CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



lundi 27 février 2023

"Silence, on tue" UJPF

Pour lire l'article qui suit sur le site de l'UJPF (Union Juive Française pour la Paix), cliquez sur :

https://ujfp.org/silence-on-tue/ 

 

Ils s’appelaient Mohammed, Adnan, Hossam, Abdelhadi, Walid …. Il y avait parmi eux un adolescent et un homme de 72 ans. Les autres étaient de jeunes hommes.

« Des terroristes, vous dis-je » !

L’armée israélienne est entrée le 22 février dans le centre de Naplouse, en zone A, théoriquement contrôlée par l’Autorité Palestinienne. Il y a 11 morts et plus de 100 blessés.

« Des terroristes, vous dis-je » !

C’est en tout cas le communiqué laconique des tueurs. « L’armée a neutralisé (c’est beau la novlangue) des terroristes. »

Les dirigeants occidentaux, si prompts à dénoncer les Palestiniens quand ils essaient désespérément de riposter à Gaza ou contre les colonies, sont bien silencieux. Même pas des condoléances.

« Des terroristes, vous dis-je » !

En 1967, le Général De Gaulle parlait déjà d’occupation, d’oppression, de répression, d’expulsions et de résistance qui serait qualifiée de terrorisme. C’était il y a 56 ans !

Toutes les occupations ont entraîné des résistances qualifiées de terroristes par l’occupant. Le Droit International est formel : la résistance à l’occupation et à l’oppression sous toutes ses formes est légitime.

Monsieur Macron, vous qui adorez « le cher Bibi », vous allez bien sûr dénoncer ces assassinats extrajudiciaires, puisque notre Déclaration des Droits de l’Homme reconnaît le droit à résister à l’oppression (droit repris par la Constitution de 1958). Vous en profiterez pour cesser de mélanger sciemment antisémitisme et antisionisme, n’est-ce pas ?

Monsieur Biden, vous qui avez proclamé à Kiev que vous défendez la liberté et la justice, vous allez bien sûr sanctionner Israël au nom de votre Déclaration d’Indépendance qui reconnaît aux hommes le droit de s’organiser et de résister à l’oppression. En conséquence, vous allez bien sûr cesser de l’armer et d’assurer son impunité, n’est-ce pas ?

Monsieur Abbas, vous qui assurez avec zèle la tâche que l’occupant vous donne (assurer SA sécurité), vous allez cesser de collaborer, n’est-ce pas ?

Messieurs les rois, les émirs et les dictateurs qui avez signé les « accords d’Abraham » en sacrifiant la Palestine, vous allez rompre les relations diplomatiques, n’est-ce pas ?

Les dirigeants israéliens actuels sont souvent qualifiés de « juifs fascistes » par les manifestants de Tel-Aviv. Ils continuent l’oeuvre d’authentiques terroristes : Menahem Begin, Yitzhak Shamir. C’est l’impunité qui a permis à ceux-là d’accéder au pouvoir, c’est l’impunité qui permet à leurs successeurs de tuer, encore et encore.

Les Palestiniens ont tout essayé. Malgré les crimes, les massacres, les humiliations, les trahisons, ils sont là et ils résisteront par tous les moyens. Des jeunes à Jénine et à Naplouse sont tombés, mais la résistance ne s’arrêtera pas. Elle est légitime et nous devons, ici en France, la soutenir et forcer nos gouvernements complices à cesser de soutenir le crime à l’œuvre.

La Coordination Nationale de l’UJFP le 23 février 2023.

 

 

lundi 20 février 2023

"Ça a commencé en Syrie"

Sur France Inter, l'émission animée par Patrick Boucheron 

"Histoire de...". À la fois l'horreur et l'incroyable force du 

peuple de Syrie, comme celle du peuple de Palestine...

 

Photo du site de France Inter.

Pour entendre l'émission (35 minutes) cliquez sur :

 "Ça a commencé en Syrie"

 Pour connaître le contenu de l'émission :

Qu'est-ce qu'un précédent en histoire? Le 24 février 2022, Poutine lançait son « opération militaire spéciale » en Ukraine. En 2015, il déployait déjà la même rhétorique de la guerre juste pour appuyer le régime assassin de Bachar al-Assad, massacreur de son propre peuple. Ça a commencé là...

Avec
  • Farouk Mardam-Bey Directeur de la collection Sindbad aux éditions Actes Sud
  • Anna Colin Lebedev Maîtresse de conférences à Paris Nanterre, spécialiste de l'Ukraine et de la Russie post-soviétique
  • Manon-Nour Tannous Politologue, maître de conférences à l'Université de Reims, enseignante à Sciences Po et chercheure associée au Centre Thucydide (Université Paris II) et au Collège de France (chaire d’histoire contemporaine du monde arabe)

Il y a un an, le 24 février 2022, Poutine lançait son « opération militaire spéciale » en Ukraine qui depuis lors n’a jamais quitté nos écrans. Mais vous l’avez entendu : sept ans avant, en 2015, il déployait la même rhétorique de la guerre juste pour appuyer le régime assassin de Bachar al-Assad, massacreur de son propre peuple.

Syrie est le nom d’une guerre oubliée, où l’horreur touche à l’illimité. On peut dire : ça a commencé là, de nouvelles techniques d’anéantissement des villes et des corps se sont expérimentés là, mais c’est quoi un précédent en histoire ? On est prévenu de la catastrophe, et cela ne suffit pas à prévenir la catastrophe.

Et si la guerre de Syrie était notre guerre d’Espagne, à quoi ressemblera le XXIe siècle ? Pour le monde de 1936, la guerre d’Espagne fut à la fois le laboratoire de nouvelles techniques de destruction et l’occasion, pour les dictatures, de tester le seuil de tolérance des démocraties occidentales. Il était très élevé, on sait ce qui est arrivé. Alors pour avoir une idée de ce qui pourrait nous arriver, je dis bien nous arriver, il faut avoir le courage d’y
aller voir.

Syrie le pays brûlé. Le livre noir des Assad est un livre monumental, atroce, nécessaire. « Ce livre ouvre au lecteur les portes de l’enfer syrien », lit-on dans l’avant-propos, et c’est malheureusement vrai. Nous avons la chance de recevoir aujourd’hui l’un se ces directeurs, Farouk Mardam-Bey, qui sera rejoint dans la seconde partie de l’émission par Manon-Nour Tannous et Anna Colin Lebedev.

Bibliographie

Catherine Coquio, Joël Hubrecht, Nadia Mansour, Farouk Mardam-Bey dir., Syrie, le pays brûlé (1970-2021). Le livre noir des Assad, Paris, Seuil, 2022.

Farouk Mardam-Bey dir., Tous témoins, Arles, Actes Sud, 2021.

Subhi Hadidi, Ziad Majed et Farouk Mardam-Bey, Dans la tête de Bachar al-Assad, Arles, Actes Sud, 2018.

Catherine Coquio, A quoi bon encore le monde ? La Syrie et nous, Arles, Sindbad-Actes Sud, 2022.

Nibras Chehayed et Guillaume de Vaux d’Arcy, La destructivité en œuvres. Essai sur l’art syrien contemporain, Beyrouth, presses de l’Ifpo, 2021.

Hamit Bozarslan, Le temps des monstres. Le monde arabe, 2011-2021, Paris, La Découverte, 2022.

Jean-Pierre Filiu, Généraux, gangsters et jihadistes : histoire de la contre-révolution arabe, Paris, La Découverte, 2018.

Manon-Nour Tannous, La Syrie au-delà de la guerre, histoire, politique et société, Paris, Le Cavalier Bleu, 2022.

Anna Colin Lebedev, Jamais frères ? Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique, Paris, Seuil, 2022.

Edith Bouvier, « Russie. Le laboratoire syrien », documentaire de 53 minutes, disponible sur www.arte.tv

 


« Little Palestine, journal d’un siège » : dans la désolation, la vie malgré tout

Le documentaire d’Abdallah Al-Khatib réussit à filmer la faim et l’attente désespérée sans misérabilisme.

Par

Publié le 12 janvier 2022 à 07h45

 

« Little Palestine » de Abdallah Al-Khatib.
« Little Palestine » de Abdallah Al-Khatib. DULAC DISTRIBUTION

L’AVIS DU « MONDE » - À NE PAS MANQUER

Il est des gestes documentaires plus impérieux que d’autres et qui, parfois, n’ont tenu qu’à un fil : habitant de Yarmouk, en banlieue de Damas (Syrie), alors plus grand camp de réfugiés palestiniens au monde, Abdallah Al-Khatib se voit confier une caméra par un ami qui tente de s’évader – il sera torturé à mort par le régime de Bachar Al-Assad. Cette mort l’oblige : Al-Khatib poursuit le geste de son camarade qui filmait le quotidien de Yarmouk alors assiégé par les forces armées du pays. Un état de siège qui durera de 2013 à 2015, avant que l’organisation Etat islamique ne prenne le contrôle du camp. En 2018, les avions russes et l’armée syrienne portent le coup de grâce et détruisent 80 % du camp – ses habitants sont alors dispersés à travers le monde.(...)
 
Extrait du livre où sont rassemblées "les 40 règles du siège" :
 
Règle 30 
 
Sous le siège, tu seras au comble du désespoir et du pessimisme.
Tu seras nerveux, irascible.
Une mouche pourrait te pousser à te suicider.
Ce n'est pas grave :
Va retrouver des enfants,
Épie-les comme un indicateur de police.
Sous le siège, les enfants se trompent sur tout, sauf la joie.
La joie est leur arme instinctive pour tenir bon, leur manière
évidente d'exprimer la primauté de la vie.
La joie des enfants est une victoire contre le siège.
Écoute leurs rires, apprends d'eux comment oublier le siège et 
comment s'en moquer.
Médite sur ta sottise. 
J'ai vieilli, moi.

 Abdallah Al-Khatib

Raison profonde du refus de l'allongement du temps de travail ?

 

 LE SCANDALE DES CONDITIONS DE TRAVAIL EN FRANCE.

Sur France Culture (4 minutes d'écoute) :

 

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-pourquoi-du-comment-economie-et-social/comment-ameliorer-les-conditions-de-travail-1025886

 





Invitation. Film "Yallah Gaza". Elles dansaient sur les ruines après les bombardements...

 


 

 

Vous trouverez les dates et lieux ci-dessous (en général en soirée où j’animerai le débat seul ou avec des associations) :

 

-         Mardi 28/02 Digne les Bains Cinétoiles

-         Dimanche 5/03 Gérardmer (88) Maison de la culture (animation Pierre Stambul / UJFP)

-         Mardi 7/03 Montpellier Diagonal cinéma

-         Mercredi 8/03 Marseille Ciné le Cesar

-         Vendredi 10/03 Toulouse Ciné Utopia (Festival Palestine Toulouse Occitanie)

-         Jeudi 16/03 Metz (57) Ciné le Klub

-         Vendredi 17/03 Thionville (57) salle associative Le Geulard

-         Samedi 18/03 Nancy (54) Ciné le Caméo

-         Du 22/03 au 27/03 tournée en Corse.

-         Jeudi 30/03 Chauffayer (05) Ciné Vadrouille (Festival « Palestine en vue » ERAP)

-         Vendredi 31/03 Charlieu (42) Ciné les Halles (Festival « Palestine en vue » ERAP)

-         Dimanche 2/04 Tassin la Demi-lune Ciné Le Lem 18 H 30 (Festival « Palestine en vue » ERAP)

 

La sortie nationale n’interviendra qu’à l’été ou l’automne 2023 (la date n’est encore pas définie) et d’autres avant-premières sont en cours d’élaboration.

 

-         Lien vers le teaser long du film : https://vimeo.com/manage/videos/666782014   (password : HRP69210)

 

-         Lien vers vidéo de l’avant-première : https://youtu.be/CBHtNmaEvnk

 

 

A noter qu’une importante série d’avant-premières est en cours de construction avec l’accompagnement de jeunes danseurs de Gaza (danseurs-euses de Dabké / danse traditionnelle palestinienne, présents-es dans le film) 2eme quinzaine de Juin aux 4 coins de France.

A ce propos vous imaginez comme il est à la fois compliqué et couteux de faire sortir 9 personnes de Gaza (danseuses, danseurs et accompagnateurs) : autorisations, visas, voyages, organisations de la tournée, etc ...

Vous trouverez en PJ et également ci-dessous un lien vous permettant d’accéder aux détails de ce beau projet et du financement participatif en cours que vous souhaitiez y participer ou simplement le relayer autour de vous.

 

https://www.culturedepalestine.org/collect/description/289685-t-financement-de-la-tournee-en-france-du-nouveau-film-yallah-gaza-en-presence-de-la-troupe-de-dabke-qui-y-apparait

 

 

« Ce que vous décrivez dans le film est très important. Je suis plein d’admiration pour ce projet. »

Entretien avec Ken Loach. Londres. Octobre 2023.

 

Merci pour votre attention et vos relais éventuels.

 

Amitiés cinéphiles et solidaires

 

 

Hérisson rebelle Production

Roland NURIER

T. 06 88 16 76 74

"Nous souffrons d’un mal incurable : l’espoir" (Mahmoud Darwich)

« Yallah Gaza » sortie nationale été 2023

https://www.facebook.com/profile.php?id=100064046139067

 

 

https://herissonrebelle.wixsite.com/lecharetlolivier

https://www.facebook.com/lecharetlolivier/

 

 

mardi 7 février 2023

Projet de loi asile et immigration :

 

 

Projet de loi asile et immigration : « nous n’avons pas besoin de ce énième texte répressif. Nous avons besoin de justice, d’égalité et de solidarité ! »

 

Le 1er février a été présenté en conseil des ministres le énième projet de loi asile et immigration. A nouveau et comme nous le prévoyions ce texte ne répondra pas à la détresse des personnes étrangères et s’emploiera à les plonger encore davantage dans une vie aux conditions inhumaines. Sans surprise le texte ne parlera pas des dizaines de milliers de personnes mortes ces dernières années aux portes de l’Europe sur les routes de l’exil, dont certaines à nos propres frontières. Il ne mentionnera pas les égarements des préfectures qui, hors de tout discernement, décident l’enfermement de personnes en besoin de soins, la délivrance d’OQTF à des personnes syriennes, afghanes, iraniennes… ou encore l’exécution d’expulsions hors de tout cadre légal . Rien non plus sur la nécessité de défendre les idées d’hospitalité et de solidarité, à l’heure où l’extrême-droite est à l’offensive pour faire échouer comme à Callac des projets d’accueil de personnes exilées. Ni rien sur l’importance d’affirmer haut et fort le respect du droit d’asile au moment où l’inacceptable projet britannique d’externalisation au Rwanda marque le débat européen.


Malheureusement c’est confirmé, telle ne sera pas la tonalité du discours gouvernemental autour du projet de loi, ni les grands éléments de son contenu. Il est dramatique de voir à quel point, pour trouver une majorité politique permettant l’adoption du texte, la surenchère est déjà de mise. Obsession pour l’enfermement, les expulsions, stigmatisation des personnes étrangères à travers l’assimilation immigration/délinquance, assurance que la timide ouverture proposée autour des régularisations sur les métiers en tension restera bien marginale… Tout est fait pour que la spirale de la restriction des droits des personnes exilées se poursuive, que les drames continuent à nos frontières et sur notre sol, que les idées d’extrême-droite, que l’on prétend combattre en y répondant sur leur propre terrain, soient au final renforcées. Nous n’avons pas besoin de ce énième texte répressif. Nous avons besoin de justice, d’égalité et de solidarité. Nous avons besoin de hauteur de vue, d’exigence éthique et de courage face aux peurs, pour reconnaître et expliquer les migrations comme composante essentielle de notre monde, pour affirmer qu’il n’y a pas de « en même temps » qui tienne en matière de droits humains, mais un nécessaire respect qui n’est pas négociable.


La Cimade avec l'ensemble de ses partenaires sera pleinement au rendez-vous du plaidoyer et de la mobilisation contre ce projet de loi.
Mobilisons-nous pour faire vivre ces convictions et montrer que d’autres politiques migratoires sont possibles !


Fanélie Carrey-Conte, secrétaire générale de La Cimade.

 

 

 

Éducation et Retraites ou Réarmement ? Dis-moi où le gouvernement met ton argent et je te dirai dans quel genre de pays tu vis.

Merci Frédéric.

 

Entendu sur France Culture - Samedi 4 février 2022 :

- 413 Milliards d'euros prévus au budget de la programmation militaire d'ici 2030.

 . soit 59 Milliards par an.

- 4500 postes de militaires et de policiers créés contre 2500 dans l'Éducation Nationale.

- Il manque 10 Milliards d'euros pour les retraites.

              (déficit prévu pour 2030)  

"Interdit aux chiens et aux italiens." film d'animation.

 

 


 

vendredi 3 février 2023

L'atelier (6) Dépasser ses peurs en " Partageant les peurs et les rêves" : textes et dessins des participant.e.s.

Paul Verlaine : "La Vie est là simple et tranquille, cette paisible rumeur là vient... " ... du quartier Terrasses des Provinces à Yutz (en Moselle).

Pour lire les propositions de l'atelier, et savoir à quoi correspondent les différentes parties de cet article, voir : 

"Partager ses peurs et ses rêves" (5)

 

Photo Oinoleboso

Patricia raconte l'atelier :

Voilà ce que j'ai pu me rappeler de l'atelier à partir de mes notes. Les conversations ont vraiment fusé. Tout le monde s'est senti à l'aise et même si l'une des femmes était plus en retrait, elle a participé. Il est vrai que certaines paroles sont très personnelles mais ce que j'ai noté c 'est ce qui m'a le plus interpellé. 

Tout d’abord une impression : une majorité de femmes du quartier qui avaient besoin de parler du quotidien difficile. Les arrivées se sont écoulées de 14h15 environ jusqu’à 15h passée.

Donc un temps pris pour ne pas démarrer l’atelier à l’heure dite et laisser parler les personnes qui avaient besoin d’échanger.

J’ai expliqué que nous allions essayer de faire cet atelier ensemble avec les indications données et très précises. Chaque personne avait le déroulé de l’atelier .

J’ai aussi précisé que la parole de chacun serait écoutée, que l’on pouvait ne pas être d’accord. Simplement accueillir la parole de chacun sans pour autant mettre à l’écart la sienne.

Donc voici mes notes à partir du 1) : se présenter en disant ses attentes en venant à l’atelier (je retranscris ce qui m’a semblé fort dans ce qui avait été dit ; bien sûr je suis loin de tout avoir noté)

J : « un atelier pour mettre des mots sur la peur. Mais réfléchir sur la peur peut réveiller en nous quelque chose d’enfoui. »

M: pour elle la peur c’est dans l’immédiat. Elle doit subir une opération mais on lui propose deux types d’endormissement : total ou par péridurale. Elle ne savait que choisir, çà l’angoissait. Elle avait déjà demandé conseil mais elle était encore plus perdue car elle avait des avis différents.

Ce qui était bien c’est qu’il y a eu un consensus pour lui dire qu’il fallait qu’elle choisissent la solution qui l’angoissait le moins et qu’elle se fasse bien expliquer par l’anesthésiste ce qui allait se passer.

Elle avait peur aussi de ne plus beaucoup voir son petit-fils

K :  « dans ma vie je n’ai eu que des peurs ».

Elle a des périodes de haut et de bas. L’aide du groupe lui permet d’aller mieux.

A : «  je n’ai jamais peur sauf quand il y a eu la perte de ma fille ».

Elle relate une situation où elle a fait une réflexion à un monsieur (un malabar) ; il s’est approché vers elle, elle le pensait menaçant et finalement il lui a dit « vous avez raison madame » . Elle nous parle aussi de la Marche de Saint Jacques de Compostelle qu’elle a fait déjà plusieurs fois. On se retrouve seul parfois au milieu de nulle part et il faut faire confiance aux gens que l’on rencontre. Elle pense aussi aux gens qui sont sur la route comme elle mais qui eux ne savent pas où ils vont ; comment les accueille -t-on ?

Y : est venue car elle fait confiance à R. qui a été l’enseignant de ses enfants.

Elle dit que vivre dans le quartier devient difficile car tout se dégrade. Elle a peur de l’avenir.

Le Lid’l a été remplacé par un magasin discount mais on ne trouve pas tout et les arrivages ne sont pas réguliers. Problèmes aussi avec les syndic de copropriété qui ne prennent pas vraiment en compte les problèmes des propriétaires.

F. a parlé des politiques qui, par leur discours, veulent nous faire peur.

C. est venue par curiosité ; c’est la première fois qu’elle participe à un de nos ateliers.

2) en même temps que l’on écrivait, quelques paroles orales sur la peur :

La peur entraine le courage car quand on a peur il faut pouvoir la dépasser donc on est courageux.

La peur n’évite pas le danger : ce n’est pas parce qu’on a peur que les choses n’arrivent pas .

Est-ce que redouter quelque chose (appréhension) peut être assimilé à de la peur ?

La peur du petit enfant est différente de celle de l’adulte car il perçoit le monde autrement.

Certaines ont parlé des films d’horreurs: même si ce n’est pas réel cela fait quand même peur

Face à une situation les réactions de peur peuvent être différentes

Plusieurs mots peuvent désigner la peur : Frédéric avait une liste et l’on se rend compte qu’elle peut être longue.

3) enfin pour le point 6, Catherine avait apporté un livre de Latifa Ibn Ziaten et elle a voulu nous faire partager une de ses phrases : « garde la paix en toi et ensuite offre la aux autres » .

Ce fut le mot de la fin.

Pour les autres participant.e.s, vous lirez leurs écrits ci-dessous.

 

Les numéros des différentes parties renvoient au descriptif des propositions de l'atelier. Voir dans l'article :
"Partager ses peurs et ses rêves"

 

3) Où et quand j'ai peur ?


- Dans un ascenseur, en visitant les châteaux.

- En pension.

- Dans un pays étranger parce que je n'avais plus de repère

 je me sentais jugée. Catherine.

- Abandonnée à un an, maltraitée pendant le placement.

- Lieux où il y a beaucoup de monde où je dois prendre la parole.



4) Listes de mes peurs et de mes rêves :


Peurs : du vote des gens - des voitures - de la disparition des animaux, de la disparition des relations sociales - du silence des villages.     Frédéric


Inquiétudes : ne plus pouvoir payer mon loyer. De vieillir seule.


Inquiétude parfois pour l'avenir de mes enfants.


Peur : de l'adulte maltraitant.

 

Peur : des araignées.

 

Peur : de Rien... 


Peur : de mourir quand je suis allé à l'hôpital psychiatrique.


Rêves : plus de fraternité, moins de technologie, plus de nature.     Catherine.


Rêve : changer le monde, que ce soit l'humain qui l'emporte sur l'argent et sur le pouvoir.


Le rêve pour moi c'est de réapprendre à rouler et aller là où je voudrais. Et je souhaiterais à tout le monde du bonheur.


Moi si j'avais un rêve ça serait de sortir de ma dépression cela fait maintenant plus de 20 ans que je me soigne mais sans succès puisque je ne peux pas vivre seule. il me faut une tierce personne. Et la peur c'est de terminer ma vie ainsi avec des médicaments neuroleptiques et antidépresseurs. Le seul souhait actuellement c'est de pouvoir rouler.


Rêve : Quand j'étais dans la buanderie

Je regardais le ciel étoilé

et j'ai vu une étoile filante

J'ai fait un voeu : un mari

gentil et des enfants.

Et je suis avec lui depuis 30 ans.


Rêve : Que les hommes de « bonne volonté » puissent essaimer leur parole de paix et de tolérance.


Rêve : - entendre de nouveau le coq, les vaches, les cloches, les enfants jouer dans la rue - taxer les super profits - rétablir la taxe carbone.             Frédéric.


Rêves -> connaître ma retraite - d'avoir une bonne santé et de vivre en Paix.

 

Rêve : d'argent.

 

Rêve : de la fin de la Guerre. 


Rêve : que chacun ait assez pour vivre normalement pas forcément être très riche.


Photo Oinoleboso


 

La Peur c'est d'être dans un hôpital => toujours un long séjour.


La Peur c'est... l'insécurité.         Catherine


La Peur c'est... l'inconnu.


La peur c'est... frustrant

La peur c'est perdre ses moyens

La peur c'est de ne plus dormir le SOIR

La peur casse les liens

La peur pour finir c'est

Horrible  

Khadija


Au dos de la feuille où est écrit La peur c'est frustrant... : (Pommes au four : vider la pomme, les mettre au four 1/4 h à 200°...)

 

Texte Josiane. Photo Oinoleboso.

 

Textes créés et envoyés par les Ami.e.s qui n'ont pas pu venir à l'atelier :


La peur m’enveloppe et me paralyse

Elle m’immobilise

Et je m’enlise…

L’identifier : peur de l’échec, peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur, vieux relents de l’enfance…

La regarder en face plutôt que la fuir

En faire une arme pour l’avenir

L’apprivoiser puis la dompter

Pour mieux la surmonter

Sans l’ignorer… Christine


Dessins et textes Louison.

 

J'ai pas peur

De quoi devrais-je avoir peur
du noir     du vide     de l'enfermement
des grands espaces     de l'enfer 
des araignées     des autres     de mes propres démons
Allons tout se raisonne

Du lendemain     du dénuement
des bruits de bottes      des chapes de plomb
     ce sont des choses remédiables     avec de la patience et de la volonté
     que d'ailleurs il serait même facile d'éviter si on les regardait en face

Oui bien sûr     la guerre     la guerre ce n'est pas pareil
elle vous enferme dans la mort sans raison sans issue
et vous salit si bien que toujours vous y reniez quelque chose de vous-même

De la mort naturelle     de la douleur
     oh     la mort     à quoi bon la craindre puisqu'elle est inéluctable
de la souffrance un peu je l'avoue
des horreurs de la torture surtout
l'homme est tellement imaginatif dans ce domaine      que ça fait peur
Qu'est-ce que tu es douillet me disait ma mère
retirant une écharde de mon doigt à l'aide de son aiguille à coudre passée à la flamme
Remarquez     j'ai eu mal déjà      très mal même
mais pas le temps d'avoir peur

La peur c'est avant qu'arrive une certaine chose dont on pense qu'elle sera terrible
mais si cette chose est réellement terrible     une fois pris dans l'action le corps se défend malgré nous et l'esprit doit suivre
cette action irréfléchie s'appelle héroïsme

Ah oui     je pourrais avoir peur de l'abandon     de la solitude
qui sont terribles à vivre 
     même pas      en fait
     j'ai peur de rien
Je fais semblant     des fois
pour paraître comme tout le monde                Richard



Dessins et Textes René

 

La peur


Occasion de grandir, d’avancer sur mon chemin quand elle se présente.

La peur, cette émotion à mes yeux bien trop souvent rejetée.

Ces phrases qui raisonnent dans ma tête « N’aie pas peur, ce n’est rien !!! Si tu ne fais pas cela, tu es une mauviette ! Un homme, ça ne doit pas avoir peur, ce n’est que les filles qui ont peur ».

É « Extérieur » - Motion « mouvement » , vue sous cette angle, l’émotion est le mouvement de la vie en moi.

C’est le mouvement de ma Vie, il m’est propre, une boussole qui m’indique la direction à prendre.

Face à un danger, à une situation nouvelle je vais ressentir de la peur. Cette émotion va me rendre active si je sais l’écouter. Elle me mobilisera pour faire face au danger, me permettra de me préparer face à l’inconnu. De trouver la puissance en moi, car j’aurai été active dans mon choix et mon action. Je me sentirai tranquille ensuite. Bien plus que si une personne m’avait donné ses réponses.

C’est l’empathie avec moi-même qui me fait avancer positivement quand je rencontre une peur.

De quoi j’ai peur, difficile pour moi de répondre du coup si ce n’est de manière générale : un danger ou l’inconnu me font peur.

Je remarque que mes peurs peuvent être disproportionnées, décalées ou inhibantes et que là en effet il y a deux chemins que je vois.

J’accueille le message et j’en fais quelque chose, ou alors je reste dans cette peur qui me projette dans le futur et me fait quitter le moment présent.

Mes peurs non accueillies peuvent me rendre égocentrique et me couper de l’autre et de ce que je peux mettre en action.

Et c’est là qu’arrive mon rêve. Transformer cette peur inhibante en Amour moteur. Retrouver le moment présent, la conscience de ce que je vis là maintenant, de la relation me permettra de sortir de la peur.

Quand je voyage sur le blogue de Oinoleboso, je vois un bel exemple des peurs transformées en Amour avec toutes les actions faites par cette belle famille.


Alors oui, mon rêve est que de plus en plus nous puissions être conscient de nos émotions, que nous puissions faire le choix de la relation même quand il y a désaccord d’opinion. Que nos capacités d’empathie et de savoir dire permettent une vie belle avec soi et avec les autres.


Pour finir, envie de reprendre pour moi les paroles d’Anne Sylvestre « Les oiseaux du rêve ».

Mon rêve serait «  Voler, m’envoler au rythme de mes battements, de mes émotions. Réveiller encore et encore l’Amour qui sommeille en moi afin d’ouvrir ma cage et m’envoler dans un envol ardent et fou. Oser ma Vie, oser être.

Voler pour aller vers moi vers la Vie si précieuse. Voler vers l’autre et avec l’autre.

Voler toujours plus haut, plus loin, là où mon regard s’émerveille.

Merci à vous tous de me permettre de rêver haut et loin.         Isabelle



Textes et Dessins Louison.

 

LA PEUR


J’ai moins peur des loups-animaux que de ceux qui ont des bottes et des armes.

J’ai moins peur de rentrer le soir dans l’ombre que de celle qui s’étend à l’est.

J’ai moins peur de l’eau qui mouille que de celle qui manque à la Terre.

J’ai moins peur de vieillir que de répondre à mes petits-enfants.


La peur est une ennemie redoutable, déjà, elle n’évite pas le danger, l’expression est bien connue.

Elle peut, parfois, nous faire courir plus vite et nous battre plus fort mais le plus souvent elle tétanise et empêche de bouger ou même d’appeler à l’aide.

Elle est l’amie de l’individualisme quand elle nous fait croire au « chacun pour soi »

Elle est la soeur de la haine quand elle se fait peur de l’autre.


Pour la combattre, je crois que d’abord il faut la connaître, bien la regarder pour reconnaître son visage sinon elle nous attrape en traitre.

Et puis, ne pas rester seul-e, être solidaire, voir sa famille, ses amis, faire de nouvelles connaissances.

Et « faire des trucs », à deux, à plusieurs, à plein de gens : des gâteaux, du sport, du jardin, s’amuser, rigoler, car dès qu’on est ensemble, c’est elle qui recule.


Marie-Paule J.



Texte Louison

 

Dur dur alors partage de ceci et plein de bises lo zio.      Stéphanie :



 

Textes du haut René puis Étienne Klein.

 

(...) merci pour l'invitation mais j'ai de plus en plus de mal à sortir le soir "Et OUI", je n'ai plus la fougue de la jeunesse, pour le texte sur l'émotion de la peur, j'y pense ,j'y pense mais l'accouchement se fait attendre et je ne sais pas le temps de gestation, j'écris beaucoup en écriture automatique, là nous sommes préoccupés par l'incendie que nos voisins ont subi, deux logements foutus , nous quelques dégâts  des eaux (...) Claudine

 

Texte et dessins René. "Un moment de honte est vite passé" Bernard S.

 

J'ai essayé de faire l'atelier à la maison, étant bloqué par mon dos...


1) Je me présente René Renato Croci, membre des Oinos, citoyen de l'Humanité entière sans frontières.


Mes attentes par rapport à l'atelier : que chacun.e puisse s'exprimer à sa façon et que nous tissions, tricotions, "mosaïquions" ces expressions dans plein d'oeuvres communes.


3) Les lieux de la peur ? À l'intérieur de chaque être humain.e il y a la peur et le rêve. Elle et il sont soeur et frère.


4) Liste des mes inquiétudes : pour la vie des enfants de la Terre et de l'Enfant en nous....

Liste de mes rêves : Que chaque être vivant.e.s puisse VIVRE vraiment et créer son histoire et participer à l'histoire commune de la Terre.


La peur c'est... un manque d'inspiration (voir le conseil de Dominique(*)).

La peur c'est un désir (un rêve) inexprimé.

« La peur c'est d'attendre » Marie-Claude.


6) J'ai repris les textes proposés et j'ai relevé les passages qui me parlaient. (Voir dans mon grand cahier)... En voici un : «  Réduire un danger c'est pas la même chose que de réduire la peur qui lui est associée » Étienne Klein. Tracts Gallimard n°17(« Le goût du Vrai »).


7) Situations de peur à partager à jouer pour les dépasser :

- Une crampe dans la jambe gauche qui n'en finissait pas quoique je fasse.

- L' Ehpad ... avant de m'y rendre et en y étant.

- La peur de la colère, de la haine qui monte en moi à certains moments précis.

(voir la chanson d'Allain Leprest : « J'ai peur du loup qui hurle dans mon ventre. Quand on parle de lui j'ai peur »)


9) La peur c'est... un monstre bizarre qui peut prendre des formes multiples, complexes, infinies... Elle se réduit peu à peu jusqu'à disparaître quand le souffle des mots essaient de décrire ces formes au plus près du réel à travers des dialogues amicaux, dynamiques et tenaces.


Des idées pour continuer cet atelier ou 

pour en créer 

un autre ????


Merci René pour ce partage d'infos.

Dans notre centre socio-culturel (de Méru dans l'Oise), il va se passer quelque chose du même ordre, intitulé "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?" Versus un peu plus optimiste....

On va recevoir le spectacle participatif "Toutes les choses géniales" (Cie Théâtre du prisme). Et, en attendant, il nous est proposé de répondre à cette question :

"Et vous, ce serait quoi votre liste de tout ce qui est génial dans le monde ?" A envoyer au centre culturel.


Amicalement,

Anne-Marie

 

(*) (12) Conseils :


Dominique : quand la peur vous prend ou avant de prendre la parole ou chanter, pensez à respirer car souvent on bloque sa respiration alors qu'il faut respirer profondément. Une respiration ventrale.


Jean-Michel F. : on peut aussi masser deux points, situés des deux côtés de la gorge, dans le creux formé par entre la clavicule et la première côte du thorax.

 

jeudi 2 février 2023

Parodie de justice contre Pinar Selek.

 

 Billet à retrouver paginé à l'adresse:

La Turquie lance un mandat d’arrêt international contre Pinar Selek

Pinar Selek est écrivaine et maîtresse de conférence associée à l’université Nice-Côte d’Azur où elle enseigne et conduit des recherches en sociologie. Elle vit en exil en France depuis 2012 où elle a bénéficié du statut de réfugiée politique avant d’obtenir la nationalité française. Elle a été contrainte de quitter la Turquie en raison d’une persécution politico-judiciaire dont elle est désormais victime depuis 25 ans : après l’avoir emprisonnée et torturée pour ses recherches sociologiques sur les Kurdes, le pouvoir turc l’a accusée d’avoir commis un attentat, alors que des enquêtes indépendantes ont établi que l’explosion du Marché aux épices d’Istanbul de 1998, qui lui était imputée par le gouvernement turc, a été provoquée accidentellement.

Il y a six mois l’agence de presse publique turque a annoncé l’annulation par la Cour Suprême de Turquie du quatrième acquittement de Pinar Selek, prononcé le 19 décembre 2014 par le Tribunal criminel d’Istanbul. Auparavant, Pinar Selek avait été systématiquement innocentée des charges dont on l’accable. Ce 6 janvier 2023, le tribunal d’Istanbul a annoncé que Pinar Selek faisait l’objet d’une mesure de mandat d’arrêt international et a demandé son emprisonnement immédiat. Ces décisions sont prises par le Tribunal criminel d’Istanbul avant même que n’ait eu lieu l’audience qu’il a lui-même fixée, laquelle doit permettre aux juges de se prononcer et aux avocats de Pinar Selek de plaider. Tout ceci témoigne d’une véritable parodie de justice.

L’audience est fixée au 31 mars 2023. La coordination des collectifs de solidarité avec Pinar Selek — voir ici le communiqué de presse — organise une mobilisation internationale en soutien à notre collègue et prépare l’envoi d’une délégation à Istanbul, qui sera composée de personnalités du monde politique, de la culture et de militantes et militants des droits humains. Il est aussi essentiel que cette délégation comporte des universitaires, chercheurs et chercheuses. Pinar Selek illustre et défend la liberté académique, celle qui nous est si précieuse et pour laquelle elle est persécutée depuis trop longtemps. Elle a besoin de votre soutien. Si vous souhaitez participer à la délégation, vous pouvez écrire à l’adresse suivante : omitepinarseleklyon@free.fr.

https://pinarselek.fr/actualites/communique-de-presse-mandat-darret-international-et-nouvelle-audience-pour-pinar-selek/


Retraites : Les "plein de fric" nous demandent d'être encore plus solidaires de leurs privilèges. Jusqu'à en crever ?

 Merci Richard...


Salut les amies, les amis,

ci-joint un petit traité de cette réforme des retraites qui veut casser les travailleurs alors qu'il n'y a aucun déficit du système.

Mardi, 7 et samedi 11 février, à 14h, à Metz,
vous pourriez manifester contre le recul de l'âge de départ et contre l'allongement de la durée de cotisation.

Vous y verriez beaucoup de militants OGBL, par exemple. On a écrit que c'est parce qu'ils ont des conjoints et des enfants travaillant en France, laissant entendre qu'on ne peut manifester que si l'on y a un intérêt soi-même, égoïstement. Vous y verriez aussi beaucoup de retraités qui ne sont même pas concernés par cette réforme. 
Tous ces gens manifestent par pure solidarité avec tous les travailleurs actuels et futurs. 

Alors que le produit du travail n'a jamais autant enrichi le capital
- hausse du prix de l'énergie,
- inflation générale,
- baisse ou suppression des taxations sur la fortune, sur les bénéfices, sur les transactions financières, etc.,.
- dividendes en constante augmentation,
- évasion fiscale favorisée...
ce sont les travailleurs que le gouvernement accable, à qui il demande toujours de se serrer la ceinture :
- blocage des salaires
- baisse des aides sociales
- baisse de la durée et du montant de l'allocation chômage
- baisse des prestations de l'assurance maladie
- allongement de la durée de travail...

Il faudrait peut-être inverser la tendance. Dans la rue aussi, chaque voix compte.

Je vous remercie de votre patience.
Richard

Autre chose, juste pour le fun (oui, j'étais dans la boutique, et si je me suis laissé avoir les premières années (1973 / 1980), je me suis repris et je n'ai plus cessé de dénoncer et lutter contre la destruction de l'école publique) :

https://odysee.com/@babcala:4/VID_20230201_192648_551:a