CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



vendredi 29 avril 2022

Les négociations, pour une Union Populaire, vues par le NPA (2)

Merci Fernand pour ce deuxième communiqué qui nous permet de connaître le contenu des débats entre les différentes composantes de cette Union Populaire en création.

Fernand est un militant du NPA. Je le vois, dans sa manière de débattre, comme un exemple d'ouverture, de non-violence.

Précisions : 

* Je ne suis pas membre du NPA mais j'apprécie cette manière d'informer largement et dans le détail de ce qui se discute dans cette recherche d'Union Populaire. 

* Je reprécise, si nécessaire, que ce blogue se veut un lieu de dialogues contradictoires. Alors s'il vous semble nécessaire de repréciser tel ou tel point abordé, d'apporter une information en accord ou en désaccord, n'hésitez pas à le faire en nous écrivant à cette adresse, nous publierons : oiselles@laposte.net

L'Union Populaire c'est quelque chose qui se construit non seulement dans les partis mais aussi dans les quartiers populaires. 

Courages créatifs. René

 

 

Législatives : pour des candidatures d’union en rupture avec le social-libéralisme

Mardi 26 avril, une deuxième rencontre a eu lieu entre des délégations de l’Union populaire et du NPA. Nous avons continué à discuter des objectifs d’un accord pour les élections législatives : construire une dynamique électorale et militante pour tenter d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale sur un programme de rupture avec les politiques libérales et pro-capitalistes, dans le contexte de la menace de l’extrême droite et d’un nouveau quinquennat qui s’annonce destructeur pour les classes populaires. L’Union populaire insiste sur l’objectif de la nomination de Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre, le NPA sur les possibilités de mobilisations sociales qui pourraient exister dans cette dynamique pour imposer des mesures favorables à notre camp social.

L’Union populaire a proposé que l’Avenir en commun constitue la base programmatique de ce rassemblement. Nous sommes d’accord pour défendre un tel programme dans l’élection, comme un premier pas, même si le NPA, sans en faire un obstacle à un accord, reste convaincu des mots d’ordre en rupture nette avec le capitalisme qu’il a portés durant la présidentielle : revenu minimum à 1800 euros nets, régularisation de touTEs les sans-papiers, droit à l’autodétermination des peuples, y compris dans les colonies françaises, expropriation des grands groupes capitalistes, en particulier de l’énergie et du secteur bancaire… Des désaccords significatifs existent par ailleurs sur la politique militaire ou sur le rôle de la police, mais ils ne seront pas, d’un commun accord, au cœur de cette campagne.

Enfin, nous sommes d’accord pour construire des cadres de campagne commune dans les circonscriptions, ainsi qu’une direction de campagne pluraliste. Le NPA est favorable à ce que l’accord se fasse également avec d’autres forces politiques antilibérales et avec des collectifs comme « On s’en mêle ». Les discussions précises sur les candidatures n’ont pas encore commencé dans le cadre de ces échanges.

Au lendemain de ce deuxième rendez-vous avait lieu une rencontre entre l’Union populaire et le Parti socialiste. Nous le savions car cela avait été largement médiatisé. En revanche, nous sommes étonnés que les conclusions sorties hier dans la presse et, semble-t-il, partagées, laissent entendre qu’il n’y avait « pas de point de discussion qui paraissait insurmontable » avec le PS, et qu’il serait donc possible que l’accord national en discussion inclue cette organisation. Jusqu’ici, l’Union populaire nous avait affirmé que les lignes rouges qu’elle avait posées – la retraite à 60 ans, l’abrogation des lois séparatisme et El Khomri sur le travail, ou la désobéissance aux règles européennes – empêcheraient dans tous les cas le PS d’en être partie prenante.

Nous voyons bien que le PS, au vu de ses résultats à l’élection présidentielle, est aux abois dans la crainte de perdre ses 24 députés. Pour autant, nous ne croyons pas que le parti qui a été le principal agent du social-libéralisme depuis 40 ans dans ce pays puisse devenir du jour au lendemain une force de rupture avec les politiques libérales et antisociales. Et nous ne croyons pas que ce parti qui a mis le pied à l’étrier à Macron en en faisant un des ministres centraux des années Hollande soit devenu le parti de la lutte contre Macron et son monde...

Plus que jamais, nous partageons avec l’Union populaire l’enjeu de construire une campagne commune entre différentes forces autour de candidatures d’union pour faire face à la droite et à l’extrême droite, en rupture à gauche avec les politiques pro-capitalistes. Mais cela ne peut se faire qu’en traçant un chemin clair. C’est l’enjeu des discussions de ces prochains jours.

Montreuil, le jeudi 28 avril 2022


 

mardi 26 avril 2022

Extrême droite : Danger écarté pour l'instant... ATTAC

 

[Déclaration] Second tour de la présidentielle : face à Macron, luttons pour construire nos alternatives !


 
 

Déclaration du Conseil d'administration 26 avril 2022


 
 

Le scrutin présidentiel qui vient de se terminer par l’élection d’Emmanuel Macron, représentant du néolibéralisme autoritaire, laisse un goût amer pour toutes les forces qui se réclament des combats écologistes, de la justice sociale et de l’égalité des droits.

 
 

La défaite de Marine Le Pen écarte pour l’instant le danger d’une prise en main de l’État et de ses administrations par l’extrême droite. Mais le score très élevé des candidat·es d’extrême droite (Le Pen, Zemmour, Dupont-Aignan) au premier tour, confirmé par celui du second, est une alerte sérieuse, qui pourrait être la dernière si une alternative progressiste de gauche ne se renforce pas au plus vite. Cela devient même vital tant les groupes fascistes et identitaires ont montré ces derniers jours le vrai visage de l’extrême droite en multipliant les agressions à l’encontre de musulman·es, de syndicalistes, de militant·es de gauche, dans le silence assourdissant de la plupart des médias. Cela devient aussi vital pour tou·tes celles et ceux, en grande souffrance sociale qui verront se dégrader encore davantage leurs conditions de vie.

E. Macron porte une responsabilité majeure dans la progression de l’extrême droite : d’une part, en banalisant avec ses ministres les thématiques de l’extrême droite et, d’autre part, en creusant les inégalités et renforçant les injustices sociales durant son quinquennat.

Président mal élu et fuyant le débat, il accède une seconde fois à la présidence de la République sans projet légitimé. Sa persistance à aggraver les injustices fiscales et sociales, à vouloir faire payer la dette aux plus pauvres et sa proposition de repousser la retraite à 65 ans ne rencontrent pas l’adhésion. Ses annonces de dernière minute sur l’écologie, ou sur les droits des femmes, ne laissent personne dupe. E. Macron bénéficie d’un mode de scrutin majoritaire à bout de souffle qui oblige les électeurs et électrices à donner leur suffrage au moindre mal au second tour. L’abstention, qui atteint un nouveau record de 28,01 %, reflète un rejet de l’offre électorale.

Ce résultat électoral pourrait provoquer démoralisation et démobilisation. Dans la mesure de ses moyens, Attac doit, avec les autres mouvements sociaux, lutter contre ces deux phénomènes. C’est par les mobilisations que nous pouvons défaire le projet néolibéral macroniste. La construction de projets émancipateurs se fait au quotidien dans les cadres collectifs que sont les associations, les syndicats, les collectifs, à toutes les échelles. La vie démocratique ne s’est jamais résumée aux échéances électorales.

Les luttes collectives à mener dès maintenant sont confrontées à deux dangers : celui des régressions sociales néolibérales et la menace identitaire, nationaliste et xénophobe. Pour faire une première démonstration qu’une dynamique collective existe en faveur de la justice sociale, environnementale et de la solidarité, nous descendrons massivement dans la rue le 1er mai pour construire une large opposition aux projets d’E. Macron.

Renforçons nos campagnes pour un autre monde !

La progression des gauches lors du premier tour de la présidentielle, notamment autour du programme de l’Union Populaire, a vu de nouvelles et nouveaux électeurs se prononcer pour une rupture avec le libéralisme, pour la justice sociale et écologique, et la construction d’une société féministe et antiraciste. Les dynamiques au sein des quartiers populaires et de la jeunesse sont un encouragement à poursuivre nos combats afin de nous défaire du néolibéralisme et faire régresser l’extrême droite qui s’en nourrit.

La progression des idées de gauche dans cette séquence électorale est aussi le fruit des mobilisations de ces dernières années : le refus de l’allongement de l’âge de départ à la retraite s’est construit dans les mobilisations syndicales, l’exigence de justice fiscale et sociale n’aurait pas été aussi forte sans la présence des gilets jaunes sur les ronds-points, l’aspiration à répondre à l’urgence écologique a mûri grâce aux grandes manifestations pour le climat, la dénonciation du racisme systémique a été parmi les mobilisations les plus massives au sortir du confinement tandis que les luttes féministes ont montré leur force numérique depuis 2017 et le mouvement #MeToo.

Malgré leur dynamique, ces mouvements n’ont pas trouvé un débouché victorieux à cette élection présidentielle. Mais les législatives de juin peuvent permettre de renforcer un projet de rupture avec le néolibéralisme productiviste, fossoyeur du modèle social conquis par les luttes.

Attac, comme d’autres organisations, va une fois encore se retrouver en première ligne face aux offensives du pouvoir. Il s’agira de poursuivre notre action pour promouvoir des alternatives au service de la justice sociale, fiscale et environnementale, pour déconstruire les discours néolibéraux et lutter contre les attaques envers les services publics et la protection sociale menées au nom de la réduction du déficit et de la dette publique.

Le travail de notre association et de ses comités locaux a été précieux au cours de cette période électorale. Elle poursuivra ce travail en vue des législatives pour dénoncer les candidat·es des inégalités fiscales, sociales et climatiques.

Attac poursuivra ces actions pour imposer une première défaite à E. Macron sur la question des retraites. Elle s’appuiera pour cela sur les fortes dynamiques qui ont émergé en 2019 et qui sont parvenues à faire reculer le gouvernement.

Forte d’une centaine de comités locaux présents sur l’ensemble du territoire, notre association invite toutes les personnes qui aspirent à plus de justice et d’égalité à la rejoindre pour porter haut et fort l’ensemble de ces combats.


Nous avons besoin de vous

Attac est financée à plus de 90 % par vos dons et adhésions. Ainsi, pouvons mener nos campagnes en toute indépendance et multiplier les actions sur tout le territoire.

Les adhésions et dons en ligne auprès d’Attac France sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66 % dans la limite de 20 % de vos revenus imposables. Pourtant, Attac n’est pas une niche fiscale ! Notre association est en effet reconnue d’utilité publique dans sa mission d’éducation populaire.

 
 

Attac France — 2022
Twitter |  Mastodon |  Facebook |  Viméo

Ce message a été envoyé sur la liste « Liste d’information »
Se désinscrire de cette liste | Ne plus recevoir de courriels de la part d’Attac France


Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France
 
 

lundi 25 avril 2022

"... et avant les grandes ripostes qui s'imposent" Communiqué du NPA (1)

 Merci Fernand, c'est important que les accords, entre parties prenantes, se fassent au grand jour. Si d'autres mouvement que le NPA veulent aller dans ce sens, ce blogue leur fera une place.


Communiqué du NPA

Législatives : bilan d’étape pour un accord national avec l’Union populaire


Les prochaines élections législatives auront un enjeu important. Le premier tour de l’élection présidentielle a hissé au second tour le libéral et autoritaire Macron et le danger mortel qu’incarne Le Pen. Mais il a aussi vu la percée significative de l’Union populaire autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Élément positif de ce premier tour, c’est un facteur important de résistance pour notre camp social qui va avoir à affronter des temps difficiles quel que soit l’issue du second tour.

En ce qui concerne les prochaines élections législatives, le NPA est favorable à des candidatures d’union pour faire face à la droite et à l’extrême droite, sur la base d’un programme de contestation du macronisme et de rupture avec les politiques capitalistes. C’est dans ce cadre que nous avons répondu favorablement à la proposition de rencontre de l’Union populaire, qui s’est adressée la semaine dernière à EELV, au PCF et au NPA en vue d’un rassemblement autour de l’Union populaire pour les élections. Ce rassemblement exprimerait une rupture positive avec les années « gauche plurielle » sous la domination du Parti socialiste.


Après une première rencontre mercredi entre des délégations du NPA et de l’Union populaire, nous tenons à réaffirmer notre volonté d’aboutir à un tel accord national, car cela serait un point d’appui important pour toutes celles et ceux qui ne veulent plus des politiques libérales, une expression unitaire utile aussi aux mobilisations, et le moyen de poser un jalon dans la reconstruction d’un outil politique pour une gauche qui se batte pour construire une alternative au capitalisme.


A l’issue de ce premier échange positif, plusieurs points nécessitent encore discussion.

Nous comprenons l’objectif fixé par l’Union populaire de faire élire le maximum de députés, voire d’avoir une « majorité alternative » de gauche à l’Assemblée nationale, ce qui poserait la question de former un gouvernement. L’élection d’une telle majorité serait l’expression d’une dynamique très positive, mais notre union ne peut pas pour autant se construire autour du seul objectif que Jean-Luc Mélenchon devienne premier ministre. Par ailleurs, au vu de notre rapport aux institutions, de notre conception stratégique quant à la rupture avec le capitalisme, nous ne serions pas d’un éventuel gouvernement issu de cette Union populaire élargie si elle remportait cette élection. Mais cela ne nous n’empêchera pas de défendre une perspective majoritaire lors de la campagne, et nos éventuels élu.e.s d’avancer de façon solidaire à l’Assemblée nationale sur les orientations de notre programme commun aux élections législatives.


Dans ce cadre, et sans créer de cacophonie, cette campagne ne peut s’envisager que de façon pluraliste, en permettant à toutes et tous d’y prendre leur place avec leur sensibilité. Si nous sommes bien d’accord qu’un label et une profession de foi commune doivent permettre d’incarner ce rassemblement, nous avons aussi la faiblesse de penser que notre diversité est une force et qu’il faut lui permettre d’être visible. Une pluralité qui devra aussi être présente dans l’animation de la campagne, et de ce point de vue, nous enregistrons positivement la proposition que les différentes forces prennent leur place dans le parlement de l’Union populaire et son comité d’animation (où leurs équivalents mis en place pour animer la campagne).


Sur le programme, nous partageons l’idée qu’au vu de la réussite de sa campagne présidentielle, c’est bien l’Union populaire qui a l’essentiel des cartes en main : l’Avenir en commun est le point de référence en la matière et sera la base du « programme partagé ». Nous y sommes prêts, même si nous pensons – comme nous l’avons exprimé dans le cadre de la campagne de Philippe Poutou – qu’une série de questions mériterait des réponses confrontant plus directement le fonctionnement inique du système capitaliste pour répondre aux besoins sociaux : mesures pour une autre répartition des richesses, socialisation des secteurs clés de l’économie, accueil de tous les réfugiés et régularisation de tous les sans-papiers, etc. Mais autant le dire, nous ne faisons pas de nos nuances ou désaccords programmatiques des lignes rouges.


Enfin, nous partageons l’idée que les candidatures doivent refléter la diversité d’un tel rassemblement, autour de représentants des forces politiques partie prenantes, des collectifs militants, de figures du mouvement social prêtes à s’engager… Nous sommes d’accord avec le fait que cette répartition s’appuie aussi avec une certaine souplesse sur des rapports de force tels qu’issus du premier tour de l’élection présidentielle.


Une nouvelle réunion entre le NPA et l’Union populaire doit avoir lieu en tout début de semaine. C’est dans le respect de notre indépendance, mais avec la ferme volonté d’aller jusqu’au bout du processus que nous y serons présents.


Montreuil le samedi 23 avril 2022

samedi 23 avril 2022

France Terre d'Asile ?

Les associations dénoncent la différence de traitement envers les ressortissants non-Ukrainiens

Equipe plaidoyer de France terre d'asile
Les associations dénoncent la différence de traitement envers les ressortissants non-Ukrainiens - Vues d'Europe

© HCR

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, des millions de personnes ont fui le pays pour trouver refuge en particulier dans les États voisins. Malgré un accueil inédit de la part des États membres de l’Union européenne (UE), de nombreuses organisations de la société civile ont dénoncé, dès la fin février, la différence de traitement entre les ressortissants ukrainiens et les exilés d’autres nationalités, jetant un voile sur l’élan de solidarité européen.

Sur l’ensemble des 450 000 ressortissants de pays tiers qui vivaient en Ukraine avant le début de la guerre, près de 217 000 d’entre eux ont fui le pays au 19 avril selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La communauté de résidants étrangers en Ukraine comptait notamment 76 548 étudiants internationaux en 2020, principalement originaires d’Inde et de pays africains.

Des discriminations aux frontières

Dès la fin février, des rapports de plusieurs organisations de la société civile ont dévoilé que de nombreux ressortissants non-Ukrainiens essayant de fuir le pays ont subi des discriminations aux frontières, sur la base de leur origine ou de leur couleur de peau. Des témoignages recueillis par Amnesty International, publiés le 23 mars, indiquent notamment que plusieurs personnes ont été empêchées de monter à bord de trains et de bus pour se rendre en Pologne, tandis que d’autres ont fait état de violence par les garde-frontières ukrainiens.

Largement relayés sous le hashtag « AfricansInUkraine » sur les réseaux sociaux, les témoignages ont notamment amené l’Union africaine à publier, le 28 février, un communiqué dénonçant vivement le « traitement différent inacceptable » réservé aux Africains, qualifié de raciste et susceptible de violer le droit international. Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a également fait part le 21 mars dernier de son indignation quant à la violence exercée à leur égard, soulignant l’aspect « universel » de la douleur liée à l’exil.

Un accueil « à géométrie variable » au sein de l’UE pour les exilés en provenance d’Ukraine

Outre les discriminations subies sur la route de l’exil, les associations dénoncent également la différence de traitement en matière d’accueil au sein de l’UE.

Si l’UE a pris, le 4 mars dernier, la décision historique de déclencher pour la première fois la directive de « protection temporaire » pour accorder une protection immédiate aux personnes fuyant l’Ukraine le temps de la durée du conflit au sein de l’UE, tous les ressortissants de pays tiers qui résidaient en Ukraine et qui ont fui le pays ne peuvent en bénéficier. La Hongrie a notamment adopté le 8 mars un décret qui exclut toutes les catégories de ressortissants de pays tiers qui résidaient en Ukraine de l’accès à la protection temporaire, dérogeant ainsi à la décision européenne.

La Pologne offre également une protection différenciée aux exilés qu’elle accueille, accordant un titre de séjour temporaire valable 18 mois aux ressortissants ukrainiens et à leur famille en vertu du Special Act adopté le 7 mars, et une autorisation de séjour valable un an aux ressortissants de pays tiers qui étaient bénéficiaires d’une protection internationale en Ukraine ou titulaires d’un titre de séjour permanent. Ceux qui résidaient de manière temporaire en Ukraine doivent quant à eux demander l’asile s’ils souhaitent obtenir une protection. Ainsi, malgré la solidarité affichée par l’État polonais, plus de 99 000 ressortissants étrangers ayant fui la guerre pour trouver refuge en Pologne subissent une « inégalité de traitement importante » dans le pays.

Selon la décision européenne du 4 mars, les ressortissants de pays tiers qui étaient titulaires d’un titre de séjour provisoire en Ukraine, notamment les étudiants étrangers, sont exclus du régime de la protection temporaire, à moins que les États membres de l’UE ne décident d’étendre le champ d’application de la décision. À ce jour, seuls l’Espagne et le Portugal octroient la protection temporaire à ces déplacés d’Ukraine, laissant ceux qui se trouvent dans les autres pays de l’UE dans « l’incertitude, la précarité, et l’angoisse ».

Alors que de nombreux étudiants étrangers en provenance d’Ukraine aspirent à poursuivre leurs études en Europe, plusieurs organisations, dont France terre d’asile, ont appelé les États européens à leur offrir un accueil inconditionnel. Coimbra Group, une alliance d’universités européennes, a notamment demandé dès le 2 mars à la Commission européenne d’accueillir les étudiants étrangers qui ont fui l’Ukraine. En France, des présidents d’université et maîtres de conférences se sont réunis pour plaider en faveur de la prise en charge de tous les étudiants dont la vie a été ou est menacée par la guerre en Ukraine, et mettre fin à un accueil « sélectif ».

« Deux poids, deux mesures » dans l’accueil des exilés provenant d’autres pays

Au-delà des différences de traitement entre les personnes qui fuient la même guerre en Ukraine, les organisations internationales et de la société civile dénoncent l’accueil différencié réservé aux exilés qui fuient d’autres pays. Dans un rapport publié le 7 avril et s’appuyant sur des informations de différentes ONG de défense des droits humains, le Conseil de l’Europe s’est ainsi alarmé de l’accueil « deux poids, deux mesures » des États membres de l’UE, soulignant l’augmentation des renvois sommaires aux frontières terrestres et maritimes de l’Europe, et évoquant à ce titre un « problème paneuropéen systématique » de « violations des droits humains ».

Le 11 avril dernier, Amnesty International a également publié un rapport dénonçant « les traitements violents et dégradants » que continuent de subir les migrants à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, qui « contrastent vivement » avec l’accueil solidaire que réserve l’UE aux personnes fuyant l’Ukraine.

 

Article publié le 19/04/22

 

jeudi 21 avril 2022

Accueil des enfants. Convention Internationale des droits de l'enfant (CIDE).

  

Merci Jean-Pierre, dénoncer les hypocrisies fait partie des devoirs d'humanité.


COMMUNIQUÉ
SUR L’ACCUEIL DES ENFANTS MIGRANT·E·S :

« DENI DE JUSTICE
DU PARLEMENT EUROPEEN »

 

Sous le seul examen de la situation des enfants ukrainiens réfugiés en Europe, le Parlement européen a voté une résolution insistant sur la nécessité de couloirs humanitaires, de leur protection vis-à-vis des réseaux de traite, de la création de groupes responsables quant à toutes menaces aux frontières, pour identifier rapidement « les enfants vulnérables, enregistrer leur identité et leurs besoins spécifiques », etc.

Sans doute le parlement européen ignore-t-il l’existence d’une Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) qui depuis 1989 représente un texte qui a force de loi pour tout État l’ayant signée et qui englobe bien des dispositions que semble découvrir aujourd’hui l’Europe, qui baigne, depuis bien longtemps il est vrai, dans un véritable déni de justice sur ce plan-là.

Sans doute aussi, les parlementaires sont-ils émus par le carnage et par les crimes de guerre que Poutine perpètre en Ukraine. Mais ne pourraient-ils aussi, ces braves gens, se pencher sur les mêmes horreurs de guerres multiples qui endeuillent l’Afrique parfois même avec une complicité de la France en fournitures guerrières, sur l’exploitation négrière d’enfants en bas âge, là-bas, par des chefs d’entreprises européens, sur la faim qui constitue leur quotidien, … et qui bien souvent les conduit depuis des décennies à s’enfuir pour gagner l’Europe, et trop souvent se noyer en Méditerranée. Et quand ils y parviennent, et dans quel état, rien de ce que préconise subitement aujourd’hui le Parlement européen, et à quoi la CIDE oblige, n’est mis en œuvre pour les sauver et leur permettre d’accéder enfin à la vie.

Heureusement bien des Européen·ne·s solidaires, avec hélas des moyens insuffisants, en France et ailleurs, œuvrent depuis longtemps pour répondre aux besoins de ces enfants, quitte à subir devant les tribunaux des poursuites abjectes que les pouvoirs publics leurs imposent trop souvent.

Aujourd’hui si l’Ukraine ouvre enfin les yeux de parlementaires, pour ce pays martyre nous nous en réjouissons. Mais nous n’acceptons pas que les mêmes yeux se ferment sur le sort d’autres migrant·e·s depuis trop longtemps chassé·e·s à nos frontières et méprisé·e·s dans nos pays. La loi est avec nous pour permettre à ces enfants et à leurs parents de construire une destinée à visage humain.

Nice le 14 avril 2022

SOMICO 06 (SOutien MIgrant.e.s COllectif 06) :
Artisans du monde 06 – ATTAC 06 – Citoyens solidaires 06 – CLAJ 06 – Collectif citoyen Bevera – FSU 06 – Habitat & Citoyenneté – LDH PACA – Mouvement de la paix 06 – MRAP 06 – Réseau décolonial 06 – Réseau Education Sans Frontière 06 – Solidaires étudiant.e.s Nice – Roya citoyenne – Tous citoyens – SAF (Syndicat des Avocats de France) –  SUD-Solidaires 06 – UD CGT Alpes-Maritimes – Vallées solidaires

Avec le soutien de :
Ensemble ! 06 – LFI 06 – NPA 06 – PCF 06

mercredi 20 avril 2022

Les mots de Grégory N°2 À l'écoute des témoignages des habitant e s des quartiers.

 

Les mots de Grégory N° 2

 
Salut René,
 
Je te rejoins complètement sur ce que tu exprimes à propos de la volonté hégémonique d'un parti politique, quel qu'il soit, sur la Gauche (terme générique incluant les écologistes et tous ceux et toutes celles qui veulent changer de système, pas seulement de gouvernement). Rappeler à chacun e que le vote est un acte politique, qui engage sa responsabilité parce qu'il a des conséquences, me semble salutaire. Cela nous oblige à  (re)prendre conscience et à nous interroger sur le sens que nous donnons à notre engagement citoyen ou politique. Certain e s s'engagent politiquement sans être citoyen ne s ( parce qu'iels) n'ont pas le droit de vote, d'autres votent et considèrent que ça suffit bien à définir leur qualité de citoyen ne , etc...

Conséquences du vote au 1er tour : la gauche est éliminée des présidentielles, ainsi que l'espoir et la dynamique qu'elle portait. Je trouve ce résultat consternant et tout aussi grave que la présence d'une fasciste au second tour.
 
Je comprends la colère d'Alain Bertho, parce que je la partage, vis à vis des entrepreneurs de morale qui nous enjoignent de voter pour la droite ( la plus détestable), pour faire barrage à Le Pen.
 
Iels ont eux mêmes souvent contribué, par leur vote, à cette situation, involontairement ou volontairement parfois, en tout cas, en responsabilité. Il n 'y a pas que le vote. Où étaient certain e s de ces moralistes dans les manifs pour la solidarité avec les Migrant e s , pour affirmer l'anti racisme ?  la dernière à Metz, nous étions 100 mais on pourrait aussi compter les absent e s , parmi lesquel le s les moralistes en question.
 
Si je dis cela, ça n'est pas pour "régler des comptes" mais pour souligner les difficultés qui se posent lorsqu'on évoque l'unité de la gauche, ou sa "reconstruction". Je mets des guillemets, parce que je ne sais pas trop ce que ça veut dire.

Par contre, il y a une chose vraiment importante et positive à mes yeux, qui s'est produite durant ces élections, c'est le vote pour Mélenchon dans les quartiers populaires. A l'écoute des  témoignages de personnes de ces quartiers, j'entends autre chose qu'un vote utile, parce que jusque là, ces personnes  considéraient bien souvent le vote comme inutile. Elles se sentaient déniées, stigmatisées, les politiques ne prenaient en compte, ni leurs difficultés, ni leurs aspirations... à gauche comme à droite.

Un article du site "Basta" leur donne la parole. On y entend Diangou, militante à St Denis ( 93): " Je suis animatrice et oratrice du Parlement de l'Union Populaire... je n'ai jamais vu une aussi grande dynamique autour d'un programme, entouré de membres associatifs, de personnalités publiques... Nous, les membres des quartiers populaires, on remontait les problématiques pour en faire un programme." Rachel, issue de la mobilisation des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles, Sofia, fille de Cédric Chouviat, tué dans un contrôle de police, Aline qui anime une association sur les logements très mal isolés ( passoires thermiques) ont rejoint le Parlement Populaire. Leurs luttes sont nées au coeur des milieux populaires, loin des partis politiques. La gauche boudait les quartiers depuis des années. Les thématiques sociales issues de ce travail collectif... ont fondé un programme qui a été un vrai travail... qui part du terrain et des réalités des gens : la garantie autonomie jeunesse, la suppression de Parcoursup, l'augmentation du Smic, réformer en profondeur la police...
Pour Aly," ce n'était pas un vote d'adhésion, en quelque sorte, c'est un repli vers une personne qui va nous sortir de l'abîme, nous éviter le précipice..."

J'imagine que ces propos résonnent pour toi, comme pour moi, parce qu'il me semble que ce sont nos préoccupations, et pas seulement par rapport à la Palestine. C'est aussi ce que nous avions essayé de faire avec le CRI mais ce travail est resté en chantier... à reprendre?
 
A mon modeste niveau, je ne conçois pas une "reconstruction" de la gauche sans ces personnes-là et sans leur participation active. Sinon, je crains fort qu'on assiste une fois de plus à la (petite) cuisine politicienne habituelle qui nous mènerait dans l'impasse.
Les échéances vont arriver très rapidement. Quelle que soit l'issue de cette élection. On fait quoi ? On ira voir les gens, pour les écouter, construire avec eux/elles de nouvelles solidarités ? Le 1er mai passera-t-il par les quartiers populaires?
Aux élections législatives, les organisations de gauche donneront- elles priorité au travail en direction des habitant e s des quartiers?

Voilà quelques unes de mes réflexions. Désolé pour la longueur et le style pas vraiment léger mais pour l'instant, je ne peux pas faire mieux...

Amicalement
greg
 
 

lundi 18 avril 2022

Macron, pourquoi ce rejet ? Pierre Rosanvallon.

Merci Marie-Claude.

 

 "Il faut institutionnaliser l'oeil du peuple" Pierre Rosanvallon.



 

Jérusalem : Insupportable traitement médiatique de ce qui se passe.

Merci Marie-Paule (AFPS et BDS)

 

Bonjour à tous-tes,

1. Le traitement médiatique de ce qui se passe à Jérusalem est assez insupportable. Recevez cette fiche réalisée par l'Agence Média Palestine publiée ce jour au cas ou vous souhaiteriez l'envoyer à France Inter ou d'autres médias, ou tout simplement la partager dans votre réseau:


France Inter a été mentionné ici :    https://twitter.com/AgenceMediaPal/status/1515978712709279749


2.Une courte  vidéo  sur le thème de l'apartheid nous vient de  BDS Suisse: (https://www.youtube.com/watch?v=PXXfjpLdP3g&t=20s)
 n'hésitez pas à la partager !




3.CONFERENCE-DEBAT "LES PALESTINIENS  FACE A l'APARTHEID " mercredi 18 mai à 20h aux Récollets de Metz

Suite au volumineux rapport d'AMNESTY INTERNATIONAL  publié le 1er février: “L’apartheid commis par Israël à l’encontre des Palestiniens”
l'Association France-Palestine Solidarité, Amnesty International, soutenu par  La ligue des droits de l'Homme , le MRAP, l'ACAT, Caritas, les Amis du Monde Diplomatique et le collectif BDS organisent une rencontre  avec Cécile COUDRIOU, présidente d'Amnesty internationale et François Dubuisson , professeur de droit international à l'Université libre de Bruxelles .

Si ce rapport a été salué par tous les défenseurs des Droits humains, il a été vivement décrié par Israël et ses soutiens inconditionnels. Et les Palestiniens ont émis eux- aussi quelques objections.   Le gouvernement français a ignoré ce document
 Ce document est un outil essentiel pour notre information. C’est pourquoi vous êtes invités à venir nombreux à la
 
 
CONFERENCE- DEBAT LE MERCREDI 18 MAI 2022 à 20h – Salle Capitulaire du Cloître des Récollets – 1,rue des Récollets à METZ
 
                        LES PALESTINIENS FACE A L’APARTHEID
 
avec Cécile COUDRIOU, Présidente d’Amnesty International France, et François DUBUISSON, professeur de droit international à l’Université Libre de Bruxelles
 
Amicalement
marie-paule

 

PALESTINE PRISONNIÈRE AFFAMÉE. Des Israëliens solidaires.

  

Merci Jean-Pierre et Roland

 

17 avril-la journée internationale du prisonnier palestinien
Les prisonniers palestiniens une lutte permanente pour la liberté


Dans un contexte très particulier marqué par la poursuite de l'occupation, les Palestiniens partout dans le monde commémorent la journée internationale du prisonnier palestinien. Avec l'espoir de libérer tous ces détenus depuis des années.


Une commémoration très forte avec des manifestations et rassemblements dans les villes palestiniennes, et devant les sièges des organisations internationales dans les territoires palestiniens.

 
Pour cette année 2022, et à l’occasion de la journée du prisonnier palestinien, célébrée le 17 avril de chaque année, le peuple palestinien, et avec lui, les solidaires de bonne volonté, rendent un grand hommage à tous les prisonniers palestiniens en souffrance permanente derrière les barreaux israéliens.


Tous les Palestiniens où qu'ils soient, pensent à ces détenus qui continuent à vivre une situation alarmante et préoccupante, une situation dramatique, avec la torture, la violence physique et psychologique, la négligence médicale et les conditions carcérales inhumaines dans les prisons israéliennes.


Dans ces prisons, leur situation se dégrade jour après jour, et les autorités israéliennes aggravent encore leurs souffrances par des mesures illégales et des provocations permanentes. Une mort lente attend les 4600 prisonniers qui vivent la surpopulation carcérale . 


Surtout que parmi ces prisonniers, des personnes fragiles comme les enfants, les femmes, les personnes âgées , les malades et les blessés. Sans oublier, le surpeuplement, l'insalubrité et la mauvaise nutrition.
Au contraire, jour après jour, les prisonniers palestiniens s'exposent à une négligence médicale délibérée, ils reçoivent leur traitement médical avec beaucoup de retard, beaucoup de détenus très malades et très âgés sont sur la voie de mourir dans des prisons surpeuplées. A l'exemple de la détenue Israa Ja’abis, grièvement brulée lors de son arrestation ne reçoit pas les soins indispensables, et de l'enfant Ahmad Mnasra, arrêté à l'âge de 13 ans.


Il faut rappeler ici qu'en 2021, cinq prisonniers palestiniens sont morts en captivité, dont trois à la suite d'une négligence médicale délibérée.


Voilà comment cet état d'apartheid traite les malades palestiniens dans des geôles insupportable. Une mort lente et cruelle.
D'autant plus, que, et comme une punition collective, et pour mettre la pression sur ces prisonniers et sur leurs familles, l'administration pénitentiaire israélienne a profité de cette situation sanitaire exceptionnelle pour suspendre les visites des familles et des avocats, ainsi que les appels vidéos. 


Même le Comité international de la Croix-Rouge-CICR- la seule structure autorisée à communiquer directement avec les prisonniers palestiniens et à leur rendre visite, n'a pas la possibilité de faire entrer les produits d'hygiène et d'assainissement adéquats dans la cantine de la prison, nécessaires dans ces conditions particulières.


Un autre aspect dramatique, les forces de l'occupation israéliennes continuent à arrêter des Palestiniens en Cisjordanie occupée et à Jérusalem, . Parmi eux des enfants. Et cela malgré l'appel de l'ONG "Défense for Children International " afin que les autorités israéliennes prennent des mesures immédiates pour libérer tous les enfants palestiniens détenus dans les prisons et les centres de détention israéliens, et pour sauver leur vie en accord avec le droit international.
Ces arrestations arbitraires augmentent le nombre de prisonniers palestiniens dans les geôles israéliens. Plusieurs milliers se retrouvent dans de petites cellules, sans accès à des sanitaires propres et privés. 


Oui, presque cinq milles palestiniens toujours détenus dans les différentes prisons israéliennes. Selon les derniers chiffres du Club du prisonnier palestinien-Al-Asir Club- début avril 2022, il y a actuellement 4521 détenus, et parmi eux, 32 femmes, 161 enfants moins de 18 ans, 7 députés , 25 journalistes, 615 prisonniers malades dont 40 très gravement, 137 prisonniers âgés de plus de 60 ans, 549 prisonniers qui sont condamnés à perpétuité une ou plusieurs fois, 152 prisonniers qui sont en prison depuis plus de 20 ans, et 25 détenus sont arrêtés avant les accord d'Oslo en 1994. Parmi eux, deux sont en prison depuis 33 ans, dont le plus ancien prisonnier palestinien Karim Younis en prison depuis 39 ans, considéré comme le doyen des prisonniers palestiniens.


Depuis le début de cette année et jusqu'à la fin du mars 2022, l'occupation a arrêté plus de 2140 palestiniens en Cisjordanie. Dont 200 enfants et 36 femmes.
En 2021, il y a eu 8000 arrestations, dont près de 1300 mineurs. 1600 ordres de détention administrative ont été prononcés. Les arrestations visent plus particulièrement les militants, les défenseurs des droits humains, les étudiants, et les journalistes.
L'année 2021 a connu l'évasion de six prisonniers palestiniens le 6 septembre de la prison Jalbou, puis arrêtés de nouveau le 19 septembre 2021.


Trente-deux femmes courageuses et déterminées sont toujours prisonnières, parmi elles, 15 mères de familles,5 en détention administrative illégale, 9 blessées, et 3 journalistes.
Le Club du prisonnier palestinien a confirmé que l'occupation a arrêté plus de 9000 enfants palestiniens entre 2015 et fin mars 2022.
Une récente étude publiée par l'université Al-Quds en janvier 2022, montre que 90% des détenus palestiniens restent menottés dans les hôpitaux, ces pratiques humaines portent nos seulement atteinte à la dignité humaine, mais rend également difficile le tintement médicale.

 
Mais l'espoir reste intact pour libérer tous nos prisonniers, nos héros et nos résistants.
Par milliers, les Palestiniens, résistants, activistes, députés, hommes politiques, militants, engagés, combattants ou simples civils, hommes, femmes ou enfants croupissent dans les prisons israéliennes, en toute illégalité au regard du droit international.
Nos prisonniers avec leur résistance remarquable continuent de donner une leçon de courage et de détermination, pas seulement aux forces de l’occupation israélienne, mais au monde entier. Ils sont un exemple de patience et de persévérance, de volonté et d’attachement à la justice.
Ils sont nos héros, ils sont notre dignité, ils sont notre espoir ! Ils sont libres malgré l'isolement. Eux, les militants d'un idéal. Ils sont les prisonniers de la liberté !
Malgré la cruauté de l'occupant, le silence complice de cette communauté internationale officielle , l'absence de pression de la part des organisations des droits de l'Homme, et le silence des médias qui occultent leur souffrance, le combat de nos prisonniers continue jusqu’à la liberté, et pour la justice.
Nos prisonniers défient l’occupation ! Ils résistent, existent et persistent !


Ils se révoltent et organisent des grèves de la faim, et des actions de protestation.
La grève de la faim est bien souvent leur seul recours. Ainsi, Hisham Abu Hawash, a mené une grève de la faim, pendant 141 jours pour obtenir la fin de sa détention administrative.


L’arrestation, la détention et le jugement de nos 4500 prisonniers retenus jusqu'à présent dans 20 prisons israéliennes sont illégitimes, car ils sont les prisonniers de la liberté, ce sont les prisonniers de la dignité.
Parmi ces prisonniers, 550 souffrent de maladies graves, leur vie est en danger, à cause de la négligence médicale des autorités israéliennes qui veulent faire pression sur eux pour qu'ils cessent leur combat. Selon le Comité des prisonniers palestiniens, 41 détenus souffrent d'une maladie grave comme le cancer, la paralysie, l'immunité très faible, des difficultés respiratoires, un accident vasculaire et cérébral, une infection du sang, de l'hypertension, du diabète, de trouble des fonctions cardiaques, d'épilepsie, de leucémie, d'une tumeur cérébral, de maladies nerveuses, et d'autres maladies chroniques graves.
Parmi ces prisonniers, des dizaines sont enfermés dans les prisons israéliennes depuis des décennies. Leur seul crime a été d’avoir résisté face à l’occupation illégale.
Parmi ces prisonniers, plus de 540 personnes sous détention administrative illégale sans jugement, ni procès.
En 2022, nos prisonniers vont poursuivre leur mobilisation et leur lutte comme chaque année afin de faire entendre leur voix, pour améliorer les conditions de leur détention et de mettre la pression sur les autorités israéliennes. Une action soutenue par toute une population qui considère la cause des prisonniers comme la première cause.
Le combat de nos prisonniers pour la liberté est suivi en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, dans les territoires de 1948, et en exil par des milliers de Palestiniens qui organisent partout des actions de soutien à ces prisonniers dans leur résistance quotidienne.
Malgré quelques initiatives courageuses et appréciées prises dans certains pays par des militants de bonne volonté et des associations de la société civile, en solidarité avec les prisonniers palestiniens, via des campagnes, des appels, des pétitions, et des actions, on peut observer le profond silence des médias, des intellectuels, des partis politiques, des organisations des droits de l’Homme, et celui des gouvernements d'un monde qui se dit libre et démocrate, mais qui n’arrive pas à bouger et à réagir devant une telle injustice.


Malgré la cruauté de l’occupant et le silence du « monde libre », le combat de nos prisonniers continue jusqu’à la liberté, et pour la justice.
Et en ce temps de risque de contamination, ils poursuivent leur lutte légitime


Honte à l’occupation et à toutes ses mesures atroces dirigées contre eux.
Honte au monde dit libre qui ne bouge pas pour arrêter leurs souffrances.


Ce monde regarde mourir lentement nos prisonniers qui ne cessent de souffrir.
Souffriront-ils encore longtemps ?
Où sont donc les organisations des droits de l’Homme ?
Où est donc le monde libre ?
Ne voit-il pas ? N'entend-il pas ?
Quand y aura-t-il une réelle pression sur les autorités israéliennes d’occupation ?
Le cri des ventres vides de nos prisonniers sera-t-il entendu ?
Jusqu’à quand cette injustice ?


Vive le combat légitime de nos prisonniers pour la liberté et pour la vie.
Vive la solidarité internationale avec nos prisonniers palestiniens, et
avec notre cause de justice.


Une seule évidence, la lutte continue, et les prisonniers palestiniens vont développer davantage des actions pacifiques et de mobilisation individuelle et collective à la fin de cette nouvelle épreuve afin de faire entendre leur voix, la voix des opprimés , mais la voix légitime de ces résistants contre toutes les mesures atroces de l'occupant jusqu'à la liberté. 


En attendant, derrière ces prisonniers et ces héros, tout notre peuple poursuivra le combat, jusqu’à la conquête de ses droits légitimes et jusqu’à la sortie du dernier détenu des prisons et des cachots israéliens.

Ziad 

 

une autre information est possible

RÉPONSES À CEUX QUI DIABOLISENT LES ATTENTATS PALESTINIENS

 

Les forces d’occupation israéliennes ont abattu le jeune Palestinien Ra’ad Hazem de la ville de Jénine, auteur d’une fusillade à Tel-Aviv jeudi, au cours de laquelle trois Israéliens ont été tués et 12 autres ont été blessés.

Plusieurs opposants juifs israéliens ont répondu à la question de ces attaques palestiniennes, et nous leur donnons donc la parole :

Nurit Peled-Elhanan, israélienne dont la fille de 16 ans a été tuée lors d’un attentat palestinien a écrit :

 

Nurit Peled-Elhanan

 

 « Dans ce qui se publie d’habitude, un attentat palestinien est décrit comme le tonnerre par une journée claire et pas comme un maillon dans une chaîne d’événements sanglants où la main d’Israël a toujours le dessus. Mais lorsque nos enfants, les soldats, tuent sans motif, à l’arme lourde, des enfants palestiniens et des parents palestiniens, jamais on ne rappelle qu’il s’agit d’êtres humains »

 

 Yitzhak Frankenthal, Israélien dont le fils de 19 ans a été tué par le Hamas :

Réponses à ceux qui diabolisent les attentats palestiniens

« Les Palestiniens ne peuvent pas nous chasser ; cela fait longtemps qu’ils ont reconnu notre existence, qu’ils sont prêts à faire la paix avec nous. C’est nous, Israéliens, qui ne voulons pas faire la paix avec eux. C’est nous qui entretenons le cycle de carnage. Je regrette de le dire, mais la responsabilité est entièrement de notre côté ».

« Si moi-même j’étais né dans le chaos politique et moral qui constitue la vie quotidienne des Palestiniens, j’aurais certainement essayé de tuer et de nuire à l’occupant ; sinon j’aurais été un traître à ma nature même d’homme libre »

« Que tous les gens si contents d’eux-mêmes, qui parlent d’assassins palestiniens impitoyables, se regardent sans complaisance dans la glace, qu’ils se demandent ce qu’ils auraient fait, s’ils avaient été ceux qui vivent sous l’occupation. Pour ce qui est de moi, Yitzhak Frankenthal, je peux dire que je serais devenu, sans aucun doute, un combattant pour la liberté et que j’aurais tué autant de ceux d’en face que j’aurais pu ».

« Mon fils Arik n’a pas été tué parce qu’il était juif, mais parce qu’il faisait partie de cette nation qui occupe le territoire d’une autre. Quiconque refuse de tenir compte de cette terrible vérité nous conduira en fin de compte à la destruction ».

 

Théo Klein, Franco-Israélien, avocat, ancien président du CRIF a déclaré :

« L’armée israélienne peut capturer, abattre des terroristes, mais quand le terrorisme traduit la volonté de survie d’un peuple, il ne peut être combattu qu’en accordant sa dignité à ce peuple »

 

 

« Croyez-vous qu’un peuple puisse accepter la patrie de bantoustans que vous lui proposez ? Accepteriez-vous que les frontières d’Israël soient surveillées par un gouvernement étranger ? Ne comprenez-vous pas que le Palestinien a le même droit à l’indépendance que l’Israélien ? Auriez-vous oublié la blessure du mépris ? »

 

 

Et bien entendu les médias serpillères ne parlent ni des nombreux Palestiniens, y compris mineurs, tués ces dernières semaines par l’armée d’occupation, ni du harcèlement quotidien subi par l’ensemble de la population palestinienne de la part des soldats israéliens comme des colons.

Pour ne citer que quelques exemple :

Les forces israéliennes ont blessé 70 manifestants palestiniens, la semaine dernière, dans les villages de Beita et Beit Dajan alors qu’ils participaient aux manifestations hebdomadaires contre l’occupation, dont un journaliste.

L’Etat d’apartheid a empêché des centaines de Palestiniens de Cisjordanie occupée de pénétrer dans Jérusalem occupée par le poste de contrôle de Qalandiya pour effectuer la prière du vendredi à la mosquée Al-Aqsa.

 

Le Premier ministre de l’Etat colonial Naftali Bennett a déclaré au début de la semaine : « Nous continuerons à construire des colonies en Cisjordanie, et il n’y aura pas de gel des constructions. »

 

 

Et les colons (quelque 700.000 en tout sur les terres palestiniennes) ne cessent d’agresser les Palestiniens, déracinant leurs oliviers, chassant leur bétail, saccageant leurs habitations et véhicules.