CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



samedi 27 mai 2023

La Palestine en vrai à Woippy (57) Danses et Film.

 

  INVITATION :  VENDREDI 16 JUIN 2023 : Venez à la rencontre de la Palestine qui vit et qui résiste !

                                                   à la Maison pour Tous - Atrium - rue de Bretagne à Woippy 

       Tournée Nationale avant-premières du film YALLAH GAZA avec le groupe de dabké de Gaza présent dans le film "pour vaincre le blocus israélien qui leur est imposé depuis 15 ans"


à partir de 18h30 : accueil dans le hall de l'Atrium autour d'une exposition-photos de Palestine et de stands associatifs : vente de produits palestiniens, petite restauration.

à 20h ouverture de l'auditorium et présentation de la soirée, participation minimum de 5 € :

                                . animation Danse Traditionnelle de Lorraine

                                . présentation du Dabké palestinien par de jeunes danseurs de Gaza : danse traditionnelle du Proche-Orient qui symbolise l'attachement des Palestiniens à leur terre

                                . projection du film "Yallah Gaza" de Roland Nurier "pour comprendre la situation à Gaza et montrer un peuple qui veut vivre et tout simplement exister"

 

 


lundi 22 mai 2023

Militarisation de la jeunesse par le SNU ?

  

Article paru sur le site Questionsdeclasses.


À marche forcée vers le SNU


 

Le SNU hors l’école

Depuis ses débuts en 2019, le SNU est loin d’avoir fait ses preuves : des stages qui ne font pas le plein, une communication nébuleuse sur l’obligation à venir du SNU, des accidents, des jeunes transporté·es aux urgences, du harcèlement sexuel, des agressions que les paroles autosatisfaites du gouvernement ne parviennent pas à masquer. Un condensé de l’esprit de caserne et d’un encadrement autoritaire et disciplinaire ! Sans compter le problème que pose un Service national universel en terme d’embrigadement et de militarisation de la jeunesse. Une démarche inédite, du moins depuis le régime de Vichy et ses Chantiers de la jeunesse française fondés en 1940 et dont l’un des objectifs était d’inculquer à la jeunesse les valeurs de la Révolution nationale prônée par le régime du Maréchal Pétain.

Dans son programme de 2017, c’est bien dans la rubrique “Défense” et non “Éducation” que le candidat Macron avait fait figurer cette mise en place du SNU (par ailleurs baptisé “Service militaire universel” – lapsus ? – dans son discours du 18 mars 2017 à l’hôtel des Arts et des Métiers de Paris)… un programme bel et bien militaire donc, même si il est financé exclusivement sur le fond du ministère de l’EN.

La vaine défense du SNU

Depuis maintenant plusieurs mois, Sarah El-Haïry, la secrétaire d’État auprès du Ministère des Armées chargée de la Jeunesse et du Service national universel, a multiplié les prises de parole dans les médias, vantant le caractère prétendument émancipateur du SNU et ses prétendues vertus en terme de mixité sociale, d’apprentissage de la solidarité et de lutte contre les discriminations. Ce discours tourne à vide évidemment, Sarah El-Haïry nous parle en fait des missions qui devraient constituer le cœur de l’institution scolaire en tant que service public d’éducation nationale et ne peuvent certainement pas être assurées par une institution militaire reposant sur des valeurs autoritaires et disciplinaires.

Pour redorer le blason du SNU, une « Tournée expérience SNU » est organisée entre mars et juin 2023… pendant un mouvement d’opposition historique contre la réforme des retraites. Il n’en fallait pas moins pour que la dénonciation du SNU soit sur le devant de la scène et que ce SNU Tour soit mis en échec par ses opposant·es : campements déserts, parfois même repliés en quelques heures, visite de 15 minutes à peine pour la secrétaire d’État Sarah El-Haïry au « camp » de Versailles, etc.

Depuis 2019, le SNU peine donc à convaincre et à recruter… sauf dans les milieux où règne l’esprit militaro-policier (1). Les rumeurs sur son futur caractère obligatoire sont régulières, et régulièrement démenties par les représentant·es du gouvernement. Tout récemment encore où, devant la jeunesse qui commençait à se mobiliser dans le cadre du mouvement social contre la réforme des retraites et dénonçant la crise démocratique, le gouvernement a décidé de “remettre à plus tard” le projet… Un échec pour Emmanuel Macron qui avait fait du Service unique universel un de ses chevaux de bataille.

Le SNU, illustration de l’autoritarisme gouvernemental

Mais, qu’à cela ne tienne, répressions, menaces, sanctions, 49.3 : le gouvernement sait comment passer par la force.

Et de fait, aujourd’hui, nous apprenons via Politis que c’est par le lycée et par des classes à projet que le gouvernement veut passer à présent pour diffuser le SNU : une carotte pour les personnels qui seraient « récompensés par le Pacte », une carotte pour les jeunes qui seraient valorisé·es dans ParcourSup, une large porte ouverte à l’armée dans les établissements scolaires. Mais aussi un vieux relent de nationalisme rance puisque le SNU est réservé aux jeunes français ! (que feront les autres pendant ces 2 semaines?)

Et le droit d’objecter au SNU ? La loi de 1983 est-elle abrogée ? Non.

Si comme nous le sentons bien, l’idée d’un service national universel avec des valeurs militarisées voulu par la macronie venait à se généraliser, ne serions-nous pas en droit de revendiquer une “objection de conscience” toujours écrite dans la loi Joxe de 1983 ? Une objection de conscience à défiler en uniforme, à s’entraîner aux arts martiaux ou à chanter l’hymne nationale devant la levée du drapeau. Une objection à se voir imposer 12 jours de conditionnement du corps et de l’esprit. D’ailleurs, pourquoi 12 jours ? Un concentré des 12 mois du service militaire ? Objecter une militarisation de l’école. La question est posée et elle devra se poser car le SNU est relève d’une idéologie patriotique, d’un “reconditionnement” de la jeunesse du pays. Faisant fi des projets collectifs et coopératifs du vivre ensemble. Ils ont choisi la voie la plus radicale. Qui pourrait objecter alors ? L’enseignant·e en refusant la carotte du pacte. L’élève ? Le pourra-t-il/elle ? Mais alors la question de l’imposition de “normes” qui défie la libre pensée à l’école doit au final être objectée.

C’est à présent devenu habituel : n’ayant pas convaincu sur le fond, le gouvernement Macron passe en force en exerçant ici une forme de chantage scandaleuse.

Pendant ce temps-là, l’école peine trop souvent à assurer ses missions d’émancipation collective et individuelle et de lutte contre les discriminations, reposant sur l’accès aux savoirs pour toutes et tous, l’apprentissage de l’esprit critique et de l’autonomie de pensée, faute de moyens. Le SNU coûte extrêmement cher : 2 milliards par an, selon un rapport de 2023 (2). L’école a quant à elle besoin de ces moyens pour réduire le nombre d’élèves par classe, former régulièrement ses enseignant·es, les rémunérer à la hauteur de leurs missions, pour équiper les écoles au maximum, etc.

On l’a vu avec les différents budgets passés sous le gouvernement Macron : entre la police, l’armée et l’éducation, la priorité n’est certainement pas donnée à cette dernière.

Le collectif Questions de classe(s)

(1) Selon le rapport parlementaire Déploiement du Service national universel sur l’ensemble du territoire français en 2021, Enseignements de l’évaluation des séjours de cohésion INJEP NOTES & RAPPORTS janvier 2022, « on observe une surreprésentation des enfants de « corps en uniformes » parmi les participants avec 37 % des jeunes ayant un parent qui travaille ou a travaillé dans l’armée, la police, la gendarmerie ou chez les pompiers. Une proportion très élevée quand on sait que les personnes travaillant pour l’armée représentent environ 1 % des personnes en emploi à l’échelle nationale (Source : RP-INSEE). »

(2) https://www.vie-publique.fr/rapport/288786-rapport-dinformation-sur-le-service-national-universel-snu-senat

 

 

 

Stratégies à gauche pour une vraie démocratie ?

Merci Marie-Claude et Ludivine pour cet article qui ne laisse pas indifférent et provoque le débat et c'est tant mieux. Il y a urgence à débattre, à imaginer et construire ensemble autre chose que ce vers quoi les pouvoirs de toutes sortes veulent nous emmener...

 

Bonjour tout le monde,
Je vous fais suivre une interview intéressante je crois.
MC
  • Ludivine Bantigny : « Les forces de gauche doivent valoriser l’auto-organisation »

    L’historienne Ludivine Bantigny interpelle la gauche sur la nécessité de se doter d’une stratégie politique à long terme pour gagner. Elle explique pourquoi l’union de la gauche doit, à ce titre, faire davantage confiance à l’auto-organisation à la base. 

    Mathieu Dejean

    13 mai 2023 à 11h22




    Dans Que faire ? Stratégies d’hier et d’aujourd’hui pour une vraie démocratie (éditions 10/18), Ludivine Bantigny interpelle les organisations de gauche sur la nécessité de penser une stratégie à long terme pour gagner, en se nourrissant des expériences du passé, de la Commune de Paris à Mai-68 en passant par le Front populaire. Après la mobilisation historique contre la réforme des retraites, et alors que la menace de l’extrême droite est chaque jour plus tangible, elle lance un appel : « Nous n’avons plus le temps du sectarisme, des choix binaires, du tout ou rien. »

    L’historienne, spécialiste de Mai-68 et autrice dernièrement de L’Ensauvagement du capital, qui avait rejoint le parlement de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) pendant les élections législatives, salue ainsi les efforts faits à l’Assemblée nationale par les député·es de gauche, mais elle les invite à considérer davantage l’importance de la politique en dehors des arènes parlementaires. 


     

    Mediapart : Un an après la formation de la Nupes, vous interpellez les organisations, partis de gauche et syndicats sur la nécessité d’élaborer une stratégie politique en tirant les leçons de l’histoire. Quel premier bilan tirez-vous de l’existence de cette coalition ? 

    Ludivine Bantigny : Il y a des choses très enthousiasmantes, et même surprenantes : la relative force de cette unité, et son engagement concret, pratique et extrêmement sincère dans la mobilisation contre la réforme des retraites. C’est un phénomène assez rare. Généralement, ces organisations de gauche à vocation plutôt parlementaire se focalisent, par définition, sur les batailles à l’Assemblée et au Sénat, et laissent les mouvements sociaux se déployer par eux-mêmes, en étant assez distantes à l’égard de « la rue » et a fortiori de l’auto-organisation populaire.

    De ce point de vue, Jean-Luc Mélenchon a évolué par rapport à ce qu’il disait fin 2019 [lors d’une précédente mobilisation contre la réforme des retraites – ndlr], lorsqu’il privilégiait les manifestations le samedi et posait peu la question de la grève. Cette fois-ci, il n’y a pas eu de failles dans le dispositif de solidarité avec le mouvement, en extériorité et même pleinement dedans. 

    Pour autant, la Nupes a aussi des limites : c’est le retour des querelles de chapelles, qui ne sont pas du tout à la hauteur de la situation historique, aussi bien en interne, dans certaines organisations, qu’au sein même de la coalition. C’est la première inquiétude que j’ai, et je pense que beaucoup la partagent. On a constaté l’attitude en partie électoraliste de Fabien Roussel (*), qui par opportunisme et par pragmatisme politique est prêt à créer une porosité avec des thématiques comme celle des dites « frontières passoires », qui visent à attirer un électorat d’extrême droite – ça me semble dangereux.

    Il y a un manque de confiance dans l’auto-organisation à la base.

    Quant à La France insoumise (LFI), les divisions liées à sa direction trahissent un manque de confiance dans la force du collectif. C’est le grand problème de ces organisations, et de LFI en particulier : elle prône beaucoup l’horizontalité, la sortie de la Ve République, la rupture avec le culte du chef, le pouvoir parlementaire, mais ne s’applique pas ces principes, comme on l’a vu avec les modalités de constitution des instances de direction. 

    Globalement, les forces de gauche doivent valoriser davantage l’auto-organisation. C’est ce qui nous a beaucoup manqué dans la mobilisation. Il faut réfléchir à des questions stratégiques d’organisation du mouvement. C’est parfaitement le rôle des partis et d’organisations politiques comme celles dont on parle. Ça n’a pas été fait parce qu’il y a un manque de confiance dans l’auto-organisation à la base, dans l’idée de comités de grève ou d’action, et de fédération de ces comités. C’est pourtant une question déterminante sur le plan de la démocratie du mouvement, avec un plan de bataille pour gagner.

    L’un des effets du mouvement contre la réforme des retraites n’a-t-il pas été d’exercer une pression à l’union sur la gauche, et de la faire renouer avec les pratiques du mouvement social ? 

    Si, et ça devrait être un réflexe politique et stratégique structurant. La spontanéité des caisses de grève, par exemple, a été considérable, y compris du côté de LFI. C’est le signe d’un va-et-vient entre la bataille parlementaire et la bataille sur le terrain de la lutte sociale. Ce qui nous manque, c’est une réflexion théorique et stratégique sur la « forme parti » à partir de l’histoire. Cela concerne tant la Nupes que les organisations de gauche radicale. 

    Aujourd’hui, la Nupes reste cantonnée à l’Assemblée nationale. Si elle se déclinait localement et ralliait intellectuels, activistes et syndicalistes, pourrait-elle devenir cette véritable organisation qui fait défaut à la gauche ? 

    Oui, mais pour l’instant elle se heurte à un problème d’effectifs. L’essentiel des cadres qui étaient à l’initiative du parlement de la Nupes sont désormais des parlementaires, et ils et elles sont débordé·es. Comme la logique dans ce mouvement est de s’en remettre aux cadres, l’initiative de le réactiver n’est pas prise. La grande puissance du mouvement de Mai-68 résidait à la fois dans le fait que c’était une grève – or, la nécessité centrale de la grève n’a pas été assez valorisée dans la mobilisation –, mais aussi dans le soutien de comités d’action, de comités de grève, de comités de quartier, et dans l’idée de leur fédération.

    Les partis de gauche ont tendance à fétichiser la Commune de Paris, le Front populaire et Mai-68, ils ne rentrent jamais dans la discussion concrète des pratiques stratégiques mises en œuvre durant ces grands moments. Ce que vous décrivez, c’est-à-dire un mouvement qui rassemblerait des collectifs, des grévistes, des « intellectuels », des syndicalistes, serait une force considérable, mais en dernière instance, il est empêché par une volonté de contrôle des organisations, dans les modalités de structuration. C’est notre responsabilité de faire pression pour qu’il en soit autrement.  


     Ludivine Bantigny à Paris le 10 mai 2023. © Photo Sébastien Calvet / Mediapart

    L’incapacité du mouvement de faire plier le gouvernement pourrait faire désespérer de la possibilité de peser nationalement par des actions de masse, et inciter à ne plus s’investir que dans des luttes plus locales, performatives, loin des partis et des syndicats...

    Il faut arrêter d’opposer les stratégies les unes aux autres. Je pense qu’on aurait pu gagner contre la réforme des retraites, mais il a manqué une détermination et une ligne stratégique. Il y a eu quatorze journées d’action, de grève, de perte de salaire ! Si elles avaient été concentrées, le pouvoir aurait été profondément fragilisé, d’autant plus que l’opinion restait très favorable au blocage du pays.

    Le 7 mars, Laurent Berger a parlé de « mettre le pays à l’arrêt », mais ce n’était pas reconductible. Grâce aux caisses de grève, on avait les moyens d’établir une grève prolongée. Je pense que ça peut encore marcher. Sinon, c’est une résignation au trop-grave. Les micro-résistances et les luttes locales sont essentielles, mais elles sont aussi parfois harassantes et isolées. On a besoin de fédération. C’est le débat qui était mené en 68 : privilégier la spontanéité à la centralisation ne doit pas empêcher de fédérer des initiatives autonomes. 

    Tout en défendant le fait que nous n’avons « plus le temps du sectarisme et des choix binaires » entre réformisme et révolution, vous rappelez que par le passé, les gouvernements de gauche ont souvent été écrasés par la réplique de la bourgeoisie capitaliste. Comment la gauche doit-elle se préparer ? 

    Les gouvernements de gauche ont déçu parce qu’ils n’ont pas touché à la structure même des rapports sociaux et de la propriété privée des moyens de production. Dès lors, les forces hostiles en face d’eux ont grignoté les conquêtes obtenues. Je ne dis pas qu’il ne faut pas voter et soutenir les candidatures de ces partis sincèrement de gauche avec des perspectives émancipatrices, dont les programmes sont nourris par les luttes dans différents secteurs. Mais ils doivent véritablement se poser la question des obstacles qui seront sur leur route.

    Il pourrait alors y avoir une transformation révolutionnaire lente. 

    Quand j’ai demandé à un économiste proche de LFI comment ils feraient respecter l’écart maximum de 1 à 20 entre les salaires dans une entreprise, il m’a dit : « On socialisera les entreprises qui s’y opposent. » C’est une mesure tellement radicale qu’elle en devient révolutionnaire. Ce n’est pas une révolution au sens de la prise de pouvoir par la violence, mais ce type de gouvernement sera alors face à une croisée des chemins : soit il cédera aux injonctions du capital, soit il devra  approfondir le droit du travail et mettre en place des structures concrètes pour que ce droit ne soit pas abstrait. 

    L’exemple du Front populaire est éloquent, car contrairement à une idée reçue, très vite après les conquêtes arrachées par la grève, il a reculé… 

    Tout à fait : le pouvoir n’entendait pas changer radicalement les structures sociales et économiques, ce qui a permis au patronat de reprendre confiance après avoir eu peur au moment de signer les accords de Matignon. Les quarante heures n’étaient ainsi souvent pas appliquées, ou très lentement, et l’inflation a vite balayé les hausses de salaires – comme en 1968. Restent les congés payés, qui ont toutefois été très compliqués à appliquer localement. Les élans incroyables de 1936, 1968 et 1981 ont ainsi débouché, pour des raisons similaires, sur des mesures insuffisantes par rapport à la réalité de ces mobilisations. 

     

    À lire aussi David Harvey : « En France, le néolibéralisme devient violent et autocratique »
    18 avril 2023
    Andreas Malm : « Sainte-Soline est une lutte avant-gardiste »
    27 mars 2023

    Comment éviter que cela se reproduise ? 

    Dans l’absolu, et un absolu fondé sur les expériences passées et contemporaines, je pense qu’il faudrait des éléments divers : des manières de faire sécession, des territoires communalisés, des unités de production sous forme de mutuelles, de coopératives, des mobilisations sociales de type grève, et un gouvernement qui s’en serve comme points d’appui, en les respectant. Il pourrait alors y avoir une transformation révolutionnaire lente, qui sans doute devra passer par de la violence pour instaurer un rapport de force et mener des réformes jusqu’au bout. Il faut reprendre l’habitude de dire : c’est nous qui décidons, on ne se laissera pas déposséder, ni de notre travail, ni de la décision démocratique. 

    La réforme des retraites pourrait encore être abrogée le 8 juin à l’Assemblée nationale. Que devrait faire la gauche de cette victoire, si elle se produit ? 

    Il faudrait s’en réjouir pleinement, fêter ça avec force, et souligner que ce n’est pas d’abord une victoire institutionnelle mais le résultat de la mobilisation, dans toutes ses nuances, du soutien par procuration à l’engagement plein et entier, dans les villes de toutes tailles. Ce serait la victoire d’une combinaison entre un travail parlementaire et un travail de terrain, sans lequel le premier n’aurait pas eu cette force. Ce serait la preuve d’une unité et d’une articulation nécessaires. 

     

    Fabien Roussel (ce matin le 22 mai 2023 sur France Inter de 8h20 à 9h) revient sur cette remise en cause de ses propos. J'en résume le sens, vous pourrez retrouver sur le site de France Inter ce qu'il dit exactement, à propos des nouvelles mesures de répression à l'égard des exilés : les frontières sont ouvertes à tous les capitaux, de vraies passoires mais elles se ferment quand il s'agit de secourir les migrants. Nous sommes pour l'accueil des migrants et la régularisation des sans-papiers pas pour la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux.

     

    Je rajoute cette citation d'Armand Gatti "C'est toujours la même sale guerre contre les pauvres"


    Voir aussi la vidéo signalée par Richard, un échange entre les quatre composantes de la Nupes invitées par le journal Libération :

    https://oinoleboso.blogspot.com/2023/06/liberation-rassemble-les-representants.html

     

 

samedi 20 mai 2023

Écrire, c'est quoi ?

Avant d'aller lire l'entier de ce que Sarah C a écrit sur son blogue, peut-être aurez-vous envie d'écrire, à votre tour, ce que, pour vous,  "Écrire" veut dire ? 

Et peut-être qu'une fois que vous aurez lu le tout, vous aurez envie de  lui envoyer votre propre écrit...  soit à travers son blogue, soit à notre adresse : oiselles@laposte.net

 

Voici l'adresse du blogue "Sarahcauteur"  où vous trouverez l'entier de ce qu'elle a écrit sur ce que c'est que d'écrire :

https://sarahcauteur.blogspot.com/2023/05/texte-inspire-par-une-discussion-avec.html 

Un extrait ? Bon d'accord :

 

En fait il s'agit là seulement du début de son texte...

 

vendredi 19 mai 2023

Soirée exceptionnelle au Gueulard Café Culture

 

Aux Amies et Amis de Gino et Cécile,

 

Aux Amies et Amis du Gueulard Café Culture,

 

 


 
Sur le site du Gueulard Café Culture :

http://legueulard.fr/web/chansons-pour-redonner-du-souffle-et-des-ailes-viii/

Merci Sarah C. pour cette belle mise en page et en couleurs...

Merci Christophe pour les tirages.

La diversité des personnes et des groupes est aussi celle que nous trouvons dans la nature. Quand elle est simplement accueillie, c'est très beau :

 

Photo Oinoleboso.


 Quelques chansons de la soirée :

 

          "Dimmi" (Dis-moi) de Pastrotch Stramasson Sgabanassa


                 "Comment je m'appelle ?" d'Anne Sylvestre   



                              "Les gens qui doutent" d'Anne Sylvestre

Ce que nous sommes aux Oinoleboso ?

 

 Merci Marie-Claude.

 
Voilà la fin d'un long texte de Joseph Andras dans médiapart  pour la totalité. Je vous le fais suivre car il me semble que c'est ce que nous construisons aux Oinoleboso.
 
Voici le texte de l’écrivain Joseph Andras publié ce jour par Mediapart :
 
 
 
Extrait :

            Le peuple n’est pas considéré. La rue n’est pas considérée. Les syndicats, fût-ce les plus dociles, ne sont pas considérés. L’Assemblée nationale n’est pas considérée. Le monarque, ses adjoints, ses mercenaires et ses médias continuent – ça ne s’invente pas – de suivre leur « cheminement démocratique » contre la démocratie. Rien ne les arrêtera ; il faut donc les arrêter. Le cadre imposé, on l’a dit, ne le permet pas ; reste à promouvoir un autre cadre. À le formuler positivement. À le donner partout à voir. Affirmons, réaffirmons cette possibilité qui, de très loin, déborde la critique des uns ou des autres, la négativité éphémère et impuissante. La tâche est à la portée de tous, de toutes : au bar, au syndicat, au bureau, à la machine à café, au club de sport, au piquet de grève, au jardin, au journal, autour d’une barricade de fortune ou d’une table (et même, curieuse activité, d’une table d’écriture...). Passer d’un cadre à un autre passe, donc, par la prise en main populaire de l’existence – la révolution. C’est-à-dire l’édification, organisée, massive, méthodique et obstinée, de nouvelles structures à même de livrer le pouvoir au peuple. En tout lieu l’espèce humaine a nommé pareille tâche « socialisme ». Ou « communisme ». C’est du pareil au même. La vie bonne pour le plus grand nombre, en substance. La vie digne pour les dépourvus. La vie belle pour les démunis. La vie juste pour les désavoués. La vie de « l’égalité sans tâche et sans réserve ».

            Il n’y a plus qu’à.

Joseph Andras

jeudi 18 mai 2023

Palestine Ténacités (4)

 Merci à l'AFPS...


La tournée des danseurs de Dabké couplée au film Yallah Gaza à la Maison Pour Tous de Woippy, le vendredi 16 juin de 18h à 22h. 
 
Organisée conjointement avec l'AFPS Metz la soirée sera consacrée à Gaza dont les danseurs sont originaires et que le film de Roland Nurier présente.    AFPS Thionville.
 
 

 

Palestines Ténacités (3)

Merci Dominique.

 

Un livre "Apeirogon" de Colum McCann, écrit à partir de l'histoire réelle de l'amitié entre un Palestinien et un Israëlien ayant tous deux perdu une fille : Abir et Smarda. Après le choc, la douleur, les souvenirs, il y a cette envie commune, à travers une association, de sauver des vies.

Ils décident tous les deux de raconter leur histoire et de se battre pour la paix. 

 

Résumé du livre sur le site:  https://www.babelio.com/livres/McCann-Apeirogon/1475507

 

 

 

Palestine Ténacités (2)

  Merci l'AFPS


Un film à la Scala à Thionville, 

le vendredi 2 juin à 20h

 


 

Le foot solidaire de la Palestine :

Le dimanche 4 juin à partir de 10h.



Palestine Ténacités Multiples. (1)

Des milliers de personnes qui, en Palestine et en Israël, oeuvrent pour une paix qui ne peut exister sans décolonisation et sans fin de l'apartheid, des complicités avec le gouvernement d'extrême droite d'Israël et des fatalismes entretenus.

 

Quelques ténacités en Palestine et ailleurs en solidarité :


 * Le groupe de danse "Dabké de Gaza" réalise une tournée en France jumelé avec une projection du film "Yallah, Gaza"

Il représente cette force tenace du peuple palestinien. Un de leurs actes plus que symbolique, réel : elles et ils sont allés danser sur les ruines des maisons juste après les bombardements (voir le court extrait dans la bande annonce).

Pour que ces danseuses et danseurs puissent réaliser ce tour de France, un financement est nécessaire (voir ci-dessous). Faites, même le peu que vous pouvez... Merci.

 

Merci Roland :

 

Bonsoir,

 

L’Association France-Palestine Solidarité et l’Union juive française pour la paix, ainsi que l’association Culture de Palestine, ont décidé de participer au lancement et à la diffusion du dernier film de Roland Nurier, « Yallah Gaza » produit et distribué par Herisson Rebelle Production.

 

Ce film présente la vrai vie des Palestiniens qui y vivent, travaillent, aiment, créent… et non les images de propagande israéliennes que nos médias reproduisent. De nombreuses personnalités sont aussi interviewés et de nombreux plans présentent des jeunes, garçons et filles, qui dansent le dabké.

 

(Malheureusement, l’actualité nous conforte dans cette volonté de promotion de Gaza par l’intermédiaire de ce film avec la présence de Palestiniens de Gaza qui pourront ainsi témoigner).

 

Nous allons « tourner » dans une quinzaine de villes de France avec 8 Palestiniens de Gaza dont 6 des danseurs qui apparaissent dans le film. Nous espérons que la présence de ces jeunes permettra de toucher un public plus large, intéressé par les danses folkloriques mais qui ne connait rien à ce qui se joue en Palestine.

 

Evidemment, un tel projet coûte cher (plus de 20 000€) et c’est pour ça que je vous contacte : nous avons lancé une cagnotte en ligne qui n’a récolté que le quart du budget prévu et la tournée commence le 15 juin à Paris… Vous pouvez imaginer notre inquiétude, voire notre panique à l’approche des prochaines échéances…

 

Nous espérons que notre appel sera entendu et que votre don permettra d’organiser ce grand voyage (billets d’avion, location d’un minibus, hébergement…)

 

Vous trouverez en PJ le dossier de presse spécifique pour cet évènement pour plus de précisions sur le film, la tournée et le groupe de dabké.

 

N’hésitez pas à cliquer sur les liens suivants :

 

N’hésitez pas nous contacter si vous avez des questions.

 

Recevez nos amitiés solidaires.

 

Pour l’équipe de la tournée,

Union juive française pour la paix.

Association France-Palestine Solidarité

Culture de Palestine

Herisson Rebelle Production

 

Suivre les évènements sur la page FB du film et instagram

Lien vers B.A. officielle de YALLAH GAZA (S.N. Nov. 2023) : https://youtu.be/7hb431iB7E8                    

 

https://herissonrebelle.wixsite.com/lecharetlolivier

https://www.facebook.com/lecharetlolivier/

 

 



 

vendredi 12 mai 2023

URGENT avant le 22 mai 2023 : Une deuxième usine Knauf ?

Article paru sur le site de Stop Knauf Illange : 

Avis de consultation du public pour l’ouverture d’une nouvelle ligne de production de dalles acoustiques sur la mégazone.

Ne se satisfaisant pas de la production actuelle – vu les quantités de rebuts, on peut comprendre – Knauf prévoit l’ouverture d’une 2eme ligne de production destinée à fabriquer des dalles acoustiques.

Les riverains subissant quotidiennement les nuisances sonores, la nuit en particulier, apprécieront.

Voici l’avis préfectoral :

Voilà donc la preuve de ce que nous annoncions il y a quelques semaines.

Nul doute que Knauf saura mettre en oeuvre tous les moyens pour garantir un mode de fabrication sain et respectueux de l’environnement.

Avec cette fois-ci, espérons-le, un taux de réussite supérieur à la 1ere ligne – vu les résultats, ce ne sera pas difficile.

N’hésitez pas à consulter ce document et faire savoir à votre mairie ou à la préfecture votre avis sur ce projet.

Des emplois, oui, mais respectueux de la santé et de la planète !

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Voici l'adresse à laquelle envoyer votre avis ( avant le 22 mai) qui sera consigné dans le registre d'enquête d'utilité publique :

pref-consultations-thionville@moselle.gouv.fr 

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Voici mon avis envoyé aujourd'hui :

 

Objet : Enquête d'Utilité Publique Knauf Ceilling Solutions.

Bonjour Madame ou Monsieur,

Pourriez-vous joindre mon avis au registre d'enquête d'utilité publique concernant le projet d'exploitation, par Knauf Ceilling Solutions, d'une installation de fabrication de dalles acoustiques à Illange ?

Voici mon avis :

Je refuse l'installation de cette usine à Illange dans cette zone qui au départ devait devenir un poumon vert. Comment pourrions-nous faire confiance à l'entreprise Knauf après tous les accidents déjà survenus dans son usine de fabrication de laine de roche et la pollution journalière qu'elle occasionne ? Elle a suffisamment démontré le mépris dans lequel elle tient les populations environnantes. Mon avis est donc très très défavorable à l'installation de cette deuxième usine Knauf et je demande la fermeture de celle déjà en fonctionnement.

René Croci 
 

 Et celui de Charles Fieutelot envoyé le 13 mai 2023 :

 

Bonjour,
L'installation d'une unité de production Knauf dans notre région; en plus d'être une hérésie; apparait au fil des incidents comme une verrue écologique dans un secteur où la pollution de l'air tient lieu de carte de visite.
Quelle gloire peut-on tirée; sous couvert de créer quelques dizaines d'emplois; que de défigurer durablement (au delà de l'espérance de vie de ces salariés) et sur plusieurs générations, un lieu qui aspirait à devenir le poumon vert du secteur ?
Il ne fait aucun doute que les principaux actionnaires de Knauf et les chantres à l'initiative du projet, n'hésiteraient pas à élire domicile entre leur chère usine et l'autoroute A31. 

Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Alors ils s'apercevront que l'argent ne se mange pas.
Sitting Bull

Modeste contribution au débat, d'un citoyen inaudible qui; miraculeusement tous les cinq et six ans; se transforme en électeur à qui l'on prête une oreille attentive.
Les voix du libéralisme sont impénétrables.
 
Fieutelot Charles
 
Celui de Dominique du 14 mai :
 
Bonjour,
J'ai été sidérée, et je le reste, d'apprendre qu'une nouvelle usine Knauf de dalles phoniques cette fois, allait s'installer sur le site qui déjà est si décevant avec cette première usine polluante et sinistre , et ses nombreux incidents que plus personne ne peut ignorer.
L'époque n'est plus à des produits tels que ceux-là! 

Une production d'isolants en chanvre (grande production dans l'aube par exemple), en laine, en bois seraient beaucoup plus locales, moins énergivores et montreraient un réel engagement envers nos enfants!
La terre ne nous appartient pas, elle leur appartient.

Je me prononce donc CONTRE cette implantation.

Cordialement
D. Skoor
 

 

 

L'Usine Knauf d'Illange sanctionnée...

 Article publié sur le site de Stop Knauf Illange

Incident du 18 Avril 2023 : Knauf sanctionné par la préfecture pour atteinte au code de l’environnement

La préfecture de la Moselle vient de sanctionner Knauf pour atteinte au code de l’environnement, lors de l’incident de dégazage irritant du mardi 18 Avril dernier.

Contrastant avec le discours rassurant et la propagande idyllique de l’industriel, la réponse des autorités confirme (enfin) la dangerosité de cette industrie.

Nous relayons ici l’article du RL en date du 6 Mai 2023 – on notera que le 2eme incident du vendredi 21 Avril est toujours en cours d’analyse par les services de l’état et que rien de tout cela n’est dévoilé par Knauf sur son site.

Que la préfecture ne joue pas le jeu de l’industriel lors de cet incident – c’eût été périlleux – est une bonne nouvelle mais le contrôle du site par une autorité indépendante reste toujours d’actualité !

Knauf n’a rien fait pour avertir et encore moins prévenir les riverains de ce dysfonctionnement. L’usine s’en sort avec un avertissement qui ne l’empêchera pas de continuer à enfumer.

Nous attendons la suite des évènements quant au 2eme incident et du dégagement des poussières. Encore une fois, aux yeux de l’industriel, il ne s’est rien passé.

Espérons que les services de l’état y voient clair.

dimanche 7 mai 2023

C'EST DE PLUS EN PLUS GRAVE... Sur le site de Stop Knauf Illange : Dimanche 7 mai 2023

 

Le manque de transparence de Knauf – une parlementaire monte au créneau

Suite aux derniers incidents survenus les 18 et 21 Avril, la député Charlotte Leduc (3e circonscription de la Moselle) pointe le manque de transparence de Knauf à travers une déclaration publique en date du 5 Mai 2023 dont nous diffusons ici un extrait :

Incidents à Knauf : nous étions prévenus !

De nouveaux incidents survenus ces dernières semaines à l’usine de Knauf à Illange nous sont relatés par voie de presse. Il est important de préciser que, d’une part, ces incidents sont récurrents et que, d’autre part, les nuisances olfactives et la pollution de l’air se vivent au quotidien pour les riverains de l’usine.

Pour chacun de ces épisodes, un même scénario : suite à l’incident, Knauf souligne des incidents sans conséquence et met en avant ses efforts pour limiter son impact environnemental au quotidien. Côté préfecture sont attestées des inspections sur site.

Si le dernier incident se distingue par les excuses de Knauf et la promesse de suites administratives par la préfecture, le manque de transparence sur les conséquences de tels incidents et sur l’impact environnemental de l’usine reste d’actualité et n’est pas acceptable pour les riverains qui y sont exposés au quotidien.

Ceux-ci nous alertaient pourtant déjà avant l’installation de Knauf et n’ont cessé de nous alerter depuis sur la menace d’un modèle qui ne peut offrir qu’une dégradation de l’environnement, de la qualité de vie des riverains et de la santé des travailleuses et des travailleurs de l’usine.

Il est donc essentiel qu’une transparence absolue soit faite sur les risques auxquels sont exposés la population et l’environnement au quotidien par l’activité de l’usine, et de même sur les impacts supplémentaires de la seconde usine en projet sur un territoire déjà fortement impacté par la pollution de l’air due au trafic autoroutier.

Merci Madame Leduc de votre engagement.

Pour conclure, ce qui reste inacceptable, c’est qu’à chaque fois qu’un dysfonctionnement survient, c’est qu’il est observé et relaté aux autorités par des riverains ou des personnes de notre association de manière fortuite. Knauf ne fait jamais le premier pas – combien d’autres incidents sont passés sous silence ?

Et on devrait donc avoir confiance en cet industriel qui fournit lui-même, et lui seul, les chiffres de sa pollution ?

La mise en place d’un comité de surveillance du site, indépendant, et demandé depuis le début par SKI, devient une nécessité – on ne peut pas s’en remettre à l’auto-contrôle de Knauf, même si cela reste la solution retenue par les instances de régulation – pour le moment. Pour se rendre compte de la gravité de la situation, photos à l'appui, lire aussi cet autre article sur le site de Stop Knauf Illange :