CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



jeudi 30 novembre 2017

Jacques Bertin et la MaHiCha

Les Jamais NomméEs de la Chanson ?


Photo sur le site : http://revue-texture.fr/Les-traces-des-combats.html

Photo sur le site : http://www.lachansondeslivres.fr/2010.htm

 

Je suis allé, le jeudi 23 novembre, au Gueulard Bar Culturel écouter Jacques Bertin ( Grand Prix de l'Académie Charles Cros 1967 et 1982) dans le cadre du Festival Bar-Bar.

 

Un récital agréable, apaisant, des paroles poétiques et fortes. 

 

En allant regarder sur le site consacré à Jaques Bertin, je me suis rendu compte que c'est tout un continent de la chanson que je ne connaissais pas. 

 

De plus Jacques Bertin fait place à d'autres chanteuses et chanteurs que pratiquement tous les médias actuels ignorent ou feignent d'ignorer. En voici quelques-unEs : Jean Vasca, Gilles Elbaz, Aline Dhavré, France Léa, Jean-Luc Juvin, Jean-Max Brua et bien d'autres encore...

 

 Jacques Bertin est à l'origine de l'idée de  la MaHiCha : 

 

La Mahicha est la future Maison de l'histoire de la chanson. Ses buts : archivage (traces sonores et traces imprimées, archives professionnelles, administratives etc.) ; c'est un lieu pour la recherche, un musée, un lieu de travail sur le patrimoine et un lieu d'animation locale et nationale. La rencontre entre cette idée de Jacques Bertin et la municipalité de Vandoeuvre-lès-Nancy a permis d'avancer jusqu'ici.

Principes : 1) les commerçants ne seront pas au CA, même déguisés en organisations professionnelles ; il ne peut y avoir de sérieux travail sur l'histoire qu'en rupture avec le système commerçant, ses modes, ses foucades, ses manipulations ; 2) on prend tout – et pas seulement les vedettes et les succès – toute la chanson ; 3) époque : 1850 – 1990. 

Photo sur le site : http://fred-hidalgo.fr/lediteur/paroles-et-musique/

    Pour plus de renseignements et pour adhérer à  l'association des Amis de la MaHiCha, rendez-vous sur le site de Jacques Bertin :   Site de Jacques Bertin 

Vous y trouverez aussi sa discographie ainsi que celles des autres chanteuses et chanteurs qu'il produit. Il a également écrit des livres.


   Regardez bien le bulletin d'adhésion, il me semble qu'il y a une contradiction avec les principes annoncés ci-dessus... J'ai tout de même adhéré pour être tenu au courant de cette initiative qui rejoint notre travail (des Oinoleboso) pour faire place à toutes et tous les "jamais nommés de l'histoire" (expression créée par l'historienne Suzanne Citron). 


 Pour vous donner envie d'aller visiter le continent Jacques Bertin, voici deux poèmes-chansons :





 

 

mardi 28 novembre 2017

"Pas riches d'argent mais de savoirs" Josiane



Voici l'article tel qu'il est paru dans le Républicain Lorrain le mercredi 22 novembre 2017         







Pour compléter voici l'entier des éléments que nous avons donnés au Correspondant du journal que nous tenons à remercier.

 
Proposition d'article pour le Républicain Lorrain :



"La vie est une palette de couleurs, chaque rencontre une nuance, il faut juste bien les associer" 

                                                                               Nadia


"Nous sommes de petites voix, mais qui portent beaucoup. 
Nous sommes et vous êtes une association de quartier.
Dans le groupe il y a des paroles, des chants, des écrits, des dessins avec des personnes qui vont et viennent (...)
Nous sommes des humains qui sont sereins.
Nous ne sommes pas riches d'argent mais de savoirs."                                                                                       
                                                                         Josiane  




Noëlla Letréhuidic est à l'origine du Gfen à Yutz et dans la Région. Elle a habité le quartier de 1975 à 1987. Dans les ateliers et démarches du Gfen, l'un des enjeux était que les personnes se sentent toutes capables d'apprendre dans tous les domaines du savoir.

En 2007, des personnes qui ont animé, avec Noëlla Le Tréhuidic, le Gfen-Est ont décidé sur Yutz de créer l'association Oinoleboso (Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires). Dans la continuité du Gfen, son but est de créer les conditions de l'expression de chacunE par la création d'oeuvres communes. Toujours "dans un souci d'écoute et d'acceptation de l'autre telle qu'elle est, là où elle en est de son cheminement." Patricia 


Le (la) Président(e) est tiré(e) au sort chaque année, de même pour les autres responsabilités. Pour éviter toute hiérarchie entre les personnes. Cette année écoulée : Josiane Heim (Présidente), Fouzia Benkhalfoune (secrétaire) et Cécile Rapisarda (trésorière).


 Beaucoup de moment forts :

* Les ateliers Pachworks ("ce qui nous relie")

* Les 4 soirées "Chansons pour nous redonner du souffle et des ailes" à Yutz et au Gueulard Bar Culturel à Nilvange (En décors : les créations de la couturière Sonia Robert).

* L'atelier "Résister en milieu hostile" à l'Escale et au Gueulard avec Hubert Truxler auteur du livre "Grain de sable sous le capot" aux Éditions Agones, auteur aussi de la préface de notre livre.

* Les ateliers animés à Knutange et à Algrange pour le 1er mai et en mars pour la fête de la poésie, invitéEs par ces deux municipalités.

... et tout le travail autour de notre livre "Laisser Traces. L'Air du Temps" :

* Les rencontres avec Audrey Roger, graphiste, qui a donné une forme au livre aussi belle que son contenu. Et Emmanuel Millet de Repro2000 qui nous a conseilléEs et épauléEs efficacement pour l'impression et la diffusion du livre. Un grand merci ainsi qu'à toutes les personnes amies solidaires de partout qui nous ont permis d'autofinancer ce projet.

* Pendant tout l'été, à l'extérieur du local et dans le quartier autour d'un café, le livre est devenu une base de dialogues en profondeur. 

Ce que nous pouvons dire de ce livre ?

"Le ressenti à la lecture du livre c'est fraternité. Une fraternité à toute épreuve sans exclusive. C'est aussi la réalité d'une création collective de bout en bout sans confiscation ni de la parole ni de l'action. (...)
Un livre vivant à l'image de nos vies mais qui contemplé donne l'impression d'extraordinaire, que nous oublions trop souvent car nous sommes pris dans d'autres urgences, d'autres tourbillons.
Un livre pour se poser et continuer en ouvrant toujours les portes de l'Escale à d'autres pour qu'ils-elles y fassent escale à leur tour nous proposant d'autres chemins, d'autres détours, d 'autres visions, d'autres créations." extrait d'un texte de Marie-Claude Charpentier historienne membre des Oinoleboso (voir l'entier du texte sur ce blogue). 

* Hubert Truxler dans sa toute dernière lettre a écrit : "Marie-Claude, cheville ouvrière discrète de ce phénoménal travail de libération de la parole des sans-voix, des invisibles, écrivait Bourdieu".

Dans nos projets pour l'année qui vient :


* Une proposition de Marie-Claude :

Que nos ateliers de cette année prennent comme base les mots que les lectrices et lecteurs de "Laisser Traces. L'Air du Temps" ont déjà commencé à nous offrir. Nous sommes en attente des réactions des personnes lectrices du livre. Elles peuvent nous en faire part par internet à cette adresse : oiselles@laposte.net.

   

Voici déjà quelques-uns des mots reçus à propos du livre : 


apaisant, authentique, collectif, fraternité, abouti, réjoui-blou-issant, inventif, enthousiaste, bienfaisant, audacieuse aventure, magnifique, émouvant, solidaire, mémoire, chef-d'oeuvre, sacré travail, cadeau inouï, pas banal, reflet de la vie, tissage, humanité renforcée, singulier, oeuvre commune, chaleureux... des mots qui s'amplifient, se partagent, s'accrochent à d'autres venus d'ailleurs...


* Continuer les soirées "Chansons pour nous redonner du souffle et des ailes", cette année autour de la proposition de Laurette : "Ce qui nous relie".

* Une exposition de ce que contiennent nos armoires, ce sera l'occasion d'un véritable archivage...

* InvitéEs par l'association "Marche et Rêve" nous présenterons notre livre au Festival des Rencontres Sociales à Homécourt les samedis 3 et 10 mars 2018.

 * Projections de films et, pour les volontaires, suivies d'un court débat et d'un atelier.

* Écriture de chansons, paroles et musiques.



"Méfiez-vous des gens ordinaires, ils peuvent être extraordinaires" Josiane 
 







lundi 27 novembre 2017

EXTRAORDINAIRE (Fin)

Pour finir la série d' articles "Extraordinaire"... mais non pour arrêter de vivre d'autres moments de partage, de création aussi forts...

 

      De ce samedi 4 novembre (AG et Fête autour du livre "Laisser Traces. L'Air du Temps") il restera tous ces textes, ce conte et ces chansons mais aussi tous ces sourires et rires et tous ces dialogues non enregistrés mais bien réels dans une ambiance chaleureuse. 

 

Sur une table se trouvait une grande feuille sur laquelle chacunE pouvait écrire quelques mots pour dire par exemple : ce livre pour moi c'est... 

 

 Tous ces mots, avec tous les autres qui vont encore nous parvenir (adresse à laquelle nous joindre : oiselles@laposte.net), deviendront la base sur laquelle nous animerons les ateliers Oinoleboso de l'année qui vient. 

 

Nous les partagerons avec vous dès les prochains articles.

 

Il manquait ceci à cet ensemble :

 

Hubert a lu le texte "feuille d'automne" d'Hassen extrait de la revue "L'émancipation sociale" N°037 de Septembre 2017 :

 

vous pouvez le lire en allant directement sur le site des "Amis de l'émancipation sociale "


Frédéric a chanté, à la guitare, deux chansons de Georges Brassens : "Celui qui a mal tourné" et "La tondue"

Extrait d'une photo Oinoleboso

 






Aller, une dernière pour les routes qui ne sont pas toujours de tout repos. Cécile a demandé à René de rechanter "Arthur" de Boris Vian, Louis Bessières et Serge Reggiani :





 

jeudi 23 novembre 2017

EXTRAORDINAIRE 7

 

      Lors de l'AG-FÊTE autour de "Laisser Traces. L'Air du Temps"...

 

 Victor nous a murmuré une chanson, accompagné d'une improvisation à la guitare par Frédéric et des encouragements d'Anne et de Dominique.

 

Photo Oinoleboso

 

   Christine et Sarah ont chanté "Les gens qui doutent" (encore et toujours d'Anne Sylvestre, nous ne nous en lassons pas),

 

 

 

... et Dominique nous a fait chanter un "J'ai du bon tabac" jazzy et "Les bulles" deux chansons en canon (comme les Passeurs de Souffle l'ont fait la nuit dans l'Aéroparc à Yutz, lors de la soirée "Écoute ton parc. La magie de la nuit.", organisée par "Les pieds sur terre").

 













mercredi 22 novembre 2017

EXTRAORDINAIRE (6)

ENCORE ET TOUJOURS 

CE SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017 

LORS DE LA FÊTE AUTOUR DU LIVRE

 "LAISSER TRACES. L'AIR DU TEMPS"... 

 

Frédéric prend la parole pour lire le texte qu'il a écrit :

 

                              Texte du 4 novembre 2017 
                                                                  (L'Escale)

 

  "Laisser Traces" n'est pas un livre que l'on aborde de façon linéaire.

 

  Cet ouvrage est comme un oiseau, qui s'est posé au hasard de nos vie ; a recueilli sous ses ailes, au creux des pages, des traces et des reflets d'existence ; souvent émouvants et courageux.

 

  Vie de René, Samir, Josiane, Naïm, Chabib ;

De Mireille, May, Iris. De Maria, Tata Dine, Hubert... J'en oublie.

 

  Que fait l'oiseau lorsqu'il se pose sur la branche ?

 

  Il chante.

 

  Il chante pour appeler sa compagne, son compagnon. L'autre. 

 

  Il chante lorsqu'il fait son nid. Ou parce qu'il fait soleil.

 

   Mais aussi pour prévenir des dangers. Ceux qu'il a vécus ; ceux à venir si l'on y prend garde.

 

   Comme l'oiseau fait son chant, faisons notre mélodie ; notre histoire.

 

                                          Frédéric 

 

Éditions "Le Chant du Monde" Henri Bassis a été président du GFEN

 

CE JOUR-LÀ SARAH ET CÉCILE ONT CHANTÉ DEUX CHANTS DE LA COMMUNE :

Le temps des Cerises et Chanson de Toile dont voici les paroles :

 
CHANSON DE TOILES

La Commune au pouvoir accomplit une œuvre grandiose avec le soutien du peuple tout entier.
Dans la Chambre des députés, transformée en atelier, 1 500 femmes cousent les sacs de terre qui serviront de remparts aux tranchées.


Choeurs
Pleine terre toute en vrac
Mes amies cousons les sacs
Si Versailles ose approcher
Nos hommes dans les tranchées
La Commune contre-attaque
Mes amies cousons les sacs.

Quand Paris prenait les armes
Le soleil sautait de joie
Je n'ai pas versé de larmes
Comme épouse de bourgeois
Mon mari, si tu nous aimes
Moi, ta femme et tes enfants
Vas te battre pour nous-mêmes
C'est Paris que tu défends.



Mon mari est sentinelle
Au bataillon du quartier
Je lui porte sa gamelle
Comme avant sur le chantier
Prends bien garde à la mitraille
As-tu froid, es-tu blessé
Il faut aller à Versailles
Qu'attend-on pour avancer

J'ai brodé dans ma demeure
Un beau drapeau tout en soie
Est-il possible qu'on meure
Quand justice est avec soi
Quand on meure sans une plainte
La mort même est un combat
Mon mari n'a pas de crainte
La Commune ne meurt pas.

 
 

 

 

 

 

lundi 20 novembre 2017

EXTRAORDINAIRE (5)

 

 

* COMMENT DIRIGER LES FEMMES

 

Photo Oinoleboso extraite du livre "Laisser Traces. L'Air du Temps"


Pour la fête autour du livre « Laisser Traces. L'Air du Temps », Hubert a fait le déplacement de Montbéliard jusqu'à Yutz.


Après que Christine ait chanté « Comment je m'appelle » d'Anne Sylvestre (voir l'article en-dessous de celui-ci), Hubert Truxler lui a proposé de lire le texte intitulé : COMMENT DIRIGER LES FEMMES (contenu dans le livre écrit par Hubert sous le pseudo de Marcel Durand : « Grain de sable sous le capot » aux éditions Agones).


Christine est d'accord mais elle demande à Hubert de préciser le contexte. Hubert : « Il s'agit d'un rapport, rédigé par un cadre de chez Peugeot, qui contient des textes ayant pour but d'aider à la formation des chefs. Il a été rédigé en 1980. »

 

 


Page 404 : COMMENT DIRIGER LES FEMMES

1. Les femmes ont besoin d'être entourées davantage que les hommes. En général, elles n'aiment pas travailler seules ou isolées des autres. Les conversations sont importantes pour elles dans le travail.

2. Elles ont tendance à réagir de façon plus émotionnelle à la critique.

3. Elles ont besoin d'être aimées par leur entourage, et en particulier par les hommes. Elles ont besoin d'attention parce que leurs rapports sont davantage personnalisés que ceux des hommes ; elles s'intéressent davantage aux personnes qu'aux idées abstraites.

4. L'expérience montre que les femmes préfèrent en général être commandées par des hommes. Lorsque l'on dirige des femmes, il faut veiller à prêter la même attention à chacune d'entre elles afin d'éviter les jalousies et les racontars. Ne pas faire de différence.

5. S'abstenir de faire des commentaires à l'une sur une autre (commentaires qui risquent d'être déformés).

6. Ne pas être timides avec elles. Être chaleureux (mais donner la même dose d'attention à chacune) et amical, en leur montrant que vous faites attention à elles.

7. Ne pas avoir peur à certains moments de montrer votre force (elles vous testeront) mais attention à ne pas les vexer dans leur amour-propre. Doser votre attitude en fonction de la personne que vous avez en face de vous (certaines sont plus passives que d'autres) et selon le moment.

8. Vous méfier des enjôleuses et des femmes qui sèment la pagaille.

Cela fait penser aux livres qui disent comment s'occuper d'un animal de compagnie...





* Pour ne pas rester sur ces paroles indignes :

Lors de cette même fête autour du livre, Dominique Skoor a chanté ceci :"O mio Babbino caro" de Puccini et Gianni Schicchi.


 Il me semble que cette interprétation (d'Armelle Khourdoïan) est celle qui se rapproche le plus de  celle de Dominique :



mercredi 15 novembre 2017

EXTRAORDINAIRE 4

 Morose  ou Mots-Roses ?

création de Rayana, atelier et photo Oinoleboso

 

Texte de Patricia, 

elle l'a partagé lors de l'AG-Fête du samedi 4 novembre 2017 :

 


Le temps est souvent morose, c'est l'automne.

L'actualité l'est aussi.

La vie nous révèle parfois son lot de surprises pas toujours agréables.

Comment faire surface, émerger, résister ? Écoutez...

Il est un lieu blotti au sein du quartier.

Il est un groupe de personnes de tous âges avec des parcours de vie très différents.
Mais qui se trouve dans ce lieu ou ailleurs suivant les rencontres.
En ayant le souci de l'écoute, de l'acceptation de l'autre par rapport à où il en est de son cheminement personnel.

C'est ce qui fait la force des Oinoleboso car si l'on construit un rapport d'égalité avec tout être humain, on n'est plus dans la domination, dans la prise de pouvoir. Et les silences des uns nourrissent la parole des autres.

Combien de temps cela durera-t-il ?
Cela n'a pas d'importance. L'important c'est ce qui se passe ici, maintenant et qui nous nourrit et fait grandir.

Je suis toujours en construction...

Au cours de la fête qui a suivi l'AG,
Christine a chanté "Comment je m'appelle" (d'Anne Sylvestre) accompagnée à la guitare par René et par beaucoup d'autres qui ont chanté le refrain avec elle.





Comment Je m' Appelle

 

Si vous le savez Comment je m'appelle

Vous me le direz, vous me le direz

Si vous le savez Comment je m'appelle

Vous me le direz, je l'ai z'oublié

Vous me le direz, je l'ai z'oublié

 

Quand j'étais petite et que j'étais belle

On m'enrubannait de ces noms jolis

On m'appelait fleur sucre ou bien dentelle

J'étais le soleil et j'étais la pluie

Quand je fus plus grande hélas à l'école

J'étais la couleur de mon tablier

On m'appelait garce on m'appelait folle

J'étais quelques notes dans un cahier

 

Si vous le savez...

 

Quand j'ai pris quinze ans que s'ouvrit le monde

Je crus qu'on allait enfin me nommer

Mais j'étais la moche et j'étais la ronde

J'étais la pleurniche et la mal lunée

Quand alors j'aimai quand je fus sourire

Quand je fus envol quand je fus lilas

J'appris que j'étais ventre même pire

Que j'étais personne que j'étais pas

 

Si vous le savez...

 

Quand je fus berceau et puis biberonne

J'oubliais tout ça quand je fus rosier

Puis me réveillais un matin torchonne

J'étais marmitasse et pierre d'évier

J'étais ravaudière et j'étais routine

On m'appelait soupe on m'appelait pas

J'étais paillasson carreau de cuisine

Et j'étais l'entrave à mes propres pas

 

Si vous le savez...

 

Puis un jour un jour du fond ma tombe

J'entendis des voix qui se rappelaient

Plaisirs et douleurs souvenirs en trombe

Et j'étais vivante et on m'appelait

Peu importe alors l'état de la cage

Le temps qu'il faudra pour s'en évader

Je saurai quoi mettre en haut dans la marge

Pour recommencer mon nouveau cahier

 

Je sais maintenant Comment je m'appelle

Je vous le dirai je vous le dirai

Je sais maintenant Comment je m'appelle

Et c'est pas demain que je l'oublierai

Et c'est pas demain que je l'oublierai

 

dimanche 12 novembre 2017

EXTRAORDINAIRE (3)


"Sur mon chemin de mots" d'Anne Sylvestre


Juste après avoir lu le texte de Marie-Claude (cliquez : "extraordinaire") et juste avant qu'Ariel nous dise à sa façon le conte "La chair de la langue" (cliquez : Extraordinaire 2), Christine et moi, René, avons chanté cette chanson d'Anne Sylvestre : "Sur mon chemin de mots" :


Les mots, pardon si j'en mets trop
Et si c'est un fardeau,
Pour vos oreilles.
Les mots, chacun son p'tit pipeau,
Chacun son p'tit grelot
Qui me réveille.
Il faut bien détecter les faux,
Les juger par défaut,
Par défaillance.
Credo, promesses de cadeaux,
Sauvetage ou radeau
De l'espérance.

{Refrain:}
Sur mon chemin de mots,
Sur mon chemin de mots,
J'en ai vu de si beaux,
Que j'en délire.
Sur mon chemin de mots,
J'en ai vu de si beaux
Que je ne saurais dire.

Les mots sont comme des oiseaux
Venus dans mes rameaux,
Dans mes bocages.
Les mots ont planté des drapeaux
Sur tous mes chapiteaux,
Toutes mes cages.
Tantôt je suis comme un chameau
Je les mets sur mon dos,
J'en suis avare.
Tantôt je coule comme l'eau,
Je vide mon tonneau,
Je m'en sépare.

{au Refrain}

Les mots sont aussi des bourreaux
Qui sentent le fagot,
Parfois le soufre.
Les mots me ramènent à zéro
Quand j'use mon stylo
Et que j'en souffre.
Héros quand il faudrait plutôt
Déposer les couteaux,
Devenir tendre.
Pâlots quand il faut illico
Brandir un calicot
Sans plus attendre.

{au Refrain}

Les mots sont parfois des bateaux
Qui s'en vont à vau-l'eau,
Sans équipage.
Les mots s'abîment dans les flots
D'un langage crado,
Sans une image.
Mégots qu'on jette au caniveau,
Qui se perdent sitôt
Qu'on les oublie.
Ilôts d'un monde qui, bientôt,
Tirera le rideau
Sur notre vie.

{au Refrain}

Sur mon chemin de mots,
Sur mon chemin de mots,
J'en ai vu de si beaux,
Que j'en délire.
Sur mon chemin de mots,
Vous êtes les plus beaux
Mais j'ai dû vous le dire.