CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



jeudi 29 juin 2023

Goûter Solidaire avec les familles effrayées par les rafles de la police au Centre d'hébergement de Rosselange.

 Merci à Rose-Marie et Xavier et à la Chorale Révolutionnaire.

 

Chères et Chers Ami.e.s,

Si vous avez l'intention comme nous d'aller exprimer par votre présence, votre amitié solidaire avec les familles du Centre d'Hébergement de Rosselange, lisez bien ce message de Rose-Marie précisant que le goûter solidaire aura lieu à partir de 16h un peu plus loin vers la forêt :

Dernières informations reçues concernant le goûter solidaire (le 5 juillet 2023) :

Bonjour à vous, la fête se déroulera à partir de 16H, nous avons dû changer de lieu, suite à un refus du maire qui organisera une rencontre avec les responsables du foyer et les riverains, suite à une pétition contre les nuisances occasionnées par les migrants et leurs enfants, sous prétexte de sécurité pour les enfants du foyer; le racisme s'exprime sournoisement... Bref, vous passerez devant le foyer AMLI rue du Bouswald à Rosselange, vous monterez et prendrez le chemin forestier sur votre gauche, 100m plus loin, vous serez au bon endroit. Merci et à Samedi. Rose-Marie.

 


La chorale révolutionnaire a décidé d'apporter son soutien aux migrants du foyer amli de Rosselange qui vivent dans la peur, la police aux frontières fait des descentes principalement les mardis afin de reconduire les migrants qui sont sous oqtf (obligation de quitter le territoire français) . Ces rafles se déroulent le matin vers 6 Heures au lever du jour. Les policiers débarquent avec une brutalité infinie destinée à faire peur en tapant aux portes des personnes concernées. Ils sont dans la toute puissance de leur fonction oubliant leur humanité. Ils réveillent tout le monde y compris les enfants. Ces méthodes rappellent d'autres rafles, et d'autres camps, pour quelle issue ? 

Nous organisons un goûter au foyer de Rosselange dans le but de leur apporter un peu de bonheur et surtout de leur montrer que nous sommes à leurs côtés, ils en ont vraiment besoin, un peu de chaleur humaine dans la bonne humeur. La chorale révolutionnaire chantera. Xavier emmènera les poneys et fera faire un petit tour aux enfants intéressés.

Ensuite, nous mettrons de la musique et les personnes pourront danser si elles en ont envie.

Si cela vous dit vous serez les bienvenu(e) s.

Rendez-vous le samedi 8 Juillet à 16H à une centaine de mètre du foyer amli rue du Bouswald à Rosselange.
 
Celles et ceux qui le désirent peuvent apporter un gâteau ou une boisson ou.... 
 
 
 
 




mercredi 28 juin 2023

Le contrôle de police à Nanterre n'est pas un drame isolé. Responsabilité de la loi de 2017.

  

Merci Jean-Pierre (LDH) pour toutes ces précisions...

 

Le contrôle de police sur Nanterre.

 

Nous sommes nombreux sur la même interrogation au sujet 

des contrôles de police et de l'usage des armes. 

 

En effet beaucoup de contrôles de police  se terminent de plus en 

plus mal.

 

LOI DE FEVRIER 2017 : création de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure (CSI).

 

Voici ci-dessous un extrait de la note très explicite du journal Le Tamis à Angoulème :


Ce n’est pas un drame isolé. En 2022, en France, 13 personnes ont été tuées par la police dans le cadre de contrôles de voitures. Cinq policiers ont été mis en examen l’an dernier dans le cadre de ces 13 dossiers.

Un triste bilan que les autorités et certains syndicats de police, largement relayés dans les médias, mettent au compte de comportements au volant de plus en plus dangereux.

Mais les chiffres et les faits parlent d’eux-mêmes : c’est à partir de la loi de février 2017 que le nombre des personnes tuées pour « refus d’obtempérer » lors d’un contrôle routier n’a cessé de grandir : + 33% dès 2017, + 50% l’année suivante …

Cette date correspondant à une modification dans la définition de la « légitime défense », avec la création de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure (CSI).

Les policiers sont, depuis, autorisés à faire usage de leur arme « lorsqu'ils ne peuvent immobiliser, autrement que par l'usage des armes, des véhicules, embarcations ou autres moyens de transport, dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d'autrui »

 

Particulièrement floue et difficile à apprécier dans l’urgence des opérations, la notion d’occupants « susceptibles de … » laisse la porte ouverte à toute les justifications de « légitime défense ».

Ceci, dans un climat de surenchères sécuritaires, de répression et de violences policières, notamment à l’encontre des mouvements sociaux, qui encouragent le sentiment d’impunité.

Dans ces conditions, le « refus d’obtempérer » devient un permis de tuer ! 



lundi 26 juin 2023

Cet été quelques minutes de pause pour l'essentiel (1)

Merci Marie-Claude pour la photo aussi...

 

Les Oinoleboso sont dans un projet qui pourrait se résumer ainsi "Laisser la parole aux silencieuses et silencieux" pour écrire l'histoire (des histoires) des quartiers populaires à partir de l'expression de leurs habitant.e.s. 

Comme dans tout projet, nous avons besoin de "références" non dogmatiques qui ouvrent des débats urgents.

 J'ai relu entièrement  ce numéro de la Revue "Dialogue" et j'ai retapé pour vous quelques extraits en plusieurs épisodes. 

Vous pouvez encore l'acheter sur le site du GFEN (Groupe Français d'Éducation Nouvelle."Toutes et Tous Capables") : 

https://www.gfen.asso.fr/m/sommaire_du_n_93

 

Dialogue N° 93 ( Groupe Français d'Éducation Nouvelle GFEN) :

« Devoir de mémoire

travail d'histoire » été 1999. (extraits)


Édito d'Odette et Michel Neumayer


p2 (...) Nous sentons que l'actualité au jour le jour nous enferme dans les domaines politiques et militaires, alors que la question qui nous interpelle et nous oblige à prendre position est celle de l'éthique.


(...) sachons entendre nos collègues historiens lorsqu'ils nous mettent en garde contre l'instrumentalisation et le détournement de l'histoire. Ici c'est devant un tribunal qu'on prétend faire la lumière sur le passé pétainiste de la France ; là c'est au Parlement qu'on dit vouloir réintégrer les mutins de 1917 « dans la mémoire collective » (le premier Ministre, novembre 98) et non dans l'histoire !

En acceptant de ne rien changer aux usages, en cédant à l'Histoire Officielle (aux Histoires Officielles, conviendrait-il de dire, tant elles sont nombreuses et de tous bords) nous empêchons que se développe une culture du débat (1), de la vigilance, de la confrontation critique entre lectures du réel. Ceci est le premier fil rouge.


(1) Michel Wievorka : «  Débattre c'est construire intellectuellement, politiquement, culturellement le système dans lequel on se meut avec d'autres, et en même temps se construire soi-même. Si je ne considère pas les autres comme des sujets, des acteurs de leur propre existence, susceptibles de changer et de contribuer à des changements qui les dépassent en s'expliquant et en interrogeant, en parlant et en écoutant, alors je n'ai pas besoin de débattre » « Le Monde des débats » N°1 p38.

 

 

Photo Marie-Claude "Pour faire une pause, un jardin c'est bien"


Bonsoir René,
 
Pour aller avec la photo du tilleul des mots d'Edgar Morin ce soir chez Laure Adler à la toute fin de son émission.
De mémoire pour aujourd'hui et demain : construire des oasis de fraternité, de solidarité. Bref cela m'a immédiatement fait penser aux Oiseaux .
Des biz

 

 

jeudi 22 juin 2023

"Les Assoiffées d'Azur" au Gueulard Café Culture.

 

Merci Laurette et Christine d'avoir mêlé vos voix depuis bien des années maintenant, d'avoir pris tout votre temps pour répéter et recréer ces chansons de Georges Brassens. C'est une réussite.


Pour vous avoir entendues en répétitions et en avant-premières, nous sommes plusieurs à pouvoir témoigner de la qualité de vos interprétations créatives. 

 

Vos voix, s'harmonisant entre elles et au son de la guitare, nous font partager vos enthousiasmes et votre confiance renouvelée dans cette humanité qui se cherche encore. 

 

Un  très GRAND MERCI qui se voudrait à la hauteur du cadeau que vous nous faites. 

 

Voici ci-dessous, le début de l'invitation trouvée sur le site du Gueulard Café Culture. Pour la lire entièrement, cliquez : ICI.

 


 

 

Christine et Laurette chantent en s’accompagnant d’une guitare.

Elles sont grandes admiratrices de Brassens qui les inspire depuis le lycée. Aussi le récital qu’elles proposent lui est-il totalement consacré. Elles apprécient non seulement ses mélodies et ses talents d’auteur, ne cessant de s‘émerveiller de la qualité de ses textes, mais aussi le second degré qu’il pratique avec virtuosité ; elles aiment également sa personnalité et partagent la plupart de ses valeurs et de ses révoltes.

Il n’a pas été facile pour elles de faire un choix parmi ses chansons, étant donné la richesse de son répertoire ; elles en ont laissé certaines de côté avec beaucoup de regret. Elles se sont réapproprié une vingtaine d’entre elles, dont quelques-unes en italien. (...)

 

Vers l'annexion de la Cisjordanie dans l'irrespect des lois internationales.

Merci Marie-Claude.

 

Extrait d'un article du Monde.

Pour le Lire sur le site du Monde, cliquez : ICI.

 

Le gouvernement israélien fait un pas important vers une annexion de la Cisjordanie

Le ministre des finances, Bezalel Smotrich, farouche partisan du Grand Israël, a pris la tête de l’organe de planification des colonies, une instance qui relevait jusque-là du ministère de la défense.

Par (Jérusalem, correspondance)

Publié le 20 juin 2023 à 12h19, modifié le 20 juin 2023 à 13h03

Temps de Lecture 4 min.

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Le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, le 27 mars à Jérusalem.
Le ministre israélien des finances, Bezalel Smotrich, le 27 mars à Jérusalem. MAYA ALERRUZZO / AP

L’Etat d’Israël a fait un pas de plus, lors du conseil des ministres du dimanche 18 juin, vers une annexion de la Cisjordanie, territoire palestinien qu’il occupe depuis cinquante-six ans. Cette nouvelle victoire du camp des colons comprend deux clauses. La première est l’attribution au ministre des finances, Bezalel Smotrich, farouche partisan du Grand Israël, de la responsabilité de la planification des constructions dans les colonies – une prérogative qui relevait jusqu’alors du ministre de la défense. La seconde simplifie le lancement de ces travaux : là où, auparavant, il fallait franchir six étapes avant que les projets soient définitivement validés, il n’y en a plus que deux. M. Smotrich donnera le feu vert initial, puis la proposition sera revue par un comité de planification. Aucune autre instance politique ou militaire ne sera impliquée.

Ce faisant, M. Smotrich, qui avait déclaré lors de sa venue à Paris, en mars, que le peuple palestinien était une « invention », obtient quasi les pleins pouvoirs pour étendre la colonisation à sa guise, au mépris du droit international, qui interdit le transfert d’une population civile sur un territoire occupé. La promotion de ce représentant de la frange extrémiste et messianique du courant sioniste religieux avait été décidée en février lorsqu’il avait pris la tête de l’administration chargée de la Cisjordanie, au sein du ministère de la défense, devenant une sorte de gouverneur du territoire palestinien.

Son objectif, énoncé dans l’accord de coalition négocié par son parti avec le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, est de contraindre ce dernier à travailler « à la formulation et à la promotion d’une politique où la souveraineté sera appliquée en Judée-Samarie ». Autrement dit, à l’annexion formelle de la Cisjordanie. M. Smotrich entend doubler le nombre de colons sur cette terre occupée – ils sont actuellement 700 000, dont 229 000 à Jérusalem-Est, selon l’ONG israélienne La Paix maintenant.

« Le gouvernement annexe de facto les territoires, il ne les annexe pas de jure, parce qu’il ne le dira pas officiellement, mais les mesures montrent qu’il va dans cette direction », juge Mauricio Lapchik, directeur des relations extérieures de La Paix maintenant. Avec ces nouvelles mesures, « construire des logements dans les colonies de Cisjordanie sera presque aussi simple que dans les villes du centre du pays comme Tel-Aviv ou Haïfa », ajoute-t-il. En retirant des étapes avant la validation finale des projets, le gouvernement israélien restreint la capacité des capitales occidentales à freiner la colonisation.

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mercredi 21 juin 2023

Les Soulèvements de la Terre sont irrépressibles.

 Merci Jean-Pierre pour ce texte qui dit l'urgence et le terrorisme d'état.


APPEL À RASSEMBLEMENT CONTRE LA DISSOLUTION DES SOULÈVEMENTS DE LA
TERRE ET POUR LA LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PERSONNES ARRÊTÉ.ES.
- RDV MERCREDI 21 JUIN, 19H PRÉFECTURE D'ANNECY -


Le 5 juin, la police antiterroriste a arrêté une première vague d'une quinzaine de personnes aux quatre coins de la France, dans le cadre d'une enquête sur le désarmement d'une usine Lafarge près de Marseille en décembre 2022. 

La répression frappe à nouveau ce mardi 20 juin, avec une quinzaine de personnes arrêtées pour une garde-à-vue pouvant durer jusqu'à 96h.

 Darmanin donne une réalité à ce qualificatif d'« écoterrorisme » en réprimant le mouvement avec des lois d'exception et des moyens policiers spectaculaires.


Demain, le gouvernement annonce la dissolution des Soulèvements de la Terre, dans une tentative surréaliste de faire disparaître par décret la lutte contre le réchauffement climatique et les industries polluantes.

 À l'heure des mégafeux, des pénuries d'eau et des + 4°C, l’État
ne trouve rien de plus urgent que de mener la guerre aux mouvements sociaux et écologistes. Ces opérations policières sont des pratiques d'intimidation contre le mouvement social dans son ensemble. 

Comme souvent, c'est au moment où les mouvements prennent de l'ampleur, où les pratiques de désarmement se répandent, où les alliances ignobles des riches, des administrations et des industriels pour accaparer les terres, l'eau et le temps deviennent claires aux yeux de tous et toutes, que la répression frappe.
 

Mais le coup de force ne passera pas. Rien n'arrêtera celles et ceux qui se soulèvent contre ces injustices flagrantes. Le mouvement des Soulèvements de la Terre ne peut pas être dissout car il est multiple et vivant. On ne dissout pas un mouvement, on ne dissout pas une
révolte. Malgré leurs tentatives et leur agitation, qu’espèrent-ils obtenir ? Partout la terre se soulève. Partout nous nous soulevons et nous continuerons de le faire. Parce que nous n’avons pas le choix, nous ne nous arrêterons plus. 

Le mouvement pour les terres vivra tant qu’il le faudra. On ne dissout pas un soulèvement.
Nous, organisations syndicales, politiques, associatives, récusons l’autoritarisme de ce gouvernement qui utilise la répression et la violence à chaque fois qu’il est contesté. 

 Par son soutien à ceux qui collaborent avec les terroristes, détruisent les terres, s’accaparent l’eau, le gouvernement dévoile son association de malfaiteurs avec les industries les plus toxiques
au monde. Nous faisons le choix, au contraire, de nous tenir du côté de celles et ceux qui défendent le vivant et les communs, à une époque où c’est devenu une nécessité vitale.
 

Nous appelons toutes et tous à nous rejoindre pour rendre caduque cette tentative d’étouffement et montrer que la violence ne vient pas de nous.
 

RDV ce mercredi 21 juin à 19h devant la Préfecture d'Annecy.
Nous sommes, toutes et tous ensemble, les Soulèvements de la Terre !
Signataires: SUD Santé sociaux 74, Extinction rebellion Annecy, SUD rail 74, SUD CT 74, Solidaires 74, NPA, UL CGT Cluses, sd FSU 74, UD CGT 74, Confédération paysanne 74.



lundi 19 juin 2023

Missak et Mélinée Manoukian

 Merci Jean-Pierre.

Extrait de l'article paru dans l'Humanité. 

Pour lire l'article entier sur le site du journal, cliquez : Missak Manouchian et sa femme Mélinée vont entrer au Panthéon.

 

Pierre Ouzoulias « Ils sont morts pour une nation animée par un idéal »

Le sénateur PCF des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias parraine le colloque « Les étrangers dans la Résistance : vers l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian », organisé au palais du Luxembourg le 18 février. Il nous explique les raisons de cette bataille pour la reconnaissance institutionnelle du héros de l’Affiche rouge.

Fin 2022, le président de la République évoquait une possible annonce de l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian. Comment réagissez-vous ?

En 2015, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay avaient été reçus sous la coupole. Ils représentaient, selon l’expression du président de la République, François Hollande, « l’esprit de la Résistance ». L’hommage de la nation à la résistance contre le nazisme et la collaboration ne pouvait être complet sans associer à ces grandes figures celle de Manouchian, qui symbolise le sacrifice ultime de celles et ceux venus d’ailleurs pour défendre l’idée qu’ils se faisaient de ce que devait être la France. Missak Manouchian suivra Joséphine Baker : deux vies dressées contre toutes les oppressions sont ainsi honorées.

Vous êtes engagé depuis plusieurs années dans cette bataille pour la panthéonisation de Missak Manouchian. Que représente-t-elle pour vous ?

Mon grand-père, Albert Ouzoulias, le « colonel André », commissaire militaire national des FTP, a, jusqu’à sa mort, rappelé ce que la Résistance devait à Missak Manouchian et Joseph Epstein, le « colonel Gilles », à la tête des FTP-MOI. Lorsqu’ils sont arrêtés par la police en novembre 1943, ils sont torturés, mais ne parlent pas. Albert était persuadé qu’il devait à leur héroïsme de ne pas être tombé avec eux. Manouchian demeure un compagnon de combat. Beaucoup ont œuvré pour ce transfert au Panthéon. Le travail d’équipe autour de Jean-Pierre Sakoun, Denis Peschanski, Katia Guiragossian, petite-nièce de Missak, et d’autres a été décisif. Le colloque organisé au palais du Luxembourg, le 18 février, leur permettra de s’exprimer.

Pourquoi est-ce si important de faire connaître l’histoire de ces combattants de l’ombre, étrangers souvent apatrides et morts pour la France ?

À une époque où certains s’interrogent sur « l’identité française », il est essentiel de rappeler l’engagement de ces « étrangers » , dont beaucoup avaient fui les pogroms antisémites en Europe. Ils n’étaient pas des Français au sens de l’état civil, mais ont combattu jusqu’à la mort pour la France parce qu’elle était pour eux non seulement un pays, mais un projet politique, une nation animée par un idéal de liberté, d’émancipation humaine et d’universalisme. L’expression « devoir de mémoire » est bien faible pour décrire ce qui nous unit encore à eux. Pour paraphraser Nerval, je pense que nous continuons à vivre leurs espoirs et que leurs combats vivent encore en nous. Je suis heureusement surpris de constater que les jeunes, qui cherchent parfois un sens à leur existence, sont souvent bouleversés par l’histoire de ces « étrangers morts pour la France » .

Le résistant de l’Affiche rouge fusillé au Mont-Valérien était arménien. En quoi cette origine fait-elle écho à l’actualité ?

Missak et son frère Garabed fuient, en 1915, le génocide perpétré par l’État turc. Missak tombe, en 1944, sous les balles d’un État qui a organisé la Shoah. De façon terrible, son existence est ainsi liée aux deux génocides qui ont ouvert deux plaies béantes sur le flanc de notre humanité. En Turquie, comme en Allemagne, le projet nationaliste des génocidaires était de donner une base raciale à l’État. Aujourd’hui, des thèses similaires resurgissent. Dans le Caucase du Sud, la Turquie et l’Azerbaïdjan n’ont pas abandonné l’idée de constituer une entité « ethniquement pure » en annihilant l’Arménie. Comme le disait Jean Jaurès : « Nous en sommes venus au temps où l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné. »

Entretien réalisé par Pierre Chaillan

 

À Marseille, photo Oinoleboso voir pages 40 et 310 du livre: "Laisser Traces. L'Air du Temps" 2017

 

vendredi 16 juin 2023

"Protégeons les peuples isolés" Avaaz

 

  

Merci Isabelle d'Attac.

Pérou: protégeons les peuples isolés

Aux autorités péruviennes:

Nous demandons instamment au Congrès péruvien et aux autorités nationales de mettre un terme à tout projet ayant pour conséquence l'extermination des peuples autochtones isolés et des peuples en situation de premier contact, tel que le projet de loi n° 3518/2022-CR (connu sous le nom de "loi génocidaire"). Le Pérou doit respecter les principes de non-contact et d'autodétermination qui protègent ces peuples autochtones.

 

Pour signer la pétition sur le site d'Avazz, cliquez : ICI.

 

 

 

samedi 10 juin 2023

Danses Palestiniennes et Lorraines. Film "Yallah Gaza". Woippy.

 

Merci l'AFPS Metz-Thionville. Merci Roland Nurier.




jeudi 8 juin 2023

"Pour une psychanalyse de combat" CQFD

 

Pour une psychanalyse de combat

Qui a dit que la psychanalyse devait se tenir à l’écart de la politique ? Certainement pas Florent Gabarron-Garcia, psychanalyste et psychologue formé notamment à la clinique de La Borde, qui s’insurge contre l’idée d’une psychanalyse neutre. À travers Histoire populaire de la psychanalyse (La Fabrique, 2021), il rappelle comment cette discipline, des années 1920 aux années 1970, s’est rangée du côté des classes populaires, contribuant aux luttes pour l’émancipation et contre les inégalités sociales. Entretien.
Illustration de Baptiste Alchourroun

Comment naît la psychanalyse ?

« À la fin du XIXe siècle, Sigmund Freud, neurologue de profession, a affaire à des patientes souffrant d’épilepsie ou de paralysies partielles. Les docteurs, qui par ailleurs sont tous des hommes, ont beau chercher une cause étiologique, dans l’organe, ils ne trouvent rien et soupçonnent ces femmes d’être des simulatrices. Pire, des hystériques. Elles vont alors protester et demander à être enfin écoutées. Freud prend acte, les écoute. Peu à peu les symptômes disparaissent. Il découvre ici qu’une causalité psychique inconsciente non organique – liée à l’histoire personnelle de la personne et souvent à son enfance – peut s’emparer de son corps et provoquer des symptômes. C’est comme ça que Freud fait l’hypothèse d’un inconscient. Il développera ensuite une méthode basée sur l’association libre : “Dites tout ce qui vous vient.” »

En quoi son « discours de Budapest » en 1918 est-il fondateur d’une psychothérapie populaire ?

« On a souvent l’image d’un Freud réactionnaire, pour lequel, notamment, les séances doivent être obligatoirement payantes. Mais il y a aussi celle d’un Freud qui sort de la cure type, celle du divan et de l’échange d’argent contre un flux de parole, celle qui s’exerce dans un cadre bourgeois puisqu’il faut en avoir les moyens. Un Freud qui, à l’écoute de son époque et de cette séquence géopolitique particulièrement révolutionnaire, notamment dans la Russie de 1917, appelle, dans son “discours de Budapest”, à une prise de conscience sociale en proposant à ses collègues analystes de créer des institutions à destination des plus démunis dans lesquelles les cures seraient gratuites. Il enjoint même l’État à reconnaître l’urgence de ses obligations : le malaise psychique dans la population n’est pas moins grave que la tuberculose et il faut promouvoir une psychanalyse dans la cité. Pour cela, il incite les analystes à créer des “policliniques” dans toute l’Europe. Le choix politique freudien d’inscrire ces institutions dans la cité se retrouve jusque dans l’orthographe choisie pour désigner les “policliniques” : il préfère le “i” de “politique” au “y” évoquant la multiplicité des soins. »

(...)

 

Pour lire la suite de cet article, cliquez sur : 

https://cqfd-journal.org/Pour-une-psychanalyse-de-combat

 

 

 

lundi 5 juin 2023

Comment avoir les moyens financiers pour gagner des élections ?

 

Par exemple : Comment en tant qu'entreprise diminuer ses impôts en subventionnant les partis qui ont la même vision de la société que vous ? Comment diminuer ses impôts en subventionnant des associations ou des fondations tout en se faisant de la pub ? Ou plus simple, si vous préférez : comment les riches se maintiennent aux postes de pouvoir ?

 

Le grand face à face sur France Inter du samedi 3 juin 2023 :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-du-samedi-03-juin-2023-4780156

Débat avec Julia Cagé, professeure d’économie à Sciences Po Paris, et lauréate du Prix jeune économiste 2023, ex-aequo avec Vincent Pons de Harvard Business School. Présidente de la Société des lecteurs du journal le Monde, auteur de "Libres et égaux en voix" (Fayard).

Cela fait des années que son travail fait référence sur l’économie des médias et les moyens de revitaliser la démocratie.

Avec
  • Julia Cagé Économiste, spécialiste de l’économie des médias

En première partie d’émission, le duel sur :

- fin de partie pour la proposition de loi du groupe Liot ?

 


Photo France Inter.


 

vendredi 2 juin 2023

jeudi 1 juin 2023

Un jeu de cartes contre les violences policières.

 

 Merci Maria.

 

Contre les violences policières, on lâche rien !

Il est temps de dire STOP aux violences policières. Mais savez-vous vraiment comment fonctionne le maintien de l’ordre en France ? Quelles armes sont utilisées ? Quels agents sont mobilisés ? L’ACAT-France s’associe à la Ligue des droits de l’Homme et l’éditeur Coco-Cherry pour la sortie du jeu On lâche rien ! Un moyen ludique de dénoncer les atteintes aux droits humains. 
 

 
Boîte du jeu « On lâche rien ! Un jeu qui se tient PAS sage ! ». © Illustration Allan Barte/Coco-Cherry
Le 15 / 05 / 2023

 

« On lâche rien ! » : c’est le nom du jeu de société écrit et édité par Coco-Cherry, avec la participation de l’ACAT-France et de la Ligue des droits de l’Homme. C’est aussi un véritable slogan de ralliement contre les violences policières.

Usage abusif de la force, recours aux « nasses » pourtant jugées illégales par le Conseil d’État, utilisation d’armes de guerre… Alors qu’il a longtemps servi de référence en Europe, le maintien de l’ordre « à la française » n’a plus vraiment de quoi se vanter. Encore récemment, les manifestations spontanées qui ont eu lieu en réaction à la réforme des retraites ont servi d’illustrations.

Des réformes sont urgentes… et sont possibles. Après que des manifestants furent grièvement blessés au début des années 2000, l’Angleterre ou l’Italie ont décidé de revenir sur leurs méthodes de maintien de l’ordre. Alors pourquoi pas la France ?

Maintenir l’ordre, c’est bien. Le faire en respectant les libertés fondamentales, c’est mieux ! (...)

Pour lire la suite de cet article et commander ce jeu cliquez sur : https://www.acatfrance.fr/actualite/contre-les-violences-policieres-on-lache-rien?utm_source=nl&utm_medium=email&utm_campaign=nl_mai_23