CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



jeudi 31 janvier 2019

Gilets Jaunes N° 9 Commercy : la sono est tombée en panne, alors on s'est rapproché et tout le monde a pris la parole.

Commercy : 

l'Assemblée des Assemblées des gilets jaunes

 
Photo médiapart

Cela fait un moment que sur notre blogue Marie-Claude avait signalé la particularité des gilets jaunes de Commercy. Reconnue par beaucoup d'autres gilets jaunes à travers la France jusqu'à décider de se retrouver pour dialoguer sur les essentiels dans une Assemblée des Assemblée.

Le reportage que Médiapart a réalisé dans la cabane des gilets jaunes de Commercy est passionnant. Je n'ai encore vu pour l'instant qu'un peu moins d'une heure de la vidéo. Mais j'ai l'impression de me retrouver dans un groupe des Oinoleboso qui, en deux mois, en accéléré, pose les mêmes questions pratiques de l'écoute et de la prise en considération véritable de la parole de chacunE quelques soient ses convictions.


Je crois que tout le monde devrait écouter et voir cette vidéo. 

L'esprit de ce qui se passe en France en ce moment est là d'autant plus fort qu'il a été nourri par cette rencontre nationale des jours qui ont précédé ce reportage.

 

 Et si nous nous y retrouvons tellement, c'est que, bien sûr, ces manières - de faire, de dire, de s'écouter, de créer ensemble quelque chose de neuf - sont en travail "invisible" depuis des années partout. Ce qui est différent c'est qu'à Commercy tout s'est fait à l'extérieur, elles ils sont sortiEs ensemble de l'invisibilité en occupant l'espace public en restant ouvertEs à toutes et tous celles et ceux qui passent... 

 

C'est parce qu'à un moment la sono est tombée en panne que tout le monde s'est rapproché, rassemblé et a pris la parole.

 

Je ne ferai pas de résumé. Cela ne se résume pas. Il faut aller voir et écouter et pas seulement sur la vidéo mais sur place là où des gilets jaunes sont, près de chez vous. (Je ne l'ai pas encore fait). 

 

Ce qu'ont fait celles et ceux de Commercy avec l'ouverture au grand large de leur cabane à l'échelle de tout un pays donne une vision forte de ce qui se passe réellement en ce moment.  

 

Tout n'est pas dit mais beaucoup vraiment beaucoup est partagé et continue à se créer dans un dialogue véritable.

 

  pour voir la vidéo cliquez ci-dessous :

MediapartLive hors les murs chez les «gilets jaunes» de Commercy

 

                                

lundi 28 janvier 2019

URGENCES PARTOUT Quand le Silence est une parole où le corps s'engage.


Merci à Frédéric et au RESF : 


Photo Resf



 Le C ercle de silence de METZ  se réunira

                      le mercredi 30 janvier 2019  de 18h à 19h  

sur le   Parvis des Droits de l'Homme  devant le Centre Pompidou  
 
 
A l'heure où l'on doit débattre, la question migratoire est plus que jamais à l'ordre du jour... les préjugés et  commentaires haineux ont la vie dure et nous avons un rôle à jouer pour leur tordre le cou ! 

Une petite équipe de Resf a renouvelé les panneaux afin d'être plus visibles et attirer l'attention des passants....
essayons encore, toujours, chaque mois, pour ces migrants qui tentent encore, toujours, de fuir la violence et la misère de leur pays... 

         Une heure en cercle, avec le silence comme parole solidaire 

                      de tous ceux dont la voix est inaudible

Nombreuses sont les organisations qui ont signé l'appel au Cercle de Silence il y a plus de 10 ans maintenant, nous en remettons une liste à chaque déclaration mensuelle, qu'elle soit le reflet de la réalité du terrain !
 
Venez nous rejoindre, ne serait-ce qu'un moment et N'hésitez pas à relayer cet appel dans vos réseaux et auprès de vos amis 
 
 


C'est qui les casseurs d'êtres humainEs ?

 

C'est une manière de faire peur pour que les manifestations ne prennent pas d'ampleur. Si ce n'était pas le cas pourquoi des dizaines de personnes ont été touchées sans même être des "casseuses" ? Et même si c'étaient des casseurs est-ce qu'on répond à une casse de vitrine par la mutilation d'une personne ? 

C'est comme toutes ces personnes qu'on laisse mourir parce qu'elles n'ont pas de travail ou pas de logement. Même si c'étaient des personnes qui refusent de travailler ou de loger dans un collectif. Depuis quand la peine de mort devrait-elle s'appliquer aux personnes pour cause "d'oisiveté" ? Les actionnaires sont-ils punis de la même façon ? Comment les valeurs humaines se sont-elles dégradées à ce point ? René

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses images de violences policières durant les manifestations apparaissent sur Internet et dans les médias. Laurent, neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon, estime qu'il est du devoir des soignants d'alerter sur la dangerosité extrême des armes sub-létales (flash-ball, LBD, grenades...) et de leurs conséquences.

Il tire la sonnette d'alarme et demande un moratoire sur l'utilisation de ces armes. Rejoignez son combat.

Sarah et toute l'équipe de Change.org

Adressée à Ministre de l'Intérieur
Les soignants français pour un Moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales.
Pétition de Laurent THINES
France
2 382
Signataires

Chers collègues,

Je m’appelle Laurent Thines. Je suis neurochirurgien et chef de service au CHRU de Besançon. Soignant comme vous, j’ai été particulièrement choqué par les photos prises et les lésions observées chez les personnes blessées lors des mouvements de manifestation. Beaucoup, très jeunes (potentiellement nos enfants), ont été mutilés alors qu’ils ne représentaient aucune menace pour les forces de l’ordre. Le cas de la jeune Fiorina, étudiante picarde de 20 ans touchée à l’oeil par un projectile de LBD4O le 8 décembre 2018 en est un des plus tristes exemples (photo).

Je crois qu’il est de notre devoir, en tant que soignants d’alerter sur la dangerosité extrême de ses armes, dites sub-létales et c’est pourquoi je viens de lancer cette pétition "Les soignants français pour un Moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales ». Je souhaiterais savoir si vous voudriez participer en signant ce communiqué pour porter notre voix et en diffusant cette pétition auprès de vos contacts médicaux et paramédicaux:

"Les différents mouvements de revendication qui ont eu lieu ces dernières années dans notre pays (manifestations de lycéens, écologistes, travailleurs, gilets jaunes) ont montré que de nombreux concitoyens ont été gravement blessés par l’utilisation de lanceurs de balle de défense (flash-ball, LBD40) ou de grenades (de type lacrymogène ou désencerclement).

 

Les récents événements ont permis de rapporter à ce jour plus de 90 blessés graves parmi les manifestants en relation avec le mésusage de ces armes (personnels non formés, non respect du règlement ou des conditions d’utilisation, ciblage volontaire de l’extrémité cervico-céphalique). Les lésions constatées et prises en charge par Nous, personnels soignants, dues à ces armes utilisées sur des personnes parfois très jeunes ou âgées, exerçant leur droit à manifester, sont choquantes et inacceptables : énucléation, amputation d’extrémité de membre, fracas maxillo-facial et dentaire, traumatisme cranio-cérébral engageant le pronostic vital… Tant de vies ont été ainsi sacrifiées…

Une étude récente, publiée en 2017 dans le British Medical Journal Open, rapporte une collection internationale de 1984 cas de traumatismes liés à ces armes dites « sub-létales » : le risque cumulé de décès (3%) ou de handicap séquellaire grave (15,5%) est d’1 chance sur 5. Cette étude confirme donc l’extrême dangerosité constatée dans notre pays de ces armes, au même titre que les armes à feu.

 

(Haar RJ, Iacopino V, Ranadive N, et al. Death, injury and disability from kinetic impact projectiles in crowd-control settings: a systematic review. BMJ Open 2017;7:e018154. doi:10.1136/ bmjopen-2017-018154)

 

Pour toutes ces raisons, Nous, soignants (médecins, chirurgiens, urgentistes, réanimateurs, infirmier(e)s, aides soignant(e)s…) apolitiques et attachés à l’idéal de notre pays, la France, au travers de la déclaration des Droits de l’Homme, de la Femme et du Citoyen, demandons qu'un Moratoire soit appliqué sur l’usage des armes sub-létales de maintien de l’ordre en vue de bannir leur utilisation lors des manifestations."

Signez cette pétition en un seul clic
Voir la page de pétition

lundi 21 janvier 2019

Prix éthique pour le lanceur d'alerte Karim Ben Ali

  

 Extraits d' articles et photos trouvées sur le site de l'association Anticor qui a remis des prix éthiques et des casseroles le vendredi 11 janvier 2019 : 

 

* Extrait de l'article "La Cérémonie 2019 des Prix éthiques et des Casseroles"

   Pour lire l'article entièrement cliquez ICI   

  (...)

Chaque année, Anticor remet des Prix éthiques, pour récompenser des comportements vertueux, et des Casseroles, pour dénoncer des agissements déplorables.

La cérémonie 2019 s’est déroulée, le 11 janvier, à la Maison de l’Amérique Latine, à Paris, devant 300 personnes.
L’association récompense traditionnellement journalistes, lanceurs l’alertes, citoyens engagés ou élus. (...)

#6 Karim Ben Ali, lanceur d’alerte, pour avoir lancé l’alerte sur le déversement de produits polluants d’Arcelor Mittal. Il a fait primer son devoir constitutionnel de prévenir les atteintes à l’environnement sur son intérêt propre (...)


Photo trouvée sur le site "Anticor"

  

* Extrait de l'article "Anticor présent au 4e salon des lanceurs d’alerte"

Pour lire l'article entièrement cliquez ICI

 

Photo Sébastien Ben Ali

  Karim Ben Ali, ancien chauffeur routier pour le géant ArcelorMittal, chargé de déverser des substances dangereuses dans la nature, a décidé de dénoncer les pratiques de son employeur pour protéger l’environnement. Cette dénonciation lui a valu un licenciement, des menaces et des violences physiques. Il est sans emploi depuis. 

 

 

Extrait d'un article paru sur le site : 

Cliquez : ICI pour atteindre le site où est paru l'article

(...) Un prix éthique pour le lanceur d’alerte Karim Ben Ali

Pour mettre en avant les comportements vertueux de lanceurs d’alerte, journalistes et universitaires, six prix éthiques ont été remis lors de cette soirée. Karim Ben Ali a ainsi été primé pour avoir “lancé l’alerte sur le déversement de produits polluants d’ArcelorMittal” et avoir fait “primer son devoir constitutionnel de prévenir les atteintes à l’environnement sur son intérêt propre”. (...)

Sur le même site "Le lanceur" : 
2 autres articles où Karim Ben Ali est cité, pour les lire cliquez ICI

 

Sur  notre blogue Oinoleboso, voir les deux articles parus fin 2018 :

Solidaires du lanceur d'alerte Karim Ben Ali

APPEL À SOLIDARITÉS : "La Dignité ? Faire un pas même petit en direction de nos rêves immenses"Oinoleboso

 

 



dimanche 20 janvier 2019

GJ Gilets Jaunes N° 8 "Débattre ? Avec qui ? De quoi ? Et comment ?"

 

Marie-Claude : "Bruno Latour sur France Inter (Vendredi 18 janvier 2019 à 8h20) dit des choses très proches de ce que nous faisons au Oinoleboso".

 

Quelques notes (pas un mot à mot, j'y ai mis déjà un peu de mon grain de sel) que j'ai prises en écoutant : 

- Cahiers de doléances : un peuple capable de décrire en détails les conditions d'existence et les injustices qui sont commises.

- Chaque sujet de dispute doit pouvoir constituer des groupes de discussion de personnes qui sont liées à ce sujet.

- Les questions qu'il faut poser : non pas quelles sont vos opinions sur... non cela n'a aucun intérêt. Voici les questions qui permettront d'avancer : "De quoi dépendez-vous ? Et qu'est-ce qu'il faudrait changer ? Qui sont les gens qui s'opposent à vous ? Et qui sont vos alliés potentiels ?

- Il ne s'agit pas du tout de recueillir l'opinion des gens. Sortons de la synthèse. Nous n'en sommes pas là. Il y a une multitude de situations qui demandent d'entrer dans le détail. Il faut régresser, retourner à la description (avec les questions ci-dessus). Alors là on fait vraiment de la politique.

- Personne ne sait en ce moment en France, pas plus au gouvernement que sur les ronds-points, comment on arrive à transformer la société française pour s'adapter à la perte de territoire dû à la crise climatique.

- Les gens ne savent pas où ils doivent taper. De nouveau les questions importantes sont : de quoi dépendez-vous ? Quels sont vos amiEs et vos alliéEs ? Quels sont vos adversaires et vos ennemiEs ?

- Les cahiers de doléances ne doivent pas être des alignements de positionnements individualistes (correspondant à l'homme néolibéral). Les cahiers sont collectifs, rédigés en commun pour décrire les choses au plus près de ce qu'elles sont.

- Le référendum n'est pas démocratique. Il ne s'agit pas de répondre par oui ou par non mais par une description fine.

Voici le lien avec l'émission qui dure une vingtaine de minutes. Vraiment indispensables, éclairantes : 

" Pour la première fois on a un gouvernement incapable d'écouter et un peuple incapable de s'exprimer ". 

 Je sais c'est polémique mais justement c'est ce qui va provoquer le débat. Bonne écoute. Personne n'a encore réagi à nos articles en utilisant notre adresse "oiselles@laposte.net", je la rajoute malgré tout. Le mieux c'est tout de même de se rencontrer pour de bon. Les mardis matins de 9h30 à 11h30 à l'Escale 1 rue de Bretagne à Yutz (57). À bientôt ? René

 

 



Où atterrir ?
Comment s'orienter en politique

Bruno LATOUR

Cet essai voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien — et par conséquent dont ils ne voient pas l’immense énergie politique qu’on pourrait tirer de leur rapprochement.
D’abord la « dérégulation » qui va donner au mot de « globalisation » un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l’explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l’entreprise systématique pour nier l’existence de la mutation climatique.
L’hypothèse est qu’on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l’on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu’il n’y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C’est ce qui expliquerait l’explosion des inégalités, l’étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l’État national.
Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D’où l’importance de savoir comment s’orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux.

GJ Gilets Jaunes N°7 "Chaque personne qui insultait un Gilet Jaune insultait mon père" Édouard Louis

 

Article indiqué par Cécile :

 

Publié par LesInroks ... En voici un extrait :

L'écrivain analyse le mouvement des gilets jaunes dans un texte qu'il nous a transmis. 
Edouard Louis, auteur de Qui a tué mon père (Seuil) décrit "le choc" qu'il a ressenti en découvrant les images des Gilets Jaunes, et les sentiments puissants qu'elles ont suscité:

"Depuis quelques jours j'essaye d'écrire un texte sur et pour les gilets jaunes, mais je n'y arrive pas. Quelque chose dans l'extrême violence et le mépris de classe qui s'abattent sur ce mouvement me paralyse, parce que, d'une certaine façon, je me sens personnellement visé.

J'ai du mal à décrire le choc que j'ai ressenti quand j'ai vu apparaitre les premières images des gilets jaunes. Je voyais sur les photos qui accompagnaient les articles des corps qui n'apparaissent presque jamais dans l'espace public et médiatique, des corps souffrants, ravagés par le travail, par la fatigue, par la faim, par l'humiliation permanente des dominants à l’égard des dominés, par l'exclusion sociale et géographique, je voyais des corps fatigués, des mains fatiguées, des dos broyés, des regards épuisés... (Lire la suite sur le site de "LesInroks")



                              "Mon père" Michel Bülher.

 

 

 

GJ N°6 "Gilets Jaunes, verts rouges roses convergeons."

 

Un article indiqué par Marie-Claude : 

 

Tribune dans Libération du 4 décembre 2018 : 

Par Jacques Bidet Philosophe Philippe Boursier Professeur de SES Patrick Chamoiseau Ecrivain Stéphanie Chevrier Editrice Laurence De Cock Historienne Annie Ernaux Ecrivaine 
Christine Delphy 
Féministe Mathilde Larrère Historienne  

Gérard Noiriel Historien Willy Pelletier Sociologue  

Barbara Romagnan Ex-députée

Tribune. La situation est quasi insurrectionnelle. Aux heurts des Champs-Elysées s’ajoutent les heurts de Marseille, Toulouse, la préfecture brûlée au Puy-en-Velay, un centre commercial ravagé à Saint-Etienne. Mais surtout des milliers de barrages permanents depuis trois semaines, nuit et jour, sous la pluie, le froid, la colère, les rires, les engueulades parfois, dans le mélange, le partage des grillades, des couscous, des thés, Ricard, cubis de rosé, les loukoums. Les barrages, ce sont aussi les anniversaires fêtés ensemble, les covoiturages, les solidarités concrètes qui s’organisent, les prêts d’outils, les coups de mains pour les enfants. Sur les barrages, avant, on ne se connaissait pas, les plus proches de soi, parfois, on les fantasmait menaces. Notamment en monde rural pauvre. Avant, on votait à l’opposé souvent, maintenant au moins, on est d’accord sur ce qui nous empêche de vivre : les cadeaux inconditionnés aux plus riches, l’apothéose de leurs coffres-forts, Macron qui les sert, nous méprise, ne nous connaît même pas, et les DRH qui licencient. Avant, on ne parlait pas d’écologie. Sur les barrages, chaque heure tout le monde en cause, et tombe d’accord : réduire les pollutions, c’est taxer les entreprises polluantes, taxer le kérosène, baisser le prix des voitures propres, refaire des lignes de train de proximité au lieu de les réduire, baisser les billets des transports publics, les rendre gratuits parfois, refaire des services publics de proximité au lieu de les détruire… Autrement sans voiture, on fait comment ?

Réduire ce mouvement à la violence est une erreur. C’est refuser de voir que s’y tissent des sympathies, tant d’affections neuves, et ce sentiment d’être ensemble, en commun, coude à coude, cause commune... (suite à lire sur le site de Libération)

 

 

Photo Oinoleboso

 






 

vendredi 18 janvier 2019

Ce sera notre carte de Voeux : avec le CNDH Romeurope Joie, les droits des enfants.



Vive la lutte pour l'éducation, le logement, la santé, l'emploi !
JpR.      Grazie mille Jean-Pierre à toi et à tes amiES !!!




Newsletter #12 du CNDH Romeurope - Janvier 2019
Newsletter # 12 - Janvier 2019
A LA UNE :
L'accès à l'école des enfants vivant en bidonvilles confirmé par le Conseil d'Etat ! 
Dans une récente décision, le Conseil d'Etat a été amené à se prononcer sur un refus de scolarisation datant de 2012 opposé par la mairie de Ris Orangis (91) à des enfants vivant dans un bidonville de la commune. Décision importante, par laquelle la haute juridiction administrative  : 
  • Reconnaît pour la première fois que le caractère illégal de l’occupation d’un terrain ne justifie aucunement un refus de scolarisation opposé aux enfants vivant sur ce terrain. 
  • Affirme que lorsqu'un maire dresse la liste des enfants vivant sur le territoire de sa commune et soumis à l’obligation scolaire, « il agit au nom de l’Etat » et que les éventuelles décisions illégales prises dans ce cadre « ne peuvent par suite engager que la responsabilité de l’Etat ».
Une belle victoire pour les familles victimes de ce refus de scolarisation mais également pour tous les enfants placés dans une situation similaire ! 
En savoir plus sur l'affaire et la décision du Conseil d'Etat

jeudi 17 janvier 2019

Assemblée d'oiselles et d'oiseaux solidaires sans chefs.

 

Ci-dessous, comparez la proposition d'article et l'article lui-même et faites-vous votre opinion... Vous pouvez même aller jusqu'à nous envoyer vos avis à cette adresse internet : oiselles@laposte.fr


 
PROPOSITION D'ARTICLE AG 2018 pour le Républicain Lorrain :

« Nous tenons bon les un.e.s par les autres »

1) Toutes nos actions (ateliers, rencontres, soirées...) :

... ont pour but de réaliser des oeuvres communes solidaires pour donner confiance à chaque personne dans ses possibilités d'interventions et de créations par la coopération avec d'autres.

Cette année elles sont si nombreuses qu'il est difficile de les résumer. Pour en savoir plus reportez-vous aux articles « Laisser Traces de cette année » sur notre blogue (https://oinoleboso.blogspot.com).

Pour vous en donner l'envie, voici déjà l'expression de Cécile en AG :

« Ce que j'ai beaucoup aimé cette année, c'est la Donnerie Éphémère, les soirées chansons solidaires et leurs préparations (répétitions à l'Escale, au Gueulard Bar Culturel, chez Laurette et avec Denis du groupe Carnyx-en-scène, l'implication de nouvelles personnes), la participation à ''Ramène ta graine'', le repas partagé et le stand aux Festival des Rencontres Sociales à Homécourt avec Hubert, les échanges d'idées ou de références de livres avec Marie-Claude et Dominique par exemple et la rencontre de samedi dernier pour composer, écrire des chansons et mettre en musique les textes de Nadia et Patricia ».

2) Quelques expressions en vrac...
... comme elles arrivent lors de nos rencontres où rien n'est considéré comme hors-sujet.Aux Oinoleboso personne n'est rien...

Hubert : « Nous sommes en cheville les un.e.s avec les autres ».
Frédéric « L'importance de la parole et de l'écoute »
Josiane : « Nous voyageons en restant sur place. Cool ! Chouette. Pas besoin d'essence mais de tisane. Nous ne sommes pas dans la logique de clan, mais d'échanges. J'ai ressenti beaucoup de chaleur ».
Fausto : « Je vais à l'Escale comme je vais dans la nature. Tu peux prendre ce que tu veux ou laisser. Quand je viens je savoure ».
Transmis par Hubert le jour de l'AG « Les autres c'est le fil que j'ai perdu et qui me permet de me retrouver » Ovide. Phrase qu'Hubert a trouvé sur la fresque d'Algrange.
Les deux représentantEs de la Commune de Yutz : « On sent une bonne ambiance parmi vous, une bienveillance. Ce n'est pas le cas partout. Nous sommes prêts à vous donner un coup de mains pour la Donnerie ».

3) Quelques projets :
Rendre moins éphémère la Donnerie du mois de septembre - Solidarité avec Karim Ben Ali lanceur d'alerte ouvrier - Expositions - Ateliers - Soirées chansons etc.
Toutes nos actions de l'année qui vient auront comme toile de fond «  L'ACCUEIL SANS CONDITIONS ».
''Un monde sans frontières est déjà là. Les barrières, les tranchées, les pierres et les murs - qui veulent s'opposer à la solidarité internationale qui s'invente partout - sont peine(s) perdue(s).''

4) Nos ami.es et allié.e.s :
La publication du livre « Laisser Traces. L'Air du Temps » nous a mis en relation avec beaucoup de personnes et d'associations nouvelles et a renforcé les ''reliances'' plus anciennes :Les Passeurs de Souffle - Réussir Ensemble - Cultures 21 - Gueulard Bar Culturel - Cultures 21 - Collectif de personnes d'associations des fêtes du 1er Mai, « Ramène ta graine » et « La poésie dans tous ses états » à Knutange - Le Berceau du Faire - MouvLOReille - ''Ya personne pour leur dire'' - Hubert Truxler - Suzanne Citron - Jean-François Laé - Jacques et Jean-Michel - Carnyx-en-scène - Le Comité des Femmes CGT Mineurs - Xavier et Rose-Marie - Marche et Rêve - Françoise Markun - CitoyenNEs RésistantEs d'Hier et d'Aujourd'hui - LDH - RomEurope - Mourad Frick - AFPS - Couleurs Palestine 69 - Pinar Selek - Salhi Kurdistan - Stop Knauf Illange - Toutes celles et ceux qui ont participé aux soirées « Chansons pour nous redonner du souffle et des ailes » ...



 

Pour compléter tout cela voici des extraits du Procès Verbal de l'Assemblée

 
  1. Points abordés lors du rapport d’activités  ( adopté à l’unanimité : 17 voix)

- L'accueil sans conditions des personnes enfants, jeunes et adultes – La Fête autour du livre "Laisser Traces. L'Air du Temps" - La Donnerie éphémère - L'atelier composition de chansons - les 2 soirées « Chansons pour nous redonner du souffle et des ailes : "ce qui nous relie" » à Yutz et au Gueulard Bar Culturel à Nilvange (en décors : l'exposition sur le mouvement ouvrier de « Ya personne pour leur dire » ) - La participation aux journées du CRHA (CitoyenNEs RésistantEs d'Hier et d'Aujourd'hui) aux Glières - les ateliers animés à Knutange pour le 1er mai et et pour les fêtes  : « La poésie dans tous ses états » et « Ramène ta graine » - La participation au Festival des Rencontres Sociales à Homécourt avec « Marche ou Rêve » - La séance de dédicace du livre dans la librairie Hisler - Les deux rencontres avec Jean-François Laé à l'Escale à Yutz et au Gueulard Bar Culturel à Nilvange - Le dialogue avec Jacques et Jean-Michel autour de « la relation soignéEs-soignantEs - Le blogue dont l'audience s'est beaucoup agrandie - L'exposition de toutes les réactions au livre « Laisser Traces. L'Air du Temps » - La permanence du mardi matin à l'Escale - Les échanges de courriers, coups de fil, courriels... - Les solidarités diverses - Les échanges d'idées ou de références de livres avec Marie-Claude et Dominique par exemple - Le rangement des armoires avec les indications de Nadia et Béatrice.




  1. Points abordés lors du rapport d’orientation (projets) (adopté à l’unanimité)



- Continuation des soirées « Chansons pour nous redonner du souffle et des ailes », cette année autour de « l'Accueil Sans Conditions » ainsi que les ateliers de partage et de composition de chansons.
- Rendre moins éphémère la Donnerie du mois de septembre
- Solidarité avec Karim Ben Ali lanceur d'alerte ouvrier. Deux soirées sont programmées.
- Expositions - Ateliers « La parole habitée : ce que je dis je le fais et inversement, une parole = un acte » -



Toutes nos actions de l'année qui vient auront comme toile de fond «  L'ACCUEIL SANS CONDITIONS ».
''Un monde sans frontières est déjà là. Les barrières, les tranchées, les pierres et les murs - qui veulent s'opposer à la solidarité internationale qui s'invente partout - sont peine(s) perdue(s).''



4. Fixation du montant des cotisations : (adopté à l'unanimité)

Chacun-e des membres décide du montant de sa cotisation et de la fréquence à laquelle elil verse dans le pot commun.

dimanche 13 janvier 2019

Gilets Jaunes N° 4. Une autre proposition de pétition : Amnistie

 

"Si même les plantes s'y mettent alors où va-t-on ?" Photo Oinoleboso

 

 Et encore une fois merci à Marie-Claude :

 

Pour signer la pétition ci-dessous et voir la suite de la liste des signataires aller sur : https://amnistiegj.fr/

 


 Exigeons l'amnestie des GJ

Ils n’étaient pas venus à Paris, Bordeaux, Toulouse, et tant d’autres villes, pour en découdre avec les forces de l’ordre. Ils étaient venus pour défendre leurs vies menacées, dégradées par la précarité, mises en joue par un pouvoir prêt à faire les poches de leurs parents retraités comme de leurs enfants étudiants, afin de valoriser le patrimoine financier des plus riches. Ils étaient venus pour protéger leurs droits fondamentaux, et aussi une certaine conception de la justice sociale, qui a longtemps fait l’honneur de la France.

La stratégie de la tension, délibérément choisie par le pouvoir, ne leur a pas laissé la chance d’une protestation pacifique. Gazage, nassage et brimades en tout genre, puis au fil des semaines, matraquages, tirs de flashballs et grenades mutilantes, pour la première fois de leur existence, beaucoup de « Gilets jaunes » ont été confrontés à des brutalités policières indignes d'une démocratie, que des organisations comme Amnesty international ont elles-mêmes dénoncées.

On ne compte désormais plus le nombre de manifestants, au casier vierge, mis en garde à vue, condamnés en comparution immédiate, ou aujourd’hui en instance de jugement. Certains connaîtront la prison, qui détruit, qui humilie. D’autres ne retrouveront jamais d’emploi. Un grand nombre d’entre eux verront leurs vies brisées à jamais. Nous ne pouvons accepter qu’une protestation contre une politique massivement rejetée par la population détruise ainsi des êtres pris pour boucs émissaires. Nous ne pouvons accepter qu’un pouvoir, qui a sciemment fait le choix de la confrontation, se serve d’eux pour intimider tout un peuple. Nous ne pouvons accepter l’idée d’une vengeance d’Etat.

C’est pourquoi nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. C’est pourquoi nous appelons dès aujourd’hui à l’arrêt des procédures en cours, à l’effacement des peines prononcées, et à ce qu’une réponse enfin politique, et pas seulement sécuritaire et judiciaire, soit donnée aux événements hors du commun que la France est en train de vivre.

Une telle amnistie est prévue par l’article 133-9 du Code pénal et légitimée par la tradition française, de nombreuses lois d’amnistie ayant ainsi été votées depuis le début de la 5ème République, notamment dans le cadre d’activités protestataires.

Un tel geste serait seul en mesure de commencer à rendre au pays l’apaisement qu’il ne saurait retrouver sur fond de persécutions pour l’exemple. « Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies », disiez-vous Monsieur le Président, le 10 décembre 2018. Nous ne reprendrons pas le cours de nos vies tant que nos concitoyens n’auront pas pleinement retrouvé la leur.

Les premiers signataires

  • Isabelle Alonso (militante féministe, romancière)
  • Alain Badiou (philosophe)
  • François Bégaudeau (écrivain)
  • Juan Branco (avocat)
  • Stéphane Brizé (réalisateur)
  • Mathieu Burnel (ex-inculpé dans l’affaire Tarnac)
  • Annick Coupé (secrétaire générale d’Attac)
  • Eric Drouet (gilet jaune)
  • Annie Ernaux (écrivain)
  • Gérard Filoche (membre de la CGT, Attac, fondation Copernic)
  • Bernard Friot (sociologue et économiste)
  • Thomas Guénolé (politologue)
  • Eric Hazan (éditeur)
  • Anasse Kazib (délégué Sud Rail)
  • Zoé Konstantopoulou (avocate, ex-présidente du parlement grec)
  • David Koubbi (avocat)
  • Mourad Laffitte (réalisateur)
  • Aude Lancelin (directrice de publication Le Média)
  • Franck Lepage (éducateur populaire)
  • David Libeskind (avocat, collectif « robe noire et gilet jaune »)
  • Henri Maler (fondateur d’Acrimed)
  • Jean-Claude Michéa (philosophe)
  • Gérard Mordillat (réalisateur)
  • Maxime Nicolle (gilet jaune)
  • Gérard Noiriel (historien)
  • Osons causer (YouTuber)
  • Gilles Perret (réalisateur)
  • Thomas Portes (PCF, syndicaliste CGT-cheminots)
  • Bernard Stiegler (philosophe)
  • Assa Traoré (comité Adama)
  • Eric Vuillard (écrivain)
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  • Pour signer la pétition et voir la suite de la liste des signataires aller sur : https://amnistiegj.fr/