CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



jeudi 25 février 2021

Sarah C., notre amie, nous invite à visiter le blogue ...

 ... qu'elle vient de lancer...

Bel envol à toi et à ton blogue, Sarah...

 

Bienvenue!

Il était une fois une petite fille qui avait une passion : écrire. Depuis toujours, elle faisait danser les mots pour les transformer en poésies, en histoires pour ses frères et soeurs, en nouvelles ou en romans.

Elle avait un rêve : celui d'écrire partout, tout le temps et toute sa vie pour que ses textes fassent s'évader petit.e.s et grand.e.s.
Ce rêve, vous l'aurez compris, c'est le mien. Après avoir douté pendant plusieurs années, j'ose enfin y croire et me lancer!
Je me consacre actuellement à l'écriture de mon roman, "Ma Bonne Étoile", et d'une collection de livres pour enfants, "Pistache à l'école des chats". Ce blog me permettra de partager avec vous les différentes étapes de mon écriture mais aussi d'autres textes que j'écris, l'actualité d'auteur.trices que je suis, des conseils lectures... et plein d'autres suprises!

N'hésitez pas à interagir sur mes articles et à partager, vous aussi, vos expériences! Je serai ravie de les lire.

Sarah.

 

Rejoignez le blogue de Sarah C., vous y découvrirez un très beau texte qu'elle a écrit, cliquez : ICI.

 

 
Photo du blogue de: Sarah C.



Vaccins : l'Union Européenne s'est-elle "couchée devant les Labos Pharmaceutiques" ?

 Merci Yvette.


 

Voici un extrait de la réponse de Madame Von Der Leyen, Présidente de la Commission Européenne, ou plutôt de la non-réponse, extrait d'un article paru dans "Les Échos". Pour lire l'article entièrement, cliquez : ICI.

 

Extrait de l'article "Les Échos": 

(...)

Levée des brevets

L'autre sujet fréquemment soulevé par les élus, le plus souvent de gauche, c'est la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins pour permettre de les produire beaucoup plus massivement. « Ces vaccins ont pu être développés grâce à des milliards d'argent public. Mais les brevets, eux, restent la propriété exclusive des 'Big Pharma'», s'est indignée l'eurodéputée Manon Aubry, alors que la levée des brevets est une possibilité offerte par les règles de l'OMC . Le sujet n'a pas du tout été évoqué par la présidente de la Commission.

Cette dernière a en revanche promis la création d'un « groupe de contact » entre la Commission et le Parlement. Les élus réclament depuis des semaines plus de transparence sur les contrats avec les laboratoires et le calendrier des livraisons. Trois contrats ont déjà été mis à la disposition des élus - quoiqu'en partie expurgés des clauses les plus sensibles - et un quatrième, celui signé avec Johnson & Johnson devrait rapidement être consultable.

Catherine Chatignoux


 

mercredi 24 février 2021

Relier, Tisser pour Peser sur le cours des choses.

 

  L'idée de départ : Recenser au niveau de la France entière toutes les industries qui fonctionnent ou vont fonctionner avec des énergies fossiles (charbon, gaz, coke...). Ainsi que les luttes qui s'y opposent, pour les relier, les tisser entre elles, pour peser ensemble sur le cours des choses.


Il faut savoir que ce gouvernement, qui ne cesse de proclamer qu'il veut arrêter l'utilisation de ces énergies, a tout fait (et continue à faire tout) pour favoriser  l'implantation d'usines polluantes comme l'usine Knauf à Illange (Moselle) utilisant le coke et le gaz comme combustibles. 

 

Recenser pour quoi faire ? Pour que chaque citoyen-ne  ait cette liste en mains. Peut-être, alors, que les personnes, qui recevront ces informations, éviteront d'acheter les produits de toutes ces usines polluantes (comme la laine de roche de Knauf Illange et de Rockwool Soissons).

 

Donc un appel à nous envoyer des infos sur de telles usines près de chez vous et sur les luttes éventuelles contre ces installations. Tout le monde sait maintenant ce qu'il nous en coûte et ce que nous risquons, comme autres catastrophes, à laisser faire les pollueurs.


Vous trouverez ci-dessous l'article que Gabrielle de l'Association Stop Knauf Illange nous a envoyé. Il fait référence à deux articles qui donnent une vue intéressante de la situation et des luttes en cours. Nous avons besoin de votre participation à cette action. N'hésitez pas à nous envoyer informations et idées d'interventions. 

Adhérer à Stop Knauf Illange, c'est déjà marquer votre refus et donner les moyens à cette association de continuer cette lutte. MERCI.

                                                    René

 


 

Un peu partout en France, actuellement, surgissent des projets industriels dangereux qui font peut-être la joie des financiers mais certainement pas celle des riverains. Pour vous tenir au courant, pour vous montrer que c’est ensemble que nous gagnerons face à Knauf et à tous les autres pollueurs, nous vous invitons à lire cet article paru dans Terrestres (cet article date d'un an mais garde toute son actualité et il ouvre des perspectives d'actions fortes) :


https://www.terrestres.org/2020/01/27/loose-france-parce-que-cest-notre-projet/


et à le partager via les médias, FB, blogs personnels, twitter, etc.

N’hésitez pas à cliquer sur les différents liens qui vous sont proposés, notamment celui de la carte

https://reporterre.net/La-carte-des-luttes-contre-les-grands-projets-inutiles


pour visualiser exactement les lieux où les militants se battent chaque jour en vertu du principe de précaution et pour l’avenir de la planète. Bonne lecture.

                                                       Gabrielle 

 

 

 

mardi 23 février 2021

"Je suis dans un cauchemar terrible" Pinar Selek

 

 

Merci Pinar et Jean-Pierre

 

Lettre à Frédérique Vidal

 

Depuis vos dernières déclarations sur « l’islamo-gauchisme », je suis dans un cauchemar terrible. Votre discours réveille tout ce que j’ai vécu et tout ce que mes collègues en Turquie sont en train de vivre. Je vous demande de prêter attention à ma parole qui s’est forgée à travers une expérience très dure de la défense de la liberté de la recherche et de l’autonomie de la production scientifique. 

 

  Madame Vidal,

 

Vous vous souvenez de moi, l’enseignante-chercheure exilée que vous aviez accueillie, dans le cadre du Programme PAUSE, à l’Université Côte d’Azur, quand vous étiez sa présidente. Mais nous nous sommes rencontrées la première fois, le 30 septembre 2019, dans le cadre de la conférence de presse du Programme PAUSE ( Programme national d’Aide à l’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil). En tant que ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, vous souteniez ce programme. Je pense que vous le soutenez encore. Tant mieux : vous soutenez les enseignant.es-chercheur.es qui ont fui la répression politique dans leur pays et qui ont besoin d’un espace de liberté pour continuer à poser des questions et à conduire leurs recherches.

 

Depuis vos dernières déclarations sur "l’islamo-gauchisme", je suis dans un cauchemar terrible. Votre discours réveille tout ce que j’ai vécu et tout ce que mes collègues en Turquie sont en train de vivre, sous l'islamo-fascisme. Je pense que tout.es les scientifiques exilé.es qui sont aujourd’hui accueilli.es par le Programme PAUSE sont entrés dans le même cauchemar, car elles-ils savent aussi très bien comment les libertés académiques se rétrécissent quand les pouvoirs politiques interviennent dans le champ scientifique avec la justification de la lutte contre le terrorisme. En général, c’est comme ça que ça se passe. En Turquie, en Chine, en Iran. Et aujourd’hui en France.

 

J’ai envie de vous dire que si vous ne revenez pas publiquement sur vos propos ou si vous ne démissionnez pas, le cancer se diffusera et des scientifiques français.es prendront le chemin d’exil.

 

Ne me dites pas qu’en France ce n’est pas possible. Si, Madame Vidal, si. Vous le savez mieux que moi : le pétainisme n’est pas si vieux que ça. Rappelez-vous dans les années 1940, il y avait beaucoup d’universitaires français exilés, refusant de se soumettre au fascisme.

 

Vous vous souvenez peut-être, dans la conférence de presse de PAUSE, j’avais commencé mon intervention en disant ceci : « Pour vous épargner un récit victimisant et pour me distancier d'une vision intégrationniste imprégnée de colonialisme, j’avais pensé d’abord rappeler que chaque pays a besoin de passeurs des théories scientifiques. Surtout la France qui a de grandes difficultés de traduction. Elle a besoin de savant.es qui se sont formés dans d’autres pays. De plus, accueillir les scientifiques qui ne sont pas soumis à l’autorité ne peut être qu’une richesse pour ceux et celles qui les accueillent. » Je vous demande de prêter attention à ma parole qui s’est forgée à travers une expérience très dure de la défense de la liberté de la recherche et de l’autonomie de la production scientifique.

 

Madame Vidal, essayez d’écrire des articles scientifiques, avec votre casquette universitaire, pour remettre en question les notions scientifiques et inscrivez-vous dans le débat collectif des chercheur.es, mais surtout cessez d’intervenir en mettant votre casquette politique !

 

Sinon vous allez mettre la machine infernale en marche.

 

Et la machine du pouvoir peut aller plus loin que vous ne l’imaginez.

 

Pinar Selek

 

Voir: Programme Pause, de l'accueil en urgence des scientifiques en exil | Le Club de Mediapar

 

 

 

"La souche de demain" Andrée Chedid


 




 


 

dimanche 21 février 2021

Les fables et les espaces du sauvage...

 Dédicace spéciale à Marie-Claude Charpentier qui travaille depuis des années et des années sur les fables d'Ésope (voir les pages 3 à 20 et 257 à 278 du livre "Les Espaces du sauvage dans le monde antique" aux Presses universitaires de Franche-Comté. À demander chez son libraire. Pour ma part je l'ai commandé à Thionville : librairie Hisler).

 

Ce texte de Sylvain Tesson trouvé dans le livre "TIBET.animal minéral" avec les photos de Vincent Meunier :

 

PROPOSITIONS DE DEVISES POLITIQUES

POUR LE PARTI DES BÊTES

"Bas les pattes", devise de l'ours.

"Sans peur et sans fatigue", devise du loup.

"Je ne suis pas là", devise de la panthère.

"Je maintiendrai", devise du yack sauvage.

"L'union fait la force", devise du bharal.

"Attrape-moi si tu peux", devise de la gazelle.

"Je vous tiens à l'oeil", devise du gypaète.

"Je vaux mieux que ce que vous pensez", devise du kiang.

"Home sweet home", devise de la marmotte.

"Service action", devise du faucon sacre.

"Pardon pour la poussière", devise de l'antilope.

"Ne croyez pas que je sois mignon", devise du chat de Pallas.

"Je m'occupe du reste", devise du vautour.

 

Pour toutes ces bêtes, même conclusion : "Ne me touchez pas."

 

Photo : Presses Universitaires de Franche-Comté

 À lire et à relire en cette période où les virus viendraient des atteintes aux espaces sauvages de notre planète.

 Résumé :

 L'évolution des données environnementales et le développement de la civilisation font que nous avons du mal à nous représenter exactement ce qu'étaient les espaces du sauvage aux yeux des Grecs et des Romains. S'il renvoie pour une part à l'animal et à l'animalité, le sauvage ne peut cependant s'y réduire. Du théâtre classique au récit de voyage en passant par les fables et les mythes les problématiques envisagées ici tentent de répondre à diverses questions. Y a-t-il des lieux spécifiques du sauvage ? Qu ‘en est-il de la forêt mais aussi de la montagne, de la mer, du désert, dans les imaginaires antiques ? Y a-t-il des limites précises à ces espaces du sauvage ? La notion de sauvage varie-t-elle en fonction des lieux - et en quoi - ? Quelles définitions peut-on donner du concept de sauvage dans ces conditions ? Continuant à explorer ces territoires « marginaux » de l'Antiquité où l'homme s'introduit comme observateur ou comme acteur, les dix-huit contributions réunies dans ce volume explorent les significations du sauvage et recherchent les limites de ces espaces sauvages.

 

 Et puis comme un cadeau ne vient jamais seul, allez donc écouter un peu ceci, entendu ce matin sur France Inter : Charles Pépin : "Le confinement m’a confirmé dans ma thèse selon laquelle on ne se rencontre pas assez"






samedi 20 février 2021

"L"homme déboula sur la terre..."

Merci Éric et Dominique... 

 

 

Photo du site : Kobalann.


Extrait d'un des très beaux livres du photographe Vincent Munier "TIBET. minéral animal" (Éditions Kobalann). Il s'est associé à Sylvain Tesson pour les textes. Voici l'un de ces écrits :

 

 UNE QUESTION DE SÉMANTIQUE


L'homme déboula sur la terre,

zigouilla les bêtes,

fissionna l'atome,

traficota le gène,

modifia les organismes,

acidifia les sols, 

plastifia les mers

et barbouilla l'atmosphère.


Tout cela en si peu de temps : quel talent !

Puis il nomma nuisible tous ceux qui ne participaient pas à l'entreprise.

 


jeudi 18 février 2021

La BOMBE et thrène à la mémoire de ses victimes ...

  Merci Simon

 

Mohamed Dib : La véritable oeuvre d'Albert Camus ''Le premier homme''. Camus est arrivé dans un monde en ruine, au goût de cendre et de soleil où l'homme n'est même plus un survivant mais l'ombre déjà de l'homme d' Hiroshima. Et d'un bout à l'autre de son oeuvre, il a refusé d'apporter la moindre atténuation à ce sentiment. 

 

     La photo ci-dessous a été reprise sous forme de dessin dans la BD "La Bombe"

    Hiroshima, escaliers de la Banque Sumitomo, Août 1945, World History Archive

Photo du site : Skyrock


"Nous n'avons pas besoin d'espoir, nous avons seulement besoin de vérité" Albert Camus

 

Les camps de la mort, Hiroshima, Nagasaki. Le langage impuissant à décrire un mode devenu impensable.

 

"Mal nommer un objet c'est ajouter au malheur du monde" 

Albert Camus 

 

Je pense que cette bande dessinée, d'une grande exigence au niveau des faits, a créé un lieu où quelque chose se passe pour celui qui la lit : chaque être humain e a une responsabilité et peut quelque chose au recul ou à l'avancée de l'humanité...

Nous sommes encore dans l'ère des bombes atomiques.

 

BD. Photo du site : Glénat.

Thrène : En Grèce antique, un thrène (du grec ancien θρῆνος / thrếnos, de θρέομαι / thréomai, « pousser de grands cris ») est une lamentation funèbre chantée lors de funérailles, avant de devenir un style à part entière. Aussi: mélopée.

 

"Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima" de Penderecki.

 

 

 


 

 




mercredi 17 février 2021

"Je clique" Michèle Bernard

Toutes ces chanteuses et chanteurs à côté desquel le s nous risquons de passer sans les entendre...

Michèle Bernard...

 


 


 

 

lundi 15 février 2021

Des contraventions poétiques...

 Merci Céline c'est une chouette idée pour toutes les luttes vitales de cette période.

 




Plus la poésie s’invite dans des lieux inattendus, plus elle est belle et réconfortante. Voici sans doute pourquoi cette initiative suisse est aussi remarquable : depuis quelques jours, dans les rues de Genève, les automobilistes reçoivent des contraventions poétiques. De quoi s’agit-il ? Réponse sur le site : POSITIVR



« Vous avez souligné un extrait de votre livre préféré et vous aimeriez le partager ? Une citation vous semble particulièrement juste ? Un poème appris par cœur quand vous étiez enfant, ou découvert dans un recueil, vous a marqué-e à tout jamais ? Vous aimez les mots à lire et à dire ? Rédigez votre contravention poétique. »

Bibliothèques municipales de la Ville de Genève

 

 

dimanche 14 février 2021

La pollution baisse les défenses immunitaires.

Merci Jean.

 Cela paraît évident. Les problèmes pulmonaires sont déjà très importants dans les régions industrielles. Les médias parlent beaucoup de la Moselle en ce moment, disant que le virus y circulerait plus qu'ailleurs. Faut-il rappeler que le Département de la Moselle était classé avant-dernier ex aequo pour la qualité de l'Air en 2016 (voir le Palmarès de l'Écologie publié par l'hebdomadaire La Vie et France Bleu) ?

La pollution nous rend plus vulnérables au coronavirus

Durée de lecture : 6 minutes

18 mars 2020 / Marie Astier (Reporterre)

 

Y aurait-il moins de malades du coronavirus en état grave dans les hôpitaux si nous vivions dans un monde moins pollué ? Le raisonnement est simple : la pollution provoque des maladies, qui affaiblissent notre système immunitaire, et augmentent la probabilité de développer une forme grave du Covid-19.

« Les 85 % de personnes malades du Covid-19 qui ne développent pas de forme grave ont un système immunitaire qui les amène à réagir de façon efficace et à guérir, explique Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm (Institut national de la santé et la recherche médicale). Mais quand vous avez une membrane respiratoire déjà en mauvais état et un système immunitaire déprimé, vous n’avez pas les mêmes capacités de défense. »

« J’ai été indignée que dans les personnes à risque, on ne parle que des anciens, poursuit-elle. L’exposition à la pollution joue également. En Italie du Nord, la pollution industrielle est beaucoup plus forte et peut augmenter la morbidité et la gravité du Covid-19. »

« Une corrélation entre pollution de l’air et coronavirus »

La pollution de l’air, d’abord, est donc fortement incriminée. « Le coronavirus est une plus grande menace dans les villes polluées », explique l’Alliance européenne pour la santé publique (European Public Health Alliance, EPHA) dans un communiqué paru lundi 16 mars. « La pollution de l’air cause de l’hypertension, des diabètes, des maladies respiratoires. Autant d’affections que les médecins commencent à associer à des taux de mortalité plus élevés pour le Covid-19 », précise le document de l’organisation internationale.

« Il n’y a pas encore d’études liant spécifiquement le Covid-19 et la pollution de l’air », nous précise Zoltan Massay-Kosubek, responsable des questions de pollution de l’air à l’EPHA. « En revanche une étude menée en Chine en 2003 sur le SRAS, une autre maladie due à un coronavirus, a montré que là où la pollution de l’air était plus élevée, la mortalité était aussi plus importante. Ils ont trouvé une corrélation entre pollution de l’air et coronavirus. »

Or, l’une des zones les plus touchées en Europe aujourd’hui par le Covid-19 est, justement, « une des régions les plus polluées d’Europe », souligne M. Massay-Kosubek : le nord industriel de l’Italie. « Les gens souffrent deux fois : d’abord de la pollution de l’air, et ensuite de leur vulnérabilité au coronavirus », déplore-t-il.

 

Suite de cet article sur le site de : Reporterre.

 

 

Photo du site  : Reporterre
                       

 

 

 

 

Action extrême, pas extrémiste...

"Sauver Madama de l’arbitraire préfectoral"

par Nadia Sweeny   


Un père de famille est en grève de la faim depuis le 29 janvier pour exiger la régularisation de Madama Diawara, jeune Malien qu’il accueille depuis deux ans. Arrivé mineur et malmené par l’administration, Madama, pourtant en plein apprentissage, est menacé d’expulsion.

 

J e ne lâcherai rien : je suis comme un chien sur un os», clame Éric Durupt. Malgré la fatigue générée par plus d’une dizaine de jours de grève de la faim, ce père de famille de la Haute-Loire est déterminé à sauver Madama de l’expulsion qui le menace.

Madama Diawara est un jeune Malien, arrivé en France à un peu plus de 16 ans fin 2018. Il est recueilli par Éric Durupt et Véronique de Marconay, un couple d’enseignants du Puy-en-Velay, dont les enfants ont grandi et ont quitté le domicile familial, laissant une sorte de vide dans leur grande maison. Habitués des mobilisations solidaires, ils ont décidé d’ouvrir leur porte à deux mineurs étrangers non accompagnés dont Madama.

Débarqué du pays en 2018, au prix d’un périple indicible. Secouru en mer Méditerranée où nombre de ses compagnons de voyage ont laissé la vie. Après quelque temps dans un camp de migrants, Madama finit par passer les frontières et débarque au Puy-en-Velay, où il est pris en charge par des associations.

Minorité arbitraire

Puis la machine administrative se met en branle. L’aide sociale à l’enfance (ASE) le convoque pour un entretien d’évaluation de sa minorité. Elle conclut que Madama n’est pas mineur. Dans le compte rendu de l’entretien réalisé le 27 septembre 2018, l’éducateur note que «sa voix est grave comme si elle avait mué et sa pomme d’Adam est développée. Il possède une certaine pilosité qu’il rase et quelques cheveux blancs». Mais l’évaluation ne peut légalement se baser uniquement sur les aspects physiques.

Le discours du jeune homme est aussi jugé «peu vécu» car il est difficilement capable de préciser les étapes de son périple, les pays qu’il a traversés voire les gares françaises par lesquelles il a transité. «Madama ne savait ni lire, ni écrire, alors vous imaginez bien que le nom des gares ou même celui des pays qu’il a traversés…» s’agacent Éric et Véronique. D’autant que Madama donne tout de même quelques noms : la Sicile, Bologne, Briançon… Insuffisant aux yeux de l‘éducateur. Le couperet tombe : «Au regard des conclusions de l’évaluation menée par l’ASE, votre minorité n’est pas reconnue.»

Pour Me Julie Royon, avocate qui reprend le dossier, «les entretiens sont menés par de simples éducateurs non formés à la spécificité de jeunes migrants en proie à des stress post-traumatiques liés aux violences inouïes qu’ils ont vécues sur leur trajet. On est face à des jeunes fracassés par des histoires difficiles et on leur demande avec précision des éléments de leur vie qu’ils doivent déballer en moins de deux heures.»

Dans un rapport de novembre 2020 sur l’aide sociale à l’enfance, la Cour des comptes dénonçait la manière dont les services départementaux font, à la va-vite, des entretiens qui aboutissent «au refus d’un examen plus approfondi pour un certain nombre de jeunes, sur la base de leur apparence physique, de leur supposée absence de vulnérabilité ou d’éventuels documents d’identité». Alors que la loi impose la collégialité d’examen et de décisions, mais aussi la présomption de minorité.

D’après les données ministérielles de la cellule MNA (mineurs non accompagnés), le département de la Haute-Loire fait partie de ceux qui accueillent le moins de MNA en France. En 2019 il n’a reconnu que 14 minorités. La Cour des comptes note aussi globalement une «baisse du taux de reconnaissance de minorité» qui «varie fortement d’un département à l’autre, alors même que le public évalué présente des caractéristiques similaires». L’arbitraire local joue donc à plein régime. Ce que confirme Me Royon :

Les départements font le maximum pour ne pas prendre en charge les mineurs étrangers.

 

Lire la suite de l'article en accès libre sur : "Politis" 

 

Photo Politis

 

samedi 13 février 2021

Covid, Drones : Solidarité Palestine

 
Photo Oinoleboso

 
Merci Marie-Paule :
 
Bonjour,

En solidarité avec le peuple palestinien cruellement persécuté par l'armée et les colons israéliens en ces temps de covid et de colonisation qui  perdure dans le silence assourdissant des médias..
Rejoignez les 10000 personnes qui se sont engagées à boycotter AXA.
Remplissez le formulaire  qui se trouve plus bas dans la version anglaise pour signer  la pétition!


2. Exigeons de l'UE qu'elle cesse d'acheter des drones militaires israéliens pour appliquer ses politiques mortelles anti-immmigration  

Pour  diffusion très large.. 
Cordialement
 le collectif bds57

 

 

vendredi 12 février 2021

 

Mise à jour sur la pétition

Gilets jaunes : deux policiers mis en examen pour violences, dont l’éborgnement de Jérôme Rodrigues

Martine BOUDET
France

11 févr. 2021 — 

La figure des gilets jaunes a perdu son œil lors d’une manifestation parisienne. Un autre manifestant avait été blessé lors du même événement.
La Croix (avec AFP) le 11/02/2021

Deux policiers ont été mis en examen le 14 janvier dans l’enquête sur l’éborgnement de Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement des Gilets jaunes, et sur la blessure d’un autre manifestant en 2019, a annoncé mercredi 10 février Jérôme Rodrigues, ce qu’a confirmé une source judiciaire.
Le policier accusé d’avoir lancé la grenade dont un éclat a causé la perte de l’œil droit de Jérôme Rodrigues lors du rassemblement du 26 janvier 2019 à Paris, a été mis en examen pour des « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente », aggravées. L’autre policier est poursuivi pour des « violences volontaires aggravées » sur un autre manifestant, désigné simplement par son prénom, « Mickaël », et participant au même rassemblement.

Passible des Assises
La qualification criminelle retenue contre le premier policier est passible des assises. Les deux fonctionnaires ont été placés sous contrôle judiciaire par les juges d’instruction chargés des investigations depuis le 13 février 2019.
Jérôme Rodrigues a dévoilé l’information lors d’une allocution en direct sur son compte Facebook mercredi, « devant » 1 500 personnes : « Je tenais à vous le dire, à dire à l’ensemble des gens qui me soutiennent depuis deux ans aujourd’hui : je me suis fait crever un œil par la police de Macron. » Son avocat, Arié Alimi, n’a pas souhaité faire de commentaires.
À l’époque des faits, le tir d’un lanceur de balles de défense (LBD) et le lancer concomitant d’une grenade de désencerclement avait touché le groupe dans lequel évoluait Jérôme Rodrigues et « Mickaël », sans qu’il soit immédiatement possible de déterminer quelle arme avait blessé les deux hommes.

Au moins trente manifestants éborgnés
La blessure de Jérôme Rodrigues, un ancien commerçant de 41 ans, compagnon de route d’une autre figure du mouvement de contestation, Éric Drouet, avait relancé la controverse sur l’usage du LBD, une arme mise en cause par de nombreux Gilets jaunes ou des défenseurs des libertés publiques. Les autorités avaient d’abord contesté tout usage d’une telle arme, dont les tirs sont désormais filmés, à l’heure des faits place de la Bastille.
Depuis les manifestations des Gilets jaunes à l’hiver 2018-2019, au moins trente manifestants ont été éborgnés et cinq ont eu la main arrachée, selon un décompte du journaliste David Dufresne. L’utilisation de lanceurs de balles de défense mais aussi de certaines grenades par les forces de l’ordre est principalement mise en cause. Un autre policier a récemment été mis en examen à Rennes pour blessures involontaires, dans l’enquête sur l’éborgnement de Gwendal Leroy, autre Gilet jaune touché par un éclat de grenade.

https://www.la-croix.com/France/Gilets-jaunes-deux-policiers-mis-examen-violences-dont-leborgnement-Jerome-Rodrigues-2021-02-11-1201140148

La Défenseure des Droits contre les Discriminations.

Création et Photo Oinoleboso : Hommage à Gino.

 

 

 Transmis par Jean-Pierre. Merci.

 
Bonjour,
 
le Gouvernement lance aujourd'hui une plateforme de lutte contre les discriminations, qui sera gérée par la Défenseure des droits. 

Ce nouveau service de signalement et d’accompagnement sera assuré par des juristes de la Défenseure des droits qui accompagneront et orienteront gratuitement les personnes qui pensent être victimes ou témoins de discriminations, quels qu’en soient le motif et le domaine. Il est accessible via :
  • Un numéro de téléphone à 4 chiffres : le 3928
  • Un site internet www.antidiscriminations.fr, doté d’un tchat disponible du lundi au vendredi (9h-18h)
  • Un accès spécifique pour les personnes sourdes et malentendantes
Ces outils permettront d’effectuer un premier niveau de prise en charge des victimes en leur offrant une écoute active et en leur permettant de comprendre leur situation, mais également en leur présentant les démarches possibles pour les rétablir dans leurs droits, en les orientant vers les délégués du Défenseur des droits et auprès des acteurs, des pouvoirs publics et des associations compétentes.

Le CNDH Romeurope, en tant que membre du Comité d'entente "origines", est présent sur cette plateforme, dans la rubrique associations.
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Nous avons alerté la Défenseure des droits, Claire Hédon, sur la nécessité pour cette plateforme de se doter de moyens d'interprétariat et de traduction, ce qui n'est pas malheureusement pas prévu (et budgété) à ce stade.

N'hésitez pas à communiquer largement au sujet du lancement de cette plateforme au sein de vos associations respectives !

Bon week-end,
Anthony
--
photo
Anthony IKNI
Délégué général du CNDH Romeurope

06 68 43 15 15

https://www.romeurope.org/

59 Rue de l'Ourcq 75019 Paris

mercredi 10 février 2021

Accueil et Protection des Réfugié e s encore une Valeur en Europe ?

Merci à Jean-Pierre, à Henri et à la LDH :


Le HCR prévient que le droit d’asile est mis en péril en Europe ; exhorte à faire cesser les renvois aux frontières et la violence contre les réfugiés

Des chaussures, un ballon et une casquette pris dans une clôture en fil de fer barbelé au centre de réception et d'identification de Fylakio, près de la frontière entre la Grèce et la Turquie.

Des chaussures, un ballon et une casquette pris dans une clôture en fil de fer barbelé au centre de réception et d’identification de Fylakio, près de la frontière entre la Grèce et la Turquie.   © HCR/Achilleas Zavallis

Alarmé par la fréquence croissante des expulsions et des renvois de réfugiés et de demandeurs d’asile aux frontières maritimes et terrestres de l’Europe, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, appelle les Etats à enquêter sur ces pratiques et à les faire cesser.

« Le HCR a, de façon répétée, reçu des informations concernant des Etats européens qui entravent l’accès au droit d’asile, qui renvoient des personnes après qu’elles ont atteint leur territoire ou leurs eaux territoriales, et qui leur font subir des violences aux frontières », a déclaré Gillian Triggs, Haut Commissaire assistante du HCR chargée de la protection internationale.

« Les renvois aux frontières sont menés dans la violence et de façon apparemment systématique. Des bateaux transportant des réfugiés sont remorqués pour les ramener hors des eaux territoriales. Des personnes sont arrêtées après avoir débarqué puis elles sont renvoyées en mer. Beaucoup ont fait état de violences et d’abus de la part des forces de l’ordre. »

Les personnes arrivant par voie terrestre sont également détenues de manière arbitraire et renvoyées de force vers des pays voisins sans aucune prise en considération de leurs besoins en matière de protection internationale.

La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, la Convention européenne des droits de l’homme et la législation européenne exigent des Etats qu’ils protègent les droits des personnes en quête d’asile et leur imposent de garantir la protection contre le refoulement, même si les personnes sont entrées illégalement dans le pays. Les autorités ne peuvent pas systématiquement refuser l’accès ou renvoyer des personnes sans avoir procédé à une évaluation individuelle sur leurs besoins en matière de protection.

« Le respect de la vie humaine et des droits des réfugiés n’est pas un choix, c’est une obligation légale et morale. Bien que les Etats aient le droit légitime de gérer leurs frontières dans le cadre du droit international, ils doivent également respecter les droits humains. Il est tout simplement illégal de procéder à des renvois aux frontières », a déclaré Gillian Triggs.

« Le droit de demander l’asile est un droit humain fondamental. La pandémie de Covid-19 ne constitue pas une exception ; il est possible de s’en protéger tout en assurant un accès juste et rapide aux procédures d’asile. » (...)

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mardi 9 février 2021

"Un peuple de promeneurs"

 C'est un livre écrit par Alexandre Romanès que l'on peut trouver à la Médiathèque de Thionville.

 

Photo site : Gallimard.

 

Extraits :


On attend un violoniste. Je demande à l'accordéoniste comment il joue. "C'est simple, quand il prend son violon il fait pleurer les murs."


Les hommes dans ma famille ne buvaient pas d'alcool. Quand ils allaient au café pour discuter, ils commandaient un rhum, se le versaient dans les mains et se les frictionnaient.


Dans mon enfance j'ai été quelques mois à l'école, mais on n'a pas pu me garder : on n'était jamais parvenu à me faire asseoir.


Faire du cirque, c'est bien joli mais il y a l'administration. Plutôt que d'ouvrir une lettre administrative, je préfère prendre une gifle.


Mon père était un homme calme, mais je l'ai vu trois ou quatre fois se mettre en colère. C'était terrible.


Mon père : 

"Il n'y a pas de honte à être battu. La honte, c'est de ne pas se battre quand il faut."


Doïna, onze enfants :

"Celui-là, hier, je lui ai mis une bonne volée, puis je me suis aperçue, mais c'était trop tard, que je m'étais trompée d'enfant."


À Tamara, onze ans :

- "Tu aimerais avoir une maison ?"

- "Pour quoi faire ?"


Moi qui était si misogyne,  je ne fais que des filles. Dieu m'a donné une bonne leçon que je méritais et il m'a fait un cadeau que je ne méritais pas.


Pour une misérable histoire de papiers, on n'a pas pu ramener tous les enfants. Si on m'avait marqué au fer rouge comme une bête, je n'aurais pas eu plus mal.


Un violoniste fréquente la fille d'un juge. Il est invité à dîner pour être présenté aux parents. L'atmosphère est froide. À la fin du repas, le juge dit au garçon : "Jeune homme, je sais pourquoi vous êtes là, vous voulez épouser ma fille. Mais ce n'est pas possible, car j'ai appris une mauvaise nouvelle : il paraît que vous êtes hongrois."

Le garçon : "Vous allez apprendre une deuxième mauvaise nouvelle : je suis hongrois et tsigane."

 


 

 

Je pense qu'il faut dire, écrire et diffuser ses rêves. C'est un bon moyen pour trouver celles et ceux qui les réaliseront avec vous ou sans vous...

Voici deux de mes rêves : 

- Faire venir, à Yutz dans notre quartier près des jardins ouvriers, le Cirque Tzigane Romanès. Ou bien si ce n'est pas possible : à l'Aéroparc.

- Aller chanter dans les camps de tziganes, habitant e s des caravanes quelque soit leur origine...   

                                                           René 



Notre Sécurité ? Vraiment ?

Céline : 

 
"Ce documentaire est précis, très clair et pas du tout rassurant..."



Un film documentaire (48 minutes) :

https://kparrot.gitlab.io/securite-globale-de-quel-droit/