CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



jeudi 31 décembre 2020

Une "der" (de chanson), avant 2021...

Merci Guy de ce partage :

 

De mon ami Francis Laffon, retraité chanteur 😊

Au Gueulard quand ça ira.

Guy

 

Tradition dans la presse : la rétrospective. Voici celle de 2020, en chanson. 

 

 Et en un clic (à partager) : 

 

2021, année plus sereine ? Espérons ! 

Et faisons tout pour. 

 

Amitiés. 

Francis

 

Et pour passer un peu plus de temps avec Francis et ses ami e s.... voici un concert complet qui, très bientôt, arrivera jusqu'au Gueulard Café Culturel de Nilvange.

Ne vous fiez pas à votre première impression, à l'écoute des chansons du début. Ce ton journalistique, comme détaché, fait place peu à peu à une profondeur et un humour débridé... Nous avons absolument besoin des deux en cette période. Des 4... Oui, aussi du "journalistisque" "détaché" pour mieux voir, pour rester libre de toute pression... Merci Francis, Guy, Antoine, Amos, à Maël frère d'Amos, Sylvain, Lucas, Xavier, Stéphane, Roberto, Bernard et au quartier Barbès... ("L 'assommoir" d'Émile Zola se passe principalement à Barbès)

 


 

mercredi 30 décembre 2020

"Ne pas tout comprendre est un bon signe" Philippe

  

 

 

 

Photo Oinoleboso. Samir.



2ème permanence par internet mercredi 2 décembre 2020 avec Frédéric, Philippe et René :


C'est par un heureux hasard que Philippe envoie un courriel, répondant à celui où j'annonçais l'article du blogue des Oinoleboso à propos de l'envol d'Anne Sylvestre. Pile à 9h30, au moment du début de notre échange avec Frédéric... Et peu à peu nous continuons les deux dialogues en parallèle. Jusqu'aux moments où je demande à Frédéric et à Philippe s'ils veulent bien que je fasse part à l'autre de nos dialogues séparés. Vous suivez ? Sinon, lisez ce qui suit, vous allez comprendre.


Philippe : (9h30)

à écouter  et entendre

la musique d’un message

où la voix

chante l’urgence d’être 

dans les mots qui harmonisent

les questions

où chacun danse sa part de sorcière

https://www.youtube.com/watch?v=TQLlIgj_LFQ&list=PLfID3uzp_vXbQltFYHrmne3QwNJVPUS6_&index=3

belle journée philippe


René : (9h40)

Merci Philippe,

Cette chanson fait partie, c'est sûr, de toutes celles que j'ai mises sur le blogue des Oinoleboso. Merci pour tes mots. J'ai mis aussi une interview d'elle, dans toute sa simplicité, réalisée par RadioGrenouille de Marseille. Tu dois sûrement te souvenir d'Aline Soler qui y travaillait et qui avait enregistré des interviews des enfants Oiselles et Oiseaux au moment du travail avec Hélène Chatelain et Armand Gatti ("Qu'est-ce que c'est que cet Est-Ouest?").

Bonne journée. Je suis en "réunion" par internet écrit (pas de Zoom) avec Frédéric des Oinoleboso. Mais tu peux continuer à envoyer, répondre, réagir etc. Je vais lui faire suivre tes mots en même temps que je te réponds. 

 

René : (9h49)

objet :Notre dialogue de ce matin me réjouit.

Cher Frédéric,

Ce matin j'ai écrit longuement à partir des mots "débarrasser" et "focaliser".

Focaliser vient de focus : foyer, lieu... Il serait plus rassurant, plus chaleureux de cerner, de cadrer l'analyse, la réflexion, la création...

Toujours dans le contraste :

Un paysage vaste, complexe apporte sérénité ou angoisse suivant les personnes. Le regard porte loin, il peut en ressortir une sérénité, due au fait de voir l'ennemi arriver de loin ?

Focaliser permet d'aller au fond, de rendre plus clair, intelligible ce petit bout de l'ensemble. Mais aussi d'oublier l'ensemble, de le mettre en veilleuse. 

Philosophie, comme dirait Gérard. Je vais lui demander ce qu'il met dans les mots "intellectuel" et "philosophe".

Surtout, pour ce matin, "focalise" sur ce qui est essentiel pour toi. MERCI. 

 

Philippe : (9h53)

et pour ce soir

concert…

spectacle

en scène…

de ce que l’on craint l’accès encore 

comme si de rien n’était

et qu’encore là 

elle serait


chaque jour à nos raisons 

de penser

l’événement fait raison 

d’y repenser 

est-ce là l’engagement ?

 pour ne pas cesser de penser 

à ses/nos raisons de penser ?

(Concert Anne Sylvestre au Trianon en 2007 :

https://www.youtube.com/watch?v=0LEguZpRBrc


connues inconnues

chaque idée

où le temps ne fait rien à l’affaire

les mots restent ce qu’ils vivent 

dans la bouche 

de celle qui les chante


belles journées 


René : (9h53)

C'est très beau,

Comme un paysage qui apporte sérénité :

Des mots faisant paysages par l'agencement

que tu leur donnes.

toujours ma question : pourrais-je mettre éventuellement ton écrit avec ceux qui me sont parvenus à propos de l'envol d'Anne Sylvestre ?

Belle journée à toi aussi, Philippe.

 

Philippe : (9h58)

je te le redis

et te fais confiance dans le partage

 

ce que j’envoie est partageable

et passe par tes regards


je t’en remercie 

je te remercie de ce retour


ça ouvre, ça offre, ça donne

 et dans le statuts de ce que j’écris

l’envie de le faire 

pour cette raison également

d’un usage  cadeau imprévu


que nous reste-t-il à faire 

sinon à partager ce qui nous « actionne » 

et des mots l’envie de partager 

(comme anne sylvestre ) ce qui tient

à la fois le coeur et la raison de le faire

 

pensées


René : (10h05)

Merci Philippe,

Toujours émotionné par la confiance que je reçois. Merci encore. Je viens d'écouter "Partage des eaux" (dans le concert au Trianon) bien sûr je ne comprends pas tout, je ne suis pas Anne Sylvestre, je suis femme un peu comme chacun e est homme et femme et plus encore... partage... des mots répondant à "partage des eaux"... Je n'ai que le mot merci mais il a nos sincérités de tendresse. 

 

Frédéric : (10h15)

Quelle richesse documentaire dans cet hommage , René !

Retrouvons encore AnneSylvestre sur France Musique samedi à 11 heures , et dimanche à midi et demi.

 - Je retiens de ton texte le mot " sérénité ".

Son sens ancien signifie " sans nuages ".

Je l'ai toujours souhaitée pour les autres avant que pour moi , car c'est la paix

intérieure de l'autre qui  me rassure et alimente ma quiétude.

- Le combat des femmes et l'article de Sandrine Knaff (« Un homme a violé une femme ») enrichissent notre blog au-delà de sa densité déjà si forte.

Je connais Sandrine , qui est à EELV.

Ce sit-in ( allongées ) est plus parlant que  tout.

  ".  ELLEs...  semblent être de ces natures qui sont courageuses comme elles sont bonnes ,

aisément et simplement ".

   Victor Hugo -  " Les misérables  ". ( Citation légèrement adaptée , et dédiée en particulier à Céline ) 

 

Philippe : (10h18)

ne pas tout comprendre est un bon signe

celui d’encore être plus 

dans le travail d’écoute  … 


je l’écoute en ce moment


texte universel et

philosophique


"oasis  où s’endormit jadis"

le chacun d’ici 

est bien né du "partage des eaux »

l' "arrivée incognito"

sans avoir le dernier mot


et chaque fois que boire l’envie

un « partage des eaux » 


nous faire renaitre anne sylvestre celle qui articule l’apparence légère que la musique donne

et le profond d’un texte qui touche l’émotionnel du coeur

à fleur de peau


belle succession d’émotions


coup de foudre


et pour n’avoir pas écouter ce concert avant 


l'actualité engagée

d’une anne sylvestre complément plongée dans son temps, son présent


que je ne connaissais pas

dans cette humanité simple



Philippe : (10h21)

Partage des eaux d'Anne Sylvestre

Pas encore née, déjà formée
Passager d'un monde liquide
Petit poisson, juste un frisson
Animée de gestes languides
Où est le haut, ma mère l'eau?
Où est le bas dans ton silence?
Dans la douceur de ton enclos
Je suis un presque-rien qui danse
Et tu me tiens au plus serré
Ton anneau d'or est bien fermé
Mon océan particulier
Ma chère
Geôlière

C'est le doux partage des eaux
Qu'on garde au plus creux de ses os
Où viennent boire les oiseaux
Du rêve
On ne sait pas sur son îlot
Qu'on sera jeté par le flot
Bonheur qui d'un coup de ciseau
S'achève
Partage des eaux

Larmes salées, baisers mouillés
La vie est là comme une houle
Tout effrayée de s'y noyer
Langes trempés, lait qui s'écoule
Sitôt salie, sitôt lavée
Quand j'ai crié mon impatience
Et tout aussi vite abreuvée
Aux sources de ton abondance
Tu alimentes mes désirs
Mais sans jamais t'en dessaisir
Prodigue de tous les plaisirs
Fontaine
Certaine

Le tendre partage des eaux
Qui se décline amoroso
Où viennent pointer leur museau
Les louves
On ne sait pas dans son berceau
Que se tarira le ruisseau
Ni que s'assécheront bientôt
Les douves
Partage des eaux

Et c'est la vie qui coule en nous
Nez enrhumé, genou qui saigne
Sang qui bouillonne et qui dénoue
Les prémices d'un nouveau règne
Sueur de l'effort et du jeu
Échange violent des salives
Et mélange plus amoureux
D'autres humeurs de sources vives
Où va le torrent de ma vie?
Son courant serpente et dévie
Et je demeure inassouvie
Mon fleuve
Ma preuve

Le sombre partage des eaux
Qui creuse en nous tous ses réseaux
Où vont se noyer nos sanglots
Tenaces
On sait trop bien sur son radeau
Qu'un jour baissera le niveau
Et que se fermera trop tôt
La nasse
Partage des eaux

Tant de rivières, de torrents
Tant de lacs et tant de fontaines
Tant de mers et tant d'océans
Où sont englouties tant de peines
Toutes ces eaux qui sont en moi
Toutes ces eaux qui me traversent
Sont celles aussi où je me noie
Quand encore je pleure à verse
Comment retrouver l'oasis
Pour y dormir comme jadis
Dans le jardin de tes délices?
Ma source
Ma course

L'ultime partage des eaux
Arrivera pianissimo
Nous n'aurons pas le dernier mot
Qu'importe!
Avant de faire le grand saut
Boirons à même le goulot
La gorgée que le chemineau
Emporte
Partage des eaux

Partage des eaux

 

Pour lire la suite de cet article, cliquez sur "Plus d'infos" :

Menschlichkeit : Knauf vue de l'intérieur de l'usine...

 

Menschlichkeit : Knauf, derrière les murs

En ces temps troublés nous avons plus que jamais besoin de nous raccrocher à des valeurs (non boursières) sûres qui nous servent de repères dans la vie.

Knauf a bien compris le bénéfice qu’il pouvait tirer de la référence aux grandes vertus telles que la bienveillance, la sollicitude, « le Care » dans son acception anglo-saxonne. Ainsi, l’entreprise met en exergue la priorité donnée à l’homme, à travers son slogan « l’humain d’abord ».

Nous avons largement dénoncé l’impact de l’activité de Knauf sur la santé et la qualité de vie des riverains de l’usine d’Illange, mais que se passe-t-il à l’intérieur de l’usine ? Quelle réalité se cache derrière les slogans de Knauf en termes de management de la ressource humaine ?

Knauf est très attentif à la diffusion de l’image idéale, savamment construite d’une entreprise dynamique (challenge), imaginative (Create), et bienveillante (Care). Ainsi à travers les discours tenus aux autorités ou à travers les documents grand public de propagande (Fuse), Knauf distille l’image sécuritaire, d’une parfaite maîtrise du process industriel, d’une grande expertise dans le choix de ses matières premières pour réduire l’impact sur l’environnement, et surtout d’un autocontrôle des émissions si sophistiqué, si présent, si peu discutable, et qui donne de si bons résultats. C’est ce que chacun doit pouvoir imaginer quand il passe devant cette belle usine, bien propre, clinquante, exposée comme une vitrine illuminée, en bordure de l’autoroute. Et bien sûr, même si Knauf communique peu sur ce qui se passe à l’intérieur de l’usine, nous sommes invités à penser que ces mêmes vertus sont mises en œuvre, au quotidien, au cœur de l’outil de production.

Cette belle image commence toutefois à se craqueler et par les fentes suinte une autre réalité.

Nous avons ainsi été destinataires de témoignages multiples et concordants, venant de l’intérieur ou de personnels récemment écartés de l’entreprise, qui offrent une autre vision, qui montrent que l’humain est utilisé chez Knauf comme une matière première quelconque.

Voici quelques éléments qui nous ont été rapportés.

Les personnels rencontrés se plaignent d’un manque de formation, en particulier à la sécurité. Aucun n’a vu le Document unique dont la mise à disposition est légalement imposée à l’employeur. Les procédures seraient sommaires, inadéquates ou carrément inexistantes. Cet aspect est d’autant plus révoltant que Knauf a bénéficié d’argent public de la région, précisément pour la formation de ses personnels.

Par ailleurs les personnels sont très exposés parce qu’utilisés régulièrement à contre-emploi par obligation et par manque de cohérence dans l’organisation ou inexpérience de la maîtrise. Pour faire face au caractère erratique de la production, les mêmes personnels embauchés comme caristes par exemple, peuvent être sollicités quelques heures plus tard comme pompiers pour éteindre la roche en fusion dans le Hell Hole et ensuite pelleter de la poussière fortement polluée par les métaux lourds ou de l’arsenic dans la trémie d’un filtre. Si les salariés sont présents aux postes, les équipements de sécurité ne le sont pas toujours, en particulier vis-à-vis d’un environnement très chargé en poussières et en ammoniac. Les masques sont parfois inexistants ou inappropriés par rapport au type de contamination et  les intérimaires n’ont pas toujours accès aux équipements de protection. (...)

 

Suite de l'article sur le blogue de : Stop Knauf Illange.

Merci à nos ami e s de S.K.I d'avoir pris tout le temps qu'il faut pour écrire cet article dont chaque mot est pesé...  

 

 

mardi 29 décembre 2020

Sortir du sentiment d'impuissance.

 Nous étions le mardi 24 novembre 2020, jour de permanence à l'Escale, local inter associatif et nid des Oinoleboso.

 J'ai proposé aux ami e s de nous retrouver de 9h30 à 11h30, par internet, vu Maître Covid. Mais forcément beaucoup travaillaient... Tout de même nous fûmes deux : Richard (l'un de la F.I et de Stop Knauf Illange...) et moi René (des Oinoleboso...).

Quand j'ai proposé à Richard de diffuser notre échange de ce matin, il n'était pas convaincu de l'utilité et de l'intérêt pour d'autres. Mais il ne s'y est pas opposé. 

J'ai attendu... et ce matin, en relisant, tout cet échange, je me suis dit que cela pourrait faire du bien à quelques-un e s. Alors dans le doute, je ne me suis pas abstenu.

Voilà, je ne mets pas tout mais vous pourrez accéder à la totalité en cliquant sur lire la suite : "plus d'infos". Et je vous encourage à le faire...

 

Photo de Marie-Claude et Flora. Cette force dans nos fragilités : la maison de Tata Dine.

1ère Permanence-internet Mardi 24 nov. 2020 9h30 à 11h30 Richard et René.

Richard me fait confiance pour une reprise de cet échange et une transmission aussi restreinte ou large que je veux. Merci Richard.


Richard : 9h34 Salut rené,

comment ça se passe, les échanges ?

René : Salut Richard,  Je suis là aussi, depuis 9h30, j'ai commencé par lire la notification de "Vous en pensez quoi... ? (blogue nourri par Richard) Et bien cela va se passer de manière on ne peut plus simple vu que ce matin à cette permanence virtuelle il n'y a pour l'instant que toi et moi. Je te réécris tout de suite après, j'essaie de faire des messages assez courts pour qu'il y ait vraiment échange... Tu vas bien ?

Richard : 9h39 Oui, merci, je vais bien. Et toi ?
J'étais en train de regarder ça.
https://www.youtube.com/watch?v=7kPmgduuLfo 

René : 9h44 Cela bouchonne dans ma tête, Richard, le fait de devoir écrire et non parler va m'obliger à mettre un peu d'ordre dans le débit. Il manque la poignée de mains ou de coudes et les regards. Mais bon... Essayons. M'est revenu en tête par rapport à ce que je voulais t'envoyer, la remarque de Gérard (que nous avons mis sur le blogue) comme quoi il zappait souvent les articles parce que trop "intellectuel" trop "philosophe"... Deux qualificatifs que je ne vois pas comme négatifs. Il faudra que je demande à Gérard P. de développer. Je crois qu'il nous connait peu... Bon, attends j'arrive à peine je vais me remettre à intellectualiser et à philosopher après...

René : 9h53 Alors j'ai regardé aussi ta vidéo, c'est court, c'est clair et je vais bien, juste une foulure à la cheville et gonflement aux causes un peu mélangées, multiples comme ce que je viens d'entendre... Tu as entendu le début de  l'émission d'Augustin Trappenard ce matin avec LeClézio ? Ils ont commencé avec une poésie de Claude Roy qui m'a fortement marqué quand j'étais ado... tu peux aller écouter les 5 premières minutes, sinon je chercherai la poésie en question. Elle est tout à fait dans les problématiques de toute ma vie... "problématique ? '' "encore du jargon d'intello » dirait Gérard.  

René : 9h54 Au fait tu es là jusqu'à quelle heure pour que je sache comment ordonner un peu le débouchonnage  ????

Richard :  9h56 Trop intellectuel ?
Ça peut être une critique valable si l'intellectualisation se fait au détriment du sens ou de la clarté du propos.
Ainsi en va-t-il du jargon pédagogique opposé parfois par des (anciens) collègues aux pauvres parents démunis et inquiets face aux difficultés de leur enfant.
Ce qui déroute Gérard P., c'est peut-être la complexité de la pensée du philosophe qui parfois ne parvient pas à s'engager franchement, à cause de la méthode, thèse, antithèse, synthèse qui ménage toujours des portes de sorties...

Richard : 9H59 Je n'ai pas écouté France Inter au-delà de 7h30.
Je ne supporte plus guère cette radio.
Oui, donne-moi le titre du poème. Je le trouverai.

Richard : 10h02 Je suis libre ce matin. En principe. Mais à deux pendant deux heures, nous allons nous épuiser...
Répondrons-nous d'abord à ta question sur le sentiment d'impuissance ?
J'ai pour ma part répondu dans mon article de demain, d'une certaine façon.

René : 10h02 Tous les matins, ou presque, j'écris... Il y a 1 an et demi je me suis dit : je vais écrire 1000 pages au rythme d'une par jour (cela ressemble à ton blogue) . Ce matin p. 478, il m'en reste 522. Je me sers parfois de ces écrits pour les montrer ou les envoyer aux ami e s. Ma soeur Christine est la seule à lire l'entier par petits bouts de 20 pages...

Ce matin : " Ce matin ne serons-nous que deux à cette permanence par internet (la première) ? Sommes nous vraiment dans l'impuissance ? (la question est plutôt : comment sortir du sentiment d'impuissance ?) Et qu'est-ce que c'est qu'agir ? C'est déjà mettre en oeuvre tous les moyens pour rester vivant e s pour de bon. Et qu'est-ce que c'est « être vivant e s pour de bon » ? C'est chanter. Militant Militante de la voix (voie) unique de chaque personne. Alors après on peut élargir à écrire, parler, prendre la parole seul e (soliste a cappella) ou collectivement (chorale)."

Richard : 10h09 Je suis vivant. Un peu mal partout, quelques bobos chroniques. Mais vivant.
Je chante et joue de la guitare avec désormais quatre autres personnes chaque jeudi. Juste pour le plaisir. Aucun objectif militant. Des chansons bêtes, des bluettes. C'est extra !
J'agis en revanche, bien que modestement, avec les Insoumis. Et ça m' suffit.
Quand d'autres m'appellent, je viens donner un coup de main, si c'est dans mes cordes.
Le blog, c'est militant, mais ça ne va pas loin. 

Richard : 10h15 Impuissance. 
C'est le triste sentiment qui clôt beaucoup d'actions militantes.
Impuissance face à l'indifférence, à la léthargie, à la paresse de la majorité des gens.
Impuissance parce qu'on déclare
isolément la guerre à la puissance d'en face, institutionnelle, médiatique, financière.
Impuissance parce que ,dans son propre camp, se dressent des obstacles, des a priori, des ego, des routines...

René : 10h17 D'accord Richard, la question me semble essentielle en cette période, en toutes les périodes mais surtout maintenant. Je vais en écrire un peu et je t'envoie ça...

voici l'adresse pour le poème de Claude Roy : http://www.barapoemes.net/archives/2018/12/26/36968421.html  Je peste contre mon ordi : il entre dans sa 13 ème année, j'ai refusé de prendre la fibre... Donc de temps en temps il faut que j'éteigne tout et que je le redémarre tant il rame mais je suis de nouveau là... À tout de suite.

René : 10h 19 Belle écriture sobre Richard au moins cet exercice qui risque de nous épuiser va nous amener à presque faire des Aïku...

Oui, tu ne comptes pas ce que tu fais avec les bluettes et tes potes comme acte militant... ? Moi oui... Quand je rigole avec ma soeur pour des conneries ,je me maintiens en vie et donc disponible pour un acte militant au moment où je le décide et avec qui je le décide et à mon rythme nonchalant. Tu te rappelles ?

Oui je suis non-chalant, je ne cherche pas à tirer qui que ce soit pour l'emmener dans un bateau dont je ne suis pas sûr du tout que le fond n'est pas crevé (voilà quand je parle comme ça est-ce que c'est une manière de me défiler de ne pas m'engager comme un philosophe rigolard ? Je ne le pense pas du tout, c'est la pensée autant que le corps qui guide mes actes).

Chat lent me va bien aussi, j'attends de voir, de manière aigüe, la gravité de la situation avant de me lancer sur n'importe quelle souris, souvent illusoire, mécanique...

Qu'est-ce que c'est agir ? Cela va avec la question du sentiment d'impuissance... Ce matin agissons-nous ? Moi je dis résolument "oui" parce que ce que nous échangeons aura des suites sur toutes les personnes qui sont reliées à Richard et à René...

Je suis déjà trop long. Non ?

Richard : 10h32 Beau poème.
Mais quel impact a la poésie sur la vie, sur la marche du monde ?
Plus personne ne lit de poésie. A moins qu'elle slame !
Et encore, le slam, le rap, tout ça est maintenant bien récupéré.
Les purs demeurent ignorés de la foule.
Ne restent d'aficionados que les convaincus de la poésie.
Or, ce sont les sceptiques, et la foule des ignorants, qu'il faut convaincre.
Alors, je suis contre les manifestations communautaires ou sectaires, fussent-elles intellectuelles ou artistiques, parce qu'elles rejettent sur les sceptiques et la foule ignorante un voile de dédain ou de mépris.
Je ne suis pas pour diaboliser les électeurs du RN. Je suis pour leur opposer des idées, leur présenter un miroir, pour les convaincre.
Je ne m'adresse jamais à mes amis politiques pour leur chanter ce qu'ils savent et pensent déjà. Cela ne sert à rien.
Je chante (ou j'écris, ou je parle) pour ceux qui ne croient pas, ne savent pas, et parfois ne pensent pas.  J'ai moi aussi de vieux outils, lents et capricieux. Mais il n'y a pas le feu, n'est-ce pas ?

Pour lire la suite cliquez sur :

dimanche 27 décembre 2020

Artiste Palestinienne de Gaza

 

 

Pétition Urgence humanitaire à Gaza, levée du blocus, cliquez : ICI.











Christophe Alévêque "Le trou noir" (2) En sortir ?

  

Un plaidoyer pour essayer de sortir de l'absurde par l'esprit critique et l'humour... (enregistré au Théâtre du Rond-Point le 17 décembre 2020).

 


 

 Pour celles et ceux qui n'auraient pas  vu "Le trou noir" (1) réalisé lors du 1er confinement, le voici (enregistré le 19 mai 2020 au même endroit) :

 


 



Remèdes à la mélancolie : Anne Sylvestre.

 Ce matin sur France Inter, une rediffusion : 

https://www.franceinter.fr/emissions/remede-a-la-melancolie/remede-a-la-melancolie-14-aout-2020


Présentation de l'émission :


Anne Sylvestre est auteur-compositrice-interprète.

Elle suit des études de lettres à la Sorbonne qu’elle délaisse rapidement pour suivre sa voie : la chanson.

Elle fut une chanteuse très populaire dans les années 1960 et 1970.

En 1961, elle est remarquée grâce à la chanson Mon mari est parti.

En 1962, elle monte sur la scène de Bobino en première partie de Jean-Claude Pascal et sur la prestigieuse scène de l'Olympia en première partie de Gilbert Bécaud.

Ont suivi… 50 ans d’une carrière sans interruption, jalonnés de nombreuses chansons, de spectacles, de voyages, de rencontres, de belles récoltes et de déserts, d’engagements aussi, et surtout du bonheur d’écrire et de chanter.

Qu'elle chante la terre, la nature, ses racines, les femmes, les hommes ou qu'elle s'engage sur des thèmes de société (le viol, l'avortement, les sans-abris, la misère), Anne Sylvestre navigue entre l'humour et le sérieux. Il en est de même pour ses chansons enfantines, les fabulettes : thèmes imaginatifs, éducatifs voire engagés.

On n'a pas besoin de guérir de la mélancolie

Les remèdes d'Anne Sylvestre

  • Convoi de femmes de William A. Wellman (1951)
  • Ses devises : "Avance !" et "Je l'ai dit, je le fais !"
  • La procrastination
  • Des nouilles d'Anne Sylvestre (1990) (Album Les fabulettes)
  • Sombreros et mantilles par Rina Ketty (1938)
  • Son œuvre préférée : Les vitraux de Notre-Dame de Paris
  • Aller à la mer est l'activité qui la grise (--> Coquelicot et autres mots que j'aime d'Anne Sylvestre - 2014 - Ed. Points)
  • Aux Serpentines d'Alice Yonnet-Droux (2011) Ed. L'éditeur en ligne
  • La citation : "Mon verre n'est pas grand mais je bois dans mon verre" de Alfred de Musset
  • Le proverbe québécois : "On cherchera le pont quand on arrivera à la rivière" (...)
  •  
  •  
  • Photo trouvé dans l'article " Anne Sylvestre, la lumière sans projecteurs " sur le site : l'Humanité.
     
     
    Hommage de François Morel

 

Anne Sylvestre  sur Arte :


    Michèle Bernard et Anne Sylvestre


mercredi 23 décembre 2020

"Retournez les fusils. Choisir son camp" de Jean Ziegler

De nouveau un article attire mon attention sur le blogue "Les Années lumière". Le voici : 

 

Les Années lumière




Le choix de ce que nous forgeons

Posted: 21 Dec 2020 04:46 AM PST

 Lu ce matin dans l'avant propos du livre "Retournez les fusils. Choisir son camp" de Jean Ziegler. 

 

"Nos rôles sociaux nous les exécutons, les produisons, les reproduisons, comme des rituels de conjuration, comme si la liberté, l'imprévisible rencontre avec autrui recelait pour nous d'inavouables menaces.
Ces rôles nous étouffent, nous garrottent lentement. A la racine de nos têtes, des chaînes sont rivées qui nous empêchent de penser, de regarder, de marcher, de rêver, de sentir librement.
 
Nos chaînes nous les forgeons nous-mêmes, inlassablement, avec énergie et application."
 
Bravo à toutes celles et ceux qui ont choisi de forger autre chose que des chaînes et qui parcourent ainsi la difficile voie de la liberté.



Chemin des Dames à Vauxaillon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S'en est suivi un échange court avec Jean-Michel , le voici :

 

  Jean-Michel,

Tu vois je m'accroche mais c'est parce que cela aussi me parle 

et m'a parlé avant même de lire ton article...

Je me disais : si les Oinoleboso devaient disparaître en tant que groupe 

 il restera aux personnes, qui cherchent et font et trouvent dans le même

 sens, à se tourner vers le GFEN 'Toutes et Tous Capables" qui est la 

souche sur laquelle a poussé Oinoleboso, en gardant toute leur liberté 

pour construire, inventer à partir de ce qui a été à l'origine du GFEN : 

cette conscience que l'éducation, les savoirs sont essentiels à cultiver,

à recréer, à se transmettre pour que plus aucun e être humain e 

n'obéisse quand il s'agit de massacrer celui d'en face. Le Gfen est né 

de cela, juste après le massacre de 14/18 mettant la Révolution 

Industrielle au service de l'innommable. Les mutineries ont-elles 

sauvé l'honneur ? En tout cas elles ont montré qu'au péril de sa vie 

(mais aller au massacre n'était-ce pas aussi la mettre en péril ?...

alors tant qu'à faire...) je peux, nous pouvons  refuser d'obéir à la 

bêtise meurtrière... 

Cette exigence est de tous les temps comme dit Jean Ziegler... 

Mutin parmi les mutins s'il en est...

MERCI. René

                                                                             *

Comment ne pas adhérer à ce que tu dis, René ?

Les Oinoleboso ont eut le génie de créer des rhizomes. Disparaître est

 une des vocations de toute association. Disparaître pour paraître 

différemment. Insinués dans l'humus, l'humain, l'humanité, les 

rhizomes sont indéracinables. Dans son dernier bouquin, Alain 

Damasio appelle cela "les furtifs".

Les prises de conscience collectives telles que celles du gfen sont des 

 vérités universelles et éternelles. Il arrive qu'elles voyagent 

 clandestinement au fond des consciences en suivant les sentiers des 

relations, des amitiés, des générations. Elles n'en sont que plus 

 efficaces.

Elles permettent de réaliser que les opprimés jouent systématiquement

un rôle dans la domination qu’ils subissent et que les tyrannies ne sont

grandes que parce que nous restons à genoux.

Elles permettent de réaliser que chaque fois qu'on est privé de liberté, 

c’est parce qu’on la délaisse. Elles permettent d'inscrire en soi la 

certitude que tout vivant vaut plus que tout l'or du monde.

Bien amicalement à toi.


Bonnes fêtes de Noël à tous, dans la joie.
JM  

 


 

lundi 21 décembre 2020

"Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" Palestine... AFPS

 


 Pour lire et télécharger entièrement la plaquette de présentation avec les photos qu'elle contient :

 

Télécharger la plaquette de l’AFPS

 

Extraits de la plaquette de présentation offerte par l'AFPS sur la place du marché samedi matin à Thionville,  L'Association vendait des dattes  et des objets venus de Palestine en solidarité avec le Peuple Palestinien :

 

(...)

Qu'est-ce que l'AFPS ?

(...)

Association France Palestine Solidarité.

C'est un rassemblement de personnes physiques attachées au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à la défense des droits humains.

(...)

L' AFPS agit pour une paix réelle et durable fondée sur l'application du droit international en lien avec le peuple palestinien, ses représentants légitimes, et les organisations de la société civile palestinienne.


L'AFPS agit avec des militants israéliens opposés à l'occupation et à la colonisation.


Que veut l'AFPS ?

La fin de l'occupation de tous les territoires envahis en 1967 et le démantèlement de toutes les colonies.


La création d'un État palestinien indépendant souverain et viable avec Jérusalem-Est pour capitale.


La reconnaissance du droit au retour des réfugiés, conformément à la résolution 194 votée par l'Assemblée générale de l'ONU.


La fin de la politique d'apartheid de l'État d'Israël et l'égalité des droits pour les Palestiniens d'Israël.


La protection internationale du peuple palestinien victime des crimes de guerre commis par l'État d'Israël, et la fin de l'impunité qui alimente les crimes de guerre.


L'application du droit international et de l'ensemble des résolutions de l'ONU.

(...)


Pour contacter les groupes AFPS de Thionville et de Metz :


AFPS Metz
Maison pour tous
Avenue Maréchal Foch 57140 Woippy
Mail : afps57@free.fr
Site Web : http://afps57.free.fr/
Facebook : www.facebook.com/afpsMoselleSud/ +

AFPS Thionville
Le Led
1 chemin du Leidt 57100 Thionville
Mail : afpsthionville@yahoo.fr
Facebook : https://www.facebook.com/AFPS-Thion... +


... ou d'autres départements, cliquez : ICI. 


Dessin paru dans Siné Mensuel transmis par Hubert.


dimanche 20 décembre 2020

Le seul devoir c'est d'aimer...

Rendez vous sur le site "Les Années lumière"... 

C'est comme si vous retrouviez un ami qui vous remet le sourire aux lèvres et, de plus, vous ne gaspillerez pas votre temps : les textes y sont courts, rares et denses... Merci Jean-Michel.

 

Les Années lumière




L'absurde, la révolte, le devoir d'aimer

Posted: 18 Dec 2020 08:01 PM PST


Au terme de ma vie professionnelle,
j'ai le sentiment d'avoir combattu l'absurdité de la maladie
animé d'une insatiable révolte;

d'avoir noirci toutes ces pages blanches
de l'encre de la souffrance
et de la peine des vivants,
séchée du dernier souffle de ceux qui s'en sont allés.

Peut être s'agit il moins d'une succession
que de trois filigranes entrelacés
traçant notre humble condition d'hommes
aimants et révoltés,
debout face à l'absurdité de la souffrance,
de la vieillesse et de la déchéance.

Seul le devoir d'aimer n'est ni absurde ni révoltant.

 

Dans Carnets 1, Albert Camus écrit ceci :

"Si j'avais à écrire ici un livre de morale , il aurait cent pages et quatre vingt dix neuf seraient blanches. Sur la dernière, j'écrirais : Je ne connais qu'un seul devoir et c'est celui d'aimer. "

 

 

Photo Oinoleboso

 

vendredi 18 décembre 2020

CNNR Réactions au Récit des Origines de ce mouvement.

 

Dans notre monde à la croisée des chemins, les forces de vie sauront-elles se fédérer ?


Le 27 juin 2020, nous nous avons participé à l'initiative des "Pique-Niques Résistants" proposés par le CNNR. 

Au Oinoleboso nous l'avons appelé "Goûter Résistant". Il a réuni 10 personnes membres  ou amies. 

Pour en connaître le contenu et voir les textes écrits ce jour-là et transmis au CNNR et à l'association "Se Fédérer", cliquez : ICI.

 

Dernièrement le Conseil National de la Nouvelle Résistance nous a fait parvenir un texte qui fait le "Récit du Projet" de cette Association.

Pour voir ce texte, cliquez : ICI.

 Nous avons transmis ce texte aux personnes amies pour savoir ce qu' elles en pensaient. Voici leurs réactions :


J'aimerais pour ma part comme nous l'avons fait pour le CRI faire enlever du texte le mot "collaboration" et le faire remplacer par "coopération". Cela me semble un minimum quand, dans le nom du CNNR, se trouve le mot "Résistance".            René

 

René

J'ai toujours eu un peu de mal à entrer dans la "lutte". 

Et du coup beaucoup de termes et d'idées me heurtent personnellement par rapport au CNNR

Par exemple : Le CNNR s’oppose au néolibéralisme et à toute forme de racisme, de sexisme et de xénophobie.

 ce qui me vient spontanément:le CNNR entre au service du renouveau (terme à trouver pour quitter le neolibéralisme), et promeut l'égalité de toutes et tous, quel que soit sa couleur, son sexe, son origine. 

En fait le "verbe" , le parole créent, et si on est toujours dans le négatif ou la lutte contre , je ne peux pas suivre. Mais je comprends que certains se sentent de le faire, et c'est ok, mais moi je ne peux plus.

Il faudra qu'on en reparle à l'occasion. Je crois ...

en attendant de co-créer

Dominique


René,

Je comprends parfaitement que le mot collaboration te gêne tant il est connoté dans le contexte de l'époque.

Pour autant, doit-on céder à l'impérialisme de ceux qui s'approprient le bien de tous?
Doit-on renoncer à l'expression "Gott mit uns" au prétexte que les nazis l'avaient gravée sur la boucle de leur ceinturon?
L'islam doit il renoncer au nom de sa religion au prétexte que Daesh s'est approprié l'islamisme pour qualifier son état?

J'aime le joli sens de collaboration qui signifie travailler ensemble à une œuvre commune.
Il est temps que notre génération et celles qui la suivent se réapproprient ce mot si riche de sens et lui restituent les lettres de noblesse qui lui ont été honteusement dérobées.

JMB

 

Merci Jean-Michel,

J'aime bien le "pour autant" qui remplace avantageusement le "en même temps" que j'ai beaucoup aimé dans les années 80 quand je l'ai entendu pour la première fois dit par une amie qui travaillait dans la nuance et la précision.

 Alors merci pour cette réhabilitation du mot collaborer, j'aime bien aussi "contribuer" à une oeuvre commune. Le co-élaborer une oeuvre commune donne l'idée d'un travail commun d'un bout à l'autre. René

 

René,

Pour autant sonne bien. Je l'utilise volontiers. A mon sens il ne vient pas en lieu et place de "et en même temps"

Lorsque nous sommes face à deux idées antagonistes, une tension s'installe (ex: pour ou contre Macron? coupable ou pas coupable?)

Il est une façon de sortir de cette alternative en remplaçant le "ou" par "et". (et en même temps)

Il ne s'agit pas de faire une bouillie des deux en touillant les deux positions afin d'en inactiver les singularités respectives.

Il s'agit de se décentrer de l'alternative en observant la différence de potentiel qui s'établit entre deux positions, en se centrant sur l' "entre", sur les voies  de passage ( l'image du chiasma entre le cerveau logique, cartésien et le cerveau émotionnel intuitif).
Il ne s'agit plus de convaincre, s'obliger à choisir entre les deux conduit toujours à devenir hémiplégique.

Le gros intérêt de ce "et" consiste à passer de la dialectique à la dialogique d'Edgar Morin. Cette découverte est d'une utilité pratique irremplaçable. Ainsi c'est parce les plaidoiries sont instruites à charge et à décharge que le droit devient justice, en passant entre deux partialités.

Une fois encore, nous aurions tort de nous laisser dérober des expressions riches de sens par des OPA successives. Macron est fortement structuré par Le Prince de Machiavel et la dialectique de Hegel. Sa façon de gouverner en est une incarnation manifeste que ne suffit pas à dissimuler le rideau de fumée de l'expression "et en même temps" dont il s'est approprié à l'instar des trois scélérats que j'évoquais dans mon précédent message.

Ces appropriations ne sont possibles que parce que nous avons la faiblesse de les laisser faire en capitulant par l'utilisation d'expressions privées d'un essentiel de leur contenu.

Si deux hydrogène dialoguent avec un oxygène, à la fin du dialogue (dia logos = deux logique) chacun campe souvent sur ses positions. La différence de potentiel, le "et en même temps" permettent de faire apparaître l'eau qui a perdu les propriétés de l'oxygène et celle de l'hydrogène mais en acquis de nouvelles que ne possédaient aucun des protagonistes de départ. C'est la dialogique du "et en même temps" qui enrichit quand "pour autant" n'établit qu'une équité.

Les mots et les expressions extorqués, le sont précisément parce qu'ils sont précieuses.
Ne les laissons pas faire, réapproprions-nous le bien commun.
Cela fait aussi partie du domaine de la lutte (pour ne pas laisser cette expression à Houellebecq).

Pardonne moi d'avoir été si long. Jean-Michel

 

Jean-Michel, 

Rien de trop long, pas un mot de trop vu d'ici... MERCI.  

Cela me renvoie au mot "intellectuel" et "manuel" qui, suivant la personne et les circonstances, deviennent péjoratifs ou valorisants. Alors qu'ils contiennent tant de possibilités de dialogues. Bien amicalement.              René

 

René,

Tu as parfaitement raison de réagir sur cette question qui au delà du jugement péjoratif, possède de sérieuses implications qui passent par la question du dualisme.

L'intellect pense le temps chronologique en insérant le "maintenant" entre le passé et le futur. Ce faisant, il néglige ce sens très précis du mot : « tenant en main ». Le maintenant est ce qui tient dans la main et que la main tient.

Or, que tient-il dans sa main? un outil, un pinceau, un archet, un smartphone. La main est cet organe initialement non spécialisé mais riche de potentialités. La main les met en œuvre par rétro-contrôle avec l'intellect, sans prééminence d'un pôle sur l'autre. Enlever la gestuelle au discours des Italiens voit s'effondrer la qualité de la communication.

Certains stationnent dans le dualisme cartésien (le corps d'un côté, l'esprit de l'autre), certains par paresse, d'autres par intérêt. C'est loin d'être anecdotique.

Lorsque dans les années 70, les féministes revendiquaient la liberté de leur vie sexuelle, de leur intimité et de leur fécondité, elles disaient
"Nos corps, nous-mêmes."
Pas de dualisme, un tout.

Au fil des années, l’idéologie ultralibérale médico-biologique a subrepticement réintroduit le dualisme en faisant glisser le slogan précédent vers celui-ci:  
"Mon corps m’appartient."
Un propriétaire d'un côté et le corps comme objet de propriété de l'autre côté.

Le dualisme réapparaît par ce tour de passe passe.


Ce préalable posé, la gestation pour autrui (mère porteuse) devient alors possible et s'installe dans l'opinion sans choquer quiconque. Des femmes pauvres vont être rétribuées pour la location de leur corps afin de permettre des profits colossaux par des laboratoires qui monnaient leur médiation avec des couples stériles et solvables.

Accepter le dualisme c'est accepter que s'installe une hiérarchie à l'intérieur de chaque humain('intellect/corps) et entre les humains.
C'est cautionner implicitement l'exploitation  des femmes pauvres au profit des actionnaires des labos des pays riches.     Jean-Michel

 

Salut René,

C'est ce qu'on appelle un think tank ? Objectif : propager des idées, influencer l'opinion, inverser le rapport de force... préparer le grand soir ! J'espère qu'ils seront efficaces.
Mais pour ma part, tout est déjà, et depuis le début, dans la charte et le programme du mouvement de la France Insoumise auxquel j'adhère. Résistance et jours heureux compris. Avec le mode d'emploi : remporter l'élection présidentielle qui est bien le seul moyen de changer quelque chose
rapidement.

J'aurais donc du mal à adhérer au CNNR, même si j'estime utile et nécessaire son projet et ce que font individuellement Denis Robert, Pablo Servigne et Gérard Mordillat. Peut-être ces esprits libres répugnent-ils seulement à suivre... Peut-être n'ont-il pas même porté intérêt aux valeurs de LFI ? Peut-être bien que le terme "politique" est à leurs yeux un gros mot... Ne se positionnent-ils pas en dehors, mais à côté, du jeu de conquête du pouvoir ?
 
Après, si Mélenchon devient président, ce que je souhaite, la lutte ne sera pas terminée pour autant. Et nous ne savons pas de quel côté nous serons, les uns et les autres.

Richard