CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



lundi 30 novembre 2020

Pour une police au service du peuple.

 Indiqué par Richard et le blogue "Vous en pensez-quoi ?"

 

Interview d'Alexandre Langlois un policier qui sait de quoi il parle.

C'est le Secrétaire Général du Syndicat Vigil Police :



 

"LBD, grenades, 25 personnes éborgnées en manif... Aujourd'hui dans la rue, je ne suis pas en sécurité" sur la pancarte de Céline, samedi 27 novembre 2020 avec cette citation de Marat " La trop grande sécurité des peuples est toujours l'avant coureur de leur servitude"... Merci Céline...‌  

La dignité vous savez la dignité...

 Transmis par Jean-Pierre :

C'est toujours la faute des Rroms jamais de ceux qui expulsent  !!
La covid19 a certainement frappé ! En effet les agents municipaux ont confondu blocage en posant d'énormes blocs de béton et bons soins aux populations précarisées. Quant aux idylles municipaux ils doivent eux aussi confondre le coût de location de bennes à déchets avec le coût des bornes de béton.
Oui ou Non ! Le jour de l'éviction était-il arrivé ? Dieu seul le sait ? Peut-être ne serait-ce qu'un fantasme de plus dû à la Covid19 qui a entraîné toutes ces confusions ? Pas de règlement bien sûr pour la pose de blocs de béton !  Les blocages des libertés individuelles et collectives ne semblent pas avoir été analysées...confusion ! Et au final à l'envers Fusion-con...
Nous pourrions sourire si ce n'est que ce drame pour les familles et leurs enfants reste un  cauchemar. Pour de nombreux citoyens porteurs des valeurs d'égalité pour toutes et tous sur le sol français c'est aussi une atteinte à la dignité humaine. Affirmons le ! Les populations précarisées Rroms ont des droits ! Exigeons une politique sociale d'accès au logement pour toutes et tous sur notre sol ! Non aux discriminations ! Oui à la fraternité sur notre sol !



Bonjour à tous,


Vous trouverez ci-dessous un article du Parisien qui relate (le départ) l'expulsion des Rroms du campement d'Argenteuil.

D'après nos contacts avec les expulsés, il s'agit bien d'une opération clandestine téléguidée par la mairie.

Le problème que nous rencontrons est qu'il n'y avait pas de bénévoles témoins et que c'est "paroles contre paroles" et que celles des Rroms n'a pas beaucoup de valeur pour ces s ....

Bonne journée à tous   -    jclaude


Argenteuil : l’inattendue évacuation du camp de Roms

Les familles seraient parties en pensant que le jour de l’éviction était arrivé. Il y aurait eu une confusion due à une intervention de services municipaux pour bloquer l’entrée du camp aux véhicules.

Par Thibault Chaffotte
Le 25 novembre 2020 à 17h21

Ce n'est pas comme ça que cette évacuation devait avoir lieu. Le camp de Roms de la rue des Grand-Saules, situé sous les piles du viaduc de Gennevilliers, à Argenteuil, sous le coup depuis le 1er octobre d'un arrêté municipal « de mise en sécurité portant évacuation des habitats précaires », finalement suspendu par la préfecture jusqu'à la fin du confinement, a été vidé de ses habitants, mardi. Selon la municipalité, ses occupants seraient partis d'eux-mêmes pensant que le jour de leur expulsion était finalement arrivé.

Un malentendu selon la ville

Il s'agirait d'une méprise, car si la mairie a envoyé du personnel sur place, ce n'était pas pour cette raison. « On a fait des aménagements aux abords de la rue pour empêcher qu'il n'y ait plus de déchets déposés et plus de gens qui s'installent, explique un représentant de la ville. Je ne sais pas ce qu'ils ont compris. Ils sont partis. Ils ont dû croire que c'était l'évacuation en voyant la police municipale. Je pense que c'est un malentendu. » Avant de placer les bornes, les employés ont enjoint les Roms à enlever leurs voitures, car elles ne pourraient plus sortir après.

« Une opération clandestine » pour le collectif de soutien aux Roms

« Ils ont enlevé leur véhicules et après la police municipale est intervenue et a fait partir tout le monde, accuse Jean-Claude Vitran, coordinateur du collectif de soutien aux Roms du Val-d'Oise. Pour moi, c'est une opération clandestine. Je vais faire une enquête plus approfondie pour savoir ce qui s'est passé. »

Les deux parties sont d'accord sur la suite : la mairie a envoyé des engins pour détruire les cabanes afin d'empêcher leur retour et a mis en place les bornes en béton.

La colère du collectif de soutien aux Roms

D'ailleurs, l'arrêté municipal du 1er octobre, qui ouvrait la voie à une évacuation, avec recours à la force publique, c'est-à-dire avec les moyens de l'Etat, évoquait les risques que courraient les habitants, en raison des moyens de chauffage utilisés, de la proximité de la Seine et de la pollution des sols.

En cas d'incendie, les pouvoirs publics redoutaient que cela gêne la circulation sur l'A15, voire que cela endommage le viaduc alors que celui-ci a subi 10 mois travaux en 2018 et 2019. Par ailleurs, un oléoduc souterrain qui achemine le pétrole entre Le Havre et Paris passe à proximité du site, ainsi que d'autres réseaux

L'insalubrité du site en cause

Selon la mairie, l'insalubrité de ce camp, qui existait depuis un peu plus d'an et comptait une centaine d'habitants, devenait préoccupante. Son but sur cette parcelle, dont elle est propriétaire, était d'éviter que les déchets ne s'accumulent davantage. Les Roms avaient commencé à entasser des déchets en tout genre. Au fil des mois, les monticules avaient pris un volume considérable. Le lieu semble avoir été utilisé par des sociétés comme décharge, comme en témoignent les nombreux sacs de gravats présents sur place.

La mairie estime que l'enlèvement de ces déchets pourrait avoisiner les 400 000 €. Elle dit avoir souhaité mettre fin à l'exploitation de cette décharge en installant d'imposantes bornes en béton.



samedi 28 novembre 2020

" Un homme a violé une femme "

  

Photo : Le Cri.


 

Un article de fond écrit par Sandrine Knaff pour le média coopératif "Le Cri" : "La violence faite aux femmes est une affaire d'hommes"

C'est un article très long et c'est bien ainsi. On ne pas parler d'un tel scandale en quelques mots... L'article se lit bien, au niveau visuel il est très aéré, des photos et des interviews courtes le complètent. Rendez-vous sur le site du CRI pour le lire entièrement. Nous prenons bien parfois du temps pour voir un bon film. Il s'agit ici de la vie de nos soeurs, nos compagnes, nos amies, nos mères, nos enfants, nos petites enfants...Il s'agit là d'un cri qui interpelle d'abord les hommes et pas seulement les violeurs ou les sexistes...

 

Extrait :  

(...) Vous qui êtes le fils d’une femme. Obligatoirement. Votre mère est une femme.

Le frère d’une sœur. Le cousin d’une cousine. L’ami d’une amie. Le chéri d’une chérie. Le compagnon d’une compagne. L’époux d’une épouse. Le collègue d’une collègue. Le patron d’une employée. Le coach d’une adolescente. Le professeur d’une élève. Le médecin d’une patiente. Le gynécologue d’une future maman. L’avocat d’une victime. Le policier qui prend la plainte…

Vous qui êtes peut-être père, papa. Le papa d’une fille.

Mais aussi et surtout le papa d’un garçon. Soyez exemplaire ! Car contrairement à ce qui est souvent affirmé, ce n’est pas tant la faute des mères qui éduqueraient mal leurs garçons, c’est aussi l’exemple des pères qui éduque : absence, attitudes, comportements sexistes !

Le frère d’un frère, le cousin d’un cousin, l’ami des potes, le collègue de collègues, le patron d’employés, le coach d’adolescents, le professeur d’un élève… Intervenez13 !

Je vous invite à vous questionner. Et au lieu de dire « on n’est pas tous comme ça », ou pire « il y aussi des femmes violentes », « ma femme était une sacrée »… Accueillez ce que peut-être vous ne saviez pas : reconnaissez la masculinité toxique parce qu’elle existe et quand elle existe et même si vous ne la pratiquez pas !

Informez-vous sur la définition du consentement, de l’agression sexuelle, du viol, de la violence psychologique, de la violence, du harcèlement, du harcèlement de rue, des agissements sexistes.

Renseignez-vous sur les effets dévastateurs de la violence sur l’état psychique des femmes, comprenez l’état de sidération ; mais aussi sur les effets destructeurs du sexisme au travail.

Une syndicaliste CGT : « 26% d’écart salarial, 59% des entreprises ne respectent pas la loi et n’ont pas de plan d’action sur l’égalité professionnelle, 20% des femmes sont victimes de harcèlement sexuel, 10 viols ou tentatives de viol sont recensés par jour au travail, … »

 

Intervenez aussi dans les situations de violence lorsque vous en êtes témoin. Changez d’humour : essayez de rire des auteurs plutôt que des victimes, c’est moins facile, c’est aussi drôle et c’est participer à la déconstruction des stéréotypes ! Accompagnez vos pairs dans le changement, recadrez leurs interventions sexistes !  (...)


Pour lire entièrement l'article sur le site Le Cri, cliquez : ICI.

 

 Et tout aussi essentiel, rejoignant Sandrine, cette pièce de théâtre "Tout le monde savait" de la Compagnie des Ogresses.

 

Photo prise sur le site : Gueulard Café Culturel.


« Ferite a morte » « Blessées à mort » de Serena Dandini par la Compagnie des Ogresses : « Tout le monde savait ».

 

C'est Cathy, des Passeurs de Souffle, qui nous en parle. Je sais que la metteuse en espace est Françoise. J'y vais.

Que dire qui ne déflore (!) la pièce pour celles et ceux qui feront bien d'aller voir, entendre et ressentir cette pièce ?

Ce sont des fleurs d'une dignité absolue qui s'expriment.

Quelque soit ce qu'elles disent de leurs histoires, quelque soit leur milieu social, elles sont terriblement émouvantes et leurs mots sont effroyablement justes.

Je ne suis pas choqué par la crudité des mots mais par l'intolérable des situations rendues visibles. L'onde de choc va se propager infiniment...

Quand la première femme commence à parler, je me dis, ou plutôt j'entends en moi quelqu'un qui dit : « ah ! non ils (!) ne vont pas recommencer avec la femme opprimée par l'Islam sans dire l'oppression des femmes ici aussi ». J'écarte cette pensée et j'écoute... sans jugement, du moins j'essaie.

« Cette femme est blonde donc elle ne peut pas être arabe. Et puis celle-ci n'est pas noire, comment peut-elle parler d'excision ? »

La pensée par stéréotypes, pensée instinctive qu'il faut laisser s'exprimer parce qu'elle est là et qu'elle doit d'abord sortir de ce cerveau pour, alors, laisser surgir une pensée moins aveugle.

Cathy, quand elle parle, est pour de bon cette jeune fille noire morte par les mains tremblantes, de sa grand-mère qui ne fait « que » suivre la tradition qu'elle a, elle-même, subie. Morte par hémorragie.

« J'étais déjà morte avant qu'il ne me tue ». Le sang qui coule pour rien dans un corps qui ne vit pas sa propre vie.

Le ton et les mots, souvent en décalage complet avec les drames eux-mêmes , renforcent la perception de la gravité des choses.

Il y a aussi tout ce que j'ai ressenti en profondeur.

Tout ce questionnement en tant que « maschio » (mâle, viril, garçon) en tant qu'homme... C'est immense.

L'humanité des hommes n'est pas au bout des peines qu'ils infligent aux femmes. Je vois bien ce qui m' agace chez la, les, « ma » (scandale du possessif) femme(s). Mais de le percevoir consciemment, grâce à cette pièce, m'aidera-t-il à en être moins agacé ?

C'est vrai, comme dit Christine, que je n'ai pas à porter la culpabilité de ces hommes violents, violeurs, oppresseurs.

Mais j'ai à voir et à combattre, en moi aussi, la tendance à me croire supérieur.

Les pulsions sont à l'intérieur de chaque homme. Elles sont à travailler par les mots de l'analyse et de la poésie. Un travail sur le corps lui-même aussi.

J'ai eu la chance d'être élevé par des femmes : « ma »... euh, non... « notre » mère, « mes » 4 soeurs, « ma » femme, « nos » 3 filles... et toutes celles que j'ai rencontrées en amitié ou professionnellement et associativement.

Un travail de libération face aux stéréotypes inculqués dès l'enfance :

« Un homme ça ne pleure pas » « Je ne pleure pas, j'ai juste les yeux mouillés » « C'est émouvant, un homme qui pleure » Sonia C.


Je ne veux pas devenir opprimé à mon tour pour racheter des paroles et des actes oppressifs. Je veux libérer ''l'être de liberté'' « envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel » (Jean Ferrat). « La femme est l'avenir de l'homme » (Aragon et Ferrat). Je dirais qu'elle est déjà dans l'homme. Elle ne cherche pas à culpabiliser les hommes. Elle veut simplement dire, exprimer le réel et en cela elle nous libère en même temps qu'elle. Elle nous arrache à cette posture de « supérieur auto-proclamé » dans laquelle il ne fait pas bon (sur)vivre.

Pour ces mots, pour ces interprétations, pour cette mise en espace. MERCI.

René l'un des Oinos.


 

 

vendredi 27 novembre 2020

Le texte-cri d'Anouk Grinberg

 Merci à Denis de Carnyx-en-scène,
 à Jocelyne et Claudie de "Marche et Rêve".
 pour la retranscription de ce texte superbe...
 

J'ai écouté en replay Anouk Grinberg, invitée dans l'émission d'Augustin Trapenard sur France Inter ce matin. Sa voix et ses mots m'ont touché le coeur, direct.

Je me suis donc attelé à la tâche de retranscrire le texte qu'elle a écrit et qu'elle a lu, concernant cette loi inique "sécurité globale" qu'avec elle, nous combattons.  Denis.

 

Voici le texte :

 

" On est des millions à avoir voté Macron, pas parce qu'on l'aimait, mais parce qu'il promettait de fabriquer avec nous une société un peu humaine, en tout cas plus humaine que le fascisme qui nous menaçait.

Et voilà qu'en quelques petites années au pouvoir, il se croit Dieu, le papa et nous infantilise, nous divise, frappe les faibles, frappe les forts !

Jour après jour, il creuse le lit d'un fascisme débutant, au prétexte de nous protéger les uns, les autres, et les uns des autres.

La nuit, pendant qu'on dort, le gouvernement fait passer des lois qui nous retirent l'oxygène de nos pensées, de nos libertés.

Voilà maintenant qu'il est interdit de filmer les policiers qui agissent en bêtes, en meutes !

La violence a maintenant une solide coéquipière : l'impunité, le droit d'enfreindre le droit !

Issus du gouvernement, qui voudriez empêcher la vérité de circuler, ce ne sont pas les messagers des mauvaises nouvelles qui font les mauvaises nouvelles, c'est vous dans l'exercice du pouvoir !!

Débrouillez-vous pour qu'il n'y ait plus d'horreurs à filmer : les journalistes seraient heureux de filmer l'humanité.

Nos yeux sont faits pour voir. On n'est pas vos enfants ! Le monde n'est pas à vous ! Vous le servez. On veut savoir ce que vous lui faites.

Nous avons besoin de vérité autant que de manger.

La vérité du monde, c'est dur ! Mais le mensonge ou le déni sont toujours pires.

On veut être conscients pour être humains, pour rester reliés les uns aux autres.

Benalla, s'il n'y avait pas eu de caméra pour filmer sa sauvagerie sous un casque de policier, il serait peut-être toujours là à déchaîner périodiquement sa violence sur les gens.

L'homme qui meurt, étouffé sous le genou du policier, s'il n'y avait pas eu d'images, ce serait juste un méchant homme qui meurt dans le caniveau. Avec les images, on a vu des policiers torturer tranquillement un innocent et torturer l'humanité entière à travers cet homme seul car oui, nous sommes reliés !

Les policiers qui tabassent les exilés, les gens désespérés, les journalistes, agissent sous les ordres d'un ministre de l'Intérieur qui n'a plus aucune maîtrise de son intérieur, entièrement consumé par la folie du pouvoir et, au-dessus de lui, dans le noir, Macron, le si jeune Macron, si séducteur il y a deux ans, lui confie ses instincts les plus bas et se dit ( Anouk Grinberg chuchote ) : " C'est pas moi, c'est lui. "

Mais quelle merde, le pouvoir ! Quel gâchis !

ça pourrait être si beau de faire un monde !
 
 
 
 

BRAVO Anouk Grinberg BRAVO.

Photo du site : Le Passeur

 

 

C'est une actrice qui ne joue pas. Elle vit les choses en continu... 

Ah la vache... et je ne parle pas d'elle bien sûr... Ce matin sur  France Inter de 9h à 10h dans Boomerang avec Augustin Trapenard... 

Cela fait énormément de bien :

https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-27-novembre-2020

" Elle est comédienne et vient de faire paraitre "Et pourquoi moi je dois parler comme toi", une constellation de textes écrits par des hommes et des femmes relégués dans les marges des institutions psychiatriques. Anouk Grinberg est l'invitée d'Augustin Trapenard. " 



 


 

 

jeudi 26 novembre 2020

Ça sert à rien, on est fichu quoiqu'on fasse ?

Ce matin lors d'une prise de sang :


- On a plus de chance de mourir de la pollution que du Coronavirus.
- Avec ce qu'on mange et ce qu'on respire on avale en plastique le poids  d'une carte de crédit (dans un rapport WWF, article sur Reporterre).

 - Bof, de toute façon c'est trop tard le monde est fichu même si l'on essaie quelque chose le monde va disparaître.
 - Je ne peux pas parler comme ça j'ai des petits enfants. - J'ai une fille aussi et c'est pour ça que je ne veux plus d'autres enfants.
- Et si on mettait toute l'intelligence qu'on met à détruire pour arrêter cette dégringolade ? Ça vaut le coup d'essayer, non ?
- Oui, mais ça ne se fera pas, j'y crois pas on est trop attachés à tout ce qu'on a.


Très bon documentaire sur Arte "La face cachée des énergies vertes" . Un peu désespérant ? Non... c'est le réel en images. Il faut aller jusqu'aux 10 dernières minutes pour voir un peu comment on pourrait sortir de la merde épaisse et collante actuelle... Il s'agit de la voiture électrique et de tout ce qu'elle provoque ailleurs comme malheurs mais il yen a aussi pour tout le monde, les panneaux solaires de Chine coulant les fabrications françaises, les éoliennes dont on n'a pas prévu le recyclage... Et puis c'est là que l'on voit que Knauf a beaucoup de potes un peu partout dans le monde, Engie qui se prétend championne des énergies renouvelable vert alors qu'elle construit de nombreuses centrales au charbon au Chili...

Sur Arte jusqu'au 22 janvier " la face cachée des énergies vertes" : https://www.arte.tv/fr/videos/084757-000-A/la-face-cachee-des-energies-vertes/
 

Main saturée de sulfite. Chine du Nord. Photo : Grand angle Production.

Bande annonce du documentaire :

 


 

 

mercredi 25 novembre 2020

Les mots de Bébert N°10

 Dans cet extrait de la dernière lettre de notre Ami Hubert Truxler,  il réagit à mon désaccord sur une partie de sa réponse (celle soulignée ci-dessous) à l'une des deux questions posées à nos ami e s lors de la rencontre internet du Samedi 7 novembre 2020. 

Pour lire les deux questions, l'entier des réponses d'Hubert et de celles des autres participant e s, cliquez sur le titre de l'article :

 "Les ami es des Oinos sont Génios."

 

Voici la partie de sa réponse qui a fait débat :

Où se situent les oinoleboso ?

Modeste groupe aux grandes ambitions il tient la route depuis un bail. Parce qu'un moteur robuste = Renato. Une courroie de Transmission = Marie-Claude. Des éléments essentiels qui font tourner la mécanique = Frédéric, Patricia, Josiane, Cécile, Samir et plein d'autres. (...)

 

Et voici l'extrait de la dernière lettre d'Hubert du 17/11/2020 :

Des lunes que je dors mal. Me turlupine l'agitation du pois chiche en ma calebasse = Dijonctation peu diplomate de t'asséner des noms d'oiseaux tels que Moteur , courroie.

Métaphores de quoi te perturbationner. Mon subconscient a dû cafter mon amour immodéré pour la mecque à nique. Ah! Pijo, la grande famille ! Mon cerveau RepTilien Bébernéanderthelinus m'a fait dériver sur les parallèles. Exemple Lip.

Charles Piaget, a 92 ans, insiste fortement sur le collectif. C'est vrai qu'à Lip à l'époque il y avait une poignée de militants, noyau dur d'1/2 douzaine dont lui. Chacun est plus à l'aise dans une tâche que les autres. Charles sait écouter, dialoguer, parlementer, analyser, pas leader d'accord (il rejette absolument ce qualificatif) mais, même s'il s'en défend, Charles Piaget est bien le catalyseur de cette vaste lutte des Lip. (voir la photo ci-dessous).


Alors je fais le lien avec les oinoleboso et de me poser la question = Si un certain René avait quitté l'assos, que serait-elle devenue, aurait-elle le même dynamisme ? Certes tu n'en es pas le dealer leader (*) - Pouah ! le vilain mot !!! mais, meeueh ton savoir faire, la maîtrise des dossiers, ta capacité de public-Reléchun (**), ta disponibilité - etc, etc font que les oinoleboso ont 45 ans. Non tu n'es pas le maillon principal. Tu es un maillon parmi les Z'ôtres. Marie-Claude en est un autre, Frédéric KiK-Kif, Patricia rekif, etc.

Mon idée... mais, je peux me planter = Dans tout groupe, même se revendiquant non-leader, la majorité des adhérents se déchargent sur quelques militants très actifs. Bien entendu chaque adhérent peut donner son avis mais se défile lorsqu'il y a quelques responsabilités à prendre (Trésorier, Adjoint-machin). Je suis de ceux-là, électron libre.

Pendant que je trace ces pattes de mouche, confination 2 continue. Les Lois liberticides se durcissent, les ventes d'armes et les guerres continuent. Allez, on positive. Prends soin de Toi. Con-m-plicité Fraternelle.           Bébert.

(*) comme quoi une seule lettre peut tout changer (poil au nez)

(**) Relation

 

Document transmis par Hubert.



lundi 23 novembre 2020

Ma plus belle histoire d'amour c'est vous.

 J'ai trouvé ceci sur le site de Michel Bülher :



et ceci :

Manifeste 2020

Qui sommes-nous?

Cora Antonioli:  Enseignante, militante syndicale, vice-présidente du Syndicat suisse des Services Publics SSP/VPOD et présidente du SSP-Enseignement Vaud.
“Respecter l’expertise de celles et ceux qui exercent la profession d’enseignant.e au quotidien”.

Barrigue:  Dessinateur de presse.
“Sortir du confinement… Mais pour aller où?”

Michel Bühler:  Chanteur, écrivain.
“Ne plus se borner à singer une seule culture, mais nous ouvrir à toutes, et faire fleurir la nôtre”.

Franco Cavalli:  Oncologue, professeur aux facultés de médecine de Berne et Varese, directeur de l’Institut d’oncologie de la Suisse italophone, ancien Président de l’Union internationale contre le cancer et fondateur de l’association AMCA ((Ass. Aiuto Medico Centro America).
“Créer une caisse maladie unique avec des cotisations en fonction des revenus”.

Liliane Christinat:  
Chargée de mission pour la transition école-métier auprès des élèves en fin de scolarité, responsable pour la Fondation Soins Lausanne du programme intergénérationnel, engagée depuis 1974 auprès des personnes en situation de handicap, des personnes âgées, de l’enfance maltraitée et des familles.
“Si on peut se coordonner pour une pandémie, on devrait pouvoir le faire pour d’autres choses plus graves qui ne cessent de nous heurter, de nous hanter”.

Jacques Dubochet:  Professeur honoraire de biophysique, Université de Lausanne, prix Nobel de chimie 2017.
“Sauver le climat et la biodiversité, assurer un avenir durable”.

Sergio Ferrari:  Journaliste, correspondant pour différents médias d’Europe et d’Amérique Latine.
“Construire un monde futur différent en remettant en question le paradigme néo-libéral, machiste, patriarcal, xénophobe, militariste et autoritaire dominant actuel”.

Nago Humbert:  Professeur agrégé département de pédiatrie, faculté de médecine, Université de Montréal, Fondateur et ancien président de Médecins du Monde Suisse, président du Réseau Francophone de Soins Palliatifs Pédiatriques, Docteur Honoris Causa de l’Université de Fribourg.
“Consacrer au minimum le 0,7% du PNB pour l’aide au développement”.

Amanda Ioset: Secrétaire générale de Solidarité sans frontières, présidente de la société d’édition du journal Gauchebdo.
“Participer immédiatement à l’évacuation des camps des îles grecques en accueillant les réfugiés qui s’y trouvent”.

 Alexandre Jollien:  Philosophe, études des sciences des religions et de la philosophie aux Universités de Fribourg, Dublin et Séoul. Son premier livre, Eloge de la faiblesse (1999), a été couronné par l’Académie française.
“Il s’agit de s’engager tous, citoyens comme états, en un projet collectif : lutter contre la précarité, la solitude, la stigmatisation, bâtir une société fraternelle, vivante et dynamique”.

Vincent L’Epée: Dessinateur de presse.
“Quinze ans après, le bilan du protocole de Kyoto reste mitigé… très mitigé!

 Pierre-Yves Maillard:  Président de l’Union syndicale suisse, conseiller national et ancien conseiller d’Etat.
“Concrétiser deux droits fondamentaux : le droit à la formation professionnelle et le droit à un premier emploi”.

Anne Papilloud:  Secrétaire générale, syndicat suisse romand du spectacle.
“La richesse de notre production culturelle est le fruit d’immenses sacrifices de la part de ceux et celles qui contribuent à la rendre possible”.

Philippe Roch:  Dr en biochimie, ancien Secrétaire d’Etat et directeur de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage. Membre du Comité d’éthique et de déontologie de l’Université de Genève.
“Privilégier l’éducation à l’émerveillement, au respect, à l’entraide, à l’écologie plutôt que d’armer nos jeunes pour une compétition fratricide”.

Sergio Rossi:  Professeur ordinaire à l’Université de Fribourg (Suisse), où il dirige la Chaire de macroéconomie et d’économie monétaire, et Senior Research Associate à l’International Economic Policy Institute de la Laurentian University au Canada.
“Prélever un impôt sur les gros patrimoines et les revenus élevés”.

Ana Ziegler:  Etudiante, membre de Grève pour le climat (Klimastreik).
“Adieu vieux monde !”

Jean Ziegler:  Sociologue, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU pour le droit à l’alimentation, auteur du livre “Lesbos, La honte de l’Europe” (édition du Seuil 2020).
“Dans la guerre contre le virus, la stratégie capitaliste est un échec et s’avère meurtrière”.

Josef Zisyadis:  Ancien parlementaire suisse, co-président Slow Food Suisse, Directeur de la Fondation pour la promotion du Goût.
“Inscrire le principe de la souveraineté alimentaire dans la Constitution”.

Pour atteindre chaque texte complet, cliquer sur le nom.

 

Le site de Michel Bülher :

  http://www.michelbuhler.com/

 


 

La joie est redevenue...

Merci vraiment beaucoup Marie-Claude : ci-dessous des extraits de 3 articles l'un paru sur Télérama, l'autre sur Médiapart et le dernier sur 20 minutes.
 
Photo : Télérama

Cédric Herrou : “Je voulais juste mettre des personnes à l’abri, et je ne le regretterai jamais”

PLUS LOIN AVEC ... – Chaque dimanche, interview au long cours avec un acteur ou un observateur de notre époque. Aujourd’hui, Cédric Herrou, le paysan de la vallée de la Roya devenu célèbre pour avoir hébergé des migrants et en avoir aidé certains à franchir la frontière franco-italienne. À l’occasion de la sortie de son livre “Change ton monde”, il revient sur ses années de combat, auquel rien ne l’avait préparé.
 

Extraits article paru dans Télérama envoyé par Marie-Claude : 

 

Voilà une partie de l'interview, il faudrait que quelqu'un soit abonné pour avoir la totalité de l'interview de Télérama mais j'ai trouvé une autre interview sur le journal gratuit 20mn qui est assez intéressant, je t'ai remis les passages que j'ai sélectionnés.
 

Cédric Herrou : "Je voulais juste mettre des personnes à l'abri, et je ne le regretterai jamais"

Juliette Bénabent,

PLUS LOIN AVEC ... - Chaque dimanche, interview au long cours avec un acteur ou un observateur de notre époque. Aujourd'hui, Cédric Herrou, le paysan de la vallée de la Roya devenu célèbre pour avoir hébergé des migrants et en avoir aidé certains à franchir la frontière franco-italienne. À l'occasion de la sortie de son livre "Change ton monde", il revient sur ses années de combat, auquel rien ne l'avait préparé. 

Son catogan, son visage bronzé, ses petites lunettes et son accent du Sud ont fait le tour de la France, et au-delà. Une silhouette devenue familière au fil des images tournées dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes) ; sur la route où il accompagnait, à pied, des dizaines d'exilés pour s'assurer qu'ils puissent déposer leur demande d'asile à la préfecture. Ou encore, entouré de nombreux militants de l'hospitalité, sur les marches des tribunaux où il fut jugé plusieurs fois. Quatre ans après ses premières apparitions médiatiques, redevenu paysan à Breil-sur-Roya, CédricHerrou, 41 ans, a publié en octobre Change ton monde. Un titre inspiré par sa mère, qui lui conseillait l'humilité et, avant de vouloir changer le monde, d'essayer de changer le sien. Préfacé par l'écrivain J.M.G. Le Clézio, engagé en faveur de l'accueil des étrangers, le livre raconte des années de combat auxquelles rien -- ni militantisme, ni idéologie, ni engagement politique -- n'avait préparé Cédric Herrou, agriculteur plutôt solitaire. Rien, sinon son lieu de vie : une vallée enclavée entre France et Italie, où la frontière, en pleine montagne, est aussi invisible que dangereuse. 




Il y a aussi un article sur Médiapart mais là non plus, je ne suis pas abonnée :

Cédric Herrou: «Changer son monde, 

c’est se concentrer sur ce que l’on fait 

à sa propre échelle»

 PAR 

Dans un livre intitulé Change ton monde, Cédric Herrou, symbole de l’aide aux migrants 

dans la vallée de la Roya à la frontière franco-italienne, revient sur quatre années de lutte 

 contre le délit de solidarité.



Et aussi ici :https://www.20minutes.fr/societe/2884479-20201014-faut-etre-juste-contestation-etre-rebelles-deux-balles-si-lache-cedric-herrou

Titre de l'article : 

« Il ne faut pas être juste dans la 

contestation, être des rebelles à 

deux balles, même si j’en suis un », 

lâche Cédric Herrou

A lire il y a au moins ces 2 passages qui me parlent : 

Avant de parler de votre livre, pouvez-vous nous donner des nouvelles de la Roya ?

Des maisons ont été emportées par ces inondations. Il y a des blessés, des disparus.

 C’est une catastrophe. L’infrastructure, les routes ont été très touchées. Mais la solidarité a 

bien marché. Peut-être que ce drame remettra certaines pendules à l’heure. On voit par

 exemple que c’est la ligne de chemins de fer Nice-Tende, régulièrement menacée parce que

 pas rentable nous dit-on, qui nous sauve aujourd’hui. 

Espérons que ça fasse avancer certaines choses.


Vous racontez que c’est votre parcours qui a fait que ces gens, les migrants, 

vous ne « les avez pas laissés sur le bord de la route »…

Ça n’a jamais été un coup de tête. J’avais plein de questionnements. Ça me gênait d’être dans

 l’illégalité. Mais ça me gênait aussi de les laisser là, à leur sort. Puis je me dis : « quand même, 

ce n’est pas normal ». J’ai eu envie d’agir. On a souvent dit que je faisais de la désobéissance 

civique. C’est tout le contraire. C’est de l’obéissance. C’est l’obéissance à une morale, à des 

croyances. Moi j’ai fait ça pour des gens. Pas pour contester quelque chose. Il ne faut pas 

être juste dans la contestation, être des rebelles à deux balles. Même si j’en suis un aussi [Rires].


Votre livre ressemble pourtant plutôt à un témoignage qu’à un véritable plaidoyer ?

Ça a été compliqué avec l’éditeur, qui a une ligne éditoriale vachement militante. Ils voulaient un 

superhéros, une vraie tribune politique. Je leur ai tout de suite dit que ce n’était pas le propos. 

Mais moi, ce que je fais, c’est de la politique. Ce bouquin, ça en est. Nos politiques qui prétendent

 tout connaître ne montrent presque jamais leur humanité. C’est pourtant primordial. Avec ce livre,

 j’espère que les gens se sentiront importants. On a souvent l’impression qu’on n’est rien. On dit : 

« mais qu’est ce que tu veux qu’on y fasse ». Mais, avant de croire en des combats, l’important 

c’est de croire en soi. Pour essayer à notre niveau de changer les choses.