CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



samedi 30 décembre 2023

Le dernier poème de Rafaat Alareer.

 Merci à l'AFPS de Thionville pour ces textes lus hier soir au rassemblement devant le Théâtre.

 


 

« En Palestine » de Michel Bülher

 À côté de son âne, sur un sentier de terre
Un très vieil homme marche, pieds nus dans ses sandales
Et c’est en Palestine et ça n’est pas hier
Non : c’est ce matin même, dans les collines pâles.

Regarde bien, dit-il, cette route qui passe
À  deux pas, large et lisse, et s’en va où je vais
Elle n’est pas pour moi ni pour ceux de ma race,
À  des chemins d’exil nous sommes condamnés.

À  des chemins pierreux, par la loi des soldats
Qui font une prison de mon pauvre pays
Qui bâtissent des murs et ne me laissent pas
Aller jusqu’à mon champ, tirer l’eau de mon puits.

Regarde bien dit-il, dans l’or de la vallée
Le père de mon père, et son père avant lui
Patients pareillement élevaient l’olivier
J’ai fait ce qu’ils faisaient, mon fils m’aurait suivi.

Mais bardés de fusils, des flammes plein les yeux
Des hommes sont venus, implacables, hurlant
"Cette terre désormais nous appartient, va-t-en!"
Me voici l’étranger, le malvenu, le gueux.

Regarde bien, partout montent leurs forteresses
Où que le regard porte, blanches sur le ciel bleu
Le fou qui s’en approche, ils le tuent, ils le blessent
À  croire que le soleil et le vent sont à eux.

Sur le chemin montant, le vieil homme s’arrête
Ils ont les bulldozers, les blindés, les canons
Je n’avais que ma sueur, ma bête et ma charrette
Et mes seules mains pour défendre ma maison.

Ils ont le feu du ciel, les bombes et le vacarme
Contre l’acier brûlant, que peut un cœur qui bat?
Et je n’ai plus de toit et je n’ai plus de larmes
Mais suis encore debout et je resterai là.

Le vieux ajoute encore, et c’est aujourd’hui même,
Avant de s’en aller sans plus se retourner
Avant de disparaître au tournant du sentier :
Quand tu retrouveras au loin les gens qui t’aiment
Offre-leur de ma part des paroles de paix.

 

Merci à Richard pour cette chanson écrite et chantée par lui, offerte hier soir aux participant e s du rassemblement :

 

ISRAEL, POURQUOI ?

(Capo en 2)


Famaj7 Lam (x2)

Israël, pourquoi ?


Lam Fa Do

Je n’avais tué personne,

Fa Do

Ni volé cette terre.

Sol

Je suis innocent des crimes

Lam Sol

Qui te servent de prétexte,

Lam

À nous détruire.


Car je venais de naître ;

Mais pour moi nul n’a chanté,

Parce que tu nous jetais

Sur la route de l’exil,

Route ensanglantée.


Tes bombes et tes chars,

Détruisent nos maisons,

Répandent la mitraille

Que t’importe qui meurt

Vieillards, femmes ou enfants


Ils ont fauché ma mère,

Assassiné mon père,

Moi aussi, dans leurs bras,

J’ai cessé de pleurer,

J’ai cessé d’avoir peur.


Nous n’avions tué personne,

Pas volé cette terre.

Pourtant tu nous affames

Tu nous chasses et nous tues

Depuis si longtemps


Nous dormons à présent

Avec nos voisins, nos sœurs, nos frères,

Dans la terre de nos aïeux,

À jamais notre terre,

À jamais notre terre !


Ceux qui restent debout,

Ils se tiennent bien droits

Dans la lumière des Justes,

Unis, les poings serrés,

Fièrement, le poing levé.


Quelle faute a-t-il pu commettre,

Cet enfant qui vient de naître,

Qui justifie qu’on te laisse

Faire en Palestine

Un nouveau génocide ?

Un génocide.


Nous n’avons tué personne,

Cette terre est notre terre,

Pourtant tu nous affames

Tu nous voles et nous tues

Depuis si longtemps,

Avec tant d’acharnement.

Israël, pourquoi ?



Il ne manque que ce poème de Nazim Hikmet "À vous mes beaux messieurs" chanté sur une musique de Julos Beaucarne :

 

Celles qui font de nous des hommes sont les mères
Elles vont devant nous comme clarté des cieux
Aux mères ne devez-vous point d'être sur terre ?
Alors, ayez pitié des mères, beaux messieurs,
Que les nuages ne tuent pas les hommes.

Un enfant de sept ans court dans les pâturages
Et par-dessus les bois vogue son cerf-volant
N'avez vous point connu ces jeux du premier âge ?
Alors, ayez pitié, beaux messieurs, des enfants
Que les nuages ne tuent pas les hommes.

En peignant ses cheveux, la jeune fiancée
Au fond de son miroir cherche un visage doux
Ne vous a-t-on cherché de même un jour passé ?
Alors ayez pitié, beaux messieurs, des époux
Que les nuages ne tuent pas les hommes.

Quand on vieillit et que la vie atteint sa grève
L'on doit toujours penser aux souvenirs heureux
Vous aussi vieillissez, votre époque s'achève
Alors, mes beaux messieurs, ayez pitié des vieux
Que les nuages ne tuent pas les hommes.

 

Pour voir les photos du rassemblement sur le site du Républicain Lorrain, cliquez : ICI.

 

Photo Oinoleboso

 

 

 

Une lettre avant de mourir de Nour el-Din Haggag.

 Merci à l'AFPS de Thionville pour ce texte lu hier soir au rassemblement devant le Théâtre.

 

        L’écrivain palestinien Nour el-Din Haggag, 27 ans, mort à Gaza, le 2 décembre 2023. Photo D.R.

“Bonsoir le monde”. Ce sont les derniers mots de l’écrivain palestinien Nour el-Din Haggag, 27 ans, depuis Gaza, le 2 décembre 2023. Israël l’a assassiné le 5 décembre. Il voulait être entendu, c’est pourquoi il a écrit ceci le 28 novembre :

« Bonsoir, le monde"

"Hier soir, toutes les communications et internet ont été coupés. Ce que je pensais impossible a fini par se passer. Le facteur ne pourra pas venir au milieu de tous ces bombardements et destructions et ses journaux n’apporteront rien d’autre que les mêmes nouvelles chaque jour : que Gaza est en train d’être annihilée. Et peut-être la nouvelle de ma mort sera dans la prochaine édition. Les bombardements se font plus forts et nous nous accrochons à nos coeurs parce que ce que nous craignons se rapproche, nous allons mourir en silence et le monde ne saura rien de nous. Nous ne pourrons pas crier ni enregistrer nos derniers moments, nos dernières paroles.

Je vis dans un petit quartier, Shuja’iyya, dans la partie Est de la ville de Gaza. Les explosions ne cessent pas, une nuit après l’autre. Elles sont diverses et viennent de toutes les directions. À chaque bruit énorme qui fait trembler nos maisons et nos cœurs, nous nous prenons dans les bras. Nous savons qu’une explosion viendra que nous n’entendrons pas parce que nous aurons explosé avec elle.

Et donc je vous écris maintenant. Peut-être sera-ce mon dernier message qui parcourra le monde libre et volera avec les colombes de la paix et dira au monde que nous aimons la vie si nous pouvons la vivre, mais qu’à Gaza toutes les voies sont fermées et que nous sommes juste à un post ou un tweet de la mort.

OK : Je suis Nour El-Din Adnan Haggag, un écrivain palestinien. J’ai vingt-sept ans et plein de rêves.

Je ne suis pas un chiffre, et je refuse que la nouvelle de ma mort passe sans que vous disiez que j’aime la vie, le bonheur, la liberté, le rire des enfants, la mer, le café, écrire, Fairouz et tout ce qui apporte de la joie… Avant que tout cela ne s’évanouisse en un bref instant.

Un de mes rêves est que mes livres voyagent dans le monde, que ma plume ait des ailes libres de tous passeports sans tampons et de visas refusés.

Un autre rêve : que je puisse avoir une petite famille, que je puisse serrer dans mes bras un fils – qui me ressemble - tandis que je lui raconte une histoire pour qu’il s’endorme.

Et mon plus grand rêve reste que la paix puisse emplir mon pays, que le rire des enfants s’élève avant le soleil, que nous plantions une rose à chaque trou de bombe et que nous peignions notre liberté sur chaque mur détruit, que la guerre nous laisse tranquilles ; que nous vivions notre vie, pour une fois."

Signé: Nour el-Din Haggag

Gaza, Palestine, 28 novembre 2023. (1)

 

Le professeur Refaat al-Areer était l’un des écrivains, poètes et militants les plus importants de Gaza.                                                              Photo D.R.

Repose en paix, Refaat de Gaza

Une autre grande voix poétique a été écrasée à Gaza :
Le professeur Refaat al-Areer est l’un des écrivains, poètes et militants les plus importants de Gaza. On dit de lui qu’il a passé sa vie à essayer de faire entendre la voix de Gaza au monde extérieur.
Il a été tué lors d’une frappe aérienne ciblée sur la maison de sa sœur. Son frère, sa sœur et ses quatre enfants ont été tués en même temps que lui.

 

Pour lire la suite de cet article sur le site "entre les lignes", cliquez : ICI.


 

mercredi 27 décembre 2023

"Témoigner pour Gaza" à Thionville vendredi 29 décembre. AFPS.

 

 

D'abord un Rappel : "Halte au massacre à Gaza!Marche aux Flambeaux" à Metz : Jeudi 28 décembre à 18h : https://oinoleboso.blogspot.com/2023/12/palestine-manifestation-chaque-samedi.html

 

 

 à Thionville Vendredi 29 décembre à 18h :

 

Bonjour à toutes et tous,

La plupart des hôpitaux de Gaza sont déjà hors d’état de fonctionner. La famine, attestée par endroit, menace de s’étendre à l’ensemble de la Bande. Cela n’empêche pas l’armée israélienne d’intensifier ses frappes. Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 décembre un bombardement a fait douze morts dans le village d’Al-zawaida tandis qu’un autre tuait dix-huit personnes à KhanYounès. La veille, une frappe sur le camps de réfugiés d’AL-Maghazi faisait au moins soixante-dix morts. Le dernier bilan officiel palestinien s’élève à 20 424 victimes, des civils pour 90% d’entre elles et à 70% des femmes et des enfants.

 

Netanyahou qualifiait dimanche les Palestiniens de « monstres »  parce que 156 soldats israéliens sont morts. Il s’acharne à vouloir détruire le Hamas, quand tout le monde s’accorde à considérer l’objectif illusoire. Puisqu’il joue sa survie politique la guerre doit continuer. 

 

Confrontés à la pression de leur opinion publique les dirigeants occidentaux s’alarment de plus en plus ouvertement des conséquences du carnage. Mais seule l’administration Biden, garante de l’arsenal israélien, a une influence réelle sur la poursuite des opérations militaires. A la veille d’une année électorale incertaine elle cherche encore les moyens d’agir sans fragiliser ses chances de réélection face à Trump. 

On peine donc à trouver des raisons d’être optimiste à court terme. 

 

Mais l’AFPS continue à alerter, encore et encore, et à exiger un cessez-le-feu immédiat. Elle sera présente devant le théâtre de Thionville vendredi 29 décembre à 18h pour témoigner pour Gaza. 
 
 




Association France Palestine Solidarité Thionville
Le Led
1 rue du Leidt
57100 THIONVILLE
 
 
 

samedi 23 décembre 2023

Plusieurs cadeaux de nos ami.e.s

 

Merci Sonia : cliquez aussi sur l'image, attention c'est furtif...




 Merci Charles :

 

Solstice d’hiver

En sérénité


Décembre en déclin

C'est l'hiver qui avance

Déjà le subtil début

D’un renouveau

Où les jours s'allongent langoureux

Comme les belles sur les plages

D’un été en promesse.


Segmenter le feu, le savoir, l'amour 

Pour les donner en partage, 

C'est les augmenter. 

Souhaitons-nous donc 

Un Noël débordant de tendresses dispersées 

Et une année de joies fractionnées à l'infini.

Charles

 

Merci Marie-Claude :

 

Je te fais suivre le texte et le lien du billet de François Morel d'hier c'est ici : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-du-vendredi-22-decembre-2023-3836050

Et en voilà le texte : 

C’est bientôt Noël, on ne va pas parler de politique. On ne va pas s’énerver. On ne va pas se disputer. Si on écoutait plutôt les poètes, nous propose François Morel.

Justement, une amie, Brigitte sur What’s app m’a envoyé un texte de Victor Hugo.

« Étranger, que signifie ce mot ? Quoi, sur ce rocher j’ai moins de droits que dans ce champ ?

Quoi, j’ai passé ce fleuve, ce sentier, cette barrière, cette ligne bleue ou rouge visible seulement sur vos cartes, et les arbres, les fleurs, le soleil ne me connaissent plus ? Quelle ineptie de prétendre que je suis moins homme sur un point de la terre que sur l’autre ! Vous me dites : « Nous sommes chez nous et vous n’êtes pas chez vous. »

Où ? Ici, vous n’avez qu’à y creuser une fosse, et vous verrez que la terre m’y recevra tout aussi bien que vous. »

C’est bientôt Noël. On ne va pas se tirer la bourre. Christ est né. Enfin, pas encore mais c’est imminent. Réconciliation. Paix dans le monde. On ne va pas s’engueuler.

Si on relisait plutôt les poètes. Justement, je repensais à ce texte de Jacques Prévert…

« Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel

hommes des pays loin

cobayes des colonies

Doux petits musiciens

soleils adolescents de la porte d’Italie

Boumians¹ de la porte de Saint-Ouen

Apatrides d’Aubervilliers

brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris (…)

Étranges étrangers Vous êtes de la ville

vous êtes de sa vie

même si mal en vivez

même si vous en mourez… »

C’est bientôt Noël, on va pas se déchirer, s’outrager, s’insulter, s’agonir, se maudire… Si, plutôt, on se souvenait de Baudelaire

"Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?

- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.

- Tes amis ?

- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.

- Ta patrie ?

- J'ignore sous quelle latitude elle est située.

- La beauté ?

- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.

- L'or ?

- Je le hais comme vous haïssez Dieu.

- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?

- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !"

C’est bientôt Noël. Observons les nuages, les merveilleux nuages…

 

 

 

vendredi 22 décembre 2023

Macronisme marche-pied du lepénisme. Désobéir.

Merci Jean-Pierre. 

 

Ce jour où le macronisme s’est révélé un

 

 lepénisme

 

La nouvelle loi contre l’immigration fait droit au programme xénophobe de l’extrême droite qui, faisant de l’étranger un ennemi public, s’attaque à l’universalité et à l’égalité des droits. L’histoire retiendra que le responsable de cette déchéance nationale est le président qui fut élu pour lui faire barrage : Emmanuel Macron.

Edwy Plenel

19 décembre 2023 à 23h35

« Rien« Rien, rien ne doit être cédé » : c’est par ces mots que se concluait un discours prononcé le 10 décembre 2023 à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’était à Paris, là même où elle fut proclamée, en 1948, lors de la première assemblée générale des Nations unies. L’orateur faisait l’éloge de l’universalité des droits et de l’égalité des êtres, sans distinction d’origine, de condition, de croyance, d’apparence ou de naissance, de sexe ou de genre.

« Penser régler nos problèmes contemporains en oubliant ces droits […] serait une faute pas simplement politique mais morale », ajoutait-il avant de lancer à son auditoire cet appel final à ne jamais rien céder aux ennemis de l’égalité naturelle qui nient notre commune humanité : « À chaque fois que nous cédons un centimètre, c’est un centimètre de recul que nous acceptons pour nous-mêmes, ou pour nos enfants, ou pour nos frères et sœurs. » Moins de dix jours plus tard, le même orateur cédait sur toute la ligne.

Emmanuel Macron, puisqu’il s’agit bien de lui, fut élu à deux reprises pour faire barrage à l’extrême droite dont la candidate, Marine Le Pen, est arrivée, en 2017 comme en 2022, au second tour de l’élection présidentielle. Nous savons bien, tant Mediapart le documente quotidiennement, que, depuis bientôt sept ans, la politique qu’il mène n’a tenu aucun compte de la pluralité des suffrages qui se sont portés sur son nom, préférant imposer au pays une marche forcée vers plus d’inégalités et d’injustices, non sans cynisme et amoralisme. Mais une digue n’avait pas encore totalement cédé, celle du rapport au monde et aux autres, à l’étranger et à l’ailleurs. Celle de l’humanisme en somme, où se joue l’essentiel, face à l’extrême droite dans ses diverses expressions partisanes.


Depuis l’audace fondatrice de la Révolution française, cette famille intellectuelle et politique est unie par le refus catégorique de ce que proclama à la face du monde la Déclaration de 1789 : l’égalité naturelle, qui fut et reste le moteur de l’invention, de la conquête et de la défense des droits fondamentaux du genre humain. Sous toutes latitudes, l’inégalité naturelle, c’est-à-dire le privilège de naissance, d’origine et d’appartenance, est donc le crédo, radicalement antidémocratique, des extrêmes droites avec, pour conséquence concrète, la hiérarchie des humanités, des identités, des cultures, des civilisations, des croyances, des apparences.

Or, depuis la catastrophe européenne au mitan du XXe siècle, avec ses crimes contre l’humanité et le génocide des juifs, nous savons combien ces idéologies sont potentiellement criminelles, ouvrant la voie à une chasse infinie à l’altérité, aux minorités et aux diversités qui l’incarnent. Renvoyée, par la défaite du nazisme et de ses alliés, aux marges du débat public et de l’existence politique, l’extrême droite s’est efforcée depuis d’en sortir en faisant de la question migratoire son cheval de Troie. C’est depuis toujours sa rengaine obsessionnelle, en France dès la création en 1972 du Front national, devenu le Rassemblement national, prolongée en 1973 par le « Halte à l’immigration sauvage » d’un meeting parisien d’Ordre nouveau.

Au-delà de la xénophobie et du racisme que diffuse cette obsession anti-migratoire, son objectif politique est d’ouvrir une brèche dans l’égalité universelle des droits et, partant, dans notre culture démocratique, ses valeurs, ses principes, ses références. Trente lois sur l’immigration depuis 1980 n’ont résolu aucune des urgences auxquelles fait face la France, qu’elles soient sociales ou écologiques, éthiques ou géopolitiques. Mais elles ont réussi à installer au cœur du débat public les mots et les idées sur lesquels prospère l’extrême droite. 

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À savoir que les droits humains ne valent pas pour toutes et tous, qu’il est légitime de faire le tri entre ayant droits et sans droits, qu’il est normal d’instaurer une préférence nationale, qu’il faut nous barricader face au monde qui nous entoure, que l’immigration est une menace voire un danger, et, au bout du compte, que la partie de notre peuple qui en est issue est elle-même un péril pour la France, son identité ou son éternité – ce que résume l’idéologie meurtrière dite du « grand remplacement » qui est un appel à effacer, exclure, discriminer ou expulser, des êtres humains qui témoignent de la diversité dont est faite la France.

En choisissant, sous le mode de la diversion politicienne, cet agenda xénophobe au lendemain de son coup de force face au rejet – parlementaire, syndical, populaire – de sa réforme des retraites et en donnant carte blanche à son ministre de l’intérieur, dont les repères idéologiques viennent de l’extrême droite, Emmanuel Macron a donné la main au Rassemblement national. Au bord du gouffre, il aurait pu s’arrêter, soit en retirant ce projet de loi après son rejet à l’Assemblée nationale, soit en actant une évidente crise politique par une dissolution suivie d’un retour aux urnes législatives. Abusant du pouvoir présidentiel, il a choisi d’y plonger, s’entêtant jusqu’à humilier son propre camp en ignorant les « lignes rouges » fixées par ses parlementaires.

Le résultat est là : dans une motion de synthèse entre l’extrême droite et une droite LR, radicalisée au point d’être déjà prête à gouverner avec la première, la loi « pour contrôler l’immigration » fait droit à toutes les exigences du Rassemblement national, qui ne se prive pas de s’en féliciter : préférence nationale, déchéance de nationalité, remise en cause du droit du sol, quotas limitatifs d’immigration, multiplication des entraves au droit au séjour, restriction du droit d’asile, précarisation des étrangers, délit de séjour irrégulier, facilitation des expulsions, fragilisation des droits fondamentaux, à la santé, à l’hébergement, à la protection de l’enfance, multiplication des obstacles à l’accueil des étudiants, etc. (lire notre décryptage des dispositions de la loi et celui de la Cimade).

Ce qu’il y a de grave dans ce décret, c’est qu’il admet comme postulat que l’étranger est l’ennemi public.

Maurice Violette, Les Cahiers des droits de l’homme, janvier 1939

Depuis la théorisation de la dialectique par l’Allemand Georg Hegel (1770-1831), les philosophes débattent de ce moment de bascule où l’infini mouvement des choses et des êtres transforme une quantité accumulée en une qualité nouvelle. Ce que notre langage courant traduit par « saut qualitatif ». Nous y sommes. Il y eut bien des renoncements, bien des compromissions, bien des lâchetés avant celle-ci. Mais, cette fois, nous vivons un point de non-retour : le programme xénophobe de l’extrême droite est devenu la loi de la République. Soudain, le précipité des défaites précédentes crée une cristallisation inédite, dont des êtres humains vivront les conséquences, des femmes, des enfants, des hommes, désormais livrés sans trop d’entraves ni guère de recours à l’arbitraire étatique de la police administrative.

Ce moment, le nôtre, en évoque irrésistiblement un autre, funeste. Le 2 mai 1938, sous le gouvernement d’Édouard Daladier, dont le nom est indissociable des accords de Munich de capitulation face à l’Allemagne nazie signés en septembre de la même année, la République française promulguait un décret-loi sur les étrangers qui durcit drastiquement les conditions d’entrée et de séjour de ceux-ci en France. Il institua une culture et une pratique étatiques qui légitimèrent, sous l’occupation nazie, la compromission administrative française avec l’occupant. Or le 1er janvier 1939, dans Les Cahiers des droits de l’homme, un homme politique qui avait été ministre du Front populaire et qui n’était en rien extrémiste résuma en ces termes ce qui advenait : « Une vague de racisme en France. »

Il s’appelait Maurice Violette, et il suffit d’écouter ce que libère dans les médias d’aujourd’hui la perdition macroniste pour entendre l’écho de son alarme. « Pour la première fois, écrivait-il, une vague de xénophobie traverse notre pays. Il se flattait jusqu’alors d’être terre d’asile ; aujourd’hui, il semble faire au racisme des concessions inquiétantes. […] De toute cette législation nouvelle, un grand principe se dégage : l’étranger n’a plus aucun droit en France ; il est livré de la façon la plus totale à l’arbitraire de la police. » « Ce qu’il y a de grave dans ce décret, concluait-il, c’est qu’il admet comme postulat que l’étranger est l’ennemi public. »

Cette loi ne passera pas par nous, nous ne la respecterons pas car elle ne respecte pas notre humanité commune.

Contrairement aux billevesées dont se berce ce qui reste du camp présidentiel, cette loi ne fera pas reculer l’extrême droite mais, tout au contraire, va la légitimer plus que jamais. Contrairement à ce que serinent les médias qui accompagnent cette perdition, cette loi n’est aucunement ce que souhaitent « les Français », invention sondagière que contredit fermement l’unanimité des forces vives du pays, de ses associations, de ses soignants, de ses syndicats, de ses universités, de ses Églises, de sa défenseure des droits, contre une loi qui tourne le dos au souci du monde et des autres.

Dès lors, au-delà des ripostes qu’inventeront élus, partis et mouvements, il ne nous reste, à nous toutes et tous qui résidons, vivons et travaillons dans ce pays, qu’une solution : faire front, tenir tête et tenir bon. Ce qui signifie, comme l’ont déjà proposé des médecins, désobéir.

Cette loi ne passera pas par nous, nous ne la respecterons pas car elle ne respecte pas notre humanité commune.

Edwy Plenel

Marche des solidarités. Contre la loi Darmanin.Désobéissance.

Merci Marie-Claude.

 

Oui, cette loi ne passera pas

pour cela on manifeste mais encore plus efficace
on appelle tous le s travailleurs immigrés , les 1ers de corvée.. .à faire grève et à bloquer
et on les rejoint ou on les soutient par caisse de grève
Et le pays sera bloqué
ET le petit Mac sera plié et ira pleurer dans les bras de Marine    Évelyne.

 

Toutes et tous dans la rue, plus que jamais, c'est dans la lutte que ça se passe !
Contre le racisme, contre le fascisme ! C’est maintenant !

Manifestation à Paris ce vendredi. Appel de la Marche des Solidarités à la mobilisation générale. Réunion nationale unitaire à l'appel des Collectifs de sans-papiers. A faire circuler !
https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/211223/contre-la-loi-darmanin-desobeissance

- Manifestations et rassemblements sont organisées dans de nombreuses villes (Rennes, Marseille, Lyon, Toulouse, Brest, Limoges, Bayonne, Pau, ...)
- Lycées et universités sont bloqués. Et, en région parisienne, les travailleurs et travailleuses des lycées Voltaire et Paul Eluard sont en grève
- La bibliothèque du centre Pompidou affiche son opposition à la loi Darmanin 
- De multiples personnalités appellent à ce que Macron ne promulgue pas la loi
- Sophie Binet appelle a la désobéissance civile

1 - La Marche des Solidarités appelle à renforcer et multiplier ces initiatives

2 - A Paris, la Marche des Solidarités appelle à rejoindre massivement la manifestation appelée par la Coordination Sans-Papiers 75 à partir de 16h place de la République et qui ira à la place du Châtelet ce vendredi 22 décembre

3 - La Marche des Solidarités renouvelle son appel aux syndicats pour préparer et appeler à une grève contre la loi Darmanin, contre le racisme et contre le fascisme (voir appel à la résistance lors du rassemblement place des Invalides mardi 19 décembre avant le vote au parlement)

4 - A l'appel des collectifs de sans-papiers (CSP75, CTSP Vitry, Droits Devant, CSP Paris 17, Gilets Noirs, CSP Montreuil), soutenus par la Marche des Solidarités et l'UCIJ, une réunion unitaire se tiendra vendredi 22 décembre à 20h. A Paris ce sera en présentiel et il y aura un accès en visioconférence.

 


 

La Marche des Solidarités appelle toutes les organisations, collectifs et associations, tous les cadres d'organisation sur tout le territoire à relayer cet appel et à participer à la réunion nationale du vendredi 22 décembre pour décider d'initiatives communes. 


Pour nous informer de mobilisations organisées dans votre ville, village, quartier, lieu d'étude ou de travail, contactez-nous par mail à marche-des-solidarités@riseup.net

#PersonneNEstIllegal
#SolidaritéAntiraciste
#ContreLaLoiDarmanin

 

  

lundi 18 décembre 2023

Non à l'immigration jetable.

 Merci BDS

 
NON À L’IMMIGRATION JETABLE :   Nous refusons le projet de la  loi asile et immigration


Après l’adoption de la motion de rejet, le gouvernement discute avec la droite du texte qui pourrait être élaboré lors de la commission mixte paritaire. C’est donc le texte adopté par le Sénat qui pourrait revenir. Il s’inspire des idées d’extrême-droite : la haine de l’autre, le racisme et la xénophobie  Nous n’avons pas de temps à perdre.
Le 18 décembre , Journée internationale des Migrant-e-s, doit donner espoir, afficher en plein jour un autre avenir possible.

A Metz, la manifestation aura lieu  

Mardi 19 décembre, elle partira  à 18H30 de la Colonne  Merten 

 

 

Écrire à Carrefour complice de l'horreur.

Merci BDS.

 

Agissons pour que Carrefour cesse d’être complice de l’horreur en mettant fin à ses activités en Israël et dans les colonies!

PUMA l'a fait... Pourquoi pas Carrefour?

Samedi 9 décembre, 7 magasins Carrefour d'Ile de France ont été ciblés en même temps par des militant.es de différentes associations:

ISRAËL ASSASSIN, CARREFOUR COMPLICE !  Urgence Palestine, Youtube, 13 décembre 2023  https://www.youtube.com/watch?v=kbaZzB8--64

Carrefour investit dans les colonies illégales de Cisjordanie et livre des paniers repas aux soldats israéliens partis assassiner des Palestinien.nes à Gaza. Carrefour est complice du génocide en cours, et c'est pourquoi nous redoublons nos actions de boycott, toutes les semaines, pour demander à Carrefour de rompre son partenariat avec Yenot Bitan, et de se retirer d'Israël.

Aux approches des fêtes de Noël, dont les Gazaouis seront privés cette année, nous appelons à une mobilisation nationale, du 18 au 24 décembre 2023, pour que dans chaque ville, les supermarchés Carrefour sentent notre colère et notre détermination.

Enfilez vos T-Shirt BDS, sortez vos banderoles et vos drapeaux, imprimez nos tracts (*), et prenez des photos de vos actions: en les publiant sur les réseaux sociaux, nos actions seront ainsi amplifiées 

Pourquoi ne pas envoyer un email  au PDG de Carrefour,  Alexandre Bompard. ?
- par email à portail@serviceclients-carrefour.com
- par voix postale à : Monsieur Alexandre Bompard PDG Groupe Carrefour 93, Avenue de Paris 91300 Massy

Monsieur le Président directeur général,
J’ai appris que des milliers de colis de produits CARREFOUR avaient été distribués aux soldats de l’armée israélienne en train de perpétrer à Gaza un massacre qualifié de génocide par la Fédération internationale des droits de l'Homme FIDH . Ce soutien de CARREFOUR à l’une des armées les plus criminelles au monde est révoltant et  m'inspire , un profond dégoût pour votre société qui foule aux pieds, depuis près de deux ans, les valeurs qu’elle prétend défendre.
En effet, il y a bientôt deux ans, le groupe CARREFOUR a engagé un partenariat avec deux sociétés israéliennes  fortement impliquées dans la colonisation israélienne illégale de la Palestine.
Cet été, vous avez passé de nouveaux accords avec d’autres sociétés  qui tirent profit de la colonisation, c'est le cas en particulier de  la banque Hapoalim  et qui est inscrite sur la liste de l’ONU des 97 entreprises les plus complices de la colonisation. De plus, des produits Carrefour sont actuellement  en vente dans les magasins de votre partenaire Yenot Bitan  implantés dans 8 colonies illégales.

Puma vient  tout récemment de cesser son partenariat avec la fédération israélienne de  football...

Carrefour ferait bien  lui aussi de cesser  sa complicité avec un état  qui pratique la colonisation  à outrance et  commet un génocide..

Amicalement

collectif BDS

 

Squats solidaires des enfants et de leurs familles à Caen...

 Merci Jean-Pierre.

 



https://fr.squat.net/2023/12/17/caen-un-nouveau-squat-sur-la-place-champlain/

Caen: un nouveau squat sur la Place Champlain

Ce samedi 16 décembre 2023, l’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions officialise l’existence d’un squat situé au 56 Place
Champlain à Caen, et habité depuis le 13/12.

En France, des milliers d’enfants dorment à la rue, avec leurs familles, dans l’indifférence générale. A Caen, ce sont des centaines de personnes
qui n’ont d’autre choix que de vivre sous des tentes, dans la rue, dans
une voiture, ou le temps d’un soir chez une personne accueillante. Le
nouveau squat officialisé aujourd’hui permet à deux familles sans
solution d’hébergement de trouver refuge et de soulager le quotidien
difficile d’enfants scolarisés à Caen qui habitent désormais ici.

Il y a des milliers de logements vacants (plus de 8500 dans
l’agglomération) voués à la spéculation immobilière où tout simplement abandonnés. Les autorités ont le pouvoir de réquisitionner ces logements vides pour y loger des personnes sans abri, mais préfèrent au contraire poursuivre des politiques de persécution et d’invisibilisation à l’égard des personnes que le système capitaliste place en bas de la hiérarchie.
Alors tant qu’il le faudra, nous squatterons ces logements.

L’ouverture d’un nouveau squat ici survient aussi dans un contexte
général profondément hostile aux classes populaires et aux personnes en situation d’exil : loi immigration, projets de construction de Centres de Rétention Administrative, réformes du RSA et de l’assurance chômage, militarisation des frontières, attaques fascistes, durcissement des lois contre les squats… Il y a quelques jours encore, c’est le squat du Pado, à Briançon, qui était expulsé en pleine trêve hivernale ; une pensée chaleureuse pour ses habitant-es et soutiens.

La situation impose que nous renforcions nos liens de solidarité pour
faire face.

Dès maintenant et durant les prochains jours, nous avons besoin de votre présence sur place (56 Place Champlain). Dès 6h du matin dimanche et lundi (et les jours suivants si besoin) : petit-déjeuner solidaire avec les habitant-es. Nous vous invitons à passer également tout au long de la journée apporter votre soutien.

Liberté d’installation et de circulation pour toustes !

Un toit c’est un droit !

A bas leurs frontières et leurs lois racistes !

AG de lutte contre les expulsions
ag-contre-expulsions@riseup.net
https://squ.at/r/1jaz
https://agcontrelesexpulsions.wordpress.com/

Squat Champlain
56 Place Champlain, Caen
https://squ.at/r/9vqg

Groupes liés aux sans-papiers
https://radar.squat.net/fr/groups/topic/sans-papiers
Des squats à Caen https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen/squated/squat
Des squats expulsés à Caen
https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen/field_active/1/squated/evicted
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) à Caen
https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen
Des événements à Caen https://radar.squat.net/fr/events/city/Caen
Caen sur fr.squat.net https://fr.squat.net/tag/caen/

 

 

dimanche 17 décembre 2023

Siffler la joie de vivre...

Merci Mélisse. Ton cadeau sifflé m'a fait repensé à ce qui suit. 

 (Un coucou aussi pour Sonia du Gueulard Café Culture qui utilise le même instrument naturel que toi pour partager la joie...)



 

samedi 16 décembre 2023

Solidarité : théâtre de la Liberté en Cisjordanie.

Merci Grégory.

Bonsoir,

Le théâtre de la Liberté de Jénine, en Cisjordanie, a été l'objet de
maintes attaques de la part de l'occupant israélien. Cela s'est de
nouveau produit ces derniers jours avec des conséquences dramatiques.

A l'abri de la guerre totale menée par Israël à Gaza, les colons armés et les militaires israéliens poursuivent leurs attaques en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, se livrant à un véritable nettoyage ethnique qui n'épargne ni les cultes ( dans le quartier arménien à Jérusalem par exemple), ni les lieux et institutions culturelles ( comme à Jénine).


Le texte de la pétition se trouve ci-dessous.

Cordialement

Greg 


 

Pour signer la pétition cliquez : ICI.

 

Solidarité avec l’équipe du Freedom Théâtre de Jenine

Lancée le

14 décembre 2023

Adressée à

Festival Sens Interdits

Pourquoi cette pétition est importante

Lancée par Festival SENS INTERDITS

Ce mercredi 13 décembre, trois membres du Freedom Théâtre ont été arrêtés à leurs domiciles respectifs, dans le camp de réfugiés de Jénine (Cisjordanie occupée). Il s’agit d'Ahmed Tobasi, son directeur artistique, de Mustafa Sheta, son directeur général, et de Jamal Abu Joas, formateur et ancien élève. Leur arrestation est intervenue juste après la destruction du Freedom Théâtre par l’armée israélienne. Ces six derniers mois, le théâtre a été la cible d’attaques à plusieurs reprises, fragilisant son ossature et rendant quasiment impossible son utilisation. 

Ahmed Tobasi, comédien et metteur en scène était rentré à Jenine le 10 décembre après une tournée en France de deux mois, pilotée par Sens Interdits, durant laquelle il a porté haut et fort le spectacle « And Here I am » au sein de 7 théâtres et de 2 festivals internationaux pour un total de 9 représentations. L’équipe artistique ainsi que les partenaires de la tournée se sont mobilisés pour faire entendre cette parole engagée et nécessaire. 

Aux dernières nouvelles, Ahmed Tobasi aurait été libéré après plus de 24h de détention. Nous ne savons pas à ce jour si ces arrestations sont liées à leur engagement politique et artistique ou si elles s’inscrivent dans un contexte plus large d’arrestations au sein du camp, cible fréquente des attaques de Tsahal. Au cours des 24 dernières heures, plus de 100 personnes ont également été arrêtées au sein du Camp de Jenine. 

Nous artistes et acteurs culturels, nous entendons rappeler fortement que la liberté d'expression, la liberté de création artistique, l'engagement politique par l'art, ne sont ni des crimes ni des motifs d'emprisonnement recevables, quel que soit le contexte politique. Nous souhaitons apporter tout notre soutien et notre solidarité aux artistes et, plus largement, à toutes les victimes de privations de liberté (d'expression et physique) en raison de leurs seuls engagements. 

Nous appelons également à ce que les lieux d'arts et de pratiques artistiques soient protégés, la convention de Genève interdisant spécifiquement la destruction intentionnelle et gratuite du patrimoine culturel.

 

Pour signer la pétition cliquez : ICI.

 

Pour être informés – Les amis du Théâtre de Jenine :
www.atljenine.net

Les partenaires de la tournée 2023 :
Sylvie Violan, Festival des Arts de Bordeaux
Patrick Penot, Festival Sens Interdits, Lyon - (producteur de la tournée)
Yoann Lavabre, Glob Théâtre, Bordeaux
Stephane Malfettes, Les Subs, Lyon
Ikbal Ben Khalfallah, Le Safran, Amiens
Marie-Pia Bureau, Office Nationale de Diffusion Artistique
François Bergoin, Théâtre Alibi, Bastia
Vanessa Mestre, Théâtre & Cinema de Choisy-le-roi
Nathalie Huerta, Théâtre la Joliette, Marseille
Joris Mathieu et Céline Le Roux, Théâtre Nouvelle Génération - CDN de Lyon

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On Wednesday 13 December, three members of Freedom Théâtre were arrested at their respective homes in the Jenin refugee camp in the occupied West Bank. They were Ahmed Tobasi, its artistic director, Mustafa Sheta, its general manager, and Jamal Abu Joas, a trainer and former student. They were arrested just after the Freedom Theatre was destroyed by the Israeli army. Over the last six months, the theatre has been attacked several times, weakening its framework and making it virtually impossible to use. 

Actor and director Ahmed Tobasi returned to Jenin on 10 December after a two-month tour of France, organised by Sens Interdits, during which he took his show "And Here I Am" to 7 theatres and 2 international festivals for a total of 9 performances. The artistic team and the tour's partners rallied round to make this committed and necessary message heard. 

The latest news is that Ahmed Tobasi has been released after more than 24 hours in detention. We do not yet know whether these arrests are linked to their political and artistic commitment or whether they are part of a wider context of arrests within the camp, a frequent target of Tsahal attacks. Over the last 24 hours, more than 100 people have also been arrested in the Jenin camp. 

We, artists and cultural workers, wish to make it clear that freedom of expression, freedom of artistic creation and political commitment through art are neither crimes nor acceptable grounds for imprisonment, whatever the political context. We wish to offer our full support and solidarity to artists and, more broadly, to all victims of deprivation of freedom (of expression and physical freedom) simply because of their commitments. 

We also call for the protection of places where the arts are practised, as the Geneva Convention specifically prohibits the intentional and wanton destruction of cultural heritage.

For further information - Les amis du Théâtre de Jenine : www.atljenine.net

Partners of the 2023 tour:
Sylvie Violan, Festival des Arts de Bordeaux
Patrick Penot, Festival Sens Interdits, Lyon - (producteur de la tournée)
Yoann Lavabre, Glob Théâtre, Bordeaux
Stephane Malfettes, Les Subs, Lyon
Ikbal Ben Khalfallah, Le Safran, Amiens
Marie-Pia Bureau, Office Nationale de Diffusion Artistique
François Bergoin, Théâtre Alibi, Bastia
Vanessa Mestre, Théâtre & Cinema de Choisy-le-roi
Nathalie Huerta, Théâtre la Joliette, Marseille
Joris Mathieu et Céline Le Roux, Théâtre Nouvelle Génération - CDN de Lyon

Signatures : 557Prochain objectif : 1 000

557

1 000

Signatures

Prochain objectif

355 personnes ont signé aujourd'hui

Merci ! Grâce à vous la pétition a une chance d'être entendue. Nous avons besoin de 443 signatures pour atteindre le prochain objectif - Pouvez-vous nous aider ?

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