CE QUE NOUS SOMMES
CE QUE NOUS SOMMES
Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires
(Oinoleboso)
Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)
Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.
Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.
Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange
CE QUE NOUS VOULONS
- La justice solidaire jusque dans les détails.
- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.
jeudi 28 février 2019
""Vive la Commune. Hommage à la Classe Ouvrière"
"Fer autour d'un café" Association ARKIVI et Françoise Markun
Vendredi 8 mars 2019 à 20h
"Fer autour d'un café" Association ARKIVI Françoise Markun à Sérémange-Erzange à la Bibliothèque Municipale .
et
Vendredi 15 février 2019 à 19h30 " Fer autour d'un café" au Café Littéraire "Le M-TISS" 16 rue de la Fontaine METZ
Pour connaître toutes les prochaines dates cliquez ICI.
Voir aussi sur ce blogue ce que nous avions écrit lors de la première de "Fer autour d'un café" : ICI
Festival des Rencontres Sociales à Homécourt et à Joeuf (54)
Festival des Rencontres Sociales du 1er au 10 mars 2019 à Homécourt et Joeuf (54) . Organisé par l'association "Marche et Rêve" Pour connaître le programme cliquez ci-dessous :
Programme du Festival des Rencontres Sociales 2019
Créatrices solidaires : à vos mots, à vos paroles, à vos crayons, à vos pinceaux... Créer c'est résister et inversement...
Voilà un livre excellent pour les enfants donc pour l'enfant que nous avons su, tant bien que mal, préserver en nous. Il dit bien ce que nous tentons de faire depuis toutes ces années d'ateliers et de rencontres :
Ce qu’en dit la quatrième de couverture :
Après avoir chiFFonné bien des Feuilles, Joël a Fini par poser son crayon, persuadé de ne pas savoir bien dessiner. Il n'est même pas capable de reproduire correctement un vase de Fleurs ! Heureusement, sa petite soeur voit les choses d'un autre oeil : le dessin qu'a Fait Joël ne représente pas des Fleurs, c'est vrai, mais il est tout simplement « FLEURESQUE »... C'est cela qui compte !
Aller un autre :
lundi 25 février 2019
Gilets Jaunes N°16 "La guerre des pauvres" sur France Inter (L'humeur vagabonde)
![]() |
Site Actes Sud |
Samedi 23 février 2019 :
Une grande banderole en avant du défilé des Gilets Jaunes à Bordeaux : "Nous n'avons pas d'armes, vous n'avez pas d'âmes"
Le pique-nique des Gilets Jaunes à Chambord, là où Macron a fêté ses 40 ans...
"Beaucoup d'intelligence et de vigueur chez les Gilets Jaunes"
Éric Vuillard
lors de l'émission L'Humeur Vagabonde samedi 23 février. Pour l'écouter cliquez (37 min) :ICI
PRÉSENTATION DE L'ÉMISSION : En 1524 et 1525, dans le Saint-Empire Romain Germanique, une grande peur agite les puissants. Terrés dans leurs châteaux, nobles et princes de l’Église se voient reprocher l’opulence dans laquelle ils vivent quand le peuple crève de misère. À l’écoute de prédicateurs prêchant la Réforme et le retour à l’esprit des Évangiles, les pauvres réalisent alors que Dieu, réputé pourtant être de leur côté, semble avoir été accaparé par les riches pour justifier servage, impôts et injustices. À leur tête, un diable d’homme, Thomas Muntzer, qui, ayant lu Luther, et d’autres théologiens réformateurs, décide de mettre leurs propositions en application. Et même un peu plus.
Depuis dix ans, Éric Vuillard nous offre des livres qui nous ouvrent les yeux sur les moments de l’Histoire où l’ordre réputé immuable du monde se déglingue. Déchirant d’une plume alerte et poétique, les voiles pudiques jetés par les vainqueurs sur leurs crimes, leurs mensonges, leurs trahisons, il met en lumière la résurgence, après chaque défaite, du long et terrible combat des humbles pour une société plus juste. Il publie aujourd’hui chez Actes Sud, La Guerre des Pauvres, récit bref et cinglant sur cette révolte des gens de peu, écrasée, comme il se doit, dans le sang et au nom de Dieu. Un petit livre essentiel qui se lit à la lumière de notre actualité sociale.
Notes à l'écoute de l'émission, c'est toujours pour moi une relecture personnelle de ce qui a été dit. (Pour les paroles exactes : écoutez l'émission) :
- C'est moins le passé qui permet d'éclairer le présent (...) c'est toujours du présent que l'on parle (...) c'est le présent qui permet de comprendre le passé.
- On peut écrire l'histoire comme quelque chose qui n'est pas achevé. Elle a un avenir. Le pessimisme en littérature donne une sorte de profondeur... Mais elle est factice.
- L'éducation, la lecture peut transporter des ferments de révoltes dans l'histoire des hommes.
- Écrire l'histoire comme un mouvement pas comme un épisode. La pulsion égalitaire ne disparaît pas, elle revient sans cesse face aux inégalités vertigineuses.
- Thomas Muntzer. La question du leader. Une littérature qui se confond avec l'action. Le désir que les mots retrouvent leur sens.
- La parole des gouvernants est une fiction. Un texte écrit par d'autres, ceux que l'on appelle les communicants, récité comme dans une mauvaise pièce de théâtre. Cette parole sonne faux. Elle tombe à vide face à un mouvement comme celui des Gilets Jaunes.
- C'est un rapport de force défavorable qui pousse un certain milieu à négocier. Sinon la négociation aurait eu lieu depuis longtemps. Dans ce cas la négociation c'est pour gagner du temps et démobiliser l'adversaire. Puis suit la répression.
- L'émancipation : c'est décréter que l'on est soi-même tout à fait légitime à interpréter la façon dont les puissants appliquent les principes dont ils se réclament.
- La démocratie n'est jamais acquise, c'est un processus toujours remis en cause. La représentation n'est qu'une forme de la captation du pouvoir par un petit groupe.
- La répression est à la mesure de la grande peur des puissants. Mais des traces restent. À partir du moment où une vérité a été dite, elle ne peut plus être effacée. L'écho de cette parole continue de se propager.
samedi 23 février 2019
Ceux qui attaquent les personnes et associations solidaires ne méritent pas notre considération.
| Photo Oinoleboso |
Transmis par Amnesty International :
Monsieur le Président de la République,
En France comme en Europe, on constate ces dernières années une « criminalisation » des actions des défenseurs et associations qui œuvrent chaque jour pour promouvoir et défendre les droits des personnes exilées (migrants et réfugiés) : entraves administratives ; poursuites en diffamation ; intimidations ; harcèlement ou poursuites pour « délit de solidarité ». Ces personnes protègent des vies. Elles font vivre le principe de fraternité et agissent dans le respect du droit international. Il est temps que la France le reconnaisse et se conforme à ce droit.
Nous vous demandons, Monsieur le Président de la République :
De mettre un terme définitif au « délit de solidarité », en modifiant le droit français pour le rendre conforme au Protocole de Palerme, qui exclut toute poursuite ou sanction à l’encontre des personnes qui apportent une aide désintéressée, sans contrepartie matérielle ou financière aux personnes exilées ;
De mettre fin à toutes les entraves au travail des défenseurs et associations présents à Calais et ailleurs et d’œuvrer pour que toutes les allégations de violence ou d’abus, y compris de la part des forces de l’ordre, fassent l’objet d’enquêtes et que, le cas échéant, leurs auteurs soient traduits en justice ;
De reconnaître publiquement l’importance du rôle des associations qui travaillent en Méditerranée, à la frontière franco-italienne, ou encore à Calais pour sauver des vies et protéger les droits humains.
Pour lire l'entier de cet appel et signer la lettre-pétition cliquez : ICI.
vendredi 22 février 2019
Gilets Jaunes N°15 "Le Grand Débat National
Article indiqué par Patricia. Paru dans le numéro 3604 de Télérama :
La pratique démocratique sortira-t-elle renforcée du Grand Débat national ?
"Le grand débat national prend parfois des allures de monologue" Luc Blondiaux (politiste à la Sorbonne)
Quelques notes prises à la lecture de l'article :
- Stratégie classique du pouvoir quand il se sent menacé : on parle de "concession procédurale" pour définir cette stratégie dilatoire (qui vise à gagner du temps).
- Démocratie participative : les pouvoirs se mettent en position d'écoute sélective ne retenant que ce qu'ils souhaitent des délibérations. On vide ainsi la pratique participative de son sens démocratique qui est une forme de rééquilibrage des forces, en consacrant la position de l'autorité élue dans son monopole de la décision légitime.
- Un grand monologue national visant à instrumentaliser le débat pour se relégitimer, faire de la "pédagogie" de réformes d'ores et déjà menées et de celles qui suivent. La Commission nationale du débat public, créée en 1995, a été mise à l'écart. C'est une vaste opération de communication.
- Les démarches réellement participatives feront surgir les conflits. Leur intérêt : clarifier les dissensus sur lesquels construire des compromis.
- Municipalisme libertaire de Murray Bookchin : auto-organisation à l'échelle municipale envoyant des représentants à l'échelle supérieure, logique confédérative.
- Propositions :
. Assemblée citoyenne, par le tirage au sort, adossée aux assemblées classiques issues des élections.
. Utilisation des "civic tech" nouveaux outils...
. Plates-formes numériques qui permettent une vraie délibération, pas des outils de collecte d'opinions ou de sondages améliorés.
. Redonner sa place aux parlements et aux partis avec une écoute réelle des plus fragiles.
- La forme brutale et verticale du pouvoir n'invite pas les citoyens à développer leurs capacités de négociation et de fabrication du compromis.
- L'école apprend à se comporter en individu compétiteur égoïste, culpabilise ceux qui échouent. Elle valorise l'écrit et ceux qui réussissent en se conformant à des modèles d'imitation. Ainsi on crée frustration et sentiment d'illégitimité, défiance à l'égard de soi-même et des autres, des savoirs abstraits au détriment des savoirs d'expérience. On ne favorise pas les capacités d'invention, la coopération, le travail par groupe, l'expression orale, la parole publique, politique.
- Tout cela crée l'arrogance des élites sur-sélectionnées, sûres d'elles-mêmes et souffrance en miroir de ceux qui ont échoué dans leur scolarité. L'épistocratie = la conduite des affaires par les experts : je gouverne au nom d'un savoir, d'une compétence, d'une qualité supérieure, au nom d'une excellence.
- Graves conséquences car la démocratie se définit par le conflit et la coopération entre égaux. Or que voyons-nous aujourd'hui ? Ceux d'en haut se pensent meilleurs et ceux d'en bas ont intériorisé qu'on les voyait comme des inférieurs. Cette question revient en permanence sur les ronds-points : "vous ne nous reconnaissez pas", "vous ne nous considérez pas", "on va vous montrer ce dont nous sommes capables"... Le sentiment d'illégitimité est ainsi retourné en rejet des élites et constitue un des noeuds de la crise actuelle. La démocratie n'est pas qu'une affaire d'institutions, c'est une forme de vie collective, une qualité des relations ordinaires entre citoyens qui se reconnaissent comme des égaux. Il faut parier sur elle et donner du pouvoir aux citoyens, même s'ils ne sont pas préparés à son exercice.
Voir "La Démocratie des émotions" sous la direction de Loïc Blondiaux et Christophe Traïni (Éditions Presses de Sciences-Po) en cliquant : ICI
jeudi 21 février 2019
Gilets Jaunes N° 14 Le Réveil des lucioles
Article très intéressant indiqué par Marie-Claude
Éclats de fugue en jaune majeur
(...) On pourrait voir, en effet, les Gilets jaunes comme des lucioles qui
résisteraient à leur néantisation et qui, pour se faire, se verraient
dans l’obligation de s’inventer leurs propres formes de sédition. Et si
on y regarde bien, sans œillères idéologiques, sans jugements préconçus,
sans références construites et autocélébrées, le regard dépouillé,
simplement attentif, à l’œil nu donc, cette atypique révolte des Gilets
jaunes libère des énergies et des potentialités que personne n’aurait pu
prévoir. C’est en ce sens qu’elle fait rupture et mouvement. Au fond,
ce réveil des lucioles peut s’interpréter comme un double retour
d’histoire : d’un côté, une aspiration massive à une vie simplement
décente ; de l’autre, la conviction forte que cette perspective ne peut
s’ouvrir que par la lutte et dans la confrontation.
Le pouvoir sait en principe user la révolte. Pour laminer celle-ci, il
aura tout entrepris : le discrédit, la caricature et la répression –
policière et judiciaire – en poussant chaque fois à l’extrême leurs
logiques de haine. Il l’a fait de manière si grossière, si
disproportionnée, si maladroite qu’il a coalisé contre lui tout ce que
le pays, dans ses profondeurs, charriait de mécontentements rentrés. Il a
joué, contradictoirement, le maintien de l’ordre le plus brutal et une
pantomime « démocratique » de « grand débat » dont le seul effet fut de
maintenir jusqu’à maintenant, et presque mécaniquement dans l’attente de
ses « résultats » concrets, un niveau élevé de mobilisation entêtée,
diversifiée, inventive.
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Photo : site À Contretemps. Bulletin de critique bibliographique. |
Sur les ronds-points, dans les baraques de ces « ZAD » du pauvre, dans
les blocages, dans les assemblées populaires, dans les manifestations
des samedis, les Gilets jaunes se sont installés dans la durée, jouant
de la guerre de tranchées et de la guerre de mouvement en fonction de
leurs seuls intérêts stratégiques locaux, de l’état de leurs forces,
avec intelligence, en improvisant beaucoup et plutôt bien. Car ce
mouvement – qui n’a pas encore pleinement acquis la « science de son
malheur », c’est-à-dire perçu et intégré les raisons objectives qui
fondent le sort de ceux d’en bas, le leur – progresse très vite dans la
conscientisation, terme que l’on préférera, et de loin, à celui de
politisation. S’il est mouvement, c’est, d’abord, qu’il s’est
exemplairement constitué, dès le début de la révolte, sur des invariants
auxquels il n’a pas dérogé : refus des chefs, pratique de la décision
partagée, actions directes, revendication de sa diversité d’inspiration,
refus des assignations d’où qu’elles viennent. La conscience part de
là, des intuitions du début que le mouvement affine au gré de la lutte
prolongée, des liens qui s’y tissent, en les adaptant, en les modulant
ou en les radicalisant. Ce que l’adversaire politico-médiatique n’a pas
vu venir – et pas davantage les intellectuels organiques ou critiques,
les « gauchistes » sociétaux ou classistes –, c’est la possibilité que
surgisse, d’un non-lieu par excellence de la représentation, la
naissance d’une intelligence collective sûre de la décence ordinaire de
son combat et pour partie émancipée, par avance et par nature, des
abstractions que la politique, institutionnelle ou
contre-institutionnelle, véhicule.
Du fond des âges, pourtant, tout vient toujours de l’inattendu, tout
passe par le réveil, au cœur des révoltes sociales, d’un idéal
démocratique sans médiation, capable de déjouer les rapports de
domination existants, de les contrarier pour le moins. Longtemps, on
appela cela « la Liberté », celle qui se conquérait en reprenant, sans
même le savoir, le fil de l’histoire des vaincus, ou des bribes de ce
qu’il en restait. Ces révoltes sociales, toujours minoritaires, souvent
fugitives, nettement insurgentes, marquaient invariablement des ruptures
du temps, un « pouvoir d’agir » enfin reconquis, pour reprendre
l’expression de Pierre Leroux. Cet inaccoutumé, cet insolite pointant de
nulle part, avec ses emblèmes propres, ses coutumes, ses manières de
faire et de défaire, ses illusions, ses limites, c’était invariablement
le signe d’une éruption de frustrations que le passage du temps
historique avait glacées et que, sans qu’on sût pourquoi, le « principe
espérance », cette force de l’agir en mouvement, transformait, d’un
coup, en révoltes. Ce fut ainsi, toujours. L’Histoire est pleine
d’histoires dont les historiens brocanteurs filent la trame sans en
tirer toujours les bonnes leçons.
Du réveil des lucioles au « principe espérance », il n’y a qu’un pas que
ce mouvement des Gilets jaunes a déjà franchi, malgré diverses
tentatives de dénaturation ou de dévoiement. Sa dynamique même, qui
n’est pas révolutionnaire mais résurgente, rend possible le dépassement,
et c’est en cela qu’elle rompt d’évidence avec une continuité
historique de quarante ans, pesante comme une chape de plomb. En se
pensant comme peuple qui aurait la loi pour lui, c’est-à-dire la
conviction que rien ne justifie l’inégalité sociale et la dépossession
politique de souveraineté dont il est victime, les Gilets jaunes
percutent de front l’immuable d’un ordre désormais perçu comme injuste,
voire despotique. Et ce faisant, il ouvre l’espace à l’invention de
possibles hier encore inimaginables, comme l’Assemblée des assemblées de
Commercy, qui incarne sans doute l’expression la plus haute d’une
conscience qui se construit en résistant. Peut-être que ce mouvement,
irréductible au connu, à ce qui va de soi, au repérable, est-il en train
d’ouvrir, sans l’avoir prévu un seul instant, une brèche dans le temps
de l’histoire, un moment où le conflit défensif mute à l’offensive, où
la résignation devant l’ordinaire accablant de l’injustice sociale se
change en refus collectif et opiniâtre de ses causes. Si tel était le
cas, nous serions devant un événement historique de belle ampleur : un
ressaisissement, par en bas, d’une conscience commune et partagée. C’est
possible. « Le réel quelquefois désaltère l’espérance, disait René
Char. C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit. »
Freddy GOMEZ
(Extrait d'un article paru sur le site "À Contretemps Bulletin de critique bibliographique". Pour lire l'article entièrement cliquez : ICI)
Communiqué de l'Association France Palestine Solidaire
Aux ordres d’Israël, Macron a choisi de diviser la France
Le lamentable discours du président de la République au dîner du CRIF a mis à bas tous les espoirs d’un mouvement authentique et citoyen contre l’antisémitisme, alors même que le président et plusieurs membres du gouvernement avaient, dans la journée de mardi, mis en garde contre la manipulation du concept d’antisionisme.
En reprenant la confusion entre antisionisme et antisémitisme, en annonçant l’adoption de la définition de l’antisémitisme dite "IHRA" [1], promue par l’État d’Israël, en condamnant l’action non violente et citoyenne qui dénonce - par les actions Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) - les crimes de l’État d’Israël, en mettant en cause ainsi celles et ceux qui réclament seulement l’application du Droit International et les résolutions de l’ONU, Emmanuel Macron a fait le choix de l’instrumentalisation et de la division. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cette pseudo définition IHRA qui ne saurait avoir force de loi et qui n’est introduite qu’à des fins de pure propagande.
Nous avons assisté à un revirement spectaculaire en moins de 24 heures qui en dit long sur le pouvoir d’influence du gouvernement israélien et de ses relais en France.
Entre une lutte sincère et unitaire contre toutes les formes de racisme dont l’antisémitisme, et une instrumentalisation au service d’un État criminel, Emmanuel Macron a choisi, en toute connaissance de cause, la deuxième option. C’est une journée noire pour notre République, et une marque indélébile sur le quinquennat d’Emmanuel Macron.
Soumis à une répression féroce et à un processus continu de dépossession, le peuple palestinien a plus que jamais besoin du soutien du peuple français pour parvenir à faire aboutir ses droits élémentaires : nous le lui apporterons dans la plus grande unité et dans le respect de nos principes qui excluent toute forme de racisme ou d’antisémitisme.
Le Bureau national de l'Association France
Palestine Solidarité
21 février 2019
[1] Voir le dossier de l’AFPS et lire l’article "Comment Israël manipule la lutte contre l’antisémitisme"
--
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter L'AFPS soutient le peuple palestinien dans sa lutte pour la réalisation de ses droits
nationaux. Elle agit pour une paix réelle et durable, fondée sur l'application du
droit international.
mercredi 20 février 2019
Année 2018-2019. Quelques traces "MULTICOULEURS" N°1
![]() |
Yutz Aéroparc. Création anonyme. Photo Oinoleboso |
La question n'est pas de savoir si je suis d'accord ou pas avec les gilets jaunes mais plutôt d'aller parler avec ces personnes, écouter, dialoguer, dans les ronds-points ou ailleurs. Restons vigilants, ou plutôt restons nous-mêmes ouverts.... et solidaires de celles et ceux qui recherchent la même chose que nous : demande de plus d'égalité et refus des mesures inégalitaires.
Création Nizar. Photo Oinoleboso. |
Sortir rapidement d'une confusion entretenue et dangereuse.
Alertés par Marie-Paule et Grégory :
Contre les actes antisémites,
contre leur instrumentalisation,
pour le combat contre le racisme
sous toutes ses formes
Nous soussignés associations, partis, syndicats, indépendants,
sommes toutes et tous activement impliqués dans la lutte contre le
racisme sous toutes ses formes. La lutte contre l’antisémitisme
fait partie à part entière de notre combat antiraciste. Nous
condamnons fermement les actes antisémites, qui surgissent dans un
contexte social et politique particuliers.
Malgré l’ampleur du dispositif de répression policière et
judiciaire déployé contre les Gilets jaunes par l’État, le
mouvement continue de bénéficier d’un fort soutien populaire. Il
n’est pas homogène et révèle une effervescence sociale. Face à
un gouvernement déterminé à ne pas répondre aux attentes
sociales, il reflète la société française et ses contradictions
et a largement évolué dans ce qu’il porte depuis le mois de
novembre.
La séquence que nous vivons est par conséquent confuse. Si des
éléments d’extrême-droite sont encore présents, le mouvement
montre bien qu’ils sont loin d’être hégémoniques et capables
d’en prendre le contrôle, en l’état actuel. Politiquement, mais
aussi physiquement, les groupes d’extrême-droite sont mis à
l’écart, comme cela a pu être constaté à Lyon, Paris, Toulouse
ou encore Bordeaux. Plus le mouvement perdure, plus l’espace auquel
l’extrême-droite pouvait prétendre durant les premières semaines
semble se rétrécir. Parallèlement, les contacts et convergences
avec des syndicats, des collectifs antiracistes, de sans-papiers, de
soutien aux migrants se renforcent.
Les tags antisémites du week-end du 9 Février comme la
dégradation du lieu de mémoire d’Ilan Halimi s’inscrivent dans
le contexte de cette période de brouillage politique et informatif.
Une période qui favorise la résurgence d’un racisme identitaire
rappelant celui de l’entre-deux guerres. Ces actes antisémites
portent bien la signature idéologique de l’extrême-droite
nostalgique du nazisme (croix gammées, croix celtiques, « Juden »
etc.). Ils témoignent de la progression de la dialectique d’extrême
droite à l’échelle nationale et planétaire dans un contexte
d’aggravation des inégalités sociales. Or le gouvernement et ses
alliés ont choisi d’instrumentaliser ces actes contre les Gilets
jaunes, dénonçant leur supposée violence, antiparlementarisme et
antisémitisme.
Pourtant, c’est bien ce gouvernement qui, récemment,
entreprenait de réhabiliter le Maréchal Pétain, chef du régime
collaborationniste de Vichy. C’est bien cette même classe
politique qui trouvait si peu à redire des hommages rendus à
Maurras ou à Céline, écrivains violemment antisémites.
L’antisémitisme est une affaire bien trop grave pour la laisser à
celles et ceux qui, jour après jour, s’emploient à stigmatiser et
à réprimer les minorités. Le sommet du cynisme est atteint
lorsque, déjà, nous pouvons percevoir le glissement dangereux
consistant à attribuer la montée de l’antisémitisme au
« communautarisme musulman », comme n’a pas manqué de
s’y adonner un Eric Ciotti hélas pas isolé. Le racisme structurel
n’est ni le fait des Gilets jaunes, ni le fait des minorités. Il
est celui de l’État qui organise une société inégalitaire et
violente.
Nous n’acceptons pas la manipulation dégradante de la lutte
antiraciste par tous ceux qui, le plus souvent, ont favorisé le
racisme. Nous luttons contre le racisme sous toutes ses formes, nous
n’oublions pas non plus tous les actes racistes et toutes les
violences policières islamophobes, négrophobes, rromophobes, visant
les asiatiques, les personnes LGBT. Ce que disent les chiffres depuis
des années tient en une phrase : le racisme avance en France et
en Europe. Nous ne manifesterons pas ni ne participerons à la
grand-messe organisée par les forces et partis politiques, ceux qui
se disent progressistes avec ceux qui s’inscrivent contre le
mouvement social, et qui affirment ensemble : « le
racisme, ce n’est pas la France. » Cet « antiracisme »,
vidé de sens social et politique, est celui des pompiers pyromanes.
L’antiracisme que nous revendiquons reconnaît la responsabilité
politique du gouvernement français et des forces politiques alliées
qui défileront avec lui. Manifester contre le racisme avec ceux qui,
LREM en tête, en sont responsables et l’instrumentalisent relève
pour nous de la contradiction et de la faute politique. Nous
affirmons que cela ne peut être que contre-productif.
Nous ne nous laisserons pas prendre en otage entre les instrumentalisations du gouvernement ou celles des officines et ambassades poursuivant un agenda n’ayant rien à voir avec le combat contre le racisme et l’antisémitisme. Notre refus de la haine antisémite comme de toutes les haines raciales nous l’exprimerons sur un terrain dégagé de tout ce qui produit et entretient ces haines. Le mouvement anti-raciste ne servira pas de caution pour salir les Gilets jaunes. La période est dangereuse nous en sommes conscients, et une sortie de crise qui se contenterait de rétablir l’ordre, serait porteuse de conversion à la haine raciale et au fascisme. Les mobilisations exigent des réponses sociales et démocratiques. La responsabilité gouvernementale est totalement engagée.
Nous appelons à manifester contre les actes antisémites, contre leur instrumentalisation, contre le racisme sous toutes ses formes :
Mardi 19 février 2019
lundi 18 février 2019
Transmis par Grégory. N'hésitez pas à faire suivre à d'autres.
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Gilets Jaunes N° 13 Les mots de Claudine N°2
| Création en atelier Oinoleboso. Photo Oinoleboso. |
YUTZ LE 08.01.2019













