CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



lundi 31 mars 2025

"Une autre façon de voir ce qui se passe en Palestine"

 Besançon, jeudi 28 Mars 18h30


 J’arrive à 18h précise persuadée qu’il y aurait  beaucoup de gens pour voir les 22 documentaires tournée à Gaza par des cinéastes gazaouis.
Il y a peu de monde encore….Tractations avec le service de sécurité … le responsable de la projection arrive… Finalement, la salle se remplit assez vite... La présidente de Palestine Amitié  et Lydie pour le Collectif Palestine présentent rapidement le projet du film et le travail de Rasmi Damo à Gaza avec les enfants.
Après la projection bouleversante des 22 documentaires tournés à Gaza pour témoigner chacun à leur manière de la situation tantôt par la fiction, le documentaire, Rasmi nous explique les conditions des différents tournages. Avec leurs téléphones portables, tous et toutes ont voulu témoigner de la résistance créatrice des Gazaouis.
Comme le souligne le document qui présente ce projet, « C’est probablement parce que ce projet est aussi insensé que la situation en Palestine, qu’il est réalisable »un peu comme ce que font les journalistes palestiniens sur leur site Hara 36 (Hara en arabe veut dire quartier).  
Rasmi Damo travaille avec des enfants de Gaza à la réalisation de petits films d’animation avec cette idée que dans ce conflit, les enfants doivent pouvoir s’exprimer pour continuer de vivre. Présent à Besançon, il poursuit ce travail de création comme vous pouvez le voir sur les liens suivants. 

Pour lire les productions de hara 36 c'est ici :   https://www.facebook.com/people/Hara-36/100065186636317/

dimanche 30 mars 2025

À voir absolument. Jeudi à Metz.

 Merci Marie-Claude.


 J’ai vu le film « From Ground Zéro », c’est vraiment très intéressant. C’est à l’occasion de cette projection que j’ai rencontré Ramsi Damo gazaoui qui réalise des films d’animations avec les enfants de Gaza et en ce moment les enfants de migrants à Besançon. Marie-Claude.


La courte vidéo qui suit (7 minutes) montre la qualité de ce projet au service de l’expression des habitant.e.s de Gaza, leur offrant la possibilité de réaliser eux-mêmes, sous la forme d’une vidéo (22 au total), un film court pour partager leur vision de leur vie à Gaza.



Le film est projeté à Metz Jeudi 3 avril 20 h 00  au KLUB.



Un film : Musique, Amitié, Solidarité, Amour.

 Sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/089928-000-A/adios-buenos-aires/






samedi 29 mars 2025

Civilisation judeo-christo-islamique ?

 

Très intéressante analyse de Sophie Bessis, historienne, remettant en question l’expression « Civilisation judéo-chrétienne ». 

Vous pouvez l’écouter sur Arte dans l’émission « 28 minutes » ( de 1’40 à 13’25) :

https://www.arte.tv/fr/videos/119476-151-A/28-minutes/


Vous pouvez aussi lire la retranscription, de l’émission, que j’ai faite :

Sophie Bessis est venue, le 26 mars 2025 à l’émission d’Arte « 28 minutes », présenter son livre « La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture » ( publié aux éditions « Les liens qui libèrent »).

À propos d’Annah Arendt, elle dit : « Elle récuse le Sionisme par anti-nationalisme. En définitive, tous les nationalismes sont, pour elle, porteurs, d’une façon ou d’une autre sous une modalité ou une autre, de fascismes. »

- Dans cette appellation « la civilisation judéo-chrétienne », au fond ce que vous contestez, Sophie Bessis, c’est que ça permet, à bon compte, à l’Occident, de s’exonérer de 2000 ans d’anti-judaïsme actif et mortifère et meurtrier.

S.B. : Mais tout-à-fait. Cette expression est très utile à beaucoup de monde, en vérité. Et effectivement, en premier, à partir du moment où l’on dit - et j’ai écouté beaucoup de déclarations d’hommes politiques français européens - « nous sommes la civilisation judéo-chrétienne. » Ça permet, tout de même, donc si nous sommes judéo-chrétien, ils ne peuvent pas être antisémites évidemment, et ils ne peuvent pas l’avoir été. Et donc d’occulter l’anti-jusaïme chrétien qui a quand même duré beaucoup de siècles, et, ensuite, l’antisémitisme moderne dont on sait que l’apogée a été le judéocide nazi et cela permet de restaurer, d’une certaine façon, une innocence perdue dans ce judéocide. Car vous savez que le génocide nazi a été perpétré, certes, par le régime nazi, mais avec la complicité active ou l’indifférence totale de l’ensemble des pays occidentaux, Amérique du Nord comprise. C’est une façon de restaurer, cette innocence perdu, une innocence brûlée dans les fours crématoires. Donc, puisque nous sommes judéo-chrétien, disent les Européens, on n’a rien à se reprocher.

Mais cela a une autre utilité. D’abord en rapatriant… Vous savez ce qui m’a toujours étonnée (C’est peut-être ce que j’ai envie d’écrire dorénavant) c’est que, au fond, depuis des siècles, l’Europe a essayé de se défaire de sa dimension orientale.

- Vous dites aussi que cela permet d’exclure aussi l’islam du triptyque monothéiste…

- … de se défaire de sa dimension orientale. Or, le judaïsme, regardez le paradoxe : pendant des siècles, tous ces siècles de judaïsme et d’antisémitisme, le juif a été l’incarnation de l’oriental, de l’altérité orientale en Occident, et aujourd’hui il est l’Occident. C’est quand même un renversement assez paradoxal, assez intéressant et c’est tout cela que j’essaie d’analyser.

- Benjamin évoquait aussi, dans cette appellation de « civilisation judéo-chrétienne », le fait que l’islam est évacué en tant que troisième monothéisme.

- Bien entendu. Vous savez très bien. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le monde musulman…

- Si, si, vous êtes historien. Vous nous apprenez beaucoup de choses.

- … Le monde musulman, dit abrahamique,  a trois piliers : le judaïsme d’abord, le christianisme ensuite, et l’islam qui se réclament de la révélation abrahamique. Quand vous lisez le Coran et bien les références, aux prophètes d’Abraham à Moïse, et à tous les prophètes de la Bible, sont omniprésentes.

- Mais vous dites aussi que c’est repris par le monde musulman. C’est une imposture reprise parce que ça permet, parce que ça lui permet d’alimenter la thèse d’un complot judéo-chrétien.

- Donc ça permet d’abord aux Européens et aux occidentaux en général d’exclure. L’islam c’est l’altérité. Or l’islam a fait partie de la civilisation européenne. Ne l’oublions pas. N’oublions pas l’Espagne. N’oublions pas les Balkans. Et il en fait encore partie. Et puis ça permet encore d’exclure l’islam et de dire : « l’islam, c’est autre chose ça appartient au sud, c’est pas nous ».

- Sophie Bessis, vous évoquez dans votre essai l’exceptionnalité juive et d’une certaine façon, pour en sortir, il faut revenir à la généalogie diasporique. Il faut revenir au diasporisme. Qu’est-ce que vous entendez par là ? Vous n’avez pas quatre heures…

- Tout à fait (rires). Non, j’ai dit que je crois aujourd’hui qu’une des erreurs fondamentales que l’on fait, et qu’évidemment les pouvoirs Israéliens successifs, et en particulier celui-ci, a tout intérêt à dire : « Nous représentons tous les juifs ». Or, c’est faux ! C’est totalement faux. D’abord, l’État d’Israël abrite une petite moitié de la population juive mondiale. Pas davantage. Et non seulement il ne représente pas tous les juifs mais il s’est construit contre le judaïsme diasporique. Ça c’est très important. Je veux dire qu’il a récusé, qu’il a méprisé le judaïsme diasporique.

C’est le sionisme triomphant avec la création de l’État d’Israël. Et aujourd’hui le fait, pour l’État d’Israël, de vouloir représenter tous les juifs, fait que, vu ce qu’il commet aujourd’hui au Moyen-Orient, vu ce qu’il commet à Gaza, il rend tous les juifs comptables de ses crimes. Voilà.

- On va évoquer avec vous l’actualité et avec Anna, en l’occurrence, le déplacement aujourd’hui et demain à Jérusalem du patron du Rassemblement National, Jordan Bardella…

- Je crois qu’il faut bien analyser ce qu’est le pouvoir actuel en Israël. Aujourd’hui c’est un pouvoir d’extrême droite. Avec l’extrême droite de l’extrême droite que sont les ministres suprémacistes qui commettent des exactions. Regardez ce qui se passe en Cisjordanie aujourd’hui. Je n’hésite pas à les qualifier de néonazis, ces ministres.

Ils ont le même type de comportement, même si l’ampleur n’est pas la même, bien évidemment, ou pas encore. Ce gouvernement et Netanyahou qui a transformé le Likoud qui était un parti de droite en un parti d’extrême droite. Et donc il est tout à fait normal… Aujourd’hui le pouvoir a des parentés idéologiques avec les extrêmes droites du monde.

Ces partis d’extrême droite, je les qualifie de sionistes antisémites. Il y a une recrudescence en Europe d’un sionisme antisémite.

- Vous posez la question de la légitimité de l’État d’Israël. Vous risquez de passer pour l’idiote utile du Hamas.

- Je n’ai aucune sympathie, c’est une litote, pour des partis comme le Hamas, les frères musulmans, etc. Ce sont des partis totalitaires à socle religieux (…) Qu’Israël soit légitime ou pas, et l’on peut poser la question.Les historiens peuvent poser toutes questions : que s’est-il passé ? Pourquoi y a-t-il eu la déclaration de Balfour en 1917 ? Pourquoi y a-t-il le plan de partage de l’ONU (alors qu’il a une forme d’illégalité par rapport au droit international) ? Le principe de réalité c’est que ce sionisme, illégitime ou pas, a créé un État, une nation, une langue, une culture. Et que ça existe et qu’il faut faire avec.

- Et qu’il faut espérer la paix.

- Bien sûr, la paix… Mais il faut qu’Israël change pour faire la paix.



Site : Les liens qui libèrent.







vendredi 28 mars 2025

La Palestine résistante et créative.

 Merci à Isabelle d’ATTAC, à l’ AFPS et au BDS.


Bonjour, 

La situation en Israël prend une tournure des plus tragiques. L'armée israélienne, les colons tuent sans compter , sans le moindre complexe, hommes, femmes enfants palestiniens à Gaza, en Cisjordanie et au Liban... La famine est à nouveau utilisée comme arme de guerre . Le coréalisateur palestinien du film :"No other Land" a été lynché et arrêté par la police entre tant d'autres . Tous ces crimes, toutes ces arrestations, ce génocide avéré  sont perpétrés avec le soutien actif des Etats Unis et de nos gouvernants occidentaux . 

 Rendons visible la Palestine par tous les moyens: tags, drapeaux . Ne la laissons pas disparaître. 

Multiplions les actions, les rassemblements  contre Israël. Soyons nombreux ce samedi 29 mars  à l'action Carrefour  et au rassemblement du 2 avril en centre ville! 

1. Action Boycott Carrefour , ce samedi 29 mars à 14h30  à Moulins-les -Metz

BDS sera présent devant le Carrefour pour distribuer des tracts en forme de  tickets de caisse et des tracts expliquant  pourquoi il est nécessaire d'exiger de  Carrefour qu'il se retire d'Israël.

-Carrefour s'est implanté dans quelques colonies israéliennes illégales bâties sur des terres volées aux Palestiniens. Il normalise ainsi le gouvernement israélien suprématiste, religieux  dont des ministres se déclarent fascisants,  qui mène une guerre impitoyable aux Palestiniens depuis 17 mois.

 Boycott Carrefour complice du génocide  ! Carrefoire doit se retirer des colonies  

2. Action boycott Batsheva  réussie à Mulhouse!

 Des militant.e.s de la Campagne BDS France se sont mobilisé.e.s les 20 et 21 mars dernier pour  protester contre le maintien à « la Filature » à Mulhouse du spectacle de la Batsheva Dance Company, troupe de danse nationale israélienne.  Le premier soir, 5 camarades ont brandi des drapeaux palestiniens dans la salle et scandé des slogans dénonçant la complicité de cette troupe avec l’État d’apartheid.

Quelques  personnes qui avaient leur billet  ont renoncé à voir le spectacle!

3.Vingt deux cinéastes palestiniens filment leur quotidien à Gaza

Jeudi 3 avril 20 h 00  au KLUB à Metz :   FROM GROUND ZERO stories from Gaza  


.


Gaza filme sa propre histoire. Dans une ville meurtrie, 22 cinéastes palestiniens documentent leur quotidien sous les bombardements. Supervisée par Rashid Masharawi, From Ground Zero, anthologie inédite de courts métrages, livre un regard direct et saisissant sur la vie sous l’offensive militaire israélienne déclenchée en octobre 2023.

Dans des conditions extrêmes, entre pénurie d’électricité et menace constante, ils livrent des œuvres de 3 à 7 minutes, naviguant entre fiction, documentaire, docu-fiction, animation et cinéma expérimental. Cette mosaïque de regards compose un témoignage essentiel sur le quotidien des Gazaouis, donnant voix à une population souvent réduite au silence par la violence des armes et l’oubli médiatique. À travers leurs objectifs, ces cinéastes capturent non seulement la dévastation physique de leur ville, mais aussi la résilience de ses habitants.Cette anthologie révèle une nouvelle génération de cinéastes qui, par leur art, arrachent leur peuple à l’invisibilité. From Ground Zero s’inscrit dans l’histoire comme une archive vibrante, témoignage de la créativité d’un peuple qui refuse de disparaître.

La soirée est organisée par l'AFPS (Association France Palestine Solidarité)  et le CMDH ( centre mosellan des Droits de l'Homme.

 


4.  François Burgat, ex Directeur de recherche du CNRS sera jugé en avril pour "apologie du terrorisme" !


Bravo à  ceux qui  font face à la Répression,  au pays dit  "des Droits de l'Homme" !


5.  Signez la PETITION:  POUR LA LIBERATION DE MAHMOUD KHALIL 
cet étudiant palestinien de la Columbia University de New-York en détention!
 
 A  la demande de Trump, il a été arrêté et  mis  en prison, il risque de perdre son permis de résidence aux États-Unis et d'être expulsé: marié à une américaine enceinte de 8 mois.
https://actionnetwork.org/letters/demand-the-immediate-release-of-columbia-student-pro-palestine-advocate-mahmoud-khalil-from-dhs-detention


6.PROCHAIN RASSEMBLEMENT CONTRE LE GENOCIDE  en cours à GAZA, CISJORDANIE et LIBAN!

SAMEDI  5 AVRIL A 14h30 
à la Colonne Merten à Metz ! 

Mobilisons - nous et mobilisons tous nos proches! 

Solidairement 
Collectif BDS 57

jeudi 27 mars 2025

Turquie. « Nous voulons notre jeunesse »

 

Ce matin sur France Inter (5 minutes):

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-zoom-de-france-inter/le-zoom-de-france-inter-du-jeudi-27-mars-2025-4261996

« Ils ne peuvent pas mettre tout le monde en prison »



Manifestation d'étudiants au Parc de la démocatie à Istanbul le 25 mars. la plupart masquent leur visage pour ne pas être identifiés par la police 
© Radio France - Marie-Pierre Vérot


La Turquie est secouée par une vague de manifestations antigouvernementales depuis l'arrestation puis l'incarcération du maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, accusé de corruption. Bête noire du président Erdogan, il est le plus sérieux rival politique. Et c'est la jeunesse qui mène la fronde.


Ils ont la vingtaine à peine, voire moins, ils n’ont jamais connu qu’Erdogan au pouvoir et tous le disent, leur combat est plus grand qu’İmamoğlu, dépasse le sort du maire d’Istanbul incarcéré dimanche, insiste Ulash : "Ce n'est pas seulement İmamoğlu. İmamoğlu est le déclencheur. Il y a énormément de personnes qui sont emprisonnées pour absolument rien. Il n'y a pas de justice en Turquie. Si tu dis ce qu'ils veulent, c'est très bien, tu es magnifique, ils t'aident, mais si tu ne penses pas comme eux, il est très difficile de réussir ou de trouver un bon poste en Turquie. Je pense que l'on doit lutter contre ça."


Liberté, droit, justice, démocratie


La liberté d’expression. La liberté tout court. La démocratie. La justice... c’est ce qu’ils crient haut et fort dans les rues, sur les places, par dizaines de milliers depuis plus d’une semaine. Dans le parc de Maçka, dit Parc de la Démocratie, sur la rive européenne du Bosphore, les étudiants de tous les campus se sont donné rendez-vous pour une longue marche. Ils dansent en moquant Erdogan, ils crient leur ras-le-bol, comme cet étudiant en psychologie de 22 ans. On l’appellera Mehmet. Comme beaucoup, il préfère ne pas donner son nom, comme tous, il est masqué pour ne pas être identifié par la police.


« On n’en peut plus, lâche-t-il. On ne supporte plus cette situation. Ça va très mal. On n’a plus de liberté. On ne peut pas boire de bière, on ne peut rien faire, on ne peut aller à des concerts... On veut notre jeunesse qu’ils nous ont volé il y a 20 ans ! Nous, on sait ce que l’on veut, tous les gens ici le savent. Cela ne va pas s’arrêter, cela ne doit pas s’arrêter."


C’est pour avoir un avenir que Meliha 18 ans, en fac de communication, se mobilise chaque jour. Les consignes du CHP, le parti d’İmamoğlu, qui a mis un terme aux rassemblements devant la mairie d’Istanbul, et prépare un grand meeting pour samedi, elle n’en a cure.


"C’est entre nos mains, nous les jeunes, les étudiants, nous sommes debout pour que ça change. Ils essayent de voler les rêves de la jeunesse et nous aujourd’hui, on dit stop. Nous sommes tous les jours dans les rues. On affronte la police. Nous sommes décidés à faire tout ce qui est en notre pouvoir. Nous irons jusqu’à la révolution."


La police aussi a durci sa réponse, vagues d’arrestations, violente répression des cortèges. Ahmet le reconnait : "On a peur... Mais le gouvernement ne peut pas mettre tout le monde en prison. Donc jusqu'à la dernière personne, on va essayer. Les policiers répriment et frappent beaucoup. Ils ne font pas que se défendre, ils attaquent aussi."

Lui-même a été battu à coups de matraques, juste, dit-il, parce qu’il portait une pancarte. 

"Je tenais une pancarte dans les mains. J'étais juste à côté de la police. Ils ont commencé à frapper, Il n'y avait rien de radical sur ma pancarte, j'avais juste écrit 'La jeunesse, c'est le changement. Mais le gouvernement n'accepte pas les jeunes parce que nous avons besoin de changement. Et je ne parle pas juste du Président, c'est tout le système qu'il faut changer."

Les héritiers de Gezi


Un système où, disent-ils, règne l’arbitraire, où aucun avenir n’est envisageable.

Ce mouvement est le plus important mouvement de révolte depuis celui du Parc de Gezi à Istanbul en 2013, quand des manifestations antigouvernementales avaient menacé le régime d’Erdogan. Et la référence est omniprésente. Si les manifestants se disent descendants d’Atatürk, le fondateur de la république laïque de Turquie, ils se revendiquent aussi comme héritiers de Gezi, eux qui étaient enfants lorsque le mouvement a été écrasé. Et ils veulent reprendre ce flambeau, pour réussir. 


Mehmet n’en doute pas. "Gezi c’était sur la place Taksim, nous, nous sommes partout dans le pays. Nous sommes plus nombreux, nous sommes plus forts. Une nouvelle génération. Et nous essayons de faire mieux que Gezi. Gezi c’était une bonne chose mais ils ont attaqué la police, la police a riposté et elle est plus forte. C’est elle qui a les armes et tout ça. Nous, nous voulons rester pacifiques. C’est ainsi que l’on vaincra."


Les plus militants sont partisans d’une radicalisation, seule façon selon eux de mettre à bas un régime qui contrôle tous les leviers de pouvoir. D’autres disent perdre espoir par moments mais le retrouver lorsqu'ils sont ensemble. Les étudiants turcs inventent chaque jour de nouvelles formes de mobilisations. Ils changent de lieu, salués par la population qui les soutient. Et sur leurs parcours, résonnent concerts de casseroles et klaxons d'encouragements.






Au Sénat : les plus fragiles attaquées. Médecins du Monde.

 Merci Jean-Pierre.


Pour être élu.e.s il faudrait montrer ses muscles en s’attaquant aux plus fragiles ? Depuis longtemps maintenant le chemin pour accéder au pouvoir politique serait celui-là ? Ceux qui jouent à ce jeu-là se déshonorent. Notre dignité consiste à les empêcher de nuire dans le présent déjà.

https://www.medecinsdumonde.org/actualite/11-organisations-denoncent-ladoption-par-le-senat-dune-preference-nationale-deguisee-sur-les-prestations-sociales/




mercredi 26 mars 2025

Cadeau : «Chansons pour tenir debout »

 Voici une nouvelle chance d’entendre ces chansons qui font du bien :

Encore merci Sarah pour cette mise en beauté de l’affiche.



Plutôt qu’un long discours, voici des petits bouts de quelques chansons du tour de chants « Chansons pour tenir debout »

 de

Pastrotch Stramasson e Menestrello :


« Les mots, pardon si j’en mets trop…


Annie uccella, mi hai tanto regalato. 


L’élégance de la ville lumière, c’est pas les riches qui l’ont faite. 


Alors mes beaux messieurs, que les nuages ne tuent pas les hommes. 

Trop sérieux pour faire le jeu des grands. 


On existe et c’est tout ! 


Hélas bientôt je n’aurai plus d’godasses. 


C’est pas demain, les femmes qu’ils attacheront vos âmes .


Déplie ta peur. 


Divisi non siamo niente. 


Caritatifs me font dresser les tiffes! 


E sta senza fe nient el dij muve cli men’. 


Dimmi, da dove viene quest’energia ? 


Je chanterai ce que je voudrai 


Il nous remet sur nos deux pieds. »


Christine M.         Denis S.       Louison C.     René C.






mardi 25 mars 2025

Se sentir soutenu.e.s par des inconnu.e.s.

 Solidaires par l’intermédiaire de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)





samedi 22 mars 2025

Embellir les quartiers du monde…

 

Projet « embellir le quartier »… Et si nous embellissions tellement notre quartier que plus personne n’aurait l’idée de jeter ses déchets n’importe où ? Ce qui suit rejoint ce projet germé dans les têtes et les cœurs des Oinos. Augusta a déjà commencé devant son immeuble…