insoumise sur la Palestine.

 

Le combat contre la criminalisation du soutien à la Palestine est indissociable de la lutte contre cette tendance, sur laquelle prospère l’extrême-droite. C’est pourquoi il est impératif de faire front, par-delà les désaccords politiques qui peuvent exister entre nous. C'est la raison pour laquelle nous apportons notre soutien aux Anasse Kazib, ainsi qu'à l’ensemble des militant·es qui sont aujourd’hui attaqué·es pour avoir été solidaires du peuple palestinien.
 
Premiers signataires

 

Adèle Haenel, comédienne
Alex Callinicos, Emeritus Professor of European Studies, King’s College London
Amira Chebli, actrice
Annie Ernaux, écrivaine, prix Nobel de littérature
Assa Traoré, comité La vérité pour Adama
Bernard Friot, économiste
Bhaskar Sunkara, rédacteur en chef de Jacobin
Camila Rojas, députée nationale chilienne
Cédric Herrou, Emmaüs Roya
Cédric Liechti, CGT énergie Paris
Charlie Kimber, rédacteur en chef, Socialist Worker, UK
Corinne Masiero, comédienne
Enzo Traverso, historien


Eric Fassin, sociologue, Université Paris 8
Eric Vuillard, écrivain
Fernanda Melchionna, deputada federal / PSOL Rio Grande do Sul
Françoise Vergès, politiste et théoricienne féministe décoloniale
Frédéric Lordon, philosophe
Gilbert Achcar, universitaire
Ilan Pappé, historien israélien et directeur du Centre européen d’études palestiniennes à l’Université d’Exeter en Angleterre
Jacques Rancière, philosophe
Joey Starr, artiste
John Bellamy Foster, editor Monthly Review
Joseph Daher, militant internationaliste et professeur invité à l'Université de Lausanne
Kevin Anderson, professeur de sociologie, University of California
Lou Chesné, porte-parole d'Attac France
Marcello Musto, professeur de sociologie, York University
Massimo Modonesi, historien, sociologue, professeur - Facultad Ciencias Polìticas y Sociales UNAM, Mexique
Mathilde Panot, députée, présidente du groupe parlementaire LFI-NUPES
Michèle Sibony, UJFP
Miguel Urban, eurodéputé
Myriam Bregman, avocate et députée nationale argentine PTS / FIT-U, ex-candidate à la présidentielle
Nahuel Perez Biscayart, acteur
Olivier Besancenot, porte-parole du NPA
Ouidad Elma, actrice
Robert Brenner, UCLA
Sandrine Rousseau, députée EELV


Sebastian Budgen, directeur éditorial Verso books
Stathis Kouvélakis, philosophe
Stéfanie Prezioso, ancienne députée au Parlement fédéral (Suisse)
Tardi, dessinateur


Thierry Defresne, CGT TotalEnergies
Tithi Bhattacharya, Purdue University
Virginie Despentes, écrivaine
Warren Montag, Professor of English Occidental College

Des organisations juives anticoloniales.

 Merci Colette.

« La seule question qui se pose à nous tous, hier et aujourd’hui : « comment résistons-nous ? »





Dialoguer pour la Paix avec l'UJFP à Thionville.

  

Celles et ceux qui parlent d'antisémitisme - quand nous condamnons les crimes commandités par le gouvernement d'extrême droite israélien - devraient se rendre à cette conférence offerte par l'Union Juive Française pour la Paix et dialoguer avec cette association et avec Pierre Stambul...




Voici un exemple de prise de paroles de la personne qui donnera la conférence. Écoutez-le jusqu'au bout (cela dure 13 minutes) malgré les 2-3 pubs qui l'interrompent. Merci :

 


 


samedi 20 avril 2024

"Assez de sang !... Salam... Shalom" (Adamo) AGISSONS...

 Merci à l'AFPS.


Nous comptons sur votre présence au  RASSEMBLEMENT à Thionville 26 avril

"TÉMOIGNER POUR GAZA : encore et toujours "


SOYONS DANS LA RUE, DÉTERMINÉ·ES À POURSUIVRE NOTRE MOBILISATION TANT QUE LE CESSEZ-LE-FEU NE SERA PAS EN VIGUEUR !

 


 Merci Augusta pour cette chanson réécrite par Adamo :




 

 

vendredi 12 avril 2024

Amnesty : suspension des livraisons d’armes à Israël.

 

Merci Jean-Pierre.

Vente d'armes à Isräel : pourquoi nous saisissons la justice française

Avec une dizaine d'ONG, nous demandons dans trois actions juridiques distinctes, la suspension des livraisons d'armes à Israël. Explications.

Durant la semaine du 8 avril et avant le 12 avril,  des avocats d’Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER), d’un collectif d’ONGs représentant Attac, la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), l’Association des Marocains de France (AMF), le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), l’Union Syndicale Solidaires,  ainsi que d’Amnesty International France ont déposé trois référés devant le Tribunal administratif de Paris concernant les autorisations de transferts d’armes délivrées par les autorités françaises au bénéfice d’Israël. 

Trois organisations s’associent également via des interventions volontaires à la procédure d’urgence lancée par ASER soit l’ACAT-France et Stop Fuelling War et à celle initiée par Amnesty International France soit la Ligue des droits de l’Homme (LDH). 

Trois démarches juridiques distinctes

Ces trois démarches juridiques distinctes ont pour objectif de faire respecter les engagements internationaux de la France.

Parmi elles, le référé-liberté porté par Amnesty International France et associant la LDH, qui a été déposé le jeudi 12 avril 2024 auprès du Tribunal administratif de Paris.

Notre objectif : obtenir la suspension des licences d’exportation de matériels de guerre pour les catégories ML5 (matériels de conduite de tir) et ML15 (matériels d’imagerie) à destination de l’Etat d’Israël.

Suite de l'article en cliquant sur :

https://www.amnesty.fr/actualites/france-action-juridique-multiple-pour-exiger-suspension-livraisons-armes-a-israel

jeudi 11 avril 2024

« La France doit interdire le commerce avec les colonies israéliennes « 

 Merci Jean-Pierre et Marie-Claude.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/04/10/la-france-doit-interdire-le-commerce-avec-les-colonies-israeliennes_6226984_3232.html


« La France doit interdire le commerce avec les colonies israéliennes »

Tribune

Un collectif de dirigeants d’ONG et de personnalités engagées pour le respect du droit international, parmi les lesquels Jean-Claude Samouiller, Eléonore Morel et Elias Sanbar, appelle Emmanuel Macron, dans une tribune au « Monde », à agir pour mettre fin à l’importation par la France de biens et services provenant des colonies israéliennes.


Nous appelons le président de la République et les parlementaires français à mettre fin à l’importation de biens et de services produits dans les colonies israéliennes en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Alors que la Cour internationale de justice [CIJ] a reconnu, le 26 janvier, le risque de génocide à l’encontre de la population civile de la bande de Gaza, la France doit prendre des mesures concrètes pour contraindre l’Etat d’Israël à s’attaquer aux causes profondes des cycles répétés de violences, liés à la colonisation territoriale et économique du territoire palestinien occupé. Elle doit interdire le commerce avec les colonies israéliennes.

La question de la colonisation du territoire occupé de Cisjordanie peut paraître éloignée de la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza. Pourtant, la colonisation, qui constitue un crime de guerre au regard de la quatrième convention de Genève, est au cœur de la spirale de tensions et de violences entre Israéliens et Palestiniens. Aujourd’hui, environ 700 000 colons israéliens sont installés en Cisjordanie, dont plus de 225 000 à Jérusalem-Est, au prix, notamment, d’accaparements de terres et de biens de la population palestinienne, de violences, de déplacements forcés et d’un système inégal d’accès aux services essentiels comme l’eau, l’électricité ou encore le transport.

Plus de 32 500 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza, en majorité des femmes et des enfants. Mais les attaques et les violences des colons et de l’armée israélienne contre les communautés palestiniennes ont aussi atteint un niveau inégalé en Cisjordanie, où plus de 430 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre.

Occupation illégale

Le président de la République a rappelé à juste titre qu’à la réponse d’urgence d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza doit se joindre une réponse politique à la question israélo-palestinienne. Or, la colonisation, outre d’être facteur de violences, rend irréalisable une issue politique entre les deux peuples en déniant aux Palestiniens une égalité en droits à même de leur permettre de négocier une solution de paix juste et durable.

En 2016, la résolution 2334 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité des membres permanents, a reconnu l’illégalité de l’occupation israélienne du territoire palestinien. En conséquence, elle exige de l’Etat d’Israël l’arrêt immédiat et complet de « toutes ses activités de peuplement dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est » et « demande à tous les Etats (…) de faire une distinction, dans leurs échanges en la matière, entre le territoire de l’Etat d’Israël et les territoires occupés depuis 1967 ».

Deux ans plus tard, en 2018, la loi Israël Etat-nation du peuple juif indique cependant que « l’Etat considère le développement des colonies juives comme une valeur nationale et agit pour encourager et promouvoir leur création et leur renforcement ». L’accélération de la colonisation en Cisjordanie démontre l’impunité dont bénéficie l’Etat d’Israël et le manque de volonté des Etats occidentaux, dont la France, à faire respecter le droit international.

L’importation par la France de produits et de services issus des colonies, encourage de fait la commission du crime de guerre que sont la colonisation et son cortège de violences envers les Palestiniens. En 2022, la France a importé 1,5 milliard d’euros de biens israéliens, dont une partie proviennent des colonies. Cela concerne notamment les fruits et légumes cultivés de manière intensive dans la vallée du Jourdain et vendus en France.

Principe de différenciation

Le commerce des produits des colonies permet leur viabilité économique et, par effet d’entraînement, joue un rôle indéniable dans le maintien de la colonisation et son expansion territoriale et économique. En outre, de nombreuses entreprises françaises ont des activités dans les colonies. C’est le cas du groupe Carrefour, qui a noué des partenariats avec des entreprises liées à la colonisation, et distribue des produits estampillés de son logo dans des magasins situés dans les colonies.

Le développement d’une relation économique entre la France et Israël autour de l’activité des colonies viole par ailleurs l’obligation des Etats de ne pas reconnaître et de ne pas prêter assistance au maintien d’une situation illégale telle que la colonisation, et le principe de différenciation qui vise à exclure les activités et organisations liées aux colonies israéliennes des relations bilatérales avec Israël, régulièrement rappelé par la diplomatie française.

En interdisant l’importation des biens et services des colonies sur son territoire, la France se mettrait en accord avec ses nombreuses déclarations condamnant la colonisation israélienne de la Cisjordanie et jouerait un rôle moteur au sein de l’Union européenne pour faire respecter le droit international et agir en faveur de l’arrêt de la colonisation.

Notre pays ferait par ailleurs preuve de cohérence politique, en envoyant le message clair à l’Etat d’Israël qu’un ordre international fondé sur le droit international et les droits humains est seul capable de créer un avenir de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Premiers signataires : Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’homme ; Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières ; Véronique Bontemps, anthropologue, CNRS/IRIS-EHESS ; Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre solidaire ; Stéphanie Latte Abdallah, directrice de recherche CNRS (Centre d’études en sciences sociales du religieux-EHESS) ; François Leroux, président de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ; Eléonore Morel, directrice générale de la Fédération internationale pour les droits humains ; Elias Sanbar, écrivain, ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco ; Jean-Claude Samouiller, président d’Amnesty International France ; Dominique Vidal, journaliste et historien.



« Pense aux autres »

Merci Jean-Michel.


 Delphine  Horvilleur,

est  rabin de l'association Judaïsme en mouvement

Le texte ci dessous figure à la toute première page de son dernier livre (1)

 

Mahmoud Darwich 
est un poète palestinien auteur de "Pense aux autres" (2)

Quand tu prépares ton petit-déjeuner,
pense aux autres.
(N'oublie pas le grain aux colombes.)

Quand tu mènes tes guerres, 
pense aux autres.
(N'oublie pas ceux qui réclament la paix.)

Quand tu règles la facture d'eau, 
pense aux autres.
(Qui tètent les nuages.)

Quand tu rentres à la maison, ta maison
pense aux autres.
(N'oublie pas le peuple des tentes.)

Quand tu comptes les étoiles pour dormir,
pense aux autres.
(Certains n'ont pas le loisir de rêver.)

Quand tu te libères par la métonymie,
pense aux autres.
(Qui ont perdu le droit à la parole.)

Quand tu penses aux autres lointains,
pense à toi.
(Dis-toi : Si seulement je pouvais être une bougie dans le noir ?)


---------- 
(1) Delphine Horvilleur:  "Comment ça va pas? Conversations après le 7 octobre")
(2) Mahmoud Darwich:  "Comme des fleurs d'amandiers ou plus loin" © Actes Sud 2007, p.13

Un livre, un atelier, une fête…

 Bonjour amies et amis proches et lointains,


Voilà un livre qui a été offert par Grégory aux Oinoleboso. Je l’ai enfin lu en 3 jours en perspective de la fête solidaire du samedi 13 avril :

Le livre « Une bouteille dans la mer de Gaza » :

https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/bouteille-mer-gaza


Il est en résonance avec l’atelier que je voudrais animer lors de cette fête. Je vous le propose, à vous de le modifier si nécessaire et aussi, pourquoi pas, de l’essayer vous-même et de nous envoyer vos écrits pour publication sur ce site et tentative d’envoi en Palestine et en Israël.

1) Voici 4 mots : Palestine, Israël, Quartiers et Populaires.

Faire 4 listes en mettant, sous chacun d’eux, en colonnes, les mots auxquels ils vous font penser et des mots qui leur ressemblent.

2) À côté de chaque mot trouvé écrire un mot qui pourrait être son contraire.

3) Trouver d’autres mots qui vous parlent dans des livres ou revues en lien avec la Palestine, Israël, Quartiers Populaires. Si vous avez peu de temps devant vous, ouvrez une page au hasard et pointez votre doigt au hasard sur un mot. Vous pouvez aussi aller « piquer » des mots dans les listes faites par les personnes qui participent avec vous à l’atelier.

4) En utilisant ces listes de mots, en rajoutant d’autres mots si nécessaire, écrivez, seul.e.s ou à plusieurs : un texte, une poésie, un conte… ou tout simplement une lettre à envoyer à un enfant, une femme, un homme, un jeune, un vieux, ... qui habitent en Palestine et/ou en Israël. Les Oinoleboso tenteront de les faire parvenir aux personnes par l’intermédiaire de l’AFPS et de l’UJFP ou toute autre association solidaire présente dans cette région du monde.

Le texte peut être simplement une phrase à mettre sur un pliage : cocotte, oiseau, avion etc. ( ces exemples sont ceux que nous allons réaliser pendant cette fête)


Si vous décidez de nous envoyer vos textes et que vous nous donnez vos adresses nous vous tiendrons au courant des réponses reçues.

Nos adresses : 

Association Oinoleboso 1 rue de Bretagne 57970 YUTZ

et

oinoleboso@gmail.com


Merci pour vos retours. René

 Quelques livres :

« Momo Palestine » https://www.editionsgrandir.eu/produit/momo-palestine/

« Graine de Grenade » Conte palestinien. Éditions du jasmin.

« L’oreille du monde » Éditions Lirabelle

« La Trace du papillon » Acte Sud

« Le Char et l’olivier » le livret d’accompagnement du film de Roland Nurier.

« Histoire de l’autre » Liana Levi

« Israël Palestine » … Jalan publications.

Une chanson :

« Banlieue » de Karim Kacel. Y a-t-il quelque chose de changé depuis qu’elle a été écrite en 1982 ?




Voir aussi les chansons de Kerry James :


https://oinoleboso.blogspot.com/2024/03/le-poete-noir-kery-james.html

Et

https://oinoleboso.blogspot.com/2024/03/lettre-la-republique-kery-james.html



dimanche 7 avril 2024

Capitalisme Colonialisme et Racisme.

Si ce que Sylvie Laurent écrit dans son livre est aussi intéressant que ce qu’elle dit dans cette émission, il faut acheter : « Capital et race. Histoire d’une hydre moderne. »

Capitalisme et colonialisme ont un lien et cela commence an 1492. L’américaniste Sylvie Laurent retrace l’histoire de ces deux notions dans son nouvel ouvrage « Capital et race. Histoire d’une hydre moderne » (Seuil). Une explication originale et très politique du phénomène Trump.

Avec
  • Sylvie Laurent Historienne et américaniste, enseignante à Sciences Po


Pour écouter l’émission cliquez sur :

 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-du-samedi-06-avril-2024-3404591


Pour lire quelques pages du livre, cliquez sur :

https://www.google.fr/books/edition/Capital_et_race/WVbsEAAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&printsec=frontcover

Maryse Condé.

L'autrice française, journaliste et professeure de littérature, Maryse Condé est morte à l'âge de 90 ans. Elle a publié une trentaine de romans portant notamment sur l'esclavage et l'Afrique, comme "Moi, Tituba sorcière..." publié en 1986.

Elle était une grande figure de la littérature francophone. L'écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé est morte à l'âge de 90 ans, dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé sa fille à France Télévisions. Journaliste et professeure de littérature, elle a publié une trentaine de romans portant notamment sur l'esclavage et les multiplies identités noires, comme "Moi, Tituba sorcière..." publié en 1986 ou encore "Ségou" en 1984. Née à Pointe-à-Pitre le 11 février 1934, elle a également écrit des pièces de théâtre et des essais. Elle était également très connue aux Etats-Unis, où elle a vécu vingt ans à New York et ouvert et dirigé à l'université de Columbia un centre d'études francophones.

"Les noirs finalement ne sont sont noirs que lorsqu'ils sont en face des blancs"

Maryse Condé a beaucoup vécu à l'étranger. En Guadeloupe, quand elle était enfant, sa mère, institutrice, interdisait le créole, il fallait parler français. Elle grandit sans avoir entendu parler de l'esclavage ou de l'Afrique. Elle le dira plus tard, c'est en arrivant à Paris pour étudier qu'elle a pris conscience qu'elle était noire. 

Suite en cliquant sur :


 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-5977024