CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



vendredi 30 octobre 2020

L'économie quoiqu'il en coûte en vies humaines ?

 Merci Jean-Pierre :

Communiqués de Solidaires et de la CGT : Face au covid et à ce pouvoir / Pour le président de la République, c’est l’économie d’abord quoi qu’il en coûte en vies humaines

Publié le 30 octobre 2020  

 

FACE AU COVID ET À CE POUVOIR

Le covid se répand à nouveau d’une façon exponentielle. La crise sanitaire est grave. La première des priorités doit être la lutte pour limiter la contagion. Il faut faire en sorte que le maximum de vies soient épargnées et faciliter le travail du personnel de santé. La pauvreté explose depuis le début de l’année en France. Nous savons que ce sont les plus précaires, les plus démuni∙es, les « sans » qui vont encore subir le plus la situation.

Des mesures immédiates

Dans cette situation le gouvernement ne prend pas les mesures d’urgences nécessaires et réclamées depuis des mois.

Pour lutter contre le COVID : gratuité des masques, renforcement massif des moyens pour les hôpitaux dont la réquisition des cliniques privées, mises en place de protocoles sérieux avec les moyens humains et matériels dans les établissements scolaires, multiplication des moyens de transport publics permettant une réelle distanciation physique…

Pour lutter contre la crise économique et sociale : augmentation des minimas sociaux et du smic, abrogation de la réforme de l’assurance chômage, accès au RSA dès 18 ans, chômage partiel indemnisé à 100%, interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices, conditionnement social et écologique des aides et subventions aux entreprises…

Pour financer tout cela, allons chercher l’argent là où il se trouve, à commencer par les plus riches, en recréant par exemple un Impôt Sur la Fortune (ISF) qui inclut les revenus mobiliers et les dividendes.

Les travailleuses et travailleurs doivent décider

On nous dit qu’il faut que les décisions viennent d’en haut pour qu’elles soient efficaces. Dans la réalité on voit au contraire l’inefficacité de protocoles décidés par en haut, loin du concret et du réel. Les employeurs ont la responsabilité de protéger les salarié∙es. Mais ce sont les personnes qui travaillent, à partir des informations claires sur la situation, qui sont aptes à déterminer les bons protocoles et le fonctionnement à avoir. C’est à la base, avec les syndicats, que les choses doivent se décider, par des instances comme les CSSCT ou CHSCT ou par des mobilisations si nécessaire.

Santé ou économie ?

L’activité économique est une des composantes essentielles à la vie en société. Mais le gouvernement, en lien avec le Medef, cherche avant tout à préserver les grandes entreprises capitalistes. Il y a d’autres choix possibles. Au lieu de garantir les dividendes et d’accorder des aides sans conditions ni contrepartie (garantie sur l’emploi), la priorité doit être dans la période de préserver les personnes, et, pour stopper la contagion, de distinguer ce qui relève des activités essentielles et utiles et de ce qui ne l’est pas.

Le capitalisme et les gouvernements successifs sont responsables

N’oublions pas qu’une partie des mesures qui doivent être prises aujourd’hui est liée aux manques de lits de réanimation, aux manques de moyens et de personnels du service public de santé. La dégradation continue des services publics au nom de la « rentabilité », en particulier dans la santé et le social, a des conséquences bien réelles. Ces politiques du court terme tuent sur le moyen terme.

Et après, comment on s’en sort ?

Au delà de l’urgence de l’automne, il faut commencer à poser les jalons pour la suite. La crise économique et sociale va s’aggraver, tout comme la crise sanitaire qui perdurera même si la pandémie s’arrête demain. Ce ne sont pas leurs vieilles solutions qui nous ont mené dans le mur qui marcheront et qui ont été ré-appliquées dès le déconfinement de mai dernier. Nous avons des mesures alternatives fortes, travaillées dans le cadre unitaire « Plus jamais ça » avec le plan de sortie de crise élaboré au printemps, totalement d’actualité. Il va falloir construire un rapport de force en notre faveur, pour imposer par exemple les 32 heures hebdomadaires sans perte de salaire ni flexibilité, embaucher massivement dans les services publics, vraies solutions à la lutte contre le chômage. Il faudra imposer une transition sociale et écologique urgente, pour avoir une production et une consommation basées sur l’utilité sociale et non sur le gâchis.

Nous allons faire face à une situation très difficile. C’est par l’organisation de la solidarité que nous nous en sortirons. Mais que le pouvoir soit prévenu : nous ne confinerons pas nos colères ni nos libertés !

Source : https://solidaires.org/Face-au-Covid-et-a-ce-pouvoir



POUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,
C’EST L’ÉCONOMIE D’ABORD QUOI QU’IL EN COÛTE EN VIES HUMAINES

Au vu de la situation sanitaire alarmante, le président de la République vient d’annoncer un nouveau confinement à partir du vendredi 30 octobre.

La CGT fait de la santé des citoyens sa priorité mais comprend et partage leur lassitude et leur ras-le-bol de se retrouver, une nouvelle fois, privés de libertés et de vie sociale.

Ceci d’autant plus que cette situation est la conséquence de l’incurie et de la malhonnêteté du Président et de son gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire, s’agissant notamment des moyens alloués au secteur de la santé et du médico-social.

Il est scandaleux d’affirmer que la situation sanitaire est plus grave qu’au printemps et, en même temps, prévoir une protection plus faible, en décidant de maintenir une activité économique plus importante, quoi qu’il en coûte en vies humaines.

Le coronavirus circule activement mais le Président décide que les enfants comme les salarié.es viennent augmenter le nombre de citoyens en deuxième ligne exposés à un risque plus élevé d’être contaminé.

Si la situation devait encore se dégrader, le Président en portera toute la responsabilité et il devra rendre des comptes.

La CGT restera vigilante.

Malgré les difficultés de déployer une activité syndicale normale dans cette période inédite et imprévisible, la CGT va continuer d’être présente auprès des salarié.es, des privé.es d’emplois, des retraité.es et de la jeunesse, pour défendre leur santé ainsi que leurs droits sociaux.

Montreuil, le 29 octobre 2020

Source : http://cd91.reference-syndicale.fr/2020/10/pour-le-president-de-la-republique-cest-leconomie-dabord-quoi-quil-en-coute-en-vies-humaines/



Notre peine est immense et les charognards sont là.


      Cette photo et l'article sont parus sur le site "Entre les lignes, entre les mots"

 

Merci Marie-Claude 

 

Notre peine est immense et les charognards sont là.

 

(...) En réalité, d’une manière plus virulente encore qu’après les attentats de janvier et novembre 2015, la récupération au plus haut sommet de l’État et par tout un éventail de forces – allant du Printemps républicain au Rassemblement national et à Génération identitaire, en passant par des dizaines d’éditorialistes – empêche absolument ce recueillement nécessaire. C’est en grande partie pour cela que nous écrivons ce texte : parce que le flot de haine se déchaîne, qui prend pour cibles les musulmanes et musulmans (mais aussi celles et ceux qui sont perçu·e·s comme leurs allié·e·s, donc dans le langage de l’extrême droite comme des « traîtres à la patrie »), rend difficile sinon impossible aussi bien le deuil qu’une réflexion sérieuse sur les causes de cet assassinat et les moyens d’y faire face.

Des participant-es au rassemblement organisé place de la République ont pu en témoigner. Samia Orosemane raconte ce qui lui est arrivé dans la foule, parce qu’elle portait un foulard : « Une femme s’est approchée de moi en me regardant très méchamment. Elle m’a pointée du doigt en me disant : « Bande d’assassins ! » Je lui ai souri, mais j’ai eu envie de pleurer. » Injures, menaces de mort (dont des menaces de décapitation), attaques lancées sur le mode « collabo ! » ou « Tu sais ce qu’on faisait en 44 aux femmes collabos ? » déferlent. On lit à nouveau le mot « rats » pour désigner les musulman·es. Et le délire s’installe tranquillement sur les chaines de toutes espèces, comme quand le 19 octobre, sur Sud Radio, un invité propose qu’il y ait un parachutiste par classe, armé d’un P35…

Cette haine, qui va jusqu’à l’appel au meurtre, prend aussi le tour très concret d’une instrumentalisation politique sordide. Au matin du 19 octobre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé qu’il proposerait de dissoudre le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). C’est une menace grave, même s’il est peu probable qu’elle soit suivie d’effet tant elle est de toute évidence dépourvue de tout fondement juridique. Si une telle dissolution était malgré tout prononcée, cela ne manquerait pas de constituer un préalable et d’annoncer une offensive contre l’ensemble du mouvement social.

En s’en prenant aussi à BarakaCity, une ONG humanitaire de lutte contre la pauvreté, Darmanin a affirmé qu’il s’agirait d’« associations ennemies de la République » et prétend que le CCIF serait impliqué directement dans l’assassinat de Samuel Paty. Le CCIF, composé d’avocat-es et de défenseurs des droits, agit en menant un travail juridique contre les discriminations et en recensant, chaque année, les actes islamophobes. Ces organisations sont devenues la cible d’une campagne de haine et de menaces de mort. C’est d’autant plus indécent que le tout se fait au nom de la lutte pour défendre la « liberté d’expression ».

De même s’en prend-on à l’Observatoire de la laïcité, en particulier à Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, coupables selon certains – du Printemps républicain au journal Le Point en passant par des membres du gouvernement – de défendre une vision « laxiste » de la laïcité. Ce qui leur est reproché en réalité, c’est de ne pas avoir accepté ces dernières années les instrumentalisations et le dévoiement d’un principe visant – si l’on suit les deux premiers articles de la loi de 1905 – à assurer la liberté religieuse et à garantir la neutralité de l’État, donc l’égalité de traitement des citoyen·ne·s (peu importe qu’ils/elles croient ou non, ou ce en quoi ils/elles croient).

La récupération politique est abjecte, avec le défilé sur les plateaux télé de responsables politiques, de Manuel Valls à Marine Le Pen. Valls, le même qui posait avec le prince d’Arabie saoudite pour lui vendre des Mirage 2000, des canons Caesar, des hélicoptères de combat et des chars Leclerc. On sait que la France est le principal fournisseur d’armes à une Arabie Saoudite qui plonge le Yémen dans la destruction et la famine. Les attaques aériennes contre les infrastructures vitales, hôpitaux, écoles, marchés, font des victimes par milliers. Mais c’est loin.

L’extrême droite est à l’offensive depuis quelques jours, bien aidée en cela par des médias qui, comme CNews, lui ouvrent grand leurs portes chaque jour. Pourtant, c’est bien un ancien membre du service d’ordre du FN, Claude Herman, qui a fourni les armes à Amedy Coulibaly pour l’attaque meurtrière menée contre l’Hyper Casher. C’est bien un ancien candidat du Front national qui a tenté de mettre le feu à une mosquée à Bayonne et a blessé gravement deux musulmans. Et l’on pourrait également évoquer le fait que le chef de la sécurité de Lafarge – qui aurait négocié avec Daech, en toute impunité – a également été un candidat du FN.

 De cela il n’est nullement question dans les débats actuels et, pendant ce temps, ce sont des organisations antiracistes comme le CCIF qui sont menacées de dissolution. La récupération est tellement écœurante qu’on ne peut s’empêcher d’y penser : l’assassinat atroce de Samuel Paty par un fanatique est devenu pour certaines et certains une opportunité. Et, même, une aubaine. Ça porte un nom : charognards. (...)

 

Pour lire cette analyse entièrement, parue sur le site "entre les lignes", cliquez : ICI. 

 

Le Tout pour le Tout. Brigitte Fontaine.

 


 

Chères et Chers ami e s lectrices et lecteurs de ce blogue... j'avais le choix : exprimer ma colère multipliée, même avec des arguments vérifiables, presque non-violents, et puis non, pas encore, prenons le temps... Nous sommes le Tout dit-elle. Oui. Nous en avons de plus en plus conscience malgré leurs efforts pour nous le faire oublier, pour nous faire oublier ce qu'ils font, ce qu'ils ont fait sous ce qu'ils matraquent au sens propre et figuré.   René Renato 

 

 

dimanche 25 octobre 2020

Je suis prof : les mots sont importants

Merci Grégory 

" Merci 

C’est effectivement brillant de nuance et de recul. 
Ce texte donne des mots pour décrire le malaise qui fait suite à l’horreur, que les médias et les politiques ne font qu’accentuer ". 
                                                                                         Céline

 

https://lmsi.net/Je-suis-prof

 

Je suis prof

Seize brèves réflexions contre la terreur et l’obscurantisme, en hommage à Samuel Paty

par Pierre Tevanian
22 octobre 2020

Les lignes qui suivent ont été inspirées par la nouvelle atroce de la mise à mort de mon collègue, Samuel Paty, et par la difficile semaine qui s’en est suivie. En hommage à un enseignant qui croyait en l’éducation, en la raison humaine et en la liberté d’expression, elles proposent une quinzaine de réflexions appelant, malgré l’émotion, à penser le présent, et en débattre, avec raison. Ces réflexions ne prétendent évidemment pas incarner la pensée de Samuel Paty, mais elles sont écrites pour lui, au sens où l’effort de pensée, de discernement, de nuances, de raison, a été fait en pensant à lui, et pour lui rendre hommage. Continuer de penser librement, d’exprimer, d’échanger les arguments, me parait le meilleur des hommages.

 

Photo du site : les mots sont importants.

 

1. Il y a d’abord eu, en apprenant la nouvelle, l’horreur, la tristesse, la peur, devant le crime commis, et des pensées pour les proches de Samuel Paty, ses collègues, ses élèves, toutes les communautés scolaires de France et, au-delà, toute la communauté des humains bouleversés par ce crime. Puis s’y est mêlée une rage causée par tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, et avant même d’en savoir plus sur les tenants et aboutissants qui avaient mené au pire, se sont empressés de dégainer des kits théoriques tendant à minimiser l’atrocité du crime ou à dissoudre toute la responsabilité de l’assassin (ou possiblement des assassins) dans des entités excessivement extensibles (que ce soit « l’islamisation » ou « l’islamophobie ») – sans compter ceux qui instrumentalisent l’horreur pour des agendas qu’on connait trop bien : rétablissement de la peine de mort, chasse aux immigré.e.s, chasse aux musulman.e.s.

2. Il y a ensuite eu une peur, ou des peurs, en voyant repartir tellement vite, et à la puissance dix, une forme de réaction gouvernementale qui a de longue date fait les preuves de son inefficacité (contre la violence terroriste) et de sa nocivité (pour l’état du vivre-ensemble et des droits humains) : au lieu d’augmenter comme il faut les moyens policiers pour enquêter plus et mieux qu’on ne le fait déjà, pour surveiller, remonter des filières bien ciblées et les démanteler, mais aussi assurer en temps réel la protection des personnes qui la demandent, au moment où elles la demandent, on fait du spectacle avec des boucs émissaires.

Une sourde appréhension s’est donc mêlée à la peine, face au déferlement d’injures, de menaces et d’attaques islamophobes, anti-immigrés et anti-tchétchènes qui a tout de suite commencé, mais aussi face à l’éventualité d’autres attentats qui pourraient advenir dans le futur, sur la prévention desquels, c’est le moins que je puisse dire, toutes les énergies gouvernementales ne me semblent pas concentrées.

3. Puis, au fil des lectures, une gêne s’est installée, concernant ce que, sur les réseaux sociaux, je pouvais lire, « dans mon camp » cette fois-ci – c’est-à-dire principalement chez des gens dont je partage plus ou moins une certaine conception du combat antiraciste. Ce qui tout d’abord m’a gêné fut le fait d’énoncer tout de suite des analyses explicatives alors qu’au fond on ne savait à peu près rien sur le détail des faits : quel comportement avait eu précisément Samuel Paty, en montrant quels dessins, quelles interactions avaient eu lieu après-coup avec les élèves, avec les parents, qui avait protesté et en quels termes, sous quelles forme, qui avait envenimé le contentieux et comment s’était produit l’embrasement des réseaux sociaux, et enfin quel était le profil de l’assassin, quel était son vécu russe, tchétchène, français – son vécu dans toutes ses dimensions (familiale, socio-économique, scolaire, médicale), sa sociabilité et ses accointances (ou absences d’accointances) religieuses, politiques, délinquantes, terroristes ?

J’étais gêné par exemple par le fait que soit souvent validée a priori, dès les premières heures qui suivirent le crime, l’hypothèse que Samuel Paty avait « déconné », alors qu’on n’était même pas certain par exemple que c’était le dessin dégoutant du prophète cul nu (j’y reviendrai) qui avait été montré en classe (puisqu’on lisait aussi que le professeur avait déposé plainte « pour diffamation » suite aux accusations proférées contre lui), et qu’on ne savait rien des conditions et de la manière dont il avait agencé son cours.

4. Par ailleurs, dans l’hypothèse (qui a fini par se confirmer) que c’était bien ce dessin, effectivement problématique (j’y reviendrai), qui avait servi de déclencheur ou de prétexte pour la campagne contre Samuel Paty, autre chose me gênait. D’abord cet oubli : montrer un dessin, aussi problématique soit-il, obscène, grossier, de mauvais goût, ou même raciste, peut très bien s’intégrer dans une démarche pédagogique, particulièrement en cours d’histoire – après tout, nous montrons bien des caricatures anti-juives ignobles quand nous étudions la montée de l’antisémitisme, me confiait un collègue historien, et cela ne constitue évidemment pas en soi une pure et simple perpétuation de l’offense raciste. Les deux cas sont différents par bien des aspects, mais dans tous les cas tout se joue dans la manière dont les documents sont présentés et ensuite collectivement commentés, analysés, critiqués. Or, sur ladite manière, en l’occurrence, nous sommes restés longtemps sans savoir ce qui exactement s’était passé, et ce que nous avons fini par appendre est que Samuel Paty n’avait pas eu d’intention maligne : il s’agissait vraiment de discuter de la liberté d’expression, autour d’un cas particulièrement litigieux. (...)

 

Pour lire la suite de cet article sur le site "Les mots sont importants" cliquez : ICI.

 

 

 

Une VICTOIRE : Interdiction des armes nucléaires

 

ICAN France - NEWSLETTER


VICTOIRE LE TRAITÉ SUR L'INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES VA ENTRER EN VIGUEUR 


C'est avec un immense bonheur que nous vous informons que le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN), vient d'atteindre sa 50e ratification, ce 24 octobre (à 22H en France). Maintenant, vous pouvez le dire : les armes nucléaires sont interdites !

 

Depuis 2007, avec la campagne ICAN, nous avons agi pour obtenir à l'Assemblée générale des Nations unies cette nouvelle norme. Avec un nombre clé d'État nous venons de changer la vision sur les armes nucléaires. Interdites, le TIAN va créer une pression diplomatique, juridique, financière et éthique sur les possesseurs d'armes nucléaires!

 

Nos détracteurs affirmaient que nous n'y arriverions pas, que le TIAN ne rentrerait pas en vigueur. Nous venons de démontrer le contraire. Nous allons en France continuer notre travail de plaidoyer et de pression. Pour nous aider à poursuivre ces actions, et atteindre nos objectifs nous avons besoin de vous :

DEVENEZ  MARRAINE / PARRAIN DE ICAN FRANCE


Pour avoir plus d'informations sur le travail de cette association et lire la suite de cet article sur le site d' ICAN, cliquez : ICI.


jeudi 22 octobre 2020

D'abord le silence, un hurlement muet... Bertrand Rouzies

Marie-Claude : Voilà un texte qui permet de réfléchir, c'est rare !!!! 

 

Photo Oinoleboso


L’indécente compétition de l’indignation 

 

La violence extrême, d’où qu’elle vienne, me terrorise, me glace, me sèche la langue, me noue l’estomac. Alors, à l’annonce du meurtre de Samuel Paty, ç’a d’abord été le silence, plus exactement un hurlement muet, comme dans un cauchemar. Puis, par habitude de métier, je me suis aventuré dans le fil des commentaires des articles sur le sujet. Rechute dans le cauchemar.

mercredi 21 octobre 2020

Une évidence ? La solidarité n'est pas un crime. Une lutte.

Merci Jean-Pierre

Photo Christine

 

Pour info réconfortante contre la cour d’appel aixoise qui n’a toujours pas compris ce que veut dire FRATERNITE dans notre république !


Amitiés à toutes et à tous

Henri Rossi


Réjouissons nous dans cette période grise pour Loïc et les autres solidaires


« Délit de solidarité » : Cassation de la condamnation d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne

ALERTE PRESSE - 20 octobre 2020


Le 14 octobre 2020, la Cour de cassation a sanctionné une nouvelle fois la cour d’appel d’Aix-en-Provence dans le cadre d’un nouveau procès pour « délit de solidarité ».

Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, Loïc Le Dall a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d'amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ».

Trop pressée de sanctionner une nouvelle fois un militant solidaire des personnes exilées à la frontière franco-italienne, la cour d’appel avait refusé d’examiner les moyens de procédures soulevés par l’avocat de Loïc Le Dall, lequel avait alors formé un pourvoi en cassation. Début septembre 2020, la Cour de cassation s’est penchée sur l’affaire. Elle a cassé la décision de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une nouvelle composition, pour un nouvel examen de l’affaire.

« Je suis très heureux que la Cour de cassation ait rendu une décision en ce sens. Cependant, le fond du débat n’a pas été tranché et une prochaine audience pourra sans doute permettre de me relaxer définitivement, mon objectif ayant toujours été la défense des droits des personnes à la frontière franco-italienne », déclare Loïc Le Dall à l’annonce de la décision de la Cour de cassation.

« La Cour de cassation sanctionne la cour d’appel pour ne pas s’être prononcée sur les moyens de nullité de procédure pourtant régulièrement soulevés in limine litis (avant toute défense au fond). Ce faisant, la Cour souligne l’office du juge, même lorsqu’il doit se prononcer sur des infractions à dimension fortement politique. Cette décision est néanmoins frustrante car le fond sur ce qui est appelé le « délit de solidarité » ou la liberté d’aider autrui n’a pas été évoqué malgré un avis favorable de l’avocat général. L’audience de renvoi revêtira donc un enjeu particulièrement important dans les prochains mois pour tous les militants solidaires. Je garde l’espoir que, dans sa nouvelle composition, la cour d’appel changera sa position en tirant les conséquences des évolutions jurisprudentielles intervenues depuis la décision du Conseil constitutionnel consacrant le principe de fraternité », déclare Zia Oloumi, avocat de Loïc Le Dall.

Pour l’Anafé et Emmaüs France, engagées dans le soutien des défenseurs des droits humains poursuivis pour « délit de solidarité », le débat à venir devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence dans le cadre du procès de Loïc Le Dall permettra sans doute de mettre un terme aux poursuites pour aide à l’entrée sur le territoire des militants solidaires.

A l’heure où la Commission européenne envisage, dans le pacte européen sur les migrations, de mettre un terme aux poursuites des militants lors des sauvetages en mer, nos associations demandent à ce que la loi française soit modifiée pour que les personnes solidaires en France ne soient plus inquiétées, poursuivies et condamnées pour leurs actions de fraternité à l’égard des personnes en migration.

La défense des droits des personnes étrangères aux frontières et de la solidarité, que ce soit en mer, en montagne ou dans les plaines, ne doit plus être réprimée.



Complément d’information, cliquez sur :


mardi 20 octobre 2020

La Commune de Paris. Regards d'aujourd'hui

Merci énormément Marie-Claude...

 

Je n'ai regardé, pour l'instant, que la première partie de cette rencontre autour de l'histoire de la Commune qui va fêter ses 150 ans en 2021.

La première partie est assurée par Roger Martelli. Très clair, très questionnant et donnant des pistes plus qu'intéressantes pour le présent.

Quelques notes prise au vol, elles ne remplacent pas l'écoute entière de ce qui, je pense, deviendra un document incontournable de cette période de notre histoire ici en France mais aussi bien au-delà : dans le monde entier la Commune de Paris est une référence forte. 

L'histoire de la Commune occultée pendant longtemps. Mais la mémoire communarde a été légitimée par un vote de réhabilitation de l'Assemblée Nationale à la fin de l'année 2016.

Il faudra maîtriser la guerre des mémoires. Dans le mouvement ouvrier pendant longtemps l'analyse de Marx a prévalu sur celle de Proudhon et de Bakounie.

Faut-il renverser la vapeur ? La Commune n'est pas un objet monochrome mais un kaléidoscope.Faut-il choisir entre les visions fédéraliste et centraliste ? Elles ne sont pas forcément antagonistes.

Forte résonance avec les luttes contemporaines.

La Commune est une tentative spectaculaire de rupture avec la malédiction des soulèvements populaires avortés, récupérés et détournés. "Cette fois, on ne se laissera pas faire, pense l'essentiel des Communards. On ne se laissera pas dessaisir".

La Commune ouvre la voie à une gestion populaire de la société toute entière.

La Commune : une aube ou un crépuscule... ? Une impulsion exemplaire, une promesse, un moment imprévu.

Elle fut tout à la fois un rêve et une action.

La deuxième partie assurée par Mathilde Larrère et la coordination par Laurence De Cock.

À voir et écouter en cliquant sur cette adresse : 

 https://lemaltaisrouge.com/2020/10/17/la-commune-de-paris-regards-daujourdhui/

 


                            Photo Oinoleboso. Extraite du livre "Laisser Traces. L'Air du Temps"

 

lundi 19 octobre 2020

J'aimais bien le maître d'école... Gilbert Lafaille

Un grand merci encore une fois Jean-Pierre...

Tous les oiseaux ont disparu ?

 


 
J'aimais bien le maître d'école
Il nous lisait des poésies
Mais aujourd'hui la ville est folle
Même les enfants ont des fusils

Où est la chanson de Prévert ?
Tous les oiseaux ont disparu
Y a pas de bois pour cet hiver
Et plus un arbre dans les rues

Il est loin le temps des cerises
Et du chemin des amoureux
Les filles se donnent pour des devises
Et les garçons se battent entre eux

J'aimais bien le maître d'école
Il nous faisait chanter debout
Et on se terre dans les sous-sol
Tout le pays est à genoux

Il est parti sans sa valise
On n'a pas pu lui dire adieu
Ils vont prier dans les églises
Et font la guerre au nom de Dieu

J'aimais bien le maître d'école
Son bon sourire et ses yeux doux
Il était libre de paroles
Et nous donnait confiance en nous

Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Il est tombé devant mes yeux
J'ai vu le sang sur sa chemise
J'ai quatorze ans et je suis vieux.

Gilbert Lafaille

 

Manifestation des mutilées par la police :hier 18 octobre à Amiens.

 Merci Jean-Pierre. Sans cela, ils finiraient par nous faire oublier ce qu'ils ont fait...



Le 19/10/2020, à 04:53, Serge D'Ignazio a écrit :

https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums/72157716526916997


Serge D'Ignazio
Ouvrier/Photographe
Mes reportages photos (à partager sans modération)

En librairie ou sur commande
le livre de photographies « On est là! »
édition : adespote
 
 Nouvelle Pétition concernant le droit des journalistes, des observatrices et observateurs lors des manifestations. Pour la lire, cliquez : ICI

 
 

jeudi 15 octobre 2020

Un pays qui se tient sage

 Merci Dominique et Marie-Claude 

 




Pour compléter cette vidéo, un interview du réalisateur David Dufresne sur France Culture en cliquant sur : https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/qui-detient-le-monopole-de-la-violence

 Extrait :

Comment comprendre la définition de Max Weber sur le monopole de la violence ? 

La phrase de Max Weber (l’État est une communauté humaine qui revendique le monopole de l’usage légitime de la force physique sur un territoire donné) est fulgurante, elle date de 1919. L’État revendique l’usage de la force. Mais ce qui est communément admis, c’est que l’État détient le monopole. Max Weber nous invite à réfléchir sur les notions de monopole, de violence légitime et d’État. David Dufresne 

" Il y a eu 122 journalistes blessés ou entravés dans l’exercice de leur fonction lors des manifestations des Gilets Jaunes par les forces de l’ordre. Ces policiers qui ont exigé que des journalistes effacent des cartes mémoires, qui donnent des coups de matraque sur des objectifs, c’est extrêmement grave. Parce que ça nous renvoie à Max Weber sur le monopole de la violence légitime. À partir du moment où l'Etat le revendique, il se doit d’être exemplaire. S'il ne l’est pas, on doit discuter." David Dufresne

 

lundi 12 octobre 2020

Marie-Claude : Léonora Miano.

 

 Samedi 10 octobre 2020, les Oinos se sont retrouvé e s à l'Escale à Yutz.

En écoutant Frédéric répondre à cette question de Marie-Claude ("Parmi tes différents engagements, centres d'intérêts, où se situent les Oinoleboso ?") et de René ("Comment définir ce qui est spécifique aux Oinos ?"), je me suis dit que par rapport à d'autres groupes de créations, de poésies, de chants, d'écritures, de paroles, de lutte, ce qui caractérise les Oinoleboso c'est une manière apaisée de vivre l'engagement...


Et voici que Marie-Claude nous a envoyé, pour cette rencontre, ce lien avec une intervention de Léonara Miano sur France Inter. Cela dure 25 minutes et croyez-moi ce n'est pas du temps perdu que de l'écouter dans le fond et la manière... 

Voici le lien avec l'émission "Le grand entretien" sur France Inter:

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-25-septembre-2020

 (Une parole habitée comme dirait Marie-Claude, vraiment...)

 Ces deux questions ci-dessus (en gras) sont pour vous aussi... Nous voulons vous les poser parce que notre groupe Oinoleboso, comme la planète d'ailleurs, arrive à un tournant important de son histoire.

Merci d'y répondre à votre façon... Même par d'autres questionnements... Même si vous  n'avez vécu qu'une seule et unique chose avec les Oinos... Vous pouvez nous écrire à cette adresse oiselles@laposte.net ou directement à l'un ou l'autre membre des Oinoleboso ou venir en discuter un mardi matin entre 9h30 et 11h30 à l'Escale entre 9h30 et 11h30.

Les réponses, avec votre accord explicite seront publiées sur ce blogue et affichées le jour de notre Assemblée Générale en décembre... 

Avec leurs accords nous publierons bientôt sur le blogue les réponses déjà reçues de Frédéric et de Dominique.  


                                             Photo publiée sur le site des éditions Grasset : ICI.             

 

Extraits de l'émission "Le grand entretien"  Léonara Miano :

" C'est faux de dire que la République ne déboulonne pas : il n'y a plus de statues de Pétain " 

" Je rêve en trois langues au moins. Pacifier, à l'intérieur de soi, la complexité, même si, à l'extérieur, cela reste conflictuel "

" La racialisation des corps et des imaginaires n'est pas quelque chose d'amical : ce n'est pas pour célébrer ces populations qu'on les a appelées noires. Je ne crois pas qu'on puisse faire d'une injure un marqueur identitaire sain. "

" Dans les décennies à venir, il y aura des déplacements de population, il faut se préparer à accueillir et à fraterniser. On ne fraternise pas en soumettant les autres. "

Léonara Miano explique qu'elle regarde attentivement la société française, et dit-elle : " je n'ai pas l'impression qu'on veuille débattre, j'ai l'impression qu'on veut faire mordre la poussière à celui d'en face, sans se rendre compte que pour lui faire mordre la poussière il faudra soi-même tomber "

Raphaëla, une auditrice : " Je suis fière de parler avec vous. Votre parole est concise... " 


Sentier des Passeurs : Dominique, Daniel et Gérald

  

Si vous voulez non seulement les voir (de plus près) mais aussi les entendre, cliquez : ICI.




samedi 10 octobre 2020

Les Mineurs chantés par Gilles Servat...

Traduction du texte de la chanson en français :

Dans les puits Maria Luisa Trailalal lala trailala Dans les puits Maria Luisa Trailala lala trailala Sont morts quatre mineurs Voix Maruxina, vois Vois comme je viens Ma chemise est rouge Du sang d'un camarade J'ai le crâne brisé Rompu par la roche J'emmerde les contremaîtres Les actionnaires et les jaunes Dans le puits Maria Luisa Sont morts quatre mineurs Sainte Barbe Bénie Patronne des mineurs Vois, vois, Maruxina, vois Vois comme je viens...


EN EL POZO MARIA LUISA


Paroles : anonyme (1934). A la mine de Langreo (Asturies), exploitée depuis le XVIIIe siècle, un accident dans le puits (el pozo) Maria Luisa tue quatre mineurs. Le survivant prend à témoin Maruxiña, poupée des Asturies à l’effigie de Sainte Barbe, patronne des mineurs. La chanson évoque les grèves et révoltes des mineurs asturiens en 1934 : quinze à trente mille ouvriers armés prennent le contrôle d’une grande partie de la région, y instaurent une commune, et y créent des comités révolutionnaires. L’envoi des troupes et le bombardement des zones minières mettront fin à la révolte, faisant plus de mille morts en deux semaines…

En el pozo Maria Luisa, la la la la la la la la  (x2)
Murieron cuatro mineros, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo
Murieron cuatro mineros, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo

Traigo la camisa roja, la la la la la la la la  (x2)
De sangre de un compañero, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo
De sangre de un compañero, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo

Tengo la cabeza rota, la la la la la la la la  (x2)
Que me la rompio un barreno, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo
Que me la rompio un barreno, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo

Me cago en los capataces, la la la la la la la la  (x2)
Acionistas y esquiroles mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo
Acionistas y esquiroles mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo

Mañana son los entierros, la la la la la la la la  (x2)
De los cuatro pobres mineros, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo
De los cuatro pobres mineros, mira
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo

En el pozo Maria Luisa, la la la la la la la la  (x2)
Murieron cuatro mineros mira,
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo
Murieron cuatro mineros mira,
Mira Maruxiña mira, mira como vengo yo


 



Trouvé sur Wikipédia

En el pozo María Luisa

En el pozo María Luisa (En el pozu María Luisa en asturien, Dans le puits María Luisa en français) est une chanson populaire emblématique des vallées minières asturiennes, connue également sous le titre Santa Bárbara bendita.

Le texte évoque un mineur maculé de sang relatant à sa femme (Maruxina) l'accident survenu en 1949 au puits de mine María Luisa, à Langreo, en Asturies. Un coup de grisou y causa alors la mort 17 de mineurs.

L'autre titre de cette chanson fait référence à Sainte Barbe, patronne des mineurs.

Extrêmement populaire, cette chanson s'entend fréquemment dans les fêtes, hommages ou cérémonies officielles en Asturies. De nombreuses versions en ont été déclinées par des artistes tels que Nuberu[1], Nacho Vegas, le Coro Minero de Turón[2], Sara French Quintette, Gibelurdinek, El Violinista del Amor y los pibes que miraban, etc.

Déclinaisons dans la chanson bretonne

Gilles Servat donna une interprétation de En el pozo María Luisa en 2011, dans son album Ailes et îles[3].

Par ailleurs, la mélodie en fut adaptée par le groupe breton les Gabiers d'Artimon pour une chanson évoquant la grève des sardinières de Douarnenez[4].

Paroles

En asturien
Nel pozu María Luisa
Trailarai larai, trailarai
Nel pozu María Luisa
Trailarai larai, trailarai
Morrieron cuatro mineros
mirái, mirái Maruxina, mirái
mirái como vengo yo
Traigo la camisa roxa
Trailarai larai, trailarai
Traigo la camisa roxa
Trailarai larai, trailarai
De sangre d'un compañeru
Mirái, mirái Maruxina, mirái
mirái como vengo yo
Traigo la cabeza rota
Trailarai larai, trailarai
Traigo la cabeza rota
Trailarai larai, trailarai
Que me la rompió un barrenu
Mirái, mirái Maruxiña, mirái
mirái como vengo yo
Santa Bárbara bendita
Trailarai larai, trailarai
Santa Bárbara bendita
Trailarai larai, trailarai
patrona de los mineros
Mirái, mirái Maruxina, mirái
mirái como vengo yo
Patrona de los mineros
Mirái, mirái Maruxiña, mirái
mirái como vengo yo

Notes et références

  1. (es) Nuberu, « En el pozu María Luisa [archive] », (consulté le )
  2. (es) « Coro Minero de Turón, Santa Barbara [archive] »,  (consulté le )
  3. Gilles Servat, « En el pozo María Luisa [archive] », sur youtube.com,  (consulté le )
  4. Gabier d'Artimon, « La révolte des sardinières [archive] », sur youtube.com,  (consulté le )

Liens externes

  • (es) Faustino Suárez Antuña, « Pozo María Luisa [archive] », sur patrimoniuindustrial.com (consulté le )