Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires (Oinoleboso)
Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)
Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.
Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.
Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange
CE QUE NOUS VOULONS
- La justice solidaire jusque dans les détails.
- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.
Ils s’appelaient Mohammed, Adnan, Hossam, Abdelhadi, Walid …. Il y
avait parmi eux un adolescent et un homme de 72 ans. Les autres étaient
de jeunes hommes.
« Des terroristes, vous dis-je » !
L’armée
israélienne est entrée le 22 février dans le centre de Naplouse, en
zone A, théoriquement contrôlée par l’Autorité Palestinienne. Il y a 11
morts et plus de 100 blessés.
« Des terroristes, vous dis-je » !
C’est en tout cas le communiqué laconique des tueurs. « L’armée a neutralisé (c’est beau la novlangue) des terroristes. »
Les
dirigeants occidentaux, si prompts à dénoncer les Palestiniens quand
ils essaient désespérément de riposter à Gaza ou contre les colonies,
sont bien silencieux. Même pas des condoléances.
« Des terroristes, vous dis-je » !
En
1967, le Général De Gaulle parlait déjà d’occupation, d’oppression, de
répression, d’expulsions et de résistance qui serait qualifiée de
terrorisme. C’était il y a 56 ans !
Toutes les occupations ont
entraîné des résistances qualifiées de terroristes par l’occupant. Le
Droit International est formel : la résistance à l’occupation et à
l’oppression sous toutes ses formes est légitime.
Monsieur Macron,
vous qui adorez « le cher Bibi », vous allez bien sûr dénoncer ces
assassinats extrajudiciaires, puisque notre Déclaration des Droits de
l’Homme reconnaît le droit à résister à l’oppression (droit repris par
la Constitution de 1958). Vous en profiterez pour cesser de mélanger
sciemment antisémitisme et antisionisme, n’est-ce pas ?
Monsieur
Biden, vous qui avez proclamé à Kiev que vous défendez la liberté et la
justice, vous allez bien sûr sanctionner Israël au nom de votre
Déclaration d’Indépendance qui reconnaît aux hommes le droit de
s’organiser et de résister à l’oppression. En conséquence, vous allez
bien sûr cesser de l’armer et d’assurer son impunité, n’est-ce pas ?
Monsieur
Abbas, vous qui assurez avec zèle la tâche que l’occupant vous donne
(assurer SA sécurité), vous allez cesser de collaborer, n’est-ce pas ?
Messieurs
les rois, les émirs et les dictateurs qui avez signé les « accords
d’Abraham » en sacrifiant la Palestine, vous allez rompre les relations
diplomatiques, n’est-ce pas ?
Les dirigeants israéliens actuels
sont souvent qualifiés de « juifs fascistes » par les manifestants de
Tel-Aviv. Ils continuent l’oeuvre d’authentiques terroristes : Menahem
Begin, Yitzhak Shamir. C’est l’impunité qui a permis à ceux-là d’accéder
au pouvoir, c’est l’impunité qui permet à leurs successeurs de tuer,
encore et encore.
Les Palestiniens ont tout essayé. Malgré les
crimes, les massacres, les humiliations, les trahisons, ils sont là et
ils résisteront par tous les moyens. Des jeunes à Jénine et à Naplouse
sont tombés, mais la résistance ne s’arrêtera pas. Elle est légitime et
nous devons, ici en France, la soutenir et forcer nos gouvernements
complices à cesser de soutenir le crime à l’œuvre.
La Coordination Nationale de l’UJFP le 23 février 2023.
Qu'est-ce
qu'un précédent en histoire? Le 24 février 2022, Poutine lançait son
« opération militaire spéciale » en Ukraine. En 2015, il déployait déjà
la même rhétorique de la guerre juste pour appuyer le régime assassin de
Bachar al-Assad, massacreur de son propre peuple. Ça a commencé là...
Avec
Farouk Mardam-Bey
Directeur de la collection Sindbad aux éditions Actes Sud
Anna Colin Lebedev
Maîtresse de conférences à Paris Nanterre, spécialiste de l'Ukraine et de la Russie post-soviétique
Manon-Nour Tannous
Politologue, maître de conférences à l'Université
de Reims, enseignante à Sciences Po et chercheure associée au Centre
Thucydide (Université Paris II) et au Collège de France (chaire
d’histoire contemporaine du monde arabe)
Il
y a un an, le 24 février 2022, Poutine lançait son « opération
militaire spéciale » en Ukraine qui depuis lors n’a jamais quitté nos
écrans. Mais vous l’avez entendu : sept ans avant, en 2015, il déployait
la même rhétorique de la guerre juste pour appuyer le régime assassin
de Bachar al-Assad, massacreur de son propre peuple.
Syrie est
le nom d’une guerre oubliée, où l’horreur touche à l’illimité. On peut
dire : ça a commencé là, de nouvelles techniques d’anéantissement des
villes et des corps se sont expérimentés là, mais c’est quoi un
précédent en histoire ? On est prévenu de la catastrophe, et cela ne
suffit pas à prévenir la catastrophe.
Et
si la guerre de Syrie était notre guerre d’Espagne, à quoi ressemblera
le XXIe siècle ? Pour le monde de 1936, la guerre d’Espagne fut à la
fois le laboratoire de nouvelles techniques de destruction et
l’occasion, pour les dictatures, de tester le seuil de tolérance des
démocraties occidentales. Il était très élevé, on sait ce qui est
arrivé. Alors pour avoir une idée de ce qui pourrait nous arriver, je
dis bien nous arriver, il faut avoir le courage d’y aller voir.
Syrie le
pays brûlé. Le livre noir des Assad est un livre monumental, atroce,
nécessaire. « Ce livre ouvre au lecteur les portes de l’enfer syrien »,
lit-on dans l’avant-propos, et c’est malheureusement vrai. Nous avons la
chance de recevoir aujourd’hui l’un se ces directeurs, Farouk
Mardam-Bey, qui sera rejoint dans la seconde partie de l’émission par
Manon-Nour Tannous et Anna Colin Lebedev.
« Little Palestine » de Abdallah Al-Khatib. DULAC DISTRIBUTION
L’AVIS DU « MONDE » - À NE PAS MANQUER
Il
est des gestes documentaires plus impérieux que d’autres et qui,
parfois, n’ont tenu qu’à un fil : habitant de Yarmouk, en banlieue de
Damas (Syrie), alors plus grand camp de réfugiés palestiniens au monde,
Abdallah Al-Khatib se voit confier une caméra par un ami qui tente de
s’évader – il sera torturé à mort par le régime de Bachar Al-Assad.
Cette mort l’oblige : Al-Khatib poursuit le geste de son camarade qui
filmait le quotidien de Yarmouk alors assiégé par les forces armées du
pays. Un état de siège qui durera de 2013 à 2015, avant que
l’organisation Etat islamique ne prenne le contrôle du camp. En 2018,
les avions russes et l’armée syrienne portent le coup de grâce et
détruisent 80 % du camp – ses habitants sont alors dispersés à travers
le monde.(...)
Extrait du livre où sont rassemblées "les 40 règles du siège" :
Règle 30
Sous le siège, tu seras au comble du désespoir et du pessimisme.
Tu seras nerveux, irascible.
Une mouche pourrait te pousser à te suicider.
Ce n'est pas grave :
Va retrouver des enfants,
Épie-les comme un indicateur de police.
Sous le siège, les enfants se trompent sur tout, sauf la joie.
La joie est leur arme instinctive pour tenir bon, leur manière
évidente d'exprimer la primauté de la vie.
La joie des enfants est une victoire contre le siège.
Écoute leurs rires, apprends d'eux comment oublier le siège et
- Vendredi 31/03 Charlieu (42) Ciné les Halles (Festival « Palestine en vue » ERAP)
- Dimanche 2/04 Tassin la Demi-lune Ciné Le Lem 18 H 30 (Festival « Palestine en vue » ERAP)
La
sortie nationale n’interviendra qu’à l’été ou l’automne 2023 (la date
n’est encore pas définie) et d’autres avant-premières sont en cours
d’élaboration.
A
noter qu’une importante série d’avant-premières est en cours de
construction avec l’accompagnement de jeunes danseurs de Gaza
(danseurs-euses de Dabké / danse traditionnelle palestinienne,
présents-es dans le film) 2eme quinzaine de Juin aux 4 coins de France.
A
ce propos vous imaginez comme il est à la fois compliqué et couteux de
faire sortir 9 personnes de Gaza (danseuses, danseurs et
accompagnateurs) : autorisations, visas, voyages, organisations de la
tournée, etc ...
Vous
trouverez en PJ et également ci-dessous un lien vous permettant
d’accéder aux détails de ce beau projet et du financement participatif
en cours que vous souhaitiez y participer ou simplement le relayer
autour de vous.
Projet
de loi asile et immigration : « nous n’avons pas besoin de ce énième
texte répressif. Nous avons besoin de justice, d’égalité et de
solidarité ! »
Le
1er février a été présenté en conseil des ministres le énième projet de
loi asile et immigration. A nouveau et comme nous le prévoyions ce
texte ne répondra pas à la détresse des personnes étrangères et
s’emploiera à les plonger encore davantage dans une vie aux conditions
inhumaines. Sans surprise le texte ne parlera pas des dizaines de
milliers de personnes mortes ces dernières années aux portes de l’Europe
sur les routes de l’exil, dont certaines à nos propres frontières. Il
ne mentionnera pas les égarements des préfectures qui, hors de tout
discernement, décident l’enfermement de personnes en besoin de soins, la
délivrance d’OQTF à des personnes syriennes, afghanes, iraniennes… ou
encore l’exécution d’expulsions hors de tout cadre légal . Rien non plus
sur la nécessité de défendre les idées d’hospitalité et de solidarité, à
l’heure où l’extrême-droite est à l’offensive pour faire échouer comme à
Callac des projets d’accueil de personnes exilées. Ni rien sur
l’importance d’affirmer haut et fort le respect du droit d’asile au
moment où l’inacceptable projet britannique d’externalisation au Rwanda
marque le débat européen.
Malheureusement
c’est confirmé, telle ne sera pas la tonalité du discours
gouvernemental autour du projet de loi, ni les grands éléments de son
contenu. Il est dramatique de voir à quel point, pour trouver une
majorité politique permettant l’adoption du texte, la surenchère est
déjà de mise. Obsession pour l’enfermement, les expulsions,
stigmatisation des personnes étrangères à travers l’assimilation
immigration/délinquance, assurance que la timide ouverture proposée
autour des régularisations sur les métiers en tension restera bien
marginale… Tout est fait pour que la spirale de la restriction des
droits des personnes exilées se poursuive, que les drames continuent à
nos frontières et sur notre sol, que les idées d’extrême-droite, que
l’on prétend combattre en y répondant sur leur propre terrain, soient au
final renforcées. Nous n’avons pas besoin de ce énième texte répressif.
Nous avons besoin de justice, d’égalité et de solidarité. Nous avons
besoin de hauteur de vue, d’exigence éthique et de courage face aux
peurs, pour reconnaître et expliquer les migrations comme composante
essentielle de notre monde, pour affirmer qu’il n’y a pas de « en même
temps » qui tienne en matière de droits humains, mais un nécessaire
respect qui n’est pas négociable.
La
Cimade avec l'ensemble de ses partenaires sera pleinement au
rendez-vous du plaidoyer et de la mobilisation contre ce projet de loi.
Mobilisons-nous pour faire vivre ces convictions et montrer que d’autres politiques migratoires sont possibles !
Fanélie Carrey-Conte, secrétaire générale de La Cimade.
Voilà
ce que j'ai pu me rappeler de l'atelier à partir de mes notes. Les
conversations ont vraiment fusé. Tout le monde s'est senti à l'aise et
même si l'une des femmes était plus en retrait, elle a participé. Il est vrai que certaines paroles sont très personnelles mais ce que j'ai noté c 'est ce qui m'a le plus interpellé.
Tout
d’abord une impression :une majorité de
femmes du quartier qui avaient besoin de parler du quotidien
difficile. Les arrivées se sont écoulées de 14h15 environ jusqu’à
15h passée.
Donc
un temps pris pour ne pas démarrer l’atelier à l’heure dite et
laisser parler les personnes qui avaient besoin d’échanger.
J’ai
expliqué que nous allions essayer de faire cet atelier ensemble avec
les indications données et très précises. Chaque personne avait le
déroulé de l’atelier .
J’ai
aussi précisé que la parole de chacun serait écoutée, que l’on
pouvait ne pas être d’accord. Simplement accueillir la parole de
chacun sans pour autant mettre à l’écart la sienne.
Donc
voici mes notes à partir du 1) :
se présenter en disant ses attentes en venant à l’atelier (je
retranscris ce qui m’a semblé fort dans ce qui avait été dit ;
bien sûr je suis loin de tout avoir noté)
J :
« un atelier pour mettre des mots sur la peur. Mais réfléchir
sur la peur peut réveiller en nous quelque chose d’enfoui. »
M:
pour elle la peur c’est dans l’immédiat. Elle doit subir une
opération mais on lui propose deux types d’endormissement :
total ou par péridurale. Elle ne savait que choisir, çà
l’angoissait. Elle avait déjà demandé conseil mais elle était
encore plus perdue car elle avait des avis différents.
Ce
qui était bien c’est qu’il y a eu un consensus pour lui dire
qu’il fallait qu’elle choisissent la solution qui l’angoissait
le moins et qu’elle se fasse bien expliquer par l’anesthésiste
ce qui allait se passer.
Elle
avait peur aussi de ne plus beaucoup voir son petit-fils
K :
« dans ma vie je n’ai eu que des peurs ».
Elle
a des périodes de haut et de bas. L’aide du groupe lui permet
d’aller mieux.
A : «
je n’ai jamais peur sauf quand il y a eu la perte de ma fille ».
Elle
relate une situation où elle a fait une réflexion à un monsieur
(un malabar) ; il s’est approché vers elle, elle le pensait
menaçant et finalement il lui a dit « vous avez raison
madame » . Elle nous parle aussi de la Marche de Saint
Jacques de Compostelle qu’elle a fait déjà plusieurs fois. On se
retrouve seul parfois au milieu de nulle part et il faut faire
confiance aux gens que l’on rencontre. Elle pense aussi aux gens
qui sont sur la route comme elle mais qui eux ne savent pas où ils
vont ; comment les accueille -t-on ?
Y :
est venue car elle fait confiance à R. qui a été l’enseignant de
ses enfants.
Elle
dit que vivre dans le quartier devient difficile car tout se dégrade.
Elle a peur de l’avenir.
Le
Lid’l a été remplacé par un magasin discount mais on ne trouve
pas tout et les arrivages ne sont pas réguliers. Problèmes aussi
avec les syndic de copropriété qui ne prennent pas vraiment en
compte les problèmes des propriétaires.
F.
a parlé des
politiques qui, par leur discours, veulent nous faire peur.
C.
est venue par curiosité ; c’est la première fois qu’elle
participe à un de nos ateliers.
2)
en même temps que
l’on écrivait, quelques paroles orales sur la peur :
La
peur entraine le courage car quand on a peur il faut pouvoir la
dépasser donc on est courageux.
La
peur n’évite pas le danger : ce n’est pas parce qu’on a
peur que les choses n’arrivent pas .
Est-ce
que redouter quelque chose (appréhension) peut être assimilé à de
la peur ?
La
peur du petit enfant est différente de celle de l’adulte car il
perçoit le monde autrement.
Certaines
ont parlé des films d’horreurs: même si ce n’est pas réel cela
fait quand même peur
Face
à une situation les réactions de peur peuvent être différentes
Plusieurs
mots peuvent désigner la peur : Frédéric avait une liste et l’on se rend
compte qu’elle peut être longue.
3)
enfin pour le point 6,
Catherine avait apporté un livre de Latifa Ibn Ziaten et elle a voulu nous
faire partager une de ses phrases : « garde la paix
en toi et ensuite offre la aux autres » .
Ce
fut le mot de la fin.
Pour
les autres participant.e.s, vous lirez leurs écrits ci-dessous.
Les
numéros des différentes parties renvoient au descriptif des
propositions de l'atelier. Voir dans l'article : "Partager ses peurs et ses rêves"
3)
Où et quand j'ai peur ?
-
Dans un ascenseur, en visitant les châteaux.
-
En pension.
-
Dans un pays étranger parce que je n'avais plus de repère
je me
sentais jugée. Catherine.
-
Abandonnée à un an, maltraitée pendant le placement.
-
Lieux où il y a beaucoup de monde où je dois prendre la parole.
4)
Listes de mes peurs et de mes rêves :
Peurs
: du vote des gens - des voitures - de la disparition des animaux, de
la disparition des relations sociales - du silence des villages. Frédéric
Inquiétudes
: ne plus pouvoir payer mon loyer. De vieillir seule.
Inquiétude
parfois pour l'avenir de mes enfants.
Peur
: de l'adulte maltraitant.
Peur : des araignées.
Peur : de Rien...
Peur : de mourir quand je suis allé à l'hôpital psychiatrique.
Rêves
: plus de fraternité, moins de technologie, plus de nature. Catherine.
Rêve
: changer le monde, que ce soit l'humain qui l'emporte sur l'argent
et sur le pouvoir.
Le
rêve pour moi c'est de réapprendre à rouler et aller là où je
voudrais. Et je souhaiterais à tout le monde du bonheur.
Moi
si j'avais un rêve ça serait de sortir de ma dépression cela fait
maintenant plus de 20 ans que je me soigne mais sans succès puisque
je ne peux pas vivre seule. il me faut une tierce personne. Et la
peur c'est de terminer ma vie ainsi avec des médicaments
neuroleptiques et antidépresseurs. Le seul souhait actuellement
c'est de pouvoir rouler.
Rêve
: Quand j'étais dans la buanderie
Je
regardais le ciel étoilé
et
j'ai vu une étoile filante
J'ai
fait un voeu : un mari
gentil et des enfants.
Et
je suis avec lui depuis 30 ans.
Rêve
: Que les hommes de « bonne volonté » puissent essaimer
leur parole de paix et de tolérance.
Rêve
: - entendre de nouveau le coq, les vaches, les cloches, les enfants
jouer dans la rue - taxer les super profits - rétablir la taxe
carbone. Frédéric.
Rêves
-> connaître ma retraite - d'avoir une bonne santé et de vivre
en Paix.
Rêve : d'argent.
Rêve : de la fin de la Guerre.
Rêve : que chacun ait assez pour vivre normalement pas forcément être très riche.
Photo Oinoleboso
La
Peur c'est d'être dans un hôpital => toujours un long
séjour.
La
Peur c'est... l'insécurité. Catherine
La
Peur c'est... l'inconnu.
La
peur c'est... frustrant
La
peur c'est perdre ses moyens
La
peur c'est de ne plus dormir le SOIR
La
peur casse les liens
La
peur pour finir c'est
Horrible
Khadija
Au
dos de la feuille où est écrit La peur c'est frustrant... : (Pommes
au four : vider la pomme, les mettre au four 1/4 h à 200°...)
Texte Josiane. Photo Oinoleboso.
Textes
créés et envoyés par les Ami.e.s qui n'ont pas pu venir à
l'atelier :
La
peur m’enveloppe et me paralyse
Elle
m’immobilise
Et
je m’enlise…
L’identifier
: peur de l’échec, peur de décevoir, de ne pas être à la
hauteur, vieux relents de l’enfance…
La
regarder en face plutôt que la fuir
En
faire une arme pour l’avenir
L’apprivoiser
puis la dompter
Pour
mieux la surmonter
Sans
l’ignorer… Christine
Dessins et textes Louison.
J'ai pas peur
De quoi devrais-je avoir
peur du noir du vide
de l'enfermement des grands espaces de
l'enfer des araignées des autres
de mes propres démons Allons tout se raisonne
Du lendemain du
dénuement des bruits de bottes des chapes de
plomb ce sont des choses remédiables
avec de la patience et de la volonté que
d'ailleurs il serait même facile d'éviter si on les regardait en
face
Oui bien sûr
la guerre la guerre ce n'est pas pareil elle
vous enferme dans la mort sans raison sans issue et
vous salit si bien que toujours vous y reniez quelque chose de
vous-même
De la mort naturelle
de la douleur oh la
mort à quoi bon la craindre puisqu'elle est
inéluctable de la souffrance un peu je l'avoue des horreurs de
la torture surtout l'homme est tellement imaginatif dans ce
domaine que ça fait peur Qu'est-ce que tu es
douillet me disait ma mère retirant une écharde de mon doigt à
l'aide de son aiguille à coudre passée à la flamme Remarquez
j'ai eu mal déjà très mal
même mais pas le temps d'avoir peur
La peur c'est avant qu'arrive
une certaine chose dont on pense qu'elle sera terrible mais si
cette chose est réellement terrible une fois pris
dans l'action le corps se défend malgré nous et l'esprit doit
suivre cette action irréfléchie s'appelle héroïsme
Ah oui je
pourrais avoir peur de l'abandon de la
solitude qui sont terribles à vivre
même pas en fait j'ai
peur de rien Je fais semblant des fois pour
paraître comme tout le monde Richard
Dessins et Textes René
La
peur
Occasion
de grandir, d’avancer sur mon chemin quand elle se présente.
La
peur, cette émotion à mes yeux bien trop souvent rejetée.
Ces
phrases qui raisonnent dans ma tête « N’aie pas peur, ce n’est
rien !!! Si tu ne fais pas cela, tu es une mauviette ! Un
homme, ça ne doit pas avoir peur, ce n’est que les filles qui ont
peur ».
É « Extérieur » - Motion « mouvement » , vue
sous cette angle, l’émotion est le mouvement de la vie en moi.
C’est
le mouvement de ma Vie, il m’est propre, une boussole qui m’indique
la direction à prendre.
Face
à un danger, à une situation nouvelle je vais ressentir de la peur.
Cette émotion va me rendre active si je sais l’écouter. Elle me
mobilisera pour faire face au danger, me permettra de me préparer
face à l’inconnu. De trouver la puissance en moi, car j’aurai
été active dans mon choix et mon action. Je me sentirai tranquille
ensuite. Bien plus que si une personne m’avait donné ses réponses.
C’est
l’empathie avec moi-même qui me fait avancer positivement quand je
rencontre une peur.
De
quoi j’ai peur, difficile pour moi de répondre du coup si ce n’est
de manière générale : un danger ou l’inconnu me font peur.
Je
remarque que mes peurs peuvent être disproportionnées, décalées
ou inhibantes et que là en effet il y a deux chemins que je vois.
J’accueille
le message et j’en fais quelque chose, ou alors je reste dans cette
peur qui me projette dans le futur et me fait quitter le moment
présent.
Mes
peurs non accueillies peuvent me rendre égocentrique et me couper de
l’autre et de ce que je peux mettre en action.
Et
c’est là qu’arrive mon rêve. Transformer cette peur inhibante
en Amour moteur. Retrouver le moment présent, la conscience de ce
que je vis là maintenant, de la relation me permettra de sortir de
la peur.
Quand
je voyage sur le blogue de Oinoleboso, je vois un bel exemple des
peurs transformées en Amour avec toutes les actions faites par cette
belle famille.
Alors
oui, mon rêve est que de plus en plus nous puissions être conscient
de nos émotions, que nous puissions faire le choix de la relation
même quand il y a désaccord d’opinion. Que nos capacités
d’empathie et de savoir dire permettent une vie belle avec soi et
avec les autres.
Pour
finir, envie de reprendre pour moi les paroles d’Anne Sylvestre «
Les oiseaux du rêve ».
Mon
rêve serait « Voler, m’envoler au rythme de mes
battements, de mes émotions. Réveiller encore et encore l’Amour
qui sommeille en moi afin d’ouvrir ma cage et m’envoler dans un
envol ardent et fou. Oser ma Vie, oser être.
Voler
pour aller vers moi vers la Vie si précieuse. Voler vers l’autre
et avec l’autre.
Voler
toujours plus haut, plus loin, là où mon regard s’émerveille.
Merci
à vous tous de me permettre de rêver haut et loin.
Isabelle
Textes et Dessins Louison.
LA
PEUR
J’ai
moins peur des loups-animaux que de ceux qui ont des bottes et des
armes.
J’ai
moins peur de rentrer le soir dans l’ombre que de celle qui s’étend
à l’est.
J’ai
moins peur de l’eau qui mouille que de celle qui manque à la
Terre.
J’ai
moins peur de vieillir que de répondre à mes petits-enfants.
La
peur est une ennemie redoutable, déjà, elle n’évite pas le
danger, l’expression est bien connue.
Elle
peut, parfois, nous faire courir plus vite et nous battre plus fort
mais le plus souvent elle tétanise et empêche de bouger ou même
d’appeler à l’aide.
Elle
est l’amie de l’individualisme quand elle nous fait croire au
« chacun pour soi »
Elle
est la soeur de la haine quand elle se fait peur de l’autre.
Pour
la combattre, je crois que d’abord il faut la connaître, bien la
regarder pour reconnaître son visage sinon elle nous attrape en
traitre.
Et
puis, ne pas rester seul-e, être solidaire, voir sa famille, ses
amis, faire de nouvelles connaissances.
Et
« faire des trucs », à deux, à plusieurs, à plein de
gens : des gâteaux, du sport, du jardin, s’amuser, rigoler,
car dès qu’on est ensemble, c’est elle qui recule.
Marie-Paule
J.
Texte Louison
Dur
dur alors partage de ceci et plein de bises lo zio. Stéphanie :
Textes du haut René puis Étienne Klein.
(...)
merci pour l'invitation mais j'ai de plus en plus de mal à sortir le
soir "Et OUI", je n'ai plus la fougue de la jeunesse, pour
le texte sur l'émotion de la peur, j'y pense ,j'y pense mais
l'accouchement se fait attendre et je ne sais pas le temps de
gestation, j'écris beaucoup en écriture automatique, là nous
sommes préoccupés par l'incendie que nos voisins ont subi, deux
logements foutus , nous quelques dégâts des
eaux (...) Claudine
Texte et dessins René. "Un moment de honte est vite passé" Bernard S.
J'ai
essayé de faire l'atelier à la maison, étant bloqué par mon
dos...
1)
Je me présente René Renato Croci, membre des Oinos, citoyen
de l'Humanité entière sans frontières.
Mes
attentes par rapport à l'atelier : que chacun.e puisse
s'exprimer à sa façon et que nous tissions, tricotions, "mosaïquions"
ces expressions dans plein d'oeuvres communes.
3)
Les lieux de la peur ? À l'intérieur de chaque être
humain.e il y a la peur et le rêve. Elle et il sont soeur et frère.
4)
Liste des mes inquiétudes : pour la vie des enfants de la Terre et
de l'Enfant en nous....
Liste
de mes rêves : Que chaque être vivant.e.s puisse VIVRE vraiment et
créer son histoire et participer à l'histoire commune de la Terre.
6)
J'ai repris les textes proposés et j'ai relevé les passages qui me
parlaient. (Voir dans mon grand cahier)... En voici un : «
Réduire un danger c'est pas la même chose que de réduire la peur
qui lui est associée » Étienne Klein. Tracts Gallimard n°17(« Le goût du Vrai »).
7)
Situations de peur à partager à jouer pour les dépasser :
-
Une crampe dans la jambe gauche qui n'en finissait pas quoique je
fasse.
-
L' Ehpad ... avant de m'y rendre et en y étant.
-
La peur de la colère, de la haine qui monte en moi à certains
moments précis.
(voir
la chanson d'Allain Leprest : « J'ai peur du loup qui hurle
dans mon ventre. Quand on parle de lui j'ai peur »)
9)
La peur c'est... un monstre bizarre qui peut prendre des formes
multiples, complexes, infinies... Elle se réduit peu à peu jusqu'à
disparaître quand le souffle des mots essaient de décrire ces
formes au plus près du réel à travers des dialogues amicaux,
dynamiques et tenaces.
Des
idées pour continuer cet atelier ou
pour en créer
un autre ????
Merci
René pour ce partage d'infos.
Dans
notre centre socio-culturel (de Méru dans l'Oise), il va se passer
quelque chose du même ordre, intitulé "Qu'est-ce qu'on attend
pour être heureux ?" Versus un peu plus optimiste....
On
va recevoir le spectacle participatif "Toutes les choses
géniales" (Cie Théâtre du prisme). Et, en attendant, il nous
est proposé de répondre à cette question :
"Et
vous, ce serait quoi votre liste de tout ce qui est génial dans le
monde ?" A envoyer au centre culturel.
Amicalement,
Anne-Marie
(*) (12)
Conseils :
Dominique
: quand la peur vous prend ou avant de prendre la parole ou chanter,
pensez à respirer car souvent on bloque sa respiration alors qu'il
faut respirer profondément. Une respiration ventrale.
Jean-Michel
F. : on peut aussi masser deux points, situés des deux côtés de la
gorge, dans le creux formé par entre la clavicule et la première
côte du thorax.
La Turquie lance un mandat d’arrêt international contre Pinar Selek
Pinar Selek est écrivaine et maîtresse
de conférence associée à l’université Nice-Côte d’Azur où elle enseigne
et conduit des recherches en sociologie. Elle vit en exil en France
depuis 2012 où elle a bénéficié du statut de réfugiée politique avant
d’obtenir la nationalité française. Elle a été contrainte de quitter la
Turquie en raison d’une persécution politico-judiciaire dont elle est
désormais victime depuis 25 ans : après l’avoir emprisonnée et torturée
pour ses recherches sociologiques sur les Kurdes, le pouvoir turc l’a
accusée d’avoir commis un attentat, alors que des enquêtes indépendantes
ont établi que l’explosion du Marché aux épices d’Istanbul de 1998, qui
lui était imputée par le gouvernement turc, a été provoquée
accidentellement.
Il y a six mois l’agence de presse
publique turque a annoncé l’annulation par la Cour Suprême de Turquie du
quatrième acquittement de Pinar Selek, prononcé le 19 décembre 2014 par
le Tribunal criminel d’Istanbul. Auparavant, Pinar Selek avait été
systématiquement innocentée des charges dont on l’accable. Ce 6 janvier
2023, le tribunal d’Istanbul a annoncé que Pinar Selek faisait l’objet
d’une mesure de mandat d’arrêt international et a demandé son
emprisonnement immédiat. Ces décisions sont prises par le Tribunal
criminel d’Istanbul avant même que n’ait eu lieu l’audience qu’il a
lui-même fixée, laquelle doit permettre aux juges de se prononcer et aux
avocats de Pinar Selek de plaider. Tout ceci témoigne d’une véritable
parodie de justice.
L’audience est fixée au 31 mars 2023. La coordination des collectifs de solidarité avec Pinar Selek — voir ici le communiqué de presse —
organise une mobilisation internationale en soutien à notre collègue et
prépare l’envoi d’une délégation à Istanbul, qui sera composée de
personnalités du monde politique, de la culture et de militantes et
militants des droits humains. Il est aussi essentiel que cette
délégation comporte des universitaires, chercheurs et chercheuses. Pinar
Selek illustre et défend la liberté académique, celle qui nous est si
précieuse et pour laquelle elle est persécutée depuis trop longtemps.
Elle a besoin de votre soutien. Si vous souhaitez participer à la
délégation, vous pouvez écrire à l’adresse suivante : omitepinarseleklyon@free.fr.
ci-joint un petit traité de cette réforme des retraites qui veut casser les travailleurs alors qu'il n'y a aucun déficit du système.
Mardi, 7 et samedi 11 février, à 14h, à Metz, vous pourriez manifester contre le recul de l'âge de départ et contre l'allongement de la durée de cotisation.
Vous y verriez beaucoup de militants OGBL,
par exemple. On a écrit que c'est parce qu'ils ont des conjoints et des
enfants travaillant en France, laissant entendre qu'on ne peut
manifester que si l'on y a un intérêt soi-même, égoïstement. Vous y
verriez aussi beaucoup de retraités qui ne sont même pas concernés par cette réforme. Tous ces gens manifestent par pure solidarité avec tous les travailleurs actuels et futurs.
Alors que le produit du travail n'a jamais autant enrichi le capital - hausse du prix de l'énergie, - inflation générale, - baisse ou suppression des taxations sur la fortune, sur les bénéfices, sur les transactions financières, etc.,. - dividendes en constante augmentation, - évasion fiscale favorisée... ce sont les travailleurs que le gouvernement accable, à qui il demande toujours de se serrer la ceinture : - blocage des salaires - baisse des aides sociales - baisse de la durée et du montant de l'allocation chômage - baisse des prestations de l'assurance maladie - allongement de la durée de travail...
Il faudrait peut-être inverser la tendance. Dans la rue aussi, chaque voix compte.
Je vous remercie de votre patience. Richard
Autre
chose, juste pour le fun (oui, j'étais dans la boutique, et si je me
suis laissé avoir les premières années (1973 / 1980), je me suis repris
et je n'ai plus cessé de dénoncer et lutter contre la destruction de
l'école publique) :