CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



jeudi 29 novembre 2018

François Béranger c'est un ami qui aurait pu participer à nos soirées "Chansons pour nous donner du souffle et des ailes"

 

... d'ailleurs il y était avec ces chansons-là : Pour ma grand-mère et le Vieux. Si c'est pas lui qui les a interprétées, il y était c'est sûr. "Si tu m'crois pas hé, tar ta gueule à la récré..."

 

 

Message transmis par Marie-Claude :




Participez à la vie du site !

Un site internet pour François Béranger

« Un jour il faudra que quelqu’un m’explique ce qu’il faut faire pour qu’une chanson plaise à ceux qui décident…
Je n’en tiendrai, bien sûr, aucun compte, non par esprit de contradiction, mais par incapacité à ne pas obéir à l’émotion d’un moment qui me dicte, dans l’urgence, d’écrire ci ou ça.
 »

Cette citation extraite de l’autobiographie de Béranger résume bien comment il a mené sa vie de chanteur : libre !

Il en a payé le prix, mais il a aussi récolté un succès considérable, sans médias, ni paillettes !


Aujourd’hui, 15 ans après sa mort, nous prend l’envie de mieux vous le faire connaître.

Malheureusement nous ne disposons que de très peu d’archives. C’est pourquoi vous êtes vivement invités à contribuer à ce site. Vos témoignages, vos souvenirs, vos photos peuvent venir enrichir son histoire.

« Cela fait des années, déjà, que je me suis armé d’un certain esprit de résistance, pour continuer à produire des chansons qui reflètent ma vision des choses, l’émotion ou le malaise à vivre dans ce monde tel qu’il est.  »

Vous pouvez nous contacter par courriel : dacapo1937@yahoo.fr

A bientôt !

 

 


mercredi 28 novembre 2018

Ouvrez les frontières


Allez sur le blogue Rhizomes. Un article très important intitulé "34 361 personnes sont entrées dans l'histoire" en date du mardi 27 novembre 2018, Cliquez : ICI






mardi 27 novembre 2018

Une enfant sortie de sous les gravats des bombes.


La désobéissance d'un seul à l'inhumanité peut sauver plusieurs vies même en pleine guerre.

L'espérance gardée au coeur a ramené à la vie une fille restée trois jours sous les décombres provoqués par une bombe lâchée d'un hélicoptère.


             Le film "Samouni Road" de Stefano Savona, primé à Cannes avec l'Oeil d'Or du meilleur documentaire. Ne le manquez pas... Voir l'article dans Courrier International en cliquant : ICI


Comment passer du choc ressenti à l'action ?





Le collectif BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions, tant qu'Israël ne respecte pas le droit international)  a décidé de s'impliquer dans une action internationale, contre la multinationale Axa qui se déroulera  durant la semaine du 15 au 22 décembre.

Pourquoi Axa?

Axa collabore, d'une part avec des banques israéliennes installées dans les colonies israéliennes prises sur les territoires palestiniens et d'autre part ,avec la firme Elbit systèms, la société israélienne la plus compromise dans le massacre des Palestiniens. (cf voir l'argumentaire en pj)...

Quelle action?

Après plusieurs avertissements lancés à Axa par voie postale, sans réaction de sa part, le mouvement international BDS a décidé de faire signer un maximum de cartes postales invitant à faire pression  sur cette  société  jusqu'à ce qu'elle « mette un terme  à sa collaboration avec des entreprises actrices du régime israélien de colonisation et d'apartheid. »

Si nous sommes des milliers à menacer Axa, il y a fort à parier que cette société cèdera comme l'ont fait précédemment  les sociétés Agrexco, Véolia et Orange. 

Nous nous tiendrons donc samedi 15 décembre, à partir de 10h, autour d'une  table, devant le nouveau cinéma place St Jacques à METZ pour expliquer notre action contre Axa, distribuer des tracts (cf pj), proposer aux passants de signer les cartes postales adressées au directeur d'Axa (cf le texte de la carte en pj) et aussi du thé chaud..

S'impliquer dans l'action Axa!

En tant que citoyen, nous pouvons peser sur le cours des choses. Si nous réussissons à peser sur cette multinationale, nous pourrons envisager de poursuivre notre combat en visant d'autres objectifs : l'embargo militaire d'Israël par exemple, notre prochaine cible.

Cordialement

pour le collectif BDS (Boycott, Désinvestissement , Sanctions tant qu'Israël ne respecte pas le droit international), CNT, UJFP, MAN et NPA

Marie-Paule

 

Ici, sur Lyon, actuellement : Non à la "Saison France Israël" Rassemblements devant la Maison de la danse (Lyon).

Pour plus de détails, voir agenda et actions sur : http://collectif69palestine.free.fr

Bonne fin de soirée.              Bernard

 






Dormir au chaud dans un vrai logement ce n'est pas un rêve, c'est un droit.



Photo sur le site epoch times


Première ville au monde sans SDF. Cliquez : ICI




mercredi 21 novembre 2018

Face à nos fragilités...

 

Photo Oinoleboso. Pour l'entendre chanter : cliquez ICI

 

Au Oinoleboso  plusieurs d'entre nous ont tenté l'aventure des séances de "souffle et voix" accompagné.e.s dans cette recherche par Dominique Skoor "Un temps pour sa voix".

Si nous n'avions pas rencontré Dominique et les Passeurs de Souffle, nous n'aurions sans doute pas osé nous lancer dans ce qui est devenu depuis 2014 "Chansons pour nous redonner du souffle et des ailes".

Le texte qui suit renvoie à une rencontre-partage en septembre dernier entre les personnes qui participent aux séances de souffle et voix avec Dominique.

C'est Anne W. qui, lors de la dernière AG des Passeurs de Souffle, a lu le texte que j'avais envoyé aux participant.e.s à la journée rencontre-partage chez Dominique et Éric. Elle a lu la partie en bleu. Je mets ici l'entier du texte : 

"Il est des paradis qui semblent loin des décisions politiques désastreuses. Ils peuvent devenir des drogues nous faisant vivre dans des mondes parallèles. Mais alors, comme pour les drogues, les réveils seront brutaux.


Ils peuvent aussi être des moments de ressourcements pour s'ancrer plus profondément dans le réel de ce que nous sommes, pour affronter, lutter face aux décisions meurtrières de nos vies au quotidien.



Voici un de ces moments qui peuvent être vécus très différemment : suivant l'optique drogue (sans issue) ou celle de la lutte pour la Vie. " 

 
Il est une porte qui a décidé de rester ouverte à tous les vents contraires, c'est celle de Dominique et Éric. Celle aussi des Passeurs de Souffle. C'est certainement cela qui a construit un pont-passerelle entre ces personnes et celles qui se retrouvent avec les Oinoleboso. Ces ponts relient des choses différentes, il n'y a ni confusion, ni fusion entre ces deux groupes mais une relation forte.


Dominique et Éric ont réuni dans leur maison les personnes que Dominique accompagne dans des séances de souffle et voix. Pour qu'elles se connaissent lors d'une journée de partage de chansons, sous une forme qui met en interaction atelier et représentation... avec en plus la participation du pianiste Daniel.


Par leurs mots choisis face à nos fragilités, plus ou moins assumées, par la confiance sans conditions que Dominique et Daniel nous ont offertes, par leurs compétences complémentaires... nous avons entendu chacune des personnes chanter au delà des techniques (nécessaires, utiles). C'est l'âme de chaque personne qui transparaissait souvent à travers des voix uniques venues des profondeurs de l'humanité exprimée, offerte. C'est un beau travail que le vôtre, Dominique, Daniel et Éric. Celui d'accompagner si fort le travail de chacune, chacun.


Alors, quand vous lirez ces quelques phrases, si Dominique et Daniel avec Éric continuent à animer ces séances, essayez au moins une fois. C'est un cheminement que vous n'oublierez pas, que vous ne regretterez pas.     Embrassades chaleureuses. Merci à toutes et tous.   René  


 

Dominique, après avoir lu le texte :  

 

"Il me va droit au coeur, car si je fais ce que j'essaie de faire depuis quelques années, c'est bien de cela qu'il s'agit: que l'âme puisse s'exprimer de plus en plus librement, et être reçue, accueillie."

 

 

mardi 20 novembre 2018

JOURNÉE DES DROITS DE L'ENFANT : Lettre parlée au Ministre...







Qui sommes-nous ?

 “Nous Stella, Bakary, Andrei, Gabriela, Joao, Rahela et les autres… sommes des jeunes, enfants, et parents qui se sont rassemblés parce que nous avons en commun d’avoir été laissés à la porte de l’école de la République Française.
Nous sommes enfants et jeunes “du voyage”, mineurs isolés étrangers, enfants ou parents vivant en bidonville, squat ou hôtel social (...) La suite de ce texte et une proposition d'actions en cliquant sur le lien ci-dessous :
 
 "collectif école pour tous"



lundi 19 novembre 2018

Le livre pour moi c'est... N°26 Colette

Hubert a offert le livre "Laisser Traces. L'Air du Temps" à Colette qui lui a fait part de ses avis après l'avoir lu. Hubert nous fait suivre... Merci à Colette et à Hubert.

 

 
Recto verso de la couverture du livre

 

Le 25.09.2018

                         Cher Bébert, 


Je te réponds tout de suite sur le grand livre dont tu m'as fait cadeau, quand tu es venu échouer à Besançon (sur la pelouse de la fac). Je l'ai lu ce livre. Les avis portent surtout sur la forme.

Le livre est volumineux - Trop lourd - qualité du papier et nombre de pages. Trop Grand.

Un livre qu'on ne lit pas d'une seule traite doit être manipulable, transportable du divan au siège du tram...

 Le principe des pages blanches est intéressant, mais qui va couvrir les pages vierges si ce n'est que pour monologuer dans sa carrée ?

Peut-être vaudrait-il mieux faire une parution régulière (trimestrielle ou autre) sur un format cahier.  

Il y aurait moins de textes à lire d'un coup - Garder les photos et les clichés d'artisanat.

Ce que j'ai trouvé intéressant c'est déjà l'idée de faire s'exprimer des gens de tout âge, qui n'ont jamais eu l'occasion de formuler leurs idées et de rebrasser leur passé. La variété des thèmes abordés en fait la richesse. L'intrusion de textes d'auteur étayant un propos est une bonne idée.

Ta contribution est éclairante. Gros travail de qualité fait avec respect et grande attention portés aux participants : écrivains, photographes et artisans. L'ouvrage sous cette forme (le bouquin a dû coûter un "pognon de dingue" à imprimer) ou sous un autre format gagne à être sur le présentoir de médiathèques.

J'espère que tu vas bien. Il faudra se couvrir. 5° le matin.

                                                                           Colette Besançon


 

Laisser Traces de cette année 2018. N° 16 L'Accueil.

Nous terminons cette rubrique avec le dernier atelier vécu à l'Escale : "Composition de chansons autour du thème de l'Accueil !?" Accueillir sans conditions ou créer les conditions de l'Accueil.


Photo Oinoleboso
 
Racontages coopératifs de l' atelier « composition et écriture de chansons » .
Thème : '' L'Accueil !? '' et "Cristal" (Sonia ?)...


 
Nous étions là : Dominique, Cécile, Fausto, Roger, Frédéric, Patricia, Christine et René.

Voici un petit bout de ce qui s'est passé à travers les écritures des unEs et des autres.

Je suis arrivée pleine du thème de l'exil, si lié pour moi au thème de l'accueil :

J'ai donc lu quelques extraits de « Data-gueule » (sur « les migrants, mi-homme ») et une phrase du livre « Passeur » de Raphaël Kraff.

Puis un petit essai de mélodie sur le texte de Nadia « Novembre » à 2 voix avec René puis j'ai enregistré les uns-unes et les autres. Je me propose de les renvoyer par mail.
Dominique

*

C'est une super idée de jeu :
- des paroles qui sont soumises à réflexion doivent donner aux participants, à tour de rôle, la découverte des paroles de la chanson originale
P.S. Une animatrice peut suggérer des pistes pour découvrir la chanson. Fausto

*

Fabriquer, cuisiner, bricoler, inventer, créer, recréer, broder, coudre une chanson dans le même esprit que l'atelier Patchwork...
Beaucoup d'idées d'écriture (voir en fin de racontages). René

*

Un rythme d'amitié, d'analyses, de partages. Du blues à la ritournelle jusqu'à la ballade irlandaise...
Essai confirmé après hésitation tout le monde a essayé et tenu bon. René

*

Démarrage d'un atelier :
-> Une phrase/ Un mot d'accroche, ex : « La petite brioche du marché » (plein d'images, de visages me viennent...).
-> D'abord une mélodie, une ritournelle puis un texte qui « colle »
-> Être touché par le texte de quelqu'un d'autre (lu ou dit) et essayer de créer une mélodie ensuite.
-> On est rarement auteur et compositeur, on est davantage touché par la musique ou par le texte.
Moi je ne ressens pas le besoin de m'exprimer par un texte écrit par moi, je serais plutôt une interprète.
-> Une chanson avec une liste de mots seulement.
->Si je devais écrire une chanson, ce serait une "chanson-liste" (et pas une chanson avec une liste de mots, plutôt une énumération de phrases avec verbes à l'infinitif).
Cécile


Racontage :
J'étais venue avec la (ferme) intention de ne pas vraiment participer à la création mais plutôt me nourrir de l'ambiance.
Et bien : - j'ai été inspirée par « La petite brioche du marché » de Patricia.
- j'ai « joué » à proposer une mélodie sur un texte de Patricia.
- J'ai ''des idées'' pour une ''chanson-liste''

Super après-midi : le blues de Roger, la voix profonde de Fred, l'inspiration de Fausto, les propositions littéraires de Dominique, René qui a veillé à ce que chacun trouve sa place...
                                                                                                                    Cécile

*
 
1) cadre-structure
- blues - tableau à 12 mesures
I IV V
thème : - migration
- condition de la femme
- pollution (environnement)
- vie quotidienne
- looser hasbeen, j'ai voulu jouer dans la cour des grands,

2) Sinon 2 entrées :
- créer le texte (sans se soucier de la mélodie, s'en imprégner, se laisser guider pour y mettre des mots.)
/Do/Sol/Rem/Lam
/Do/Sol/Rem/Fa 
                                               Roger

*

Thème de l'atelier comment écrire une chanson ?
ou en d'autres termes : comment se transformer en auteur compositeur ?

Constat : il y a plusieurs entrées : au moins deux : soit partir du texte, sans tenir compte de la ligne mélodique, soit créer sa mélodie et y mettre du texte après. La première solution semble obtenir la préférence. Mais cela ne semble pas évident. On en veut pour témoignage les essais qui se sont effectués ensuite. Deux versions à la guitare sont proposées dont une version en
blues ; à partir d'un texte écrit par Nadia et intitulé : Moi si j'étais novembre ».
Tout ce « travail » (le terme est un peu fort), tant le moment était convivial, s'est déroulé dans une bonne ambiance.     Roger

*

La composition, pour moi, c'est l'inconnu.
Je me suis souvent demandé comment faisait Brassens :
- la mélodie après les mots
- ou les mots sur une mélodie déjà en Tête ... ?
- ou les deux en même temps.

Même les plus grands compositeurs s'inspiraient d'airs connus; déjà créés. Exemple : Litz, Haydn, qui se sont parfoi inspirés de musique tzigane et populaire hongroise.
-> à partir de bruits -> Beethoven et la 5ème symphonie ta ta ta tam...
                                       Frédéric 

 
L'atelier
-
- une expérience nouvelle et très très expérimentale, en terre inconnue.
- une véritable découverte
- des notes enfouies sauvages que l'on tente d'attraper et d'agréger.
- sa propre voix que l'on explore                     Frédéric

*

Recette :
- prendre une idée commune
- écrire ce qui nous vient du coeur
- mélanger, secouer, mixer les mots
- pour la mélodie chantonner, siffler, trouver un rythme
- pour finir trouver un musicien suffisamment courageux pour interpréter.
Bonne trouvaille !                         Patricia

*

Trouvaille de mots
Trouvaille de musiques
Jeu de quizz chanté
Balance de rythmes
Création plaisir                             Patricia


Patricia est partie de la mélodie et du rythme d'une chanson qu'elle connaissait pour y mettre des paroles de ce qu'elle a vu, ressenti et qu'elle voulait partager. Puis elle a donné son texte à Cécile sans lui dire la chanson d'origine et donc Cécile a trouvé une mélodie autre. Paroles autres. Mélodie nouvelle. Une chanson est née. Elle le doit aussi à Elsa qui, le jour de la fête des 30 ans des Oinos (Mai 2015) à l'Escale, a pris la chanson que nous avions écrite en atelier sans en connaître la mélodie dont nous nous étions servie (« Chanson pour l'Auvergnat ») et elle s'est mise à chantonner sur nos paroles mais ce jour-là nous n'avons pas eu le réflexe d'enregistrer...

Voilà le texte écrit par Patricia (pour connaître la chanson d'origine, il faudra que vous essayez, comme Cécile, de mettre une mélodie sur les mots de Patricia que vous la lui chantiez et peut-être vous donnera-t-elle la réponse...) :

La petite de la rue St Nicolas

La p'tit qui tend la main
Elle est toujours assise, toujours assise
La p'tite qui tend la main
Elle se pose près du distri

Mais comment lui dire (bis)
Comment l'aborder, comment écouter son dire
Toujours lui donner une pièce
Échanger un sourire
oser d'autres choses, un moment
échanger
Ses beaux yeux, sa tête levée
m'entraîne vers une rencontre prochaine 

 Paroles : Patricia  Musique : Cécile   Atelier : Elsa

Après avoir chanté le blues d'Adrien, Frédéric a dit simplement ceci que Cécile a vu comme le début d'un autre blues :

 J'étais au Trinitaires
J'avais posé un radio-cassettes
par terre
Le son était super
Avec Albert...


Quelques idées pour l'atelier de composition et d'écriture. Je les avais écrites sur de petits papiers que l'on pouvait tirer au sort si les propositions faites par chacun.e des présent.e.s ne suffisaient pas.

« Pensez à quelque chose d'important pour vous (une impression, un sentiment, une émotion, une histoire...) Quelque chose que vous ne pouvez pas, ou ne voulez pas, ou n'arrivez pas à dire, à partager avec des mots... Racontez-la tout de même mais seulement en mélodie, en musique, en fredonnant , sans paroles... Enregistrez... Faites écouter à d'autres... Peut-être quelqu'un.e aura envie d'y mettre ses propres mots, ses vécus, ses impressions, ses histoires, ses sentiments... ce que cette mélodie lui évoque... »

« Je chante à l'Autre une chanson que je n'aime pas, même avec une mémoire défaillante, je peux y mettre les mots qui me viennent...
Puis à partir d'elle, faire une chanson contre celle-la, une chanson contraire... Par exemple en remplaçant chaque mot par son contraire existant ou imaginé. »

« Écrire, composer :
-> sur la fragilité de la vie, des liens
-> sur les émotions
-> à partir d'histoires d'animaux/rencontres et anecdotes avec nos animaux pour en faire des chansons pour enfant. »                        Anne P.
(On peut s'inspirer des fables d'Ésope. Traduites par Daniel Loayza. Éditions GF Flammarion. Des fables sans la morale comme au départ de leur écriture. Voir avec Marie-Claude Charpentier)


''J'ai entendu un auteur-compositeur sur France-Inter disant comment il faisait : « Quand vous parlez ou lisez un texte, il y a déjà une musicalité... Il suffit peut-être de l'accentuer, de l'agrandir, d'exagérer le rythme »... Écrire ou choisir un texte déjà existant et essayer... Enregistrer...''

Prendre un texte fort déjà écrit parmi tous ceux de nos livres... ou un de vos propres textes. Et faites comme Elsa (voir ci-dessus comment Patricia et Cécile ont fait) , en fredonnant tenter de le mettre en musique.
Nos livres ? « LaVitrine ou l'atelier ? » «  Danse avec les mots » « Qu'est-ce que c'est que cet Est-Ouest ? » « Soirée Algérie-Solidarité » « Graines » « Le livre à titres multiples » « Commencement d'une histoire inventée » « Laisser Traces l'Air du Temps »...

Chante à l'Autre une chanson que tu aimes et dont tu ne te rappelles pas bien des paroles... L'Autre, en t'écoutant ,note les mots sur lesquels tu hésites ou trébuches, les mots que tu déformes.
Puis retravaille chacun des mots notés pour écrire à ton tour une nouvelle chanson à partir de tout cela. Voir les textes « Lettre à quelqu'un qui n'écrit pas » de Pierre Colin et « ... la rature ou le sujet de l'erreur » de Michel Ducom ». Tous les deux dans le livre « Réconcilier Poésie et Pédagogie » N° 2 Édition Cahier de Poèmes GFEN Secteur Poésie Écriture pages 9 et 83.

« Prendre un texte photocopié et avec un feutre pour masquer des mots et faire apparaître un nouveau texte en ne gardant que certains mots. Voir ce que Mathieu du Berceau du Faire a fait avec la feuille présentant nos comptes lors de l'AG 2015. »

« Pensez à une histoire que vous voudriez raconter, partager (cela peut être le racontage de ce qui est en train de se passer lors de l'atelier) et au lieu de la parler, chantez-la... Et si la mélodie et les paroles vous plaisent, enregistrez-la. Souvent la première version est la bonne, alors enregistrez dès le départ. Copier les paroles et demander à un.e musicien.ne de vous écrire la partition de la mélodie. (Jean Ferrat disait qu'il était musicien, il jouait avec des instruments à l'oreille, inventait des mélodies qu'il enregistrait et demandait à un musicien de les mettre sur une portée). Bon vent et bon souffle à votre histoire-chanson. »

« Chanter, n'importe quand, sa vie. Quand elle déborde d'énergie ou de peine ou de colère etc. Enregistrer... (Ré)écrire si nécessaire, laisser une trace écrite... Laisser du temps si nécessaire même 30 ans... Victor Spérandio retouchant sans fin un tableau. »

« Raconter une histoire en 3 couplets et un refrain... Beaucoup de chansons sont faites comme cela exemples : « Le Vieux Jonathan » « Vivre pour des idées » « L'an 3000 » « Si j'en ai vu » pour ne citer que Leny Escudéro. Mais aussi « Pour ma grand-mère » et « Le Vieux » de François Béranger. « Mon pote le gitan » de

«  La chanson ''Créer'' de Georges Chelon donne le sens profond de nos ateliers. »

«  À partir d'un texte (ou de la mélodie) d'un.e Autre, (Van Gogh peignait à ses débuts sur des reproductions de tableaux de Millet jusqu'à trouver son propre style)...
Puis peu à peu ou d'un seul coup, s'en éloigner pour arriver à son (notre) propre texte, à sa (notre) propre mélodie.
(Voir l'atelier « le bricolage littéraire » transmis par Marie-Claude Charpentier ayant vécu cet atelier lors d'un stage du GFEN) » Louis Aragon : « Tout le monde copie. Seul le mauvais artisan s'en défend. »

ATTENTION :

'' Ces propositions ne sont pas des « machines à produire »... Pour que cela marche, chemine, il y faut votre participation (comme pour les recettes en cuisine) pour ajuster, limer, arrondir ou aiguiser les coins, les angles, pour rajouter ou enlever ou inventer un mot etc. Vous pouvez aussi inventer vos propres consignes de création... Et puis il y a l'importance du groupe solidaire qui encourage, donne une idée, encourage, donne son avis etc.''

'' Inventer des mélodies, des textes est à la portée de Toutes et Tous (voir nos ateliers). Mais il faut être conscient.e qu'en « inventant » il est possible que nous ne fassions que répéter, reproduire, « pasticher » du déjà entendu, du déjà écrit... Pourquoi pas ? Ce n'est pas grave mais il faut, dans la mesure du possible, rester conscient.e de ce que l'on est en train de faire : reproduire ou créer, il faut choisir. Il est fort possible que des choses se ressemblent sans que personne n'ait copié sur personne ou qu' « en nous une chanson oubliée ait laissé des traces » comme dit Roger.'' 
 

Photo Oinoleboso


Voici le texte ( « Je suis novembre » publié dans « Laisser Traces. L'Air du Temps » écrit par Nadia), mis en mélodies, en musique par Frédéric et Roger, Dominique et René.


ACTE 34
Je suis...
CRÉATION
Moi si j'étais novembre … Nadia

Je m'avance nu, coincé entre octobre et décembre
On ne m'aime pas.
On me fait grise mine.
On ne m'oppose que rejet.
Avant moi il y a les ors des forêts
Les lumières somptueuses des soirs
Ou celles, diaphanes des petits matins.
Après moi le parfum des papiers cadeaux,
Le rire des petits enfants tout nouveaux...
La seule chose que l'on sait de moi,
sont des chrysanthèmes, les cimetières,
Le froid humide,
Les bois qui prennent racine.
Mais je m'avance masqué
Je peux beaucoup vous apporter.
Je suis silence.
Je suis petite flamme qui s'ensemence.
Je suis terre qui engrange
Je suis marmotte si mignonne
Je suis lenteur dans un monde de vitesse.
Je suis comme lorsque vous dormez
Je suis 30 jours à travailler souterrainement.
N'avez-vous pas besoin de repos ?
Je suis la pose de la nature
Je suis novembre.

Patricia parlant à Nadia :
- Quand je lis vos poésies, je me dis que je n'arriverai jamais à utiliser les mots comme vous le faites.
Nadia a répondu à Patricia :
- C'est souvent quand je vais me promener dans la forêt, à l'écoute de ce qui se passe alors autour de moi et en moi, que les mots me viennent...

Cécile :Super le racontage de samedi. L'après-midi me semblait déjà vraiment riche et intense, mais encore plus avec le ressenti-racontage de chacun !


jeudi 15 novembre 2018

Solidaires des Roms. 15 ans pour réaliser ce film "8 rue Lénine"



Jean-Pierre nous a transmis cette information. MERCI.


Frédéric est venu à la permanence avec un article sur le film et prend contact avec La Scala à Thionville pour les faire venir et débattre. Mauro qu'en penses-tu ? Si nous réussissions à les inviter aussi au Gueulard Bar Culturel dans le cadre de ce que nous avons projeté avec Gino et Cécile ? 


        Pour aller sur le site du film et prendre contact :                            
 http://www.8avenuelenine.com/


                         Le film est présenté lors des 8 premières minutes de cette vidéo


Ci-dessous un extrait du dossier de presse (avec photos et adresses pour prendre contact et programmer ce film dans votre cinéma ou lieu de projection). 
Pour charger le dossier de presse entier cliquer  :  ICI

"Alors que les politiques discriminatoires et les discours de stigmatisation à l’encontre des Roms se sont multipliés ces dernières années, voici le combat, filmé de manière inédite pendant 15 ans, d’une femme rom originaire de Roumanie, cherchant à tout prix à s’intégrer en France.

« L’anti-tsiganisme s’exprime beaucoup plus ouvertement que les autres formes de racisme ou de préjugés »


Le documentaire événement de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun suit Salcuta Filan, jeune femme rom, et ses deux enfants, à Achères (région parisienne), depuis leur arrivée et leur quotidien en caravane dans un bidonville à leur premier logement en appartement.


Même si la France reste l’un des pays d’Europe qui expulse le plus de Roms, Salcuta cherche à en devenir une citoyenne à part entière. De la banlieue parisienne, avec ses femmes et ses hommes solidaires qui refusent la discrimination, à la Roumanie, où les Roms sont aussi victimes de rejet, 8, avenue Lénine est une immersion dans l’intimité d’une famille qui doit lutter contre les préjugés à chaque étape de sa vie.


8, avenue Lénine est le portrait d’une communauté méconnue et rejetée dans toute l’Europe, mais également celui de citoyens français engagés dans une aventure qui les a menés bien plus loin qu’ils ne l’imaginaient.

La durée exceptionnelle du tournage donne à voir de manière unique ce que signifie un processus d’intégration au long cours. Fresque familiale, pan d’histoire politique d’une petite ville de banlieue, road-movie à travers l’Europe, ce documentaire a la singularité de démonter le discours dominant en montrant la possible intégration de Roms migrants dans une France solidaire et bienveillante." 







 
Pour nous suivre sur Facebook : www.facebook.com/8avenuelenine/

Au plaisir de vous retrouver bientôt !

Anna Pitoun & Valérie Mitteaux

 ''8, avenue Lénine'' est un documentaire de société sur Salcuta Filan et ses deux enfants. Une famille rom roumaine qui vit en banlieue parisienne depuis 15 ans. Alors que de nombreux responsables politiques ne cessent d’affirmer que les Roms ont “vocation à rentrer chez eux”, Salcuta fait la preuve que la France et l’Europe ont la capacité de les accueillir dignement et que lorsque c’est le cas, il n’y a plus de « question rom ». Car en tant qu’Européenne, Salcuta a choisi. Et chez elle, c’est ici, en France.


Le film est sorti hier en salle.
 

mercredi 7 novembre 2018

Un texte époustouflant de la part de Marie-Claude



               Pour vous procurer l'une des ''lettres communes'' rendez-vous sur le site suivant : http://lettrescommunes.org/index.php/archives/

 

Moi, je me dis que migrant, c’est pour les animaux.


B. Mineur, arrivé à Paris porte un jugement critique sur l'usage de certains mots.


Si ça allait bien, j'aurais pas quitté mon pays pour venir en France. J'étais pas tenté de passer par la mer Méditerranée. Je vais jamais risquer ma vie. Si vous voyez aujourd'hui quelqu'un qui traverse tous ces déserts, la mer Méditerranée, là où ça ne tolère pas, par la Libye, c'est parce que ça ne va pas. Sinon, tu n'as pas besoin de risquer ta vie pour rien, de monter dans des Zodiacs, là où tu ne sais pas si tu vas arriver ou pas. On ne te donne même pas la boussole. C'est à dire, tu vas pas traverser tous ces déserts. Et pourtant, on a tellement dormi dans le désert ! On était au nombre de 100. C'est 5 personnes qui sont rentrées en Italie. C'est à dire 95 personnes ont péri et n'ont pas pu atteindre l'Italie. Donc je me dis que l'Etat se lance dans une salissure. C'est à dire, ils ne veulent pas faire leur travail. C'est pas parce qu'ils sont incapables ! Ils ne veulent pas faire leur travail, parce qu'ils sont capables. Mais ils ne veulent pas le faire. C'est tout ! 
 

Le mot « migrant », moi je me dis que ce sont des mots qui ont été créés juste pour blesser les personnes qui comprennent le vrai sens du mot. Sinon, les mots qui existaient pourquoi ne pas les utiliser, en disant « les étrangers » ? Parce que nous, dans notre pays, quand tu es français, on ne dit pas « un migrant ». En tous cas il n'est plus dans son pays. Il est dans un pays étranger. Mais nous on dit « Il est français ». Juste pour faire la différence avec les Guinéens. On dit « Lui, il est Européen. Il est français, il est anglais, il est espagnol ». On l'appelle par sa patrie. On ne dit pas qu'il est « expatrié ». On ne dit pas qu'il est « migrant ». On ne dit pas qu'il est « réfugié ». Même si tu es un réfugié politique, parce que dans les années reculées il y eu des guerres, dans la sous-région de l'Afrique de l'Ouest. Toutes les personnes de ces pays sont venues se réfugier en Guinée, mais on ne les a pas dites « réfugiées ». Ce sont des mots qui sont employés par certaines personnes, mais la majeure partie des gens n'emploient pas. C’est à dire, on dit « Ce sont des Léonais », ou « Ce sont des Libériens » tout court. On n'a pas besoin de dire que ce sont des « réfugiés », ou des « migrants ». En ce moment, moi je me dis que le mot « migrant », c'est juste pour nous les africains, parce que le mot « migrant », c'est quand les gens ont commencé à venir par la mer Méditerranée, de l'Afrique pour l'Europe. 

 
Moi, je ne me considère pas trop en tant que « migrant ». Toutes les personnes qui disent « migrants », c'est parce qu'ils ne comprennent pas bien le sens propre du mot. C'est à dire, moi je me dis que « migrant », c'est pour les animaux. C'est les animaux qui migrent. C'est l'observation. On dit « La migration des animaux a conduit à ceci, ou à cela ». Moi je me dis, le mot « migrant » ne devrait pas être attribué aux gens qui ont fui leur pays pour ne pas être maltraités. Il y a ces personnes aussi qui ont pu fuir leur pays parce que ça n'allait pas, le problème économique. On peut les qualifier de « réfugiés ». Mais, même le mot « réfugié », moi je ne trouve pas qu'il a une place pour un être humain. 

 
J’aimerais dire aux personnes qui se considèrent comme « migrants », ils n'ont qu'à se dire que ce sont des étrangers. Avec le mot là, je suis d'accord, parce que ce n'est pas ta patrie. Oui, tu es étranger. Quand tu es étranger, tu es étranger. Mais quelle que soit ta nature, il ne faut pas accepter qu'on te traite de « migrant ». Le mot « migrant », c'est juste pour enflammer le cœur des gens. C'est juste pour les mépriser. C'est tout. On n'a jamais dit à un blanc « migrant ». Jamais de la vie ! C'est à dire, normalement, le mot « migrant », ça devrait pas exister aujourd'hui. Le mot « migrant », c'est juste pour les blacks qui quittent l'Afrique pour se rendre en Europe.


Moi, mon objectif… La première des choses, les personnes qui m'ont rendu service d'abord. Je dois leur rendre l'ascenseur. Parce que j'ai une dette envers toutes les personnes qui m'ont rendu service. J'aimerais devenir une personne qui rendra service aux autres personnes, parce que j'ai compris à quel point les services on m'a rendu. C'est primordial pour moi. 
 
La deuxième des choses, j'aimerais réussir et chercher le moyen de devenir une personne pour m'exprimer. C'est à dire, ce que je veux, parler pour les personnes qui ne peuvent pas s'exprimer. M'exprimer pour qu'on m'entende, pour qu'ils sachent que nous sommes tous égaux. Quelle que soit la nature de l'être humain, nous sommes tous égaux. Quelle que soit ta religion, nous sommes tous égaux. J'aimerais réussir comme tous les autres, parce que j'ai des grands rêves. J'ai des grands projets. Ça c'est dans l'avenir. J'aimerais étudier, faire la médecine, le football, faire la boxe, tout, tout ! J'aimerais chercher un domaine où je peux m'exprimer bien. Pareil faire la boxe. C'est à dire, la boxe n'était pas juste pour Mohammed Ali. Un sport, c'est un art de s'exprimer. C'est à dire, s'exprimer à travers ça. J'aimerais être une grande personnalité pour être au service des autres.

Extrait du récit de B., paru dans Lettres Communes N°2






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