Merci Bernard, Marie-Claude et Sarah,
Appeler les choses par leurs noms... Est-ce si difficile que cela ? Les chansons, les films, les livres le font... et Nous ? "Le peuple c'est Nous" quand chacun e de ce Nous s'exprime pour de bon...
Extraits des Statuts des Oinoleboso, 20 janvier 2007 :
Créer :
* Un espace d'humanité où les personne sont considérées. Se donner les moyens pour que cette humanité s'exprime.
* Un groupe où la parole est prioritaire (apprendre et donner) nous sommes des colporteuses et colporteurs de mots. Chacun (e) est non-remplaçable parce que reconnue à part entière (regarder l'autre en perdant cette peur que la société m'a instruite).
Moyens d'action
* Mettre en partage des histoires, des convictions, des savoirs.
* Travailler la question du partage et du pouvoir.
* Faire un quotidien plus humain où plus personne ne mourra de faim, d'exploitation et de solitude.
* Construire un groupe ouvert où tout n'est pas prévu et limité d'avance.
En attendant la publication de ce qui s'est partagé lors de la dernière Assemblée Générale des Oinoleboso et de l'entier de nos statuts, voici un film très intéressant "Retour à Reims/ Fragments" :
"Adaptant le remarquable récit de Didier Eribon, Jean-Gabriel Périot raconte l’histoire douloureuse et politique des ouvriers de France, grâce à un foisonnant montage d’archives reliant l’intime au collectif et la voix d’Adèle Haenel. Comment porter à l’écran "Retour à Reims "(Fayard, 2009) – par ailleurs objet d’une adaptation théâtrale de Thomas Ostermeier en 2017 –, le magistral et tranchant best-seller de Didier Eribon, récit autobiographique et sociologique passant volontiers d’une temporalité à l’autre ? Jean-Gabriel Périot ("Une jeunesse allemande") a rétabli la chronologie et pris comme fil conducteur l’histoire de la classe ouvrière, en s’attachant aux trajectoires des parents de l’auteur, notamment de sa mère. Placée à l’hospice de la Charité quand sa propre mère partit travailler en Allemagne après la défaite de 1940, celle-ci dut renoncer à devenir institutrice. Contrainte par l’institution de se mettre au travail après le certificat d’études, elle devint employée de maison, métier tacitement en butte au harcèlement des maîtres de maison, et épousa un ouvrier. "Les lois de l’endogamie sociale sont aussi fortes que celles de la reproduction scolaire, et étroitement liées à celle-ci", écrira Didier Eribon, au sujet de leur rencontre dans un bal populaire.
Violence physique de l’exploitation (...) "
Suite du texte sur "Youtube Arte" sous la vidéo qui dure 1h20 :