C'est tout au long de l'année que les Oinoleboso et leurs ami.e.s se retrouvent en ateliers. Pour l'année qui vient nous sommes parti.e.s de l'interpellation de Xavier avec cette question :
"Qu'est-ce qui fait que nous sommes militant.e.s et pas les autres ?".
Prochainement nous mettrons sur le blogue les réponses et les questionnements que cette question a suscitées au sein des Oinoleboso lors de la rencontre du mois d'août. Des ateliers vont se construire autour de cette question. Si vous voulez commencer à y répondre ou la questionner, écrivez-nous sur oiselles@laposte.net .
Au Gueulard Café
Culture :
On est envoûté et
stimulé par l'atmosphère des lieux. Pour composer et chanter. Notre
petit groupe est en belle osmose, créatif et joyeux. Frédéric.
Ciao Sonia, Cécile, Christine, Roger,
Frédéric, Mauro,
À vous qui avez assuré la réussite de cette
matinée au Gueulard Café Culturel, aujourd'hui à l'Escale, bien
qu'étant toutes et tous un peu la ramasse, coifféEs à l'arrache,
nous avons assuré. René
Ce jour-là dans le courrier d'Hubert, un
Bébert-Gadget : un noeud-papillon original (fait avec des pailles
plastiques) que René s'est mis sur la chemise pour chanter avec
Christine « Aragon et Castille » de Boby La pointe.
Accueillir sans conditions la folle et le fou qu'il y a en chacun.e
de nous... Merci Hubert.
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extrait d'une photo de Norbert : le noeud papillon... qui vole.
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C'est précieux de pouvoir offrir aux autres un texte,
une chanson en l'interprétant à notre manière, sans cette peur de
décevoir qui nous poursuit depuis l'enfance. La force du collectif
est palpable à chaque fois que nous nous retrouvons et c'est
tellement ressourçant... Christine
À l'Escale :
Ce jour-là nous avons écrit des textes qui seront lus lors des soirées-chansons :
Chacun.e
se livre dans une chanson qu’il ne maîtrise pas totalement afin
que des mots hésitants se frayent un chemin plus difficile depuis
notre mémoire. Et que ces mots soient relevés par les autres , dans
une liste qu’on va utiliser pour co-créer un texte...
Dominique
Voici les mots :
content-enfoui-route-mourir-fils-père-demander-corps-pleurer.
beau-monde. le cul par terre- ne plus avoir peur-
frayeur-
sourire-jolie vaisselle, sacrée vaisselle-vieille
valise-veste
usée-au fond du couloir-poche-train-même-contente-toujours.
Voici les textes :
Celle-là...
elle avait toujours l’air si
contente, tout un beau monde comme
une odeur d’orchidée par devers
elle. Cependant, enfoui au
fond de sa poche, un ticket aller-sans
retour.
De quoi en pleurer à en mourir,
le fils et le père restés au fond
du couloir.
Elle, le corps planté vers le
ciel, n’avait plus peur... sa vieille
valise à la main, et un
sourire aux lèvres...
Dominique
« Il marche avec ses
crevasses qui lui piquent et qui saignent
Pleurer le beau monde
Le cul par terre
et meurent sa vieille valise et sa
veste usée.
Enrayer toutes ses frayeurs
Ne plus avoir peur
Avoir confiance, demander à son
corps
de sourire même au fond du
couloir
Et du fond de sa poche
un peu d'argent
Français sans doute
à en mourir de père en fils. »
Patricia
« Toujours contente,
L'odeur de l'orchidée
Enfouit le Beau monde
Sans frayeur, elle prend la route
Elle croise le fils qui pleure son
père le cul par terre
Elle lui offre son sourire et
l'aide à ne plus avoir peur. »
Sarah C.L.
Le dernier texte est une création collective :
Il marche avec ses
crevasses
qui lui piquent et qui
saignent
Il tombe le cul par terre
au fond du couloir
Sous le poids de sa
vieille valise, enfoui dans sa veste usée
Au fond de sa poche, un
caillou blanc comme un oeuf
et un sourire à en
mourir, un sourire de frayeur
L'odeur de la route du
Beau Monde comme une
compagne...
Sarah Josiane Dominique Patricia Frédéric
René
« Il marche avec
sa petite casserole
Anatole...
Un instant où chacun
pose sa casserole
pour une tambouille de
mots
venue de chaque
sensibilité
Partagée - - »
Patricia
" Nous avions
tou.te.s l'impression d'être venu.e.s en étant à la ramasse. Et
bien pour des personnes « à la ramasse » nous avons
plutôt bien créé ! Nous avons « ramassé » les mots
tombés des chansons fredonnées à tâtons. Ces mots tombés, nous
leur avons donné une seconde vie. Nous leur avons fait rencontrer
d'autres mots, et par la création collective, ils sont devenus de
belles phrases, puis des textes.
L'accueil des chants,
l'accueil des mots, l'accueil de chacun.e cet après-midi à
l'Escale... " Sarah C.L.
Voir aussi : Février 2019 et Mars 2019.
Et pour finir ce texte-chanson de Patricia :
La
petite de la rue St Nicolas
La
p'tit qui tend la main
Elle
est toujours assise, toujours assise
La
p'tite qui tend la main
Elle
se pose près du distri
Mais
comment lui dire (bis)
Comment
l'aborder, comment écouter son dire
Toujours
lui donner une pièce
Échanger
un sourire
oser
d'autres choses, un moment
échanger
Ses
beaux yeux, sa tête levée
m'entraîne
vers une rencontre prochaine
Paroles : Patricia, Musique :
Cécile, Atelier : Elsa