CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



lundi 30 avril 2018

Violence ordinaire à laquelle nous nous habituons

Prochaine occasion de rencontrer les Oinoleboso et Jean-François Laé, sociologue : les vendredis 18 et samedi 19 mai 2018. Voir l'article juste en-dessous de celui-ci.

François Cusset: «Là où la violence psychique relevait de l’exception, elle est aujourd’hui l’ordinaire» 
(article indiqué par Marie-Claude. MERCI.)

La violence psychique a toujours été indissociable de la violence physique. Ce qui me semble nouveau c'est qu'elle est désormais une condition explicite, légale, managériale, prévue, théorisée, du fonctionnement d'ensemble du système. Là où la violence psychique relevait de l'exception, elle est aujourd'hui l'ordinaire. Elle n'est plus l'oeuvre d'un patron sadique, elle est le rouage clé d'un système fondé sur l'accélération, la pression, la performance, la permanence de la précarité. Même les guerres aujourd'hui ont rejoint l'ordinaire : un quart de siècle au Congo, déjà huit en ans en Syrie. Elles sont désormais tout à fait compatibles avec le développement économique et les échanges commerciaux. Contrairement aux crises migratoires précédentes, liées à des tragédies politiques précises, celles que nous vivons est vouée à devenir pérenne, notamment avec le changement climatique. D'où notre accoutumance, notre indifférence.

dimanche 29 avril 2018

INVITATION AUX DIALOGUES DES VENDREDI ET SAMEDI 18 ET 19 MAI 2018

POUR SAVOIR OÙ RETROUVER LES OINOLEBOSO CLIQUEZ  SUR :

  ÉVÈNEMENTS À VENIR



NOUS ALLONS PARLER DES QUARTIERS...

   VOUS AVEZ DES CHOSES À DIRE...

 JEAN-FRANÇOIS LAÉ ("Dans l'oeil du gardien") ET LES OINOLEBOSO ("Laisser Traces. L'Air du Temps") AUSSI...

 
Vous souhaitez dialoguer ? Bienvenue !!!!



Jean-François Laé sera présent 

à l’Escale 1 rue de Bretagne à Yutz (57) le VENDREDI 18 Mai à 20h 

et le SAMEDI 19 Mai au Gueulard Bar Culturel à Nilvange (57) à 20h











  ET POUR COMMENCER LE DIALOGUE VOICI QUELQUES PAROLES CROISÉES DE JEAN-FRANÇOIS LAÉ ET DES OINOLEBOSO :


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2 :

Que fait-il ce gardien de HLM, trousseau de clefs en main, à dévisager les immeubles comme des monuments ?... Que voit-il des vies ordinaires et qu’accepte-t-il de dire de cette existence commune ? Qu’est-ce qui fait quartier ? Je ne sais pas (p. 9) J.-F Laé




Myriam :… « parce que les appartements changent de couleur, les personnes changent aussi mais lui (le saule pleureur) est toujours là. Et puis sous le saule pleureur on pourrait tous se mettre pour faire une photo… » (p. 104) Oinoleboso



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3 :

Laura dépassant son appréhension de lire en public avec son amie Sandy pour dire un texte de solidarité avec une famille qui habitait la même entrée qu’elle et avec tous les sans-papiers qu’elles avaient écrit (p.46-47). Je suis allé avec elles à l’endroit qu’elles ont choisi : entre la rue de Dauphiné et la rue du Plateau : l’aire de jeux où se trouvent l’araignée et le banc (p. 46) Oinoleboso


Sur l’estrade genre cinéma, le maire prend le micro (…) dans la salle plusieurs femmes protestent. «  Il n’y a même pas une boulangerie ! Pas une seule épicerie, pas un seul café ! Et nos adolescents alors ? Ils vont où pour se retrouver ? » ( p. 67) J.- F. Laé

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4 :
Nous sortons dans la rue. «  Tiens, voilà Yasmine, comment vas-tu ? – Je retourne encore à Pôle emploi. Galère. J’en ai marre car je n’ai pas d’adresse. » (p. 31 J-François Laé)

M. Bendaouadji a habité longtemps rue du Poitou. Il a déménagé récemment à cause des dégradations, surtout au N° 7 (...) J’ai demandé qu’une grande salle soit construite dans le quartier pour que les familles puissent fêter les mariages, les baptêmes (…) Pour moi le quartier est un village où beaucoup se connaissent, avec ses anciennes, ses anciens. (p. 63-64 Oinoleboso).

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5 :
Ne pas être montrés du doigt, dénigrés comme « cassosses ».


« Ils nous appellent les ''Sans Papiers'' mais les papiers j'en ai une pile comme ça »

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6 :
Ce que font et vivent des supposés jouets de l'histoire, sans être réduits ni à une classe, ni
à une histoire unique, ni à une seule manière d'être.


Samir est venu avec un classeur où étaient rassemblés les photos et les écrits liés à son travail.

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7 :
... d'abord les échanges, les solidarités, le rapport à l'argent, au travail, à l'aide sociale, au logement, la débrouillardise et son économie, la petite délinquance.

« Je suis touchée, enfin des personnes humaines. Il y a beaucoup de choses à dire et à faire » Y.

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8 :
Interdire les squats, c'est la règle juridique.Protéger les plus faibles, c'est la règle morale.
Entre les deux, c'est la compassion qui s'installe. Les gardiens d'immeubles naviguent entre elles.

« C'est dur pour sa fierté de demander. » Nicolas Y.

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9 :
« Le plus beau souvenir pour moi de 1936, c'est lorsque ma mère a pu s'acheter, comme elle disait, une ''vraie chambre à coucher'' bien à elle ''pas d'occasion !'' Iris

« En fin de compte quand on est pauvre, il y a deux moyens de résister : soit on est assez nombreux, soit se faire tout petit, invisible »

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10 :
« Je comprends tout de suite que le travail de gardien d'immeuble est une activité de ralliement, qui oblige chaque jour à recoudre les regards ! » Jean-François Laé

« - La vallée se lèvera. La vallée marchera...
- Quand... ?
Elle se lèvera. Il y aura de nouveau l'énorme souffle. Comme avant. » Frédéric

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11 :
Les simples signalement des uns sont perçus comme des dénonciations par les autres. Témoigner ou dénoncer ? La pétition comme manière alternative ?

« Moi je parle avec tout le monde. Je ne supporte pas les injustices. Quand quelqu'un m'a fait une crasse, je ne vais pas à la police, je vais lui dire directement en face... Et il m'entend ! » Jean Carrier

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12 :
Les gardiens d'immeubles se mobilisent au-delà de ce qui est attendu d'eux. Car faire de petits gestes en plus, n'est-ce pas une manière de gagner la coopération des locataires ?

« Y'en a ils n'arrêtent pas de me parler de religion. Que je devrais faire ceci et pas cela... Je leur réponds que les textes je les connais aussi bien qu'eux et que la seule chose importante c'est déjà de faire de mal à personne. » X.

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13 :
Comment recueillir les paroles des personnes mais aussi comment les transmettre et encore plus fort : faire qu'elles soient réellement prises en considération ?

« La question du témoignage, de la mémoire, de la transmission. Et son envers, la mémoire oubliée » J-F.

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14 :
RMI et RSA tout de même un progrès. On ne va plus chercher la soupe et les bons alimentaires.

Tata Dine, elle, n'a jamais voulu vendre car dans sa petite maison elle a tous ses souvenirs.

Vous avez encore un peu de temps, alors écoutez deux émissions de radio de France Culture :

1)Retour-sur-enquete-ethnographique-d-une-ville-ouvriere (54 min)


2)la-suite-dans-les-idees/deux-generations-dans-la-debine-enquete-dans-la-pauvrete-ouvriere(29 min)

 


 


 




vendredi 13 avril 2018

Marche citoyenne au côté des ExiléEs


"Chez vous, Chez Nous" Georges Chelon




Information transmise par Cécile et Gino :





Pour savoir comment y participer ou en être solidaire  cliquez sur :     l'Auberge des Migrant-E-s






Dialogues avec Jean-François Laé...



Si vous ne savez pas pourquoi il faut venir dialoguer avec Jean-François Laé


 le vendredi 18 mai à 20h à l'Escale (1 rue de Bretagne à Yutz-57) 

ou le samedi 19 mai à 20h au Gueulard Bar Culturel (14 rue Clémenceau à Nilvange-57)


alors lisez attentivement cet article sur le livre "Deux générations dans la débine. Enquête sur la pauvreté ouvrière" Éditions Bayard (2012) auteurs : Jean-François Laé et Numa Murard :

Article de Pierre Blavier dans la revue Persée 





Si vous voulez en savoir plus alors cliquez ci-dessus sur Gueulard Bar Culturel


Pour les dernières nouvelles concernant les soirées du 18 et 19 mai 2018 cliquez ICI


 

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mercredi 11 avril 2018

Violences, asiles et demandeuses d'asile"

 

Table ronde dans le cadre de l' URMIS (Unité de Recherche MIgrations et Société)

"Violences, asile et demandeuses d’asile"

 

animée par Pinar Selek, indiquée par Jean-Pierre. Merci... 

 


En écoutant Pinar Selek, je me disais que c'était un bel exemple de ce que Marie-Claude appelle "la parole habitée". 

 

En cherchant un peu sur internet vous trouverez pourquoi Pinar Selek s'engage toute entière dans sa parole. Merci à elle  pour ce courage.

 

Je reprends ici la phrase qu'elle met en conclusion des courriels que Jean-Pierre nous a transmis :

 

"La vie ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie.

  ~ Sénèque

 

Voici le lien vidéo :

http://urmis.unice.fr/?Videos-de-la-table-ronde-Violences

 

Pınar Selek ©privat

 

100 Noms


Transmis par Jean-Pierre



Hommage à la ZAD, hommage aux 100 Noms

9 avril 2018


L'expulsion de la ZAD est une ignominie. Sous couvert du respect de l'état de droit – discours qui
ne tient que parce que médias et gouvernements ont depuis des années installé le stéréotype du
zadiste extrémiste et ultra-violent –, l’État, sans doute désireux de venger le renoncement auquel il a
été acculé, n'a fait que manifester l'usage d'une violence aveugle et destructrice.


Destructrice d'une expérience collective de lutte qui, par sa détermination et sa créativité, a pu
sauver 1600 hectares de bocage et de forêt du bétonnage inutile auquel il était promis.


Destructrice des projets de vie que beaucoup ont construit ici.
Destructrice du désir d'inventer un monde différent, porté par un sens du faire-commun et un autre
rapport au milieu vivant. Un monde différent pour échapper au monde de la destruction.


Comme disent les zapatistes : « ils détruisent ; nous construisons »...
Et parmi tous les lieux détruits, avoir réduit à un tas de ruines les 100 Noms provoque une colère et
une incompréhension toutes particulières. Il s'agissait d'une maison en bois chaleureuse et
accueillante, où vivaient huit personnes. Ses habitant.e.s élevaient environ 80 moutons (deux
agneaux sont nés dans la nuit précédant l'expulsion) ; ils avaient aussi développé d'autres projets
agricoles. Aujourd'hui, un huissier, qui n'a même pas été en mesure de leur présenter un document
d'ordonnance d'expulsion, leur a laissé dix minutes pour quitter les lieux, sans même pouvoir
récupérer leurs affaires personnelles, avant que la maison ne soit abattue.


Pour Greenpeace, « expulser et menacer de destruction un lieu de vie comme les Cent Noms où
bergerie, potagers et autres projets agricoles fleurissent, illustrent l'absurdité de l'action du
gouvernement sur place et de l'incohérence de son discours », alors même que la préfecture avait
annoncé une évacuation ciblée, ne concernant pas ceux qui étaient désireux de s'inscrire dans des
projets agricoles ou para-agricoles.



Alors, oui, c'est vrai, les 100 Noms, pas plus que d'autres habitant.e.s de la Zad, n'avaient déposé de
projets individuels, comme l'exige la préfecture. Non pas parce qu'ils étaient opposés à toute forme
de régularisation. Mais parce que toute leur démarche, depuis leur installation dans le bocage, a été
collective et parce qu'ils le projet de vie qu'ils ont élaboré est collectif. Or, cela, la préfecture refuse
de le prendre en compte. On voit donc bien que la lutte se joue entre deux mondes, entre deux
conceptions du monde. Et que celle qui promeut les normes du monde de l'Economie entend
s'imposer comme un rouleau compresseur, même si la route qu'il trace mène au désastre
programmé.


Marcel Thébaud, paysan historique de la ZAD, sourit tristement : « Les Cent Noms, c’est un lieu
moteur que tout le monde reconnaît pour organiser la zone, faciliter les relations entre les
composantes , préparer l’avenir avec des activités agricoles, intellectuelles et sociales. C’est
un lieu proche de la route D281 qui a eu un rôle de tampon, de modération pour chercher une
solution universelle au sein de la ZAD. » Les Cent Noms sont l’un des lieux de la zone à avoir le
plus tissé de liens avec les paysan·ne·s historiques, le monde agricole local. « Si on détruit les Cent
Noms, on tue l’espoir et on sème la colère. »


Alors, la tristesse est grande de voir à terre la maison des 100 Noms et sa bergerie, que quelques
dizaines de personnes avaient tenté de protéger en se perchant sur son toit. Ainsi que bien d'autres
lieux de vie et d'activités.
Mais la colère nourrit aussi l'élan solidaire et l'adhésion partagée au désir de vie qu'incarnent ces
lieux.
Vive les 100 Noms, les 100 Noms renaîtront.
Vive la ZAD, la ZAD vivra.


Jérôme et Rocio           https://www.presquilegazette.net/


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dimanche 8 avril 2018

Notre contribution à la soirée en l'honneur de Suzanne Citron

https://aggiornamento.hypotheses.org/3854


Une vidéo sur dailymotion : 

 Les historiennes Suzanne Citron et Marianne Debouzy restituent leur parcours d'historiennes nés dans le giron familial et forgé au cours des évènements tragiques du second XXème siècle devant la caméra d'Aurore cher pour le CVUH : (Comité de Vigilance face aux Usages publics de l'Histoire).



Vous trouverez ci-dessous notre contribution à la soirée telle que nous l'avons envoyée à François Citron et Laurence De Cock :





Dimanche 4 mars 2018.


Bonsoir François Citron et Laurence De Cock,

Merci de votre invitation (à une soirée en l'honneur de Suzanne Citron Suzanne CITRON, trajectoire et héritage(s) d’une intellectuelle engagée.) que nous faisons suivre aux amiEs habitant à Paris.
Nous espérons que l'unE ou l'autre pourra être présentE à vos côtés.

Voilà notre contribution (Ci-dessous : Que Faire ? p.2 de ce courrier) qui me semble être dans le thème choisi, cet engagement dans le présent qui est le sens même du travail historique de Suzanne Citron.

Engagement sans calcul.

Ouverte à toutes et tous, Suzanne est de plain pied, tout de suite, dans une réciprocité avec les personnes qui l'ont lue et la contactent : enfants et adultes ne sont jamais restéEs sans réponse à leur courrier.

« Écrire l'histoire tout en la vivant » Cette phrase que j'ai reçue de Marie-Claude Charpentier me semble dire beaucoup de Suzanne Citron et de la raison de notre travail ensemble dans l'éducation nationale, dans le quartier et dans le livre "Laisser Traces. L'Air du Temps" avec  « les jamais nommés de l'histoire ».

« La lecture du livre « Enseigner l’histoire aujourd’hui. La mémoire perdue et retrouvée » en 1985 a suscité un questionnement qui jusqu’à aujourd’hui n’a pas cessé de me hanter. Comment faire ressentir en tous lieux la nécessité d’exister comme sujet d’histoire ? C’est pour moi une des questions fondamentales travaillées par Suzanne Citron » Marie-Claude Charpentier

Bonne soirée à vous et à toutes et tous les participantEs.

Merci de nous avoir accueilliEs aussi dans votre liste de personnes dialoguant et agissant pour l' Aggiornamento... À très bientôt.

Ci-dessous les liens internet avec notre blogue où Suzanne CITRON est nommée.

René Renato Croci et Marie-Claude Charpentier membres des Oinoleboso
(Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Soldaires)

les liens avec notre blogue : 

 Suzanne Citron a quitté cette vie hier.

 Force Colère Courage Suzanne Citron



EXTRAIT DU LIVRE (p.32 et 33)  « Laisser Traces. L'Air du Temps » 

 ( Écrits de Suzanne Citron en exergue et tout au long de ce livre. Sa présence aussi par le regard qu'elle nous a offert sur la mise en forme du livre paru en octobre 2017. Elle a eu le temps de le tenir en mains dans sa forme aboutie.)



Que faire ?

Résister et Créer des ponts entre les personnes et les groupes (et ils sont nombreux) travaillant à donner une consistance aux mots : solidarité, justice, peuple, services publiques, partages des richesses, des informations et des savoirs, création, écoute et prise en considération des capacités d’analyses et de créations de chaque personne, chaque groupe, chaque peuple.

« Je n’ai participé à la Résistance organisée qu’après notre arrivée sur Lyon [...]. Mais le refus de ce que Vichy baptisait l’ « ordre nouveau » – c’est-à-dire l’État vichyssois, ses institutions, son idéologie – se manifestait par des centaines de gestes, de comportements quotidiens et d’abord par un regard délibérément critique et hostile » 17


Je pense que nous vivons actuellement une situation semblable face à la dictature financière européenne et mondialisée : beaucoup d’actes de personnes isolées, d’associations diverses qui commencent à tisser des fils entre elles, à s’organiser pour renforcer et (re)créer de véritables solidarités, une vie digne de ce nom.

« [...] une Résistance aux multiples formes dans la vie quotidienne, plus tard dans les mouvements organisées » 17

Pendant cette période de Résistance (39/45), les personnes et les groupes me semblent avoir mené de front deux tâches essentielles : résister et en même temps créer une autre organisation sociale, ce qui a abouti aux changements importants apportés par les gouvernements de l’après-guerre. C’est à chaque génération d’être vigilante face à celles et ceux qui sont les héritiers de l’injustice. Il s’agit de créer à chaque époque ses propres formes de résistances, singulières mais en même temps nourries à celles qui les ont précédées. « Résister c’est créer » à partir de l’héritage des luttes humaines. Par ce livre, par nos ateliers, par nos manières d’être et de faire, nous pensons nous inscrire dans cette démarche d’humanité vraie.


17. Extraits de « Mes lignes de démarcation » de Suzanne Citron, Éd. Syros, 1999-2002.

Association « Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires » oinoleboso.blogspot.fr   oiselles@laposte.net


Important, lire l'article paru sur le blogue ami "Rhizomes" : 


Désolé commandant je ne tire pas

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