CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



mercredi 29 mars 2023

Appel ATTAC : Rassemblement devant les Préfectures en soutien aux personnes blessées (2 manifestants dans le coma).

 

Appel à se rassembler jeudi 30 mars à 19h et Assises Populaires pour nos libertés le 15 avril


 
 

Mobilisation 29 mars 2023


 
 

Attac rejoint l’appel à se rassembler jeudi 30 mars à 19h devant les préfectures du pays, en soutien aux personnes blessées (2 manifestants dans le coma) à Sainte-Soline et lors des manifestations contre la loi retraites, pour la fin des violences policières, mais aussi en soutien aux Soulèvements de la Terre.

Face à la répression, organisons-nous collectivement aujourd’hui et demain ! Nous vous invitons également à suivre la dynamique des Assises Populaires pour nos libertés le 15 avril prochain à Paris, qui seront retransmises en direct et qui ont vocation à être déclinées en région.

 
 

Attac est depuis toujours mobilisée contre les grands projets inutiles telles que les mégabassines, pour un partage plus équitable de nos biens communs comme l’eau, mais aussi pour une gestion de l’eau collective, démocratique et répartie équitablement entre ses différents usages.

Le week-end dernier, nous étions de nouveau mobilisé·es à Sainte-Soline, répondant à l’appel de la Confédération Paysanne, de Bassines non merci et des Soulèvements de la terre. De très nombreuses et nombreux militant·es d’Attac étaient présent·es ainsi que de nombreux CL que nous remercions au passage pour leur investissement et leur engagement.

Hier, nous avons appris l’annonce de la procédure de dissolution des Soulèvements de la Terre. Au-delà de l’aspect médiatique et manipulatoire de cette annonce destinée à dissimuler les premiers mensonges de Darmanin déjà révélés, celle-ci vient confirmer une fois de plus le caractère autoritaire et répressif de ce gouvernement et la nécessité de réagir à cette crise démocratique très grave qui menace nos droits et libertés.

Le week-end dernier, nous avons vécu et assisté à une répression criminelle, à un déchaînement de violences pour défendre un trou de terre. Des milliers (5000 au total) de grenades lacrymogènes, de désencerclement, de GM2L, et des tirs au LBD, des armes considérées comme des armes de guerre pour certaines, ont causé plus de 200 blessures importantes dont 40 avec des plaies, des fractures, et deux personnes entre la vie et la mort.

L’annonce de dissolution des Soulèvements de la Terre vient également confirmer que ce gouvernement fait le choix de réprimer un réseau majeur des luttes écologistes en France.

Au lieu de penser l’économie d’énergie, de réduire les émissions de gaz à effets de serre, de lutter contre la dégradation et l’artificialisation des sols ou de stopper nombre de grands projets inutiles, ce gouvernement poursuit ainsi sa politique capitaliste d’une manière toujours plus destructrice, décomplexée, et à besoin pour cela de réprimer dans le sang, de passer encore et toujours en force au risque de commettre l’irréparable.

Attac apporte et apportera tout son soutien aux blessé·es et aux Soulèvements de la Terre. Face à cette répression, organisons-nous collectivement aujourd’hui et demain !

Nous rejoignons donc l’appel à se rassembler jeudi 30 mars à 19h devant les préfectures du pays, en soutien aux personnes blessées.

Nous vous invitons également à suivre la dynamique des Assises Populaires pour nos libertés le 15 avril prochain à Paris, qui seront retransmises en direct et qui ont vocation à être déclinées en région.

Ne laissons pas passer l'inacceptable !

 
 

Attac France — 2023
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Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France
 

"On est soeurs et frères de douleur." Médine dans Politis.

 Merci Grégory.



Médine : « Dockers, assistantes maternelles, infirmières, éboueurs : on partage la même douleur »

Le rappeur, très impliqué dans la vie associative du Havre, entend participer, en tant qu’artiste, à faire converger les colères face à un pouvoir sourd à la mobilisation.

Hugo Boursier  et  Maxime Sirvins  • 15 mars 2023

Article paru
dans Politis l’hebdo N° 1749 Acheter ce numéro

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« J’essaie d’être une forme de lanceur d’alerte et de colère. Je mène ce travail de fourmi depuis longtemps, notamment grâce à tout ce que font les militants sur le terrain. ». Médine au Havre, le 13 mars.

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Syndicats non grata Au port du Havre, « si on ne se bat pas aujourd’hui, que vont faire nos gosses demain ? »

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À chaque manifestation, depuis le 19 janvier, des pancartes affichent ses punchlines. La plus célèbre d’entre elles : « Ils reculent l’âge de la retraite mais avancent l’âge de la mort. » Limpidité d’un message qui résume, en quelques mots, la violence d’un texte qu’une majorité de la population rejette.

Un combat commun auquel Médine veut contribuer. À sa manière, humblement. Avec la colère qui s’exprime dans des titres comme « Médine France », duquel la punchline citée plus haut a été extraite, pour investir l’espace public. Avec un projet de podcast qu’il va lancer dans les prochaines semaines, où il recevra des artistes et des universitaires.

Avec le calme tranchant de ses propos, recueillis le jour où les travailleurs du port du Havre font grève, pour la onzième fois depuis le début de la mobilisation et pendant 72 heures, dans les rues de cette ville qui l’a adopté et où « l’on vit entre le béton et la mer ». Cette « puissance du port du Havre », titre du dernier album du rappeur, Médine souhaite qu’elle s’immisce partout où les révoltes jaillissent.

La pochette de l’album Médine France.

Parce que seuls les blocages et la convergence des colères face à l’obstination des élus qui soutiennent la réforme pourraient permettre, selon lui, de faire reculer Emmanuel Macron. Et de reprendre les clés de l’Élysée que le chef de l’État et Renaissance ont déjà donné, d’après lui, au Rassemblement national.

Pourquoi soutenez-vous le mouvement de grève des travailleurs portuaires ?

Médine : Au Havre, la classe ouvrière a préservé une vraie tradition de la lutte. Les travailleurs portuaires, je les côtoie depuis mon adolescence. Mon père, entraîneur de boxe, a repris un club qui appartenait à un docker, où tous les collègues du port se retrouvaient. J’ai grandi avec eux. Je ne vois pas comment on peut ne pas soutenir ce mouvement. Qu’il soit porté par des dockers ou par d’autres travailleurs.

Tout le monde est concerné. Moi, par ma mère qui est assistante maternelle. Par mes oncles, mes cousins, mes cousines. Même si pour certains la retraite peut apparaître comme une échéance lointaine, avec cette réforme, c’est un projet de société que l’on veut nous imposer. Cette réforme ne tient pas compte des travailleurs pauvres qui partagent un même quotidien. Il faut que leur colère puisse s’exprimer, par n’importe quels moyens.

«Cette mobilisation, c’est une sorte de station à laquelle tout le monde s’arrête et s’interroge sur les uns et les autres. Et sur nous-mêmes, parce qu’il ne faut pas s’épargner d’une forme d’autocritique. » (Photo : Maxime Sirvins.)

Les inégalités se renforcent lorsque l’on constate que les travailleurs pauvres sont souvent issus de l’immigration. La réforme des retraites risque d’accentuer cette précarité…

C’est un constat statistique : le travail pénible est souvent effectué par des personnes racisées issues des quartiers populaires. Tu prends le tramway à 5 heures du matin, tu vois les populations qui le fréquentent à ce moment de la journée pour aller au boulot. Il y a donc une forme de double, voire de triple peine quand on est une femme racisée issue des milieux populaires. Et, dans le même temps, on apprend que les sénateurs jouissent d’un régime de retraite avantagé. Ils gagnent une pension quatre fois supérieure. C’est lunaire !

Pourtant, on ne reconnaît pas la place fondamentale de ces travailleurs pauvres et issus de l’immigration dans le quotidien de notre société : le soin, le transport, le bâtiment.

On peut ajouter une autre discrimination : au-delà de l’absence de reconnaissance, il y a aussi un manque de représentativité au sein des luttes. Comme si les habitants des quartiers populaires ne pouvaient pas être considérés comme des êtres politiques. Comme s’ils étaient résumés à des non-votants. Les catégoriser ainsi, c’est les invisibiliser. La seule réponse que je peux avoir là-dessus, c’est les encourager à créer un contre-pouvoir, à ce qu’ils deviennent une véritable force, à former des figures émergentes.

On soustrait à cette population de premiers de corvée leur rôle politique ?

De fait, le pan constitué des travailleurs les plus essentiels de notre pays est aussi celui qui est le plus invisible. Par quel mécanisme on les exclut, on les dévalorise, on les prive du droit au repos ? La politique de Macron se résume ainsi : j’utilise ton corps de travailleur, je l’essore jusqu’à la dernière goutte et je n’écoute rien de tes revendications. Ça ressemble à de l’esclavage, philosophiquement parlant.

La politique de Macron se résume ainsi : j’utilise ton corps de travailleur, je l’essore jusqu’à la dernière goutte.

Mais cette mobilisation contre la réforme des retraites nous pousse aussi à nous interroger sur notre capacité à accepter ces conditions d’existence – nous qui râlons à propos de la mobilisation des éboueurs parce que des déchets sont amassés devant chez nous. On se focalise sur les mauvaises odeurs, sur la présence de rats et de corbeaux, mais pas sur le métier d’éboueur, pas sur leurs conditions de travail, sur leurs capacités d’émancipation, sur leur âge de départ à la retraite. On se réveille juste au moment où il y a des blocages.

La mobilisation sert, aussi, à visibiliser certains métiers ?

Cette mobilisation, c’est une sorte de station à laquelle tout le monde s’arrête et s’interroge sur les uns et les autres. Et sur nous-mêmes, parce qu’il ne faut pas s’épargner une forme d’autocritique. Ça me questionne en tant qu’artiste. Moi, la retraite, c’est un temps que je n’envisage jamais : je vais mourir sur scène à 80 ans. Je fais un métier passion. Je travaille avec mes amis. La vie m’a donné toutes les conditions pour être dans un milieu agréable.

Par contre, il y a des familles, des gens autour de moi. Je sais lire le contexte. Et ces moments de lutte m’obligent à formuler des critiques générales contre les dysfonctionnements de notre société et contre moi-même. Parce que c’est difficile, au quotidien, de prendre en compte la pénibilité du travail de l’autre. Le système dans lequel on vit nous pousse à rester dans notre couloir.

Comment comprenez-vous toutes ces colères qui s’expriment de toute part, vous qui, en tant qu’artiste, politisez cette colère à travers vos textes ?

Cette transversalité des colères, je la vois depuis des années. Les milieux syndicalistes, étudiants, les militants de terrain, des artistes : tout ce monde se croise pour réfléchir à améliorer nos conditions de vie. Je le vois aussi dans ma tournée. À Angoulême, on a réuni des travailleurs de rue et une quinzaine de jeunes dans une salle. La discussion s’installe, au départ sur le milieu artistique. Puis les sujets ricochent sur les conditions de vie, celle de leurs parents.

« On est des frères et des sœurs de douleurs. Quand je vois un docker, un éboueur, une assistante maternelle, une infirmière (…), on partage la même douleur et la même volonté de s’émanciper de ces diktats. » (Photo : Maxime Sirvins.)

Cette convergence est essentielle. Je m’en nourris beaucoup. J’en parle dans mes textes, de ces colères et de ces rencontres. J’essaie de les sublimer, de les extrapoler parfois. Finalement, j’essaie d’être une forme de lanceur d’alerte et de colère. Je mène ce travail de fourmi depuis longtemps, notamment grâce à tout ce que font les militants sur le terrain.

Quand je retrouve en manifestation la punchline issue du titre Médine France – « Ils reculent l’âge de la retraite mais avancent l’âge de la mort » –, je m’aperçois que ce travail d’aide mutuelle se transmet sur le terrain. Qu’il est utile. Ça veut dire qu’on partage une tradition de lutte. Un territoire où tout ce monde va se réunir pour devenir un véritable levier. Un contre-pouvoir.

Voir vos punchlines en manifestation, c’est une sorte de fierté militante ?

Ça confirme juste que j’arrive à poser des mots sur des colères et des luttes. C’est mon travail : transformer un quotidien en métaphore pour tous. Et je m’en fous que mon nom ne soit pas accolé à l’extrait. De ne pas être « copyrighté ». Ce n’est pas ça le plus important. C’est comme la phrase : « La banlieue influence Paname / Paname influence le monde. » Elle ne m’appartient plus. On ne sait même plus qui l’a dite la première fois. Je m’en fous. C’est l’idée de cette phrase qui m’intéresse. On peut oublier le reste.

D’où vient cette convergence des luttes que vous décrivez ?

On est des frères et des sœurs de douleurs. Quand je vois un docker, un éboueur, une assistante maternelle, une infirmière (ce qu’a été mon épouse pendant longtemps, avant d’arrêter à cause de l’effondrement de cette profession), on partage la même douleur et la même volonté de s’émanciper de ces diktatsJe pense que cette convergence aurait pu avoir lieu même sans mouvement qui vienne la canaliser. Parce que cette douleur, qu’importent les événements extérieurs, c’est notre dénominateur commun. J’aurais aimé que ce qui nous rassemble soit autre chose que de la douleur. Être frères et sœurs autrement. Pas en réaction, en opposition à des inégalités. Mais je suis fils de boxeur. Je sais ce que c’est que de mener un combat.

Il se passe quoi, dans un combat ?

Tu fraternises. Avec ton coach, ton soigneur, ton équipe, des gens de la salle, le personnel qui entretient les locaux. Il y a toute une dynamique de personnes qui ne font pas les mêmes métiers, qui ne viennent pas du même milieu, mais qui se rassemblent. Pour mener un combat commun.

Comment voyez-vous l’implication de la jeunesse, dans ce combat commun contre la réforme des retraites ?

Le fait que le vieux monde rabâche ses vieilles valeurs, continue de les imposer et tarde à partir contribue à faire émerger des mouvements de jeunes. On voit bien que les vieux s’agitent parce que leur monde est en train de mourir. La seule question qui vaille est : comment on arrive à inscrire ces mouvements de jeunesse dans la lutte commune ? C’est arrivé au cours de l’histoire ! Les Noirs-Américains qui s’associent avec les milieux ouvriers, qui se réunissent avec les Natifs-Américains…

Sur le même sujet : Pour les jeunes, « malgré les obstacles, il faut durcir le mouvement »


Pourtant, face à cette réforme, les jeunes ne sont pas tous dans la rue.

Ça ne veut pas dire qu’ils sont silencieux. Ni qu’ils n’existent pas. Il faut aussi prendre le pouls de la jeunesse dans différents endroits. Peut-être que, culturellement, ils n’ont pas la tradition de se mobiliser ou d’aller bloquer des lieux d’études. Peut-être qu’ils n’en ont pas les moyens. Internet est un autre espace. Des mouvements s’y créent, des manifestations, des phénomènes de visibilisation.

Le problème est que les commentateurs – qui appartiennent peut-être à ce « vieux monde » – ne se saisissent pas de ce phénomène.

Ils sont en mode « Occurence » : ils divisent tout par huit ou dix (1).

1 Cabinet de conseil, filiale d’Ifop depuis 2022, qui effectue des comptages de manifestant.es pour un certain nombre de médias.

En tant que père de famille, vous mobilisez-vous aussi par crainte de la société à venir ?

Je ne sais pas si c’est de la crainte. Pour mes enfants, je crains surtout qu’ils soient aspirés par les problèmes du quotidien, sans se poser de questions, sans remettre en cause le système qui produit ces problèmes. J’espère qu’ils ne vont pas être embourbés dans une vie où tout risque d’être privatisé. L’État libéral insécurise la population. Ça crée de la colère, l’envie de se révolter.

« Le Rassemblement national a le trousseau de clefs pour l’Élysée, en 2027. Mais il leur a été donné par Emmanuel Macron et les élus Renaissance.» (Photo : Maxime Sirvins.)

Comment transformer politiquement cette colère ?

La canaliser dans une réflexion et une action militantes ? C’est ce que j’essaie de faire, à titre personnel.

Que faire quand cette insécurité pousse certains à se rapprocher des partis ou des discours d’extrême droite ?

Pour moi, c’est la limite. Il n’y a pas de dialogue avec l’extrême droite. Le simple fait que je sois racisé, issu de l’immigration algérienne, que je m’appelle Médine, que j’aie revendiqué mon appartenance à la communauté musulmane pendant longtemps, cette carte d’identité suffit à ce que le dialogue ne puisse pas être possible.

Mais là, je parle des gens idéologisés, les militants du quotidien. Pas les « usagers » de Marine Le Pen qui votent pour elle tous les cinq ans. Malheureusement, ce sont ces usagers, dont la colère peut être amenée ailleurs, qui participent à lui donner de l’importance politiquement. Parce que, clairement, le Rassemblement national a le trousseau de clés pour l’Élysée, en 2027. Mais il leur a été donné par Emmanuel Macron et les élus Renaissance.

Les débats parlementaires n’ont-ils pas révélé le visage raciste et antisocial du Rassemblement national ?

Effectivement, je pense que la société civile est très attentive aux personnes qui soutiennent la réforme. En plus, tout le monde sait qu’on peut mettre la pression sur les élus, surtout face à une réforme aussi injuste. Parce que ce texte changera profondément la vie des Français, de nos parents, de nos enfants. S’il y a encore un espoir que la réforme ne passe pas, c’est celui-ci : la menace démocratique. « Si vous votez cette réforme, on s’en souviendra éternellement. » Ils ne comprennent que ça : le risque de perdre le pouvoir. Et le blocage du pays. 

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Par Hugo Boursier

mardi 28 mars 2023

"... Pinar Selek, les pays européens doivent cesser de regarder ailleurs" Le Monde.

 Merci Jean-Pierre.

Article paru dans le journal "Le Monde".

« Face à l’acharnement du pouvoir turc contre la sociologue Pinar Selek, les pays européens doivent cesser de regarder ailleurs »

Alors que va s’ouvrir en Turquie un nouveau procès contre la franco-turque résidant en France, des personnalités parmi lesquelles les Nobel Shirin Ebadi et Annie Ernaux et l’ancien garde des sceaux Robert Badinter appellent, dans une tribune au « Monde », le gouvernement à protester officiellement auprès des autorités turques.

Publié le 25 mars 2023 à 11h00 Temps de Lecture 2 min.

Article réservé aux abonnés

Le 31 mars 2023, un procès va s’ouvrir à Istanbul à la demande de la Cour suprême de Turquie. Ce sera la mise en accusation d’une parole libre, de l’intelligence critique, de la démocratie. Ce procès sera le dernier d’une longue série qui s’étend sur vingt-cinq années à l’initiative du pouvoir turc et dont la sociologue Pinar Selek est la cible.

Que reproche le pouvoir turc à Pinar Selek ? Tout. Qu’a-t-elle fait ? Rien. Rien de répréhensible, rien d’illégal, rien de scandaleux. N’empêche : ce rien est en trop, il dérange. C’est un rien qui parle de sujets dérangeants dont la seule évocation vaut blasphème pour le pouvoir.

En démocratie, ce rien-là s’appellerait liberté de conscience ou encore liberté de la recherche, voire liberté, tout court. En Turquie, il expose à la vindicte cruelle d’un gouvernement pour qui ces libertés ne sont que désordre, qui en bannit la mémoire et réprime sauvagement ceux – et plus encore celles – qui auraient l’audace de s’en réclamer, publiquement ou non. Pinar Selek en a fait l’expérience douloureuse.

Quatre verdicts d’innocence !

A la fin des années 1990, elle est étudiante à l’université d’Istanbul, où elle travaille sur le traitement des minorités en Turquie. Cela déplaît. Arrêtée en juillet 1998, elle se voit sommée de livrer les noms des militants kurdes interviewés dans le cadre de ses recherches. Son refus lui vaut d’être torturée et de rester emprisonnée plus de deux années. Sur ces entrefaites, une bonbonne de gaz explose sur le marché des épices d’Istanbul. Le gouvernement se saisit immédiatement de cet « attentat » pour promouvoir Pinar Selek au rang infâmant de terroriste.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés « La chercheuse Pinar Selek est punie parce qu’elle a compris que le problème central de la Turquie était la question kurde »

Depuis, sur la base de ces charges, Pinar Selek a été jugée à quatre reprises : en 2006, en 2008, en 2011 et finalement en 2014. A chaque fois, la justice turque, peu réputée pour sa mansuétude, l’a acquittée. Pinar Selek ? Innocente, une fois. Innocente, deux fois. Innocente, trois fois et, pour une dernière fois le 19 décembre 2014, innocente. Quatre verdicts d’innocence ! Cela suffirait à n’importe qui, n’importe où.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés « L’Insolente, dialogues avec Pinar Selek », conversations avec une inlassable combattante

La Cour suprême de Turquie, elle, n’entend pourtant pas en rester là. Le 21 juin 2022, elle a annulé le dernier acquittement de Pinar Selek. Cela pourrait n’être qu’ubuesque, n’était que, de ce fait, elle se retrouve sous le coup d’une condamnation à la prison à perpétuité et d’un mandat d’arrêt international délivré à son encontre.

Pour un coup d’arrêt à cet acharnement liberticide

Il est plus que temps de porter un coup d’arrêt à cet acharnement liberticide ; les pays européens doivent cesser de regarder ailleurs et la France, pays d’adoption de Pinar Selek, devrait mettre un point d’honneur à peser de tout son poids pour défendre, au-delà de Pinar Selek, les principes qu’elle affiche.

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dimanche 26 mars 2023

"Foule et Peuple" Macron, Hugo, Thiers par Noiriel...

 

Merci beaucoup Marie-Claude.

Aussi pour cette phrase transmise par l'article qui suit : 

« L’histoire peut nous aider à mieux vivre ».  Marc Bloch


Texte publié sur : https://noiriel.wordpress.com/2023/03/23/macron-la-foule-le-peuple/


Le populaire dans tous ses états


Macron, la foule, le peuple.

« L’histoire peut nous aider à mieux vivre ». C’est le sous-titre, emprunté à Marc Bloch, que j’ai choisi pour l’ouvrage qui rassemble une partie de mes chroniques quotidiennes sur France Culture. (Le Pourquoi du comment, co-édition Michel Lafon/France Culture, 2023). Cette fonction sociale de l’histoire ne concerne pas que les citoyens ordinaires que nous sommes. Elle s’adresse aussi à ceux qui nous dirigent. Et si Emmanuel Macron connaissait mieux l’histoire de France, çà lui permettrait sans doute de mieux vivre sa fonction présidentielle. Sa fâcheuse tendance à mobiliser des références que le peuple perçoit comme des formes de mépris s’était déjà manifestée pendant le mouvement des gilets jaunes. Confronté au vaste front du refus qu’a provoqué sa loi sur les retraites, voilà qu’il récidive.

Mardi soir, il n’a pas hésité à affirmer devant les parlementaires de la majorité, reçus à l’Élysée, que « l’émeute ne l’emporte pas sur les représentants du peuple, et la foule n’a pas de légitimité face au peuple qui s’exprime souverain à travers ses élus ».

Cette manière d’opposer le peuple et la foule (que Macron associe aux « émeutiers ») s’inscrit dans le prolongement d’une longue histoire. Quelques commentateurs ont rapproché ces propos d’un texte de Victor Hugo, dans lequel il avait écrit: « Souvent la foule trahit le peuple » (Texte reproduit dans le recueil de poème intitulé L’année terrible paru en 1872). Mais pour comprendre tout ce qui sépare le grand écrivain populaire de l’actuel chef de l’Etat, il faut regarder ce texte de plus près. Dans ses propos, Emmanuel Macron définit le peuple à partir du seul critère que constitue l’élection des représentants par opposition à la foule composée de ceux qui s’expriment dans la rue. Il s’agit-là d’une opposition entre deux types d’action politique qui n’existe nullement dans le texte de Victor Hugo. Comment, lui qui avait écrit en 1848 : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent », aurait-il pu se renier au point de discréditer les hommes et les femmes qui se mobilisent contre le pouvoir dans l’espace public?

La foule que dénonce Hugo, cette « cohue inepte, insensée, féroce » qu’il rejette, se définit par le fait que les individus qui la composent agissent spontanément, sans concertation avec les autres. Il oppose à cette foule, le peuple qui, dit-il, « prend la Bastille » et qui « déplace toute l’ombre en marchant ». Pour Victor Hugo, ce n’est donc pas l’élection qui est le critère fondamental pour distinguer la foule et le peuple, mais la délibération, c’est-à-dire un processus de démocratie directe grâce auquel les manifestants se mettent d’accord pour s’engager dans une action collective, préparée et réfléchie. C’est au nom de ce critère démocratique que Hugo affirmait dans la suite de son texte : « Je veux la République et je chasse César. »

Emmanuel Macron aurait sans doute dû méditer sur ces réflexions avant d’opposer le peuple et la foule. Au lieu de cela, il s’est inscrit spontanément dans le prolongement de la vielle tradition conservatrice qu’ont alimentée, génération après génération, les dirigeants qui se sentent menacés par la colère populaire. Ses propos m’ont rappelé ceux d’Adolphe Thiers – l’un des principaux représentants du parti de l’ordre après la répression de la révolution de 1848 – qui fut aussi le grand responsable de la répression sanglante de la Commune de Paris en 1871.

Dans un discours qu’il prononça le 24 mai 1850 à la tribune de l’Assemblée législative, Thiers utilisa le terme de « vile multitude » pour dénoncer « la foule » des citoyens qui avaient participé à la Révolution de 1848 et qu’il voulait exclure du suffrage universel masculin. Il leur attribuait une responsabilité écrasante dans les malheurs politiques du pays : « les vrais républicains », affirma ce jour-là Thiers devant les élus de la nation, « redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques ».

Mais l’histoire nous apprend que le peuple est souvent capable de retourner les insultes qu’il subit pour en faire des titres de gloire. Quelques mois après ce fameux discours de Thiers, des affiches furent apposées sur les murs de plusieurs villes. A Dijon, l’une d’entre elles disait:« Pour la vil multitude, vive 93 ! »  Contre ceux qui avait trahi l’idéal révolutionnaire, c’est le souvenir de la Convention qui fut alors réactivé.

Le mot « foule » ne s’est imposé dans le vocabulaire des élites conservatrices pour discréditer les mouvements sociaux, qu’à la fin du XIXe siècle. Celui qui popularisa ce terme dans les cercles dirigeants s’appelait Gustave Le Bon, l’auteur de la « psychologie des foules », livre publié en 1895. Ce médecin, qui prétendait avoir fondé une science nouvelle, se fit notamment remarquer en comparant les cerveaux féminins et masculins, pour en conclure à l’infériorité intellectuelle des femmes.

L’infériorité de la foule, comparée au peuple, s’expliquait selon lui parce qu’une foule est composée d’un ensemble d’individus pris dans une sorte de folie collective, une « hypnose émotionnelle » disait-il, qui « ruinait toute aptitude à l’esprit critique ». « Si bien » ajoutait Le Bon, « qu’un philosophe aurait, au sein d’une foule, la même valeur intellectuelle qu’un illettré ». Isolé, un homme peut être « un individu cultivé, en foule c’est un barbare, c’est-à-dire un instinctif. Il a la spontanéité, la violence, la férocité, et aussi les enthousiasmes et les héroïsmes des êtres primitifs ».

C’est la clé de lecture que Le Bon utilisa pour se faire historien. « Il est difficile de comprendre l’histoire, celle des révolutions populaires surtout, quand on ne se rend pas bien compte des instincts profondément conservateurs des foules ». Il s’en prend à « la foule hurlante, grouillante et misérable qui envahit les Tuileries pendant la Révolution de 1848 ». Selon lui, « les grands meneurs de tous les âges, ceux de la Révolution surtout, ont été lamentablement bornés ; et ce sont justement les plus bornés qui ont exercé la plus grande influence ». Car c’est « l’influence grandissante des foules » qui conduit aux « capitulations successives des pouvoirs ».

Le Bon fut félicité par Mussolini pour avoir si bien décrit le comportement barbare des foules. Il paraît qu’Hitler et Staline furent fortement influencés, eux aussi, par cet ouvrage. En France, comme Le Bon excellait dans l’art de cultiver les mondanités, il diffusa largement ses thèses dans les milieux intellectuels et politiques, à la fois en tant qu’éditeur d’une collection prestigieuse chez Flammarion, et grâce à ses fameux « déjeuners du mercredi ». S’y retrouvaient souvent, des philosophes comme Henri Bergson, des officiers comme Philippe Pétain, et d’éminents politiciens comme Raymond Poincaré, Georges Clemenceau, ou Aristide Briand. Cela ne veut pas dire que tout ce beau monde partageait les idées de Le Bon. Néanmoins, sa « psychologie des foules » a permis de légitimer, à l’aide d’arguments pseudo-scientifiques, la méfiance des dirigeants de l’Etat à l’égard des mobilisations populaires.


Les propos tenus par Emmanuel Macron devant les parlementaires de la majorité, le mardi 21 mars, s’inscrivent dans cette tradition là. Il n’est donc pas surprenant que nous soyons de plus en plus nombreux à estimer que notre démocratie est aujourd’hui en danger.

 

LDH : "... une situation alarmante pour la démocratie"

 

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Violences policières : "On est dans une situation alarmante pour la démocratie", dénonce le président de la Ligue des Droits de l’Homme

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Radio France
L’avocat dénonce des interventions des forces de l’ordre "disproportionnées". Selon lui, "il faut revenir à une véritable déontologie des forces de l’ordre".

"On est dans une situation particulièrement alarmante pour la démocratie", s’est ému mercredi 22 mars sur franceinfo Me Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l'Homme alors que le mouvement social contre la réforme des retraites se durcit depuis quelques jours après le recours au 49.3. Plusieurs manifestants ont dénoncé les violences policières et les interpellations arbitraires lors des rassemblements. 

Ce mouvement social, qui est clairement en train de déborder, vous inquiète-t-il ?

C'était pleinement prévisible face à la surdité et à l'aveuglement du pouvoir et d'autre part, c'est effectivement extrêmement inquiétant parce qu'on a le sentiment que c'est incontrôlé et incontrôlable. On ne sait pas vers où l'on va. On est dans une situation particulièrement alarmante pour la démocratie et en présence de violences policières qui ne peuvent que faire dégénérer la situation.

Le ministre de l’Intérieur demande aux policiers de ne pas répondre aux provocations de l'extrême gauche. Tant que les manifestations ne sont pas déclarées, le préfet de police ne laissera pas faire le désordre, assure-t-il. Est-ce la bonne façon de fonctionner ?

Ça donne un peu l'impression du pyromane qui a ensuite un peu du mal à éteindre l'incendie. Il ne faut quand même pas oublier que la cause de ces manifestations, c'est encore une fois l'entêtement du pouvoir. Les manifestations non autorisées, ce ne sont pas des manifestations interdites. Il faut faire la différence. Ce sont des rassemblements spontanés, qui d'ailleurs se tiennent en général à peu près paisiblement, jusqu'au moment où interviennent des forces de l'ordre. Ces interventions des forces de l'ordre sont actuellement à nouveau, comme cela a été le cas au moment de la crise des Gilets jaunes, disproportionnées. On voit d'abord, et ça vient d'être dénoncé par la Défenseure des droits, des interpellations abusives, préventives, c'est-à-dire de manifestants qu'on va essayer d'empêcher d'accéder au lieu d'un rassemblement. C'est une atteinte à la liberté de manifestation. Les autres éléments que l'on a pu constater dans les jours écoulés, c'est tout de même à nouveau un comportement excessivement violent de la part des forces de l'ordre. On retourne à ce qu'on appelle la technique de la nasse qui pourtant a été interdite par le Conseil d’État.

300 policiers blessés depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites, dont deux gravement. Les policiers sont aussi victimes de violences. Vous en convenez ?

J'entends l’argument. Je ne suis pas là du tout pour ‘taper sur la police’. Ce n'est pas du tout la position de la Ligue. Je ne conteste pas ni la difficulté du métier ni le fait qu'il n'est pas normal évidemment que des policiers puissent être blessés. Le problème, c'est la réponse qui est apportée au niveau du pouvoir, dans la technique du maintien de l'ordre. C'est une technique à nouveau de provocation et de violence qui elle-même va générer inévitablement une réaction qui va se reporter sur les policiers eux-mêmes. Donc il faut revenir à une véritable déontologie des forces de l’ordre. Les policiers ont un numéro d'identification parce qu'il y a des abus, il y a des bavures, c’est incontestable. Le numéro Rio, [ce numéro d’identification individuel] on ne le voit pas pour beaucoup de policiers. Or, c'est élémentaire en terme aussi de déontologie. C'est cela que nous reprochons. Aujourd'hui, il y a aussi le recours au matraquage qui est quand même assez systématique. Les Brigades de répression de l'action violente motorisée (Brav M) sortent un peu du cadre du maintien de l'ordre normal. Ce sont des brigades de répression de la violence qui agissent elles-mêmes d'une façon qui est immédiatement ressentie comme violente. Donc, ça provoque forcément une étincelle.

Emmanuel Macron estime devant les députés de la majorité que la foule n'a pas de "légitimité" face au peuple qui s'exprime à travers ses élus. C’est un discours apaisant, selon vous ?

Certainement pas. Il faut distinguer la légalité et la légitimité. Il y a des périodes de notre histoire où on a eu des lois qui ont été adoptées en pleine conformité avec les dispositions légales et constitutionnelles et pour autant, elle était illégitime. Ce qu’oublie M. Macron, c’est qu'aujourd'hui, il y a une légitimité dans la réaction de la rue car, manifestement, il y a un mouvement populaire de grande ampleur qui est majoritairement et très largement hostile à cette réforme des retraites et à la façon dont ça s'est passé au Parlement. Venir nous dire aujourd'hui qu'il n'y a pas de légitimité à cette action, c'est extrêmement provocateur et en plus, c'est historiquement erroné. C'est à nouveau mettre de l'huile sur le feu.

 

 

mercredi 22 mars 2023

Attac "49.3, on continue jusqu'au retrait !"

Manifestation à Metz : jeudi 23 mars à 14h Place de la Gare.

 

Après le 49-3, on continue jusqu’au retrait !


 
 

Mobilisation semaine du 20 mars 2023


 
 

Après un 49-3 et une motion de censure rejetée à 9 voix près, le gouvernement n’a jamais été autant désavoué. Nous restons déterminé·es : amplifions la mobilisation jusqu’au retrait ! Cette semaine, l’intersyndicale a appelé à une journée de mobilisation jeudi 23 mars. Des actions de blocages, des piquets de grève, des AG seront organisés partout en France.

Nous y serons et les soutenons. Mobilisons-nous massivement pour répondre au coup de force du gouvernement !

 
 

Toute la semaine : soyons partout !

Après le passage en force du gouvernement par 49-3 et une motion de censure rejetée à 9 voix, la colère gronde contre le gouvernement et sa réforme des retraites illégitime. La population est plus que jamais mobilisée : multiplions les actions et amplifions le mouvement jusqu’au retrait !

Voici quelques idées d’initiatives à soutenir dans les prochains jours :

- Faire grève : il est important de se mettre en grève pour élargir et intensifier le mouvement. C’est le premier moyen de faire pression sur le gouvernement.

- Soutien aux piquets de grève : certains secteurs sont en grève reconductible (rail, collecte des déchets, etc.). Il est essentiel d’aller soutenir les grévistes sur les piquets !

- Participer aux actions de blocage : des actions de blocage s’organisent un peu partout sur le territoire, rejoignons-les !

- Occupations de places en organisant des discussions sur les suites à donner au mouvement, des moments festifs et revendicatifs.

- Investissement de lieux symboliques : rassemblement ou investissement de lieux politiques ou économiques : mairie, préfecture, etc.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive : n’hésitez pas à faire preuve d’inventivité pour faire pression sur le gouvernement.

Jeudi 23 mars : Soyons des millions dans les rues !

Jeudi 23 mars, l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation avec des manifestations partout sur le territoire. C’est le moment de convaincre des proches pas encore mobilisé·es de rejoindre les manifestations ! Soyons des millions dans la rue pour les faire reculer.

Ce jeudi on manifeste… et on continuera jusqu’au retrait !

Répression policière

Depuis le recours au 49.3 par le gouvernement, nous avons constaté que le niveau de répression augmente dangereusement, dans plusieurs villes et sur les piquets de grève.

Retrouvez plusieurs expressions à ce sujet :

- Déclaration du Syndicat de la magistrature : « L’autorité judiciaire n’est pas au service de la répression du mouvement social ».

- Communiqué du Syndicat des Avocats de France : « Charges policières, nasses, interpellations massives : la violence se joint au déni démocratique ».

- Communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme : « La LDH sonne l’alarme ! »

Cette répression ne doit pas nous dissuader de poursuivre la mobilisation : elle montre la fébrilité du gouvernement face à la colère sociale. Organisons-nous et défendons nos droits à manifester !

La Ligue des Droits de l’Homme a fait des petits fascicules sur nos droits en manifestation, lors de contrôles et fouilles ou encore en garde à vue.

Soyons des millions et multiplions les actions pour obtenir le retrait d’une réforme illégitime, injuste et impopulaire.

Face au déni de démocratie, nous restons mobilisés jusqu’à la victoire !


Vous pouvez nous aider à mener nos actions. Nos ressources reposent uniquement sur les adhésions et les dons. Tous les soutiens sont les bienvenus !

 
 

Attac France — 2023
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75011 PARIS
France

 

Dérives brutales : Gouvernement et Police exemplaires en France ?

 

 

Pour signer et appuyer la demande de la section  :

https://chng.it/9FRMW5DGch

 

Merci Jean-Pierre.