CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



lundi 28 avril 2025

Pour toi Rose-Marie…. et MERCI à toi.

 Merci à toi aussi Gabrielle pour ce rappel…







Merci Sophie, Julie de nous offrir la photo entière, regardez bien aussi le badge : « LA HORDE. MÉCHAMMENT ANTIFASCISTE »( édité par LA HORDE). Merci Stéphanie.
                                                    René Renato











« T’es partout sur la terre ronde, t’es devenue une chanson » Julos Beaucarne.





dimanche 27 avril 2025

Pardonne et n’oublie rien ?

 Merci Gabrielle.


Mais concrètement cela consiste en quoi « pardonner » ?

La chanson de Zaz donne une ou deux réponses. 



« Je te pardonne je me pardonne
Mais moi je me rappelle tout » 
(C’est la traduction de la toute fin de la chanson.)



mercredi 23 avril 2025

Des enfants meurent. Solidaires, comment faire ?

 Il est important de soutenir la solidarité avec ces populations 

Des enfants sont tués tous les jours 

Merci pour votre écoute 

Bien solidairement 

Isabelle Catalan






samedi 19 avril 2025

« Les riches contre la planète…

 Pour écouter cette émission (47 min) sur France Inter « La terre au carré », cliquez : ICI.


Les travaux des Pinçon-Charlot sur la grande richesse et les classes dominantes ont marqué un tournant dans les sciences humaines. Devenue incontournable sur la grande bourgeoisie, Monique Pinçon-Charlot s'empare à présent du lien entre grande richesse et chaos climatique.

Avec


La sociologue Monique Pinçon-Charlot, ancienne directrice de recherche au CNRS et spécialiste des familles des plus riches. Elle est l'auteure d'un nouveau livre 'Les riches contre la planète, violence oligarchique et chaos climatique' (Textuel Éditions) dans lequel elle décrit une oligarchie prédatrice qui se met soigneusement à l'abri du désastre tout en continuant à brûler du carbone en toute liberté. La sociologue qui préfère parler de "classe dominante", "de capitalistes", "d'oligarchie", une préférence sémantique qu'elle fonde sur le système théorique de Marx de l'exploitation de classe et la théorie de la domination de Bourdieu. Lesquelles permettent de mieux comprendre, selon elle, comment il est possible que les dominés acceptent cette exploitation, voir l'intériorisent par des manipulations idéologiques. Ce sont ces deux influences intellectuelles qui les ont emmenés, son mari Michel et elle, sur leur manière d'appréhender le système économique.


Une élite bourgeoise qui défie le temps


La sociologue commence par effectuer une distinction au sein de l'élite fortunée. Elle souligne que si l'on peut être très riche sans appartenir à la grande bourgeoisie, l'intégration à ce cercle privilégié passe, selon elle, par une forme de validation et de projection intergénérationnelle : "Les nouveaux riches qui envisagent leur fortune non comme une simple possession, mais comme un héritage à transmettre – à l'instar de figures comme Bernard Arnault, Dassault ou François Pinault – sont susceptibles d'être cooptés par les membres des dynasties plus anciennes, de la noblesse et de la grande bourgeoisie".


Ce qui caractérise fondamentalement cette grande bourgeoisie française, c'est son ancrage dans l'histoire, avec des "quartiers de noblesse et de bourgeoisie, transmis quelquefois sur plusieurs siècles, à tel point qu'ils se perçoivent comme des usufruitiers qu'ils doivent transmettre, afin que jamais les richesses ni les pouvoirs ne ruissellent". Monique Pinçon-Charlot insiste également sur la perpétuation de "mécanismes bien rodés – la cooptation, la transmission, l'accumulation des richesses – qui définissent cette bourgeoisie et contribuent à un séparatisme des riches. Dans notre système capitaliste occidental, la possession des moyens de production, des médias ou encore du secteur de la santé où tout est financiarisé, cela engendre un resserrement des liens entre les oligarchies à l'échelle de la planète pour préserver l'avenir du système capitaliste. Puisque au fond, c'est toujours le même système qui s'entretient de lui-même. Au sein de cet univers, un entre-soi tenace permet aux jeunes générations d'apprendre l'amour de leur semblable, et apprennent à reconnaître leur dissemblable pour éviter la mésalliance".






PublicitéCe qui caractérise fondamentalement cette grande bourgeoisie française, c'est son ancrage dans l'histoire, avec des "quartiers de noblesse et de bourgeoisie, transmis quelquefois sur plusieurs siècles, à tel point qu'ils se perçoivent comme des usufruitiers qu'ils doivent transmettre, afin que jamais les richesses ni les pouvoirs ne ruissellent". Monique Pinçon-Charlot insiste également sur la perpétuation de "mécanismes bien rodés – la cooptation, la transmission, l'accumulation des richesses – qui définissent cette bourgeoisie et contribuent à un séparatisme des riches. Dans notre système capitaliste occidental, la possession des moyens de production, des médias ou encore du secteur de la santé où tout est financiarisé, cela engendre un resserrement des liens entre les oligarchies à l'échelle de la planète pour préserver l'avenir du système capitaliste. Puisque au fond, c'est toujours le même système qui s'entretient de lui-même. Au sein de cet univers, un entre-soi tenace permet aux jeunes générations d'apprendre l'amour de leur semblable, et apprennent à reconnaître leur dissemblable pour éviter la mésalliance".

vendredi 18 avril 2025

Sous les mots il y a des personnes.


Pour  lire cet article sur le site de « Libération », cliquez : ICI.


Chronique «Écritures»

Sous les mots, il y a des gens, par Camille Laurens

Le mot «réfugié» ne dit pas l’élan vital pour se sauver de l’horreur. Le choix du vocabulaire nous renseigne sur l’état de la société.
En Croatie, un train venu de Serbie et emportant un millier de réfugiés fait route vers Botovo, le 26 septembre.
En Croatie, un train venu de Serbie et emportant un millier de réfugiés fait route vers Botovo, le 26 septembre. (Photo Elvis Barukcic. AFP)
publié le 25 septembre 2015 à 18h16

«Nos clients sans titre de transport sont priés de se présenter au chef de bord.» J'étais dans le train l'autre jour et, en entendant cette annonce, j'ai noté comme une contradiction dans le fait d'éviter le mot «contrôleur», jugé sans doute trop empreint de défiance policière, et de faire advenir le mot «client» au détriment des mots de «voyageur» et «passager», qui nous donnaient l'illusion d'une existence plus poétique. A quel point le choix des termes, qu'il édulcore ou serre la vis, nous renseigne sur l'état de la société, combien aussi les changements dans le lexique, apparemment anodins mais en réalité pas du tout, manipulent nos façons de saisir le monde, c'est ce dont il faudrait rester toujours conscients en préservant ce trébuchet ultrasensible qu'est le sentiment de la langue, si intimement lié au sentiment tout court autant qu'à la pensée.

Ainsi, quand j’étais enfant, en province, les gens parlaient avec inquiétude des «immigrés» - souvent des ouvriers maghrébins qui erraient seuls le soir, c’était avant le regroupement familial. D’autre part, il était question dans les livres d’histoire des «émigrés» de la Révolution française ou des «émigrés» russes. In, ex, dedans, dehors : question de point de vue. Ce petit préfixe différentiel nous indiquait que les premiers étaient chez nous, occupaient notre espace - d’où ils venaient, pourquoi, on s’en moquait, l’Afrique n’était qu’un vaste vivier de main-d’œuvre et l’on oubliait volontiers que c’était nous qui les avions fait venir -, tandis qu’on s’intéressait aux raisons qui avaient poussé les seconds à partir de chez eux, de chez nous, à s’expatrier.

Au fond, la langue organisait le regard comme un aéroport ou une gare, nous conduisant selon les cas, l’air de rien, côté arrivée ou côté départ. On rencontrait aussi le mot «exil», les «exilés» qui hantaient les poèmes et l’Histoire, tous partis noblement, chassés par de sinistres tyrans. Aujourd’hui, le point de vue a encore changé. Le monde est traversé de «migrants». Le préfixe a disparu parce qu’on ne sait plus ni d’où ils viennent ni où ils vont, ils partent de partout et ils vont où ils peuvent. Ni émigrants ni immigrants, ils tracent une route périlleuse d’un pays à l’autre. Le participe présent les installe dans une errance éternelle, comme s’ils ne devaient jamais être arrivés. Les migrants : il y aurait dans ce mot qui fait penser aux oiseaux quelque chose de beau si les hommes pouvaient traverser le ciel d’un coup d’aile. Mais le retour est incertain et la guerre n’a pas de saisons. Quand finalement ils arrivent, on les appelle des «réfugiés». Le mot ne dit pas l’élan vital qui les a animés pour se sauver de l’horreur, on y voit plutôt des corps prostrés, usés, repliés sur eux-mêmes. Le mot se souvient pourtant du mouvement qui a décidé de son sort : en sa racine, le verbe fuir. Les réfugiés ont fui un malheur pour chercher un abri. Ni fuyards ni fugitifs, mais fuyant un danger mortel, eux qui veulent vivre, qui cherchent où vivre. Ils essaient de passer - la mer, le fleuve, les barbelés - pour se retrouver du bon côté, du nôtre. Leurs passeurs les mènent souvent à rebours, leur fuite est leur mort et leur refuge nulle part. Quand je vois les reportages sur les migrants serrés de nuit dans des canots achetés à prix d’or, je pense à la barque de Charon qui conduit les ombres au rivage des morts dans la mythologie grecque. Il fait sombre, le passeur est taciturne, on traverse en silence, chaque passager a dans la bouche une pièce pour payer son voyage.

Ce voyage, nous le ferons un jour. Tous clients de la mort, le métal entre les dents. Avant, nous voulons vivre. C’est tout. Pas compliqué à comprendre. On manque d’un mot pour dire cette chose simple : que chacun demande asile, c’est-à-dire à vivre. Le refuge, c’est le monde. Mais réfugiés, ça ne va pas, ça n’a plus de sens. Il n’y a qu’à lire les journaux : «Les réfugiés expulsés de Saint-Ouen», «des réfugiés évacués de leur campement». Revoilà le préfixe «ex», mais plus question d’expliquer. Juste, partez. Il y a des gens sous les mots, pourtant ; on aimerait qu’ils y soient plus à l’abri que sous une tente de fortune. Des réfugiés expulsés, qu’est-ce que ça veut dire ?

Alors, je me disais, dans ce train : il y a un mot qui irait bien. Si on pouvait le substituer aux autres, si seulement on pouvait, on serait sauvés. C'est le mot «hôte». D'abord, c'est un beau mot, il fait sonner l'hospitalité, rite ancien par lequel on se doit d'accueillir l'étranger quel qu'il soit, même s'il nous fait peur. Mais surtout, en français, le mot est le même pour désigner celui qui arrive et celui qui reçoit, l'accueilli et l'accueillant. C'est bien qu'il n'y ait qu'un mot, puisqu'il n'y a qu'une réalité : nous sommes tous passagers, tous, comme disait Eschyle, «la race malheureuse des êtres éphémères».

Cette chronique est assurée en alternance par Olivier Adam, Thomas Clerc, Marie Darrieussecq et Camille Laurens.



lundi 14 avril 2025

Hommage à Brassens de grande qualité.

 

Demandez aux personnes qui les ont déjà vu.e.s et entendu.e.s… Elles sont ressorties, de ces tours de chants, ressourcées. N’hésitez pas à venir les entendre avec vos ami.e.s. 



Carnyx-en-scène sera présent aussi à la fête du 1er Mai organisée par la CGT des Mineurs à Tucquegnieux à partir de 10h avec un mixe de leurs spectacles : « Contestataires », « Jean Ferrat », «  Georges Brassens ». Voici toutes les dates où vous pourrez les voir et les entendre :



Plus que jamais : La Palestine. Repas Solidaire.

 Plus que jamais les enfants et les femmes de Palestine ont besoin de votre solidarité…


Bonjour,

Les inscriptions ont commencé .
N'oubliez pas de vous inscrire pour le dimanche 11 mai à midi   (soit par mail afpsthionville@yahoo.fr  soit par téléphone 0680997153)   cf invitation ci-dessous.

Nous vous signalons que nous avons de l'huile de Palestine et des dattes Medjoul à vendre (nous contacter pour les commandes).

La Palestine a besoin de notre soutien 

A bientôt 

Association France Palestine Solidarité Thionville
Le Led
1 rue du Leidt
57100 THIONVILLE










Sorj Chalendon hors de toute posture d’écrivain.


 Sorj Chalendon simplement… Pas de faux semblants.


Sur France Inter le samedi 12 avril 2025 dans l’émission « Le Grand face à face » ( de la minute 25 à la minute 55) :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-du-samedi-12-avril-2025-5557626








samedi 12 avril 2025

Tik Tok, Danger ?

 Pour tenter de répondre à cette question, 

Une analyse d’Amnesty International :

États-Unis. Interdire TikTok ne remédiera pas aux préjudices causés par les géants technologiques

En réaction à la décision de la Cour suprême qui a validé la décision du gouvernement américain d’interdire TikTok pour des motifs liés à la sécurité nationale, en raison de liens présumés entre sa maison mère, ByteDance, et le gouvernement chinois, Lauren Armistead, directrice adjointe du programme Amnesty Tech, a déclaré :

« Interdire TikTok ne résout en rien les risques et les préjudices endémiques en matière de droits humains associés aux modèles économiques fondés sur la surveillance de TikTok et d’autres géants de la technologie comme Google et Meta.

« Cette mesure restreint inutilement le droit à la liberté d’expression, qui implique la liberté de chercher, de recevoir et de diffuser des informations.  

Plutôt que d’appliquer des interdictions arbitraires, les autorités américaines devraient mettre en place des réglementations qui régissent toutes les plateformes technologiques afin de protéger les droits fondamentaux de chacun·e à l’ère numérique

Lauren Armistead, directrice adjointe du programme Amnesty Tech

 « Les dangers de la collecte massive de données et des algorithmes sur les réseaux sociaux, tels que l’amplification de la haine sur les plateformes de Meta et l’impact des contenus nocifs sur la santé mentale des jeunes sur TikTok, sont bien connus.

« Avec le changement imminent de gouvernement, Amnesty International engage les autorités de régulation américaines à continuer de s’attaquer aux problèmes systémiques liés au modèle économique fondé sur la surveillance des grandes entreprises technologiques et à garantir un environnement numérique qui respecte les droits humains. 

« C’est pourquoi elle demande à TikTok de cesser d’utiliser les informations personnelles sensibles des internautes dans le but de créer un fil addictif. »

Complément d’information

Vendredi 17 janvier 2025, la Cour suprême américaine a confirmé la validité d’une loi interdisant TikTok aux États-Unis pour des raisons de sécurité nationale si ByteDance ne vend pas l’application de partage de vidéos courtes à un acheteur certifié par les États-Unis d’ici dimanche 19 janvier.

L’interdiction empêche les magasins d’applications de distribuer TikTok à ses utilisateurs et utilisatrices aux États-Unis, qui sont plus de 170 millions.

En 2023, Amnesty International a publié deux rapports mettant en évidence les atteintes subies par les enfants et les jeunes qui utilisent TikTok. Poussé·e·s vers les ténèbres : Comment le fil « Pour toi » encourage l’automutilation et les idées suicidaires explique comment la quête effrénée menée par TikTok pour obtenir l’attention des jeunes utilisateurs et utilisatrices risque d’aggraver les problèmes de santé mentale. Le second rapport, intitulé « Je me sens vulnérable ». Pris·e·s au piège de la surveillance intrinsèque à TikTok, examine les pratiques de TikTok en matière de données et les pratiques préjudiciables des utilisateurs et utilisatrices.

Ces deux rapports s’inscrivent dans un ensemble de travaux d’Amnesty International dénonçant les modèles économiques des grandes entreprises technologiques, qui constituent une atteinte au droit à la vie privée et accordent la priorité aux profits plutôt qu’aux droits humains.

Un article dans Libération :

https://www.liberation.fr/politique/tiktok-une-commission-denquete-va-etudier-les-effets-psychologiques-sur-les-jeunes-20250314_ZLRIVAEXSVHLHII22RFKHCZJ2M/

vendredi 11 avril 2025

Un génocide nié depuis 80 ans.

 

Merci Jean-Pierre.




 

« Le métissage est présenté comme responsable de la chute des grands empires et la question de la pureté raciale comme la clé de voûte de l’histoire du monde », nous prévient d’emblée Olivier Mannoni, le préfacier de cet ouvrage pionnier de l’historienne Claire Auzias.

Samudaripen (« Tuez-les tous » en romani, la langue des Tziganes et des Roms) est un travail de synthèse majeur, dont cette troisième édition est entièrement refondue depuis celle, initiale, de 1999.

Il s’agit bien, comme pour les Juifs, d’un génocide racial : ils ont été assassinés par les nazis non pas pour ce qu’ils pensaient mais pour ce qu’ils étaient.

Mais, à la différence des Juifs, ils ont une culture de l’oralité ; et comme le rappelle l’auteure, ils constituent un peuple « non pas du souvenir mais de l’oubli ».

Oubli… alors que sur une population totale en Europe de 700 000, 500 000 environ ont disparu, soit 70 % !

Jean-Jacques Gandini

(Livre recommandé par le Journal Le Monde Diplomatique du mois de Juin 2023)

 

 Ce livre relate l'histoire d'un génocide perpétuellement nié.

Ente 1938 et 1945, des centaines de milliers de Tsiganes ont été exterminés par les nazis et leurs alliés. En France, ils ont pu disposer du fichage initié bien avant la guerre par la Troisième République, et de la collaboration active du régime de Vichy. Pourtant, si la France a admis sa responsabilité dans la Shoah, elle continue de l'éluder en ce qui concerne le samudaripen, le génocide des Tsiganes.
Pour combattre cette amnésie criminelle, Claire Auzias, spécialiste reconnue des Tsiganes, jette ici une lumière crue sur l'extermination dont ce peuple a été victime en Europe.


 Une émission « Là-bas si j’y suis » sur France Inter  « Samudaripen » ( 49 minutes) :


https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-bas-si-j-y-suis/samudaripen-7768864






 


mardi 8 avril 2025

Pétition. Enfants expulsé.e.s.

 Merci Jean-Pierre.


Bonjour à toutes et tous

A Lyon, les enfants sans logement scolarisés dans le 2e arrondissement et leurs familles, sont à l’abri depuis novembre 2024 dans les locaux de l’ancienne école Gilibert. Cela fait suite à une expulsion d'un bidonville place Carnot en novembre dernier. 
La Ville de Lyon a accepté cette mise à l’abri durant la trêve hivernale mais a engagé la procédure d’expulsion au 1er avril au titre d'une mise à disposition pour les l'école des Beaux Arts.  Ce sont 60 personnes dont 30 enfants qui sont concernés ! 

Plusieurs associations et collectifs se mobilisent face à cette procédure lancée alors même que la Ville de Lyon fait partie du réseau UNICEF “Ville amies des enfants” et a adopté un plan “Zéro enfant à la rue” il y a trois ans.

Dans ce cadre, une pétition est lancée afin que la procédure d’expulsion engagée au 1er avril soit reconsidérée,que la Ville de Lyon trouve un autre lieu pour les pratiques amateurs de l’École Nationale des Beaux-Arts (ENSBA) et que les familles bénéficient d'un suivi social plus poussé en vue d'obtenir à terme un logement décent.

Vous pouvez signer la pétition ICI

A bientôt !
--
photo

Estelle RIBES
Déléguée générale | 
CNDH Romeurope

06 68 43 15 15

estelle.ribes@romeurope.org

https://www.romeurope.org/

59 Rue de l'Ourcq 75019 Paris
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lundi 7 avril 2025

Notre berceau commun : l’Afrique.

 Merci Grégory




Lettre ouverte de Yannis Youlountas à Jordan Bardella

 

 

Monsieur Bardella,

 

Ce dimanche 6 avril, faisant référence à la Grèce antique, vous avez osé déclarer : « Nous sommes les enfants d’une idée née il y a 25 siècles, sur les hauteurs d’Athènes, lorsque des citoyens libres décidèrent pour la première fois de gouverner par eux-mêmes. Cette idée porte le beau nom de démocratie. »

 

Ce message soigneusement préparé, vous l’avez ensuite diffusé et fait diffuser massivement sur les réseaux sociaux pour essayer de vous faire passer pour l’inverse de ce que vous êtes en réalité : l’un des pires ennemis de nos libertés fragiles, de nos droits insuffisants, de notre société malade de la peste brune.

 

Ce n’est pas la première fois que le Front National (fondé par d’anciens collaborateurs du nazisme) puis le Rassemblement National (simple ravalement de façade du FN) essaient de se prétendre les défenseurs de l’idée de démocratie. Pourtant, toute l’histoire de l’humanité montre qu’au contraire, votre camp n’a jamais été autre chose que celui des plus autoritaires, des plus intolérants et des plus violents, à l’inverse de l’idée de démocratie dans laquelle vous vous drapez comme tant de sinistres personnages de contes pour enfants : patte dans la farine, masque sur le museau, tunique sur le corps. Cependant, rien à faire, Monsieur Bardella, ça ne marche pas. Votre façon de concevoir la société, avec vos amis racistes, est trop monstrueuse pour qu’un déguisement de circonstance puisse le faire oublier à ceux d'entre nous qui ne sont pas abrutis par vos amis milliardaires et les médias qu'ils se sont payés pour fabriquer l'opinion publique. Même si la démocratie actuelle n’a pas grand chose de démocratique dans les faits, ce n’est certainement pas le fascisme qui va améliorer les choses et nous rapprocher de l’utopie résumée dans la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ».

 

Ceci étant dit, l'essentiel est ailleurs.

 

Vous avez, une fois de plus, fait référence à la Grèce antique et ce n’est pas par hasard.

 

En effet, la Grèce antique est une référence majeure dans toute l’extrême-droite depuis de nombreuses années, et ce, sur la base d’un contresens également. De l’Institut Iliade au Cercle Aristote et du G.R.E.C.E. à la nouvelle Acropole, les cercles de réflexion de l’extrême-droite se sont toujours servis du prétendu « miracle grec » pour tenter d’occulter l’origine africaine de l’humanité et la déplacer en Europe.

 

Pourtant, que cela vous plaise ou non, nous sommes tous les enfants de l’Afrique, depuis la préhistoire jusqu’à l’essor des sciences et techniques. Notre berceau commun ne se trouve pas en Europe, mais quelque part entre l’Éthiopie, la Tanzanie et le Kenya. Beaucoup plus tard, ce n’est pas en Europe, mais au Proche-Orient et au Moyen-Orient que l’humanité a développé l’agriculture, dans une région surnommée « le croissant fertile » qui traverse l’actuelle Syrie, mais aussi la Palestine et Israël, l’Irak et l’Iran, en passant par le sud de la Turquie. En ce temps-là, nos prétendus « ancêtres les Gaulois » ne formaient en réalité ni un peuple unique, ni une entité politique organisée et encore moins un sommet du progrès de l’humanité, contrairement à ce qu’ont longtemps prétendu certains manuels scolaires, notamment durant le régime de Vichy.

 

Pire encore : votre mythe du génie grec antique est un contresens complet des causes réelles de cette époque inventive.
 

Les Grecs de l’antiquité étaient des voyageurs, des marins et des marchands qui commerçaient avec de nombreuses cités du pourtour de la Méditerranée et les chercheurs parmi eux étaient partis jusqu’à Babylone et en Egypte pour découvrir et rassembler les savoirs de leur temps. Cet essor n’a donc rien de miraculeux : il est le produit du métissage, de la rencontre, à l’inverse du repli sur soi que vous professez. Vous ne connaissez donc rien à l'histoire de Pythagore, par exemple, ni à la naissance de Marseille, cette ville que votre camp déteste et qui est précisément l'un des exemples de ce magnifique métissage, depuis sa fondation, il y a 2600 ans, lors de la rencontre pacifique puis l'union amoureuse de la belle autochtone Gyptis et du voyageur grec Protis, venu de Phocée en Ionie.
 

Il est également suspect de présenter la démocratie athénienne comme un modèle de société. Les fameux « citoyens libres » qui, selon vous, « décidèrent de se gouverner eux-mêmes » étaient en réalité une infime minorité. Est-ce précisément le type de société dont vous rêvez, Monsieur Bardella ? Une société de classe, patriarcale, fondée sur la préférence identitaire et sur l’esclavage des trois-quarts de la population ? Certes, l’idée de démocratie commençait à apparaitre : un germe pour reprendre le terme de Cornélius Castoriadis. Mais ce n’était qu’un début, un balbutiement, une pierre fondatrice pour penser ensuite tout le reste, au fil des siècles, en particulier l’égalité sociale, la liberté absolue de conscience et, ce que certains révolutionnaires appelaient parfois la république universelle, pour en finir avec toutes les guerres. 
 

Dans les faits, la démocratie athénienne que vous évoquez n’était donc ni un miracle dans sa genèse ni la panacée dans son fonctionnement. Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur certaines des conditions nécessaires pour accéder au statut de citoyen « à Athènes il y a 25 siècles » : être de sexe masculin, avoir ses deux parents athéniens, être né d’une union légitime, avoir 20 ans, ne pas être un esclave… Bref, la seule chose qui peut justifier votre glorification tronquée de la cité athénienne antique, c’est votre vision inégalitaire, égoïste et chauvine de la société.

 

Pour la même raison, votre camp politique ne cite jamais les fulgurants progrès de l’idée démocratique dans des lieux et des moments historiques postérieurs à la Grèce antique, comme la Commune de Paris, l’Espagne de 1936 ou encore les nombreux espaces autogérés dans la Grèce actuelle et dans d’autres régions du monde où l’utopie tente de devenir réalité : horizontalité, diversité, entraide, intelligence collective, refus des discriminations.
 

La Grèce ne vous intéresse qu’au passé : mythifiée, déformée, tronquée. Pour mieux servir votre double objectif de déguisement démocratique et d’effacement de l’origine africaine de l’humanité. 

 

Méfiez-vous en faisant cela, Monsieur Bardella. En évoquant ainsi la Grèce antique, vous rappelez ce que les Athéniens faisaient à l’époque sur le plan juridique : la corruption tout comme l’offense envers la démocratie entraînaient au minimum la déchéance de la citoyenneté et l’ostracisme. Si l’on revenait au fonctionnement de cette époque que vous prétendez dorée, Madame Le Pen et vous-même seriez probablement déchus de votre nationalité, puis chassés définitivement du pays. Autrement dit, vous subiriez exactement le calvaire que vous souhaitez pour les migrants et certaines personnes originaires d'autres régions du monde.
 

Par conséquent, il serait plus judicieux de vous taire. Car, non seulement vous avez tout faux concernant la Grèce, mais, en plus, vous ne faites que propager des idées qui pourraient se retourner contre vous.

 

Yannis Youlountas

 

PS : vous pouvez partager cette lettre en utilisant ce lien : http://blogyy.net/2025/04/07/lettre-ouverte-de-yannis-youlountas-a-jordan-bardella/