Merci à Josiane et Jacquot de Normandie pour la transmission de ce beau dessin de mots. Voilà une bonne idée de reconversion pour toutes les usines de fabrication d’armes :
CE QUE NOUS SOMMES
Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)
Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.
Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.
Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange
CE QUE NOUS VOULONS
- La justice solidaire jusque dans les détails.
- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.
Merci à Josiane et Jacquot de Normandie pour la transmission de ce beau dessin de mots. Voilà une bonne idée de reconversion pour toutes les usines de fabrication d’armes :
Longue histoire que celle des Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires. Nous avons le projet d’écrire une histoire de ce groupe.
Aux débuts de cette histoire, il y a le Groupe Français d’Éducation Nouvelle (GFEN) dont plusieurs d’entre nous ont été membres.
Cette émission donne une petite idée des raisons pour lesquelles nous avons participé à la vie du GFEN de 1985 à 2005 (pour les plus ancien.ne.s des Oinoleboso).
L’émission pose plein de questions… Si vous voulez partager les vôtres sur ce blogue, écrivez-nous : Oinoleboso@gmail.com
L’émission entendue aujourd'hui sur France Inter dure 32 min :
Contre-vents, c’est l’émission de reportage qui vous emmène tout l'été sur les chemins de traverse, à la découverte de neuf lieux hors-normes où s’imagine et s’élabore d’autres façons de faire. Et pour ce premier épisode, c’est à l’école que nous partons, puisque c'est là que tout commence.
Rencontre avec les élèves et les enseignants de deux écoles expérimentales, l’école élémentaire Vitruve (Paris XXème) et le Lycée Expérimental de St Nazaire (le LEX), qui s’appuient sur des pédagogies alternatives issues du courant de l’Education Nouvelle.
C’est une école vraiment pas comme les autres. Crée en 1962 par Robert Gloton, un inspecteur de l’Education Nationale, président du Groupe Français d’Éducation Nouvelle, pour lutter contre le fort taux d’échec scolaire dans ce quartier autrefois très défavorisé du XXème arrondissement de Paris, l’école Vitruve est la seule école primaire expérimentale encore existante dans la capitale.
Une école publique, de secteur, où les 220 élèves apprennent comme ailleurs, mais d’une toute autre manière. Ici tout est fait « pour de vrai » : il n’y a pas de manuels scolaires, pas d’exercices abscons, pas de périscolaire, mais une pédagogie basée sur des projets réels et concrets à travers lesquels les élèves apprennent à lire, écrire et compter. Cela peut-être l’organisation d'un spectacle, l’élaboration d’un jeu, l'écriture d'un livre, etc.
Le temps n’y est pas fractionné, et on apprend tout au long de la journée.
Une pédagogie basée sur la coopération, où l’unité est l’école plutôt que la classe; la responsabilisation, où les enfants ont un vrai pouvoir de décision, à condition de savoir argumenter, et où l’on a à cœur façonner les citoyens de demain.
A Vitruve, les élèves ne montent pas en rang, mais librement : ce sont les contrôleurs de vitesse (l'une des nombreuses responsabilités des enfants) qui vérifient que personne ne court dans les escaliers. On ne mange pas à la cantine par classe, mais ce sont les élèves qui organisent "le flux", un système propre à l'école pour que chacun puisse déjeuner avec ses amis à l'heure où il le souhaite. Pour régler les petits conflits dans la cour, il y a les médiateurs (qui portent un gilet jaune), que les élèves peuvent aller trouver, pour que les enfants apprennent à régler leurs problèmes tout seul, sans les adultes. Il n'y a pas de directeur d'école, mais un coordinateur ou une coordinatrice adulte, qui change chaque année. Et pour les élèves, il y a des coordinateurs et des coordinatrices enfants, qui portent la parole des autres élèves en Conseil d'école.
"Tout ce qui est l'éducation citoyenne passe par le "vivre pour de vrai. On travaille l'autonomie, on travaille le collectif, l'entraide, et on les rend responsables. Ce qui est une contrainte très grande, parce qu'il est beaucoup plus simple pour un enfant de se laisser guider par l'adulte." Cécile, enseignante à Vitruve
À Vitruve, il n'y a pas de règlement intérieur, non plus. C'est au Conseil d’école, qui a lieu tous les jeudis, que s’élaborent les règles qui tiendront lieu de règlement. Et là aussi, tout part des observations et des propositions des enfants.
C’est à l’initiative d’un certain Gabriel Cohn-Bendit, dit Gaby Cohn-Bendit (le grand frère de Dany), qui en 1982 interpelle le Ministre de l’Éducation du nouveau président de la République, élu l’année précédente, François Mitterrand, dans une tribune publiée dans le journal Libération : « Permets-moi, camarade-ministre de poser un problème […], celui de tous ces jeunes qui aujourd’hui ne supportent absolument plus le système scolaire ». Et c’est de début d’une belle aventure pédagogique, dans l’éducation nationale, mais hors de ses sentiers balisés et qui continue toujours aujourd’hui, à Saint-Nazaire dans le sud de la Bretagne, ville rebelle et alternative ou le militantisme ouvrier a toujours défendu des valeurs de solidarité, de liberté et d’égalité.
Merci à Kelian, Armand, Benjamin, Nathalie, Mikael, Alouane, Maud et toustes les autres MEE (membres de l'équipe éducative) et élèves du Lycée Expérimental de Saint-Nazaire
Merci Cécile.
Dans le journal « Libération » :
«Personne ne meurt de faim.» C’est un adage que nous répétions jadis avec une assurance tranquille. Gaza, terre hospitalière aux récoltes généreuses, a toujours été un lieu de partage. Ce n’est pas Gaza qui a failli ; c’est ce proverbe qui nous a menti. Cette guerre nous l’a révélé crûment : désormais, la faim tue.
J’aimerais pouvoir vous dire autre chose. J’aimerais vous parler de vie, de lumière, vous offrir des récits d’espoir et de beauté. Mais, depuis des mois, la faim nous assiège comme les bombes. Peut-être le savez-vous déjà. Ou peut-être ne souhaitez-vous pas le savoir. Après des mois de siège total et de privation planifiée, le pain, la farine et les médicaments sont nos dernières attaches à la vie. Mais ici, la cruauté est à son paroxysme. L’aide a été transformée en arme de guerre. Elle n’est plus un geste de secours, mais une source d’humiliation. Elle est devenue levier de pouvoir. Le pain fait désormais partie de l’arsenal. Sous un ciel sans abri, tandis que les bombes broient des enfants, des familles entières sont contraintes de risquer leur vie pour atteindre les points de distribution. Elles avancent, affamées, vers un repas qui sera peut-être leur dernier.
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