Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires (Oinoleboso)
Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)
Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.
Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.
Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange
CE QUE NOUS VOULONS
- La justice solidaire jusque dans les détails.
- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.
NOTICE : La BIBINE-BOX est tincontestablement un nobjet raie-veau-(petit)-lu-si-on-erre :
extra plat, chargé à vie (comme linventeur), durée de vie deux cents ans.
Ce modèle est téquipé d'une dragonne. Ainsi il nous accompagne aussi bien au lit qu'aux ouaters. De surcroît (croâ-croâ) la dragonne évite le questionnement récurrent-stressant // Mais ouake donc que j'ai foutu ce sacré machin ? //
La priorité est de communiquer, éventuellement de comment niquer (le chef par exemple). Mais quelle tristesse de posséder un truc standard kif-kif pareil à celui de son ouasin. Que ce zinzin soit le reflet de votre personnalité, qu'il soit comme vous : unique.
Optez pour la BIBINE-BOX. Précipitez-vous car quand tout le monde sera équipé de la BIBINE-BOX il faudra inventer un autre bidule pour vous distinguer du troupeau. Bêêêêêêêh! ... comme Bébert (celui de 18h59 du 20 février 2019)
Je
vous transmets le message d'un ami de longue date qui appelle toutes
les bonnes volontés à faire un geste simple, qui pourrait définitivement
sauver son petit fils Martin.
Charles.
Photo Oinos.
Ci-dessous un appel au don de moelle pour notre petit-fils Martin. Merci de faire suivre à vos contacts.
Voici mon super héros...
Pour
celles et ceux qui ne le connaissent pas c'est mon petit garçon Martin.
Il aura 4 ans dans quelques jours et nous fêterons son anniversaire à
l'hôpital.
Martin est atteint, depuis octobre 2017, d'une leucémie aiguë lymphoblastique, autrement dit d'un cancer de la moelle osseuse.
2ans
et demi qu'il lutte sans relâche contre cette maladie qui emporte
encore bien trop de monde. 2ans et demi que nous le soutenons de toutes
nos forces pour en finir avec ça et retrouver notre petite vie.
Il y a deux semaines, Martin a fait une rechute. Cela signifie que son cancer est de retour.
Avec
lui c'est aussi le retour des traitements lourds (chimiothérapies,
radiothérapies,...) et de l'hospitalisation en isolement pendant
plusieurs semaines voir plusieurs mois.
C'est
dur, c'est très dur croyez moi...pour lui, pour nous et pour sa grande
sœur Charlie qui n'a que 6 ans et qui ne devrait pas se soucier de ça à
son âge.
Martin suit à présent un protocole spécifique pour les cas de rechute et aura sans doute besoin d'une greffe de moelle osseuse.
Nous
avons testé sa Charlie et elle n'est malheureusement pas compatible.
Les médecins vont donc l'inscrire sur une base de données mondiale pour
espérer trouver quelqu'un, peut être ici ou à l'autre bout du monde, qui
sera compatible et qui pourra lui sauver la vie.
Martin
n'est malheureusement pas le seul. À côté de nous, des dizaines
d'enfants malades sont dans l'attente d'un donneur compatible.
Alors
à quelques jours de la journée internationale de lutte contre le
cancer de l'enfant (15 février), je lance un appel à toutes et à tous
pour faire voyager cet appel et faire grandir cette liste bien trop
petite de donneurs de moelle osseuse.
Devenez des veilleurs de vie...
Renseignez
vous, faites les démarches, cela ne vous prendra que quelques minutes
de votre vie mais vous pourrez peut être en sauvez une et à votre tour
devenir un super héros.
Définition provisoire de l'Art : Soyez léger comme balle d'avoine Buvez l'eau de la source, ne fumez pas Ça nourrit les laboratoires fumeux Appuyez-vous contre un arbre Enlacez-le. Embrassez l'écorce Puis regardez le ciel Ou les étoiles selon l'heure. De votre vagabondage Naîtront tous les bruits de la vie Observez les branches, feuilles au vent Jamais ne serez canopée Emplissez-vous corps et âmes De tout ce que vous dit la nature Le vent, les herbes, les oiseaux Les insectes, les libellules Dessinez avec votre pied Sur la terre meuble : tiens une fourmi ! Sortez votre stylo ou plutôt Faites confiance à votre mémoire Cette nuit vous écrirez Rentrez chez vous songeur Gai et triste à la fois Dessinez n'importe quoi : Rêvez Vous avez saisi l'Art ou plutôt l'Art vous a saisi Bonne nuit. René Bourdet
extrait de la "petite revue" : "Oeil de Fennec" N° 373, pour en savoir plus cliquez : ICI.
"Je ne peux pas être ton ami, je ne suis pas apprivoisé" Antoine de St Exupéry dans le Petit Prince. Le texte entier ? Cliquez : ICI.
Merci Attac Moselle pour cet article de Simon Mauvieux, paru sur "Le Media" :
(...)
L'usine du "nouveau monde"
Amazon n’est pourtant pas une usine comme les autres. « C'est
un laboratoire de pointe dans l'invention d'un nouveau management
informatisé, dopé aux algorithmes et au traçage de chaque salarié »,
détaille Benoit Berthelot.
Robotisation, travail de nuit, cadences infernales et sanction pour les
« mauvais » employés : la méthode Amazon est imbattable et ne laisse
aucune chance à la concurrence.
« Amazon va toujours plus loin et les chiffres de la pénibilité sont
incontestables. La Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail
de la Drome a doublé les cotisations d’Amazon, car il y avait trop
d’accidents du travail et trop de surcoûts pour les collectivités. Cette
pénibilité, c’est parce qu'il existe derrière un système de traçage de
la production, qui leur impose un quota de collecte à un rythme effréné », poursuit le journaliste.
(...) À Augny, un choix de société qui dépasse les frontières de la commune
« On a tous des aspirations différentes. À
l'origine, ce qui me gênait, c’était l’emplacement. Mais en creusant et
en faisant des recherches sur Amazon, je me suis rendue compte que ce
n’était pas une entreprise parfaite. Elle robotise ses salariés, crée
des emplois précaires et en détruit ailleurs. C’est aussi une entreprise
extrêmement polluante. Au-delà de l’implantation locale, j’en suis
arrivé à me dire qu’en fait, Amazon ne doit juste pas s’implanter en
France », défend Xaviéra Frisch.
Car ce qui se joue ici dépasse largement les
frontières de cette petite commune de Moselle, et fait écho à une prise
de conscience liée aux changements climatiques, à notre rapport à la
consommation, mais aussi à la perte du lien social ressentie dans tant
de petites communes françaises périphériques. Pour ces opposants,
confrontés au pragmatisme revendiqué par la Métropole, un choix de
société se dessine sur ce terrain en friche, qui s’apprête à être
englouti par les pelles mécaniques.
Lire l'article entièrement sur "le Média" cliquez : ICI.
Signer la pétition contre Amazon et son monde cliquez : ICI.
(...) Notre devoir de citoyen-ne-s dans lequel nous nous reconnaissons est de
les accueillir et de ne pas les laisser à la rue et au désœuvrement. Ce
désœuvrement qui pourrait entrainer des actes délictueux et de nouveaux
drames humains. Nous accueillons ces jeunes de façon inconditionnelle,
car nous pensons que nous vivons un moment particulier de notre histoire
nationale qui demande la mise en place d’une solidarité citoyenne. Par
ailleurs, nous faisons fi des remarques de certain-e-s
professionnel-le-s des services sociaux qui s’érigent en physionomistes
pour estimer que ces jeunes mentent systématiquement sur leur âge et se
dédouanent de cette manière de leurs obligations pour ne pas entrer en
relation avec eux ; et ce avant d’y être contraints par de multiples
décisions judiciaires qui ne font que rappeler les droits élémentaires
des mineurs isolés étrangers. Nous laissons les juges des enfants faire
leur travail. (...)
Pour lire l'entier de la pétition et la signer, cliquez : ICI.
Il y a quelques années il est venu chanter à Rosselange. Nous avons vu arriver un homme courbaturé. Il s'est mis à chanter et cela l'a redressé d'un coup comme si les années n'avaient pas passées. Il fait partie des chanteuses et des chanteurs qui nous ont tenu.e.s et qui nous tiennent encore debout.
Cette première liste pourra être largement complétée..
Toutes ces entreprises illégales doivent rendre des comptes !
Le boycott plus que jamais nécessaire! Marie-Paule
Salut,
Ci-dessous l'article d'un blog de Mediapart qui recense la liste des
entreprises impliquées dans la colonisation israélienne, telle que
publiée par l'ONU. L'une d'entre elles a son siège au Luxembourg.
A noter : l'ONU publie une liste de plus de 100 entreprises, sur un
total de 500 répertoriées par l'association israélienne "Who
profits?" qui a alimenté la liste de l'ONU. C'est donc un début
mais la liste est loin d'être close.
Maintenant, on sait officiellement, on boycotte officiellement!
Voici la liste publiée
par l'ONU le 12 février 2020 de 112 entreprises exerçant
une activité dans les colonies israëliennes. Ceci à
toutes fins de boycott possible.
Entreprises impliquées
dans les activités listées
1 Afikim Public
Transportation Ltd. Israel 2 Airbnb Inc. United
States 3 American Israeli Gas Corporation Ltd. Israel 4 Amir
Marketing and Investments in Agriculture Ltd. Israel 5 Amos Hadar
Properties and Investments Ltd. Israel 6 Angel Bakeries Israel 7
Archivists Ltd. Israel 8 Ariel Properties Group Israel 9
Ashtrom Industries Ltd. Israel 10 Ashtrom Properties Ltd.
Israel 11 Avgol Industries 1953 Ltd. Israel 12 Bank Hapoalim
B.M. Israel 13 Bank Leumi Le-Israel B.M. Israel 14 Bank of
Jerusalem Ltd. Israel 15 Beit Haarchiv Ltd. Israel 16 Bezeq,
the Israel Telecommunication Corp Israel 17 Booking.com B.V.
Netherlands 18 C Mer Industries Ltd. Israel 19 Café
Café Israel Ltd. Israel 20 Caliber 3 Israel 21 Cellcom
Israel Ltd. Israel 22 Cherriessa Ltd. Israel 23 Chish Nofei
Israel Ltd. Israel 24 Citadis Israel Ltd. Israel 25 Comasco
Ltd. Israel 26 Darban Investments Ltd. Israel 27 Delek Group
Ltd. Israel 28 Delta Israel Israel 29 Dor Alon Energy in
Israel 1988 Ltd. Israel 30 Egis Rail France 31 Egged, Israel
Transportation Cooperative Society Ltd. Israel 32 Energix
Renewable Energies Ltd. Israel 33 EPR Systems Ltd. Israel 34
Extal Ltd. Israel 35 Expedia Group Inc. United States 36
Field Produce Ltd. Israel 37 Field Produce Marketing Ltd. Israel
38 First International Bank of Israel Ltd. Israel 39 Galshan
Shvakim Ltd. Israel 40 General Mills Israel Ltd. Israel 41
Hadiklaim Israel Date Growers Cooperative Ltd. Israel 42 Hot
Mobile Ltd. Israel 43 Hot Telecommunications Systems Ltd. Israel
44 Industrial Buildings Corporation Ltd. Israel 45 Israel
Discount Bank Ltd. Israel 46 Israel Railways Corporation Ltd.
Israel 47 Italek Ltd. Israel 48 JC Bamford Excavators Ltd.
United Kingdom 49 Jerusalem Economy Ltd. Israel 50 Kavim
Public Transportation Ltd. Israel 51 Lipski Installation and
Sanitation Ltd. Israel 52 Matrix IT Ltd. Israel 53 Mayer
Davidov Garages Ltd. Israel 54 Mekorot Water Company Ltd. Israel
55 Mercantile Discount Bank Ltd. Israel 56 Merkavim
Transportation Technologies Ltd. Israel 57 Mizrahi Tefahot Bank
Ltd. Israel 58 Modi'in Ezrachi Group Ltd. Israel 59 Mordechai
Aviv Taasiot Beniyah 1973 Ltd. Israel 60 Motorola Solutions
Israel Ltd. Israel 61 Municipal Bank Ltd. Israel 62 Naaman
Group Ltd. Israel 63 Nof Yam Security Ltd. Israel 64 Ofertex
Industries 1997 Ltd. Israel 65 Opodo Ltd. United Kingdom 66
Bank Otsar Ha-Hayal Ltd. Israel 67 Partner Communications Company
Ltd. Israel 68 Paz Oil Company Ltd. Israel 69 P legas Ltd.
Israel 70 Pelephone Communications Ltd. Israel 71 Proffimat
S.R. Ltd. Israel 72 Rami Levy Chain Stores Hashikma Marketing
2006 Ltd. Israel 73 Rami Levy Hashikma Marketing Communication
Ltd. Israel 74 Re/Max Israel Israel 75 Shalgal Food Ltd.
Israel 76 Shapir Engineering and Industry Ltd. Israel 77
Shufersal Ltd. Israel 78 Sonol Israel Ltd. Israel 79 Superbus
Ltd. Israel 80 Supergum Industries 1969 Ltd. Israel 81 Tahal
Group International B.V. Netherlands 82 TripAdvisor Inc. United
States 83 Twitoplast Ltd. Israel 84 Unikowsky Maoz Ltd.
Israel 85 YES Israel 86 Zakai Agricultural Know-how and
inputs Ltd. Israel 87 ZF Development and Construction Israel 88
ZMH Hammermand Ltd. Israel 89 Zorganika Ltd. Israel 90
Zriha Hlavin Industries Ltd. Israel
Entreprises impliquées
en tant que sociétés mères 91 Alon Blue
Square Israel Ltd.Israel 92 Alstom S.A. France 93 Altice
Europe N.V. Netherlands 94 Amnon Mesilot Ltd. Israel
95 Ashtrom Group Ltd. Israel 96 Booking Holdings Inc. United
States 97 Brand Industries Ltd. Israel 98 Delta Galil
Industries Ltd. Israel 99 eDreams ODIGEO S.A. Luxembourg 100
Egis S.A. France 101 Electra Ltd. Israel 102 Export
Investment Company Ltd. Israel 103 General Mills Inc. United
States 104 Hadar Group Israel 105 Hamat Group Ltd. Israel
106 Indorama Ventures P.C.L. Thailand 107 Kardan N.V.
Netherlands 108 Mayer's Cars and Trucks Co. Ltd. Israel 109
Motorola Solutions Inc. United States 110 Natoon Group Israel
111 Villar International Ltd. Israel
Entreprises
impliquées en tant que concédants de licence ou
franchiseurs 112 Greenkote P.L.C. United Kingdom
Consultant, conseil
spécialisé dans la vie des entreprises et du monde
associatif, communicant et homme de marketing.
Illkirch-Graffenstaden (banlieue de Strasbourg) - Alsace - France
Pour d'autres informations (une page) rendez-vous sur le site de BDS en cliquant : ICI.
Hier, 12h durant, le Gueulard Café Culture a résonné d'humanité forte, indestructible... Si j'arrive à collecter quelques photos et réactions à ce que nous avons vécu dans ce lieu de tissages au delà de tous les murs, je les partagerai.
Pour vous joindre au Collectif Gueulard 1984, cliquez : ICI.
Si vous voulez chanter vous aussi, à l'unisson, de la salle d'hier soir, cliquez : ICI.
Voici les paroles sur un air de G.Brassens "les copains d'abord" :
(texte créé à partir de l'idée et des paroles de Bérengère, Mouveloreille, et de René, Oinoleboso Pastrotch Stramasson)
Eh ! Tous au Gueulard Bar, courez !
Pas question de l'laisser couler !
Il est notre Escale d'Espérance,
Escale d'Espérance.
Il est notre tasse de café.
Il nous remet sur nos deux pieds.
Il chante la Culture Ouvrière,
Culture Populaire.
Photo Kamal Bahloul
Photo Alpes. Christine.
En attendant les photos et les réactions à cette journée fabuleuse,arrêtez TOUT pour écouter et regarder pendant 32 minutes (ou, au moins, les 10 premières minutes...), comment , dans les situations les plus extrêmes, des personnes tiennent debout et laissent des traces qui sont autant d'énergie pour toutes celles qui les liront, les regarderont, les écouteront...
"Les images de Georges Didi-Huberman" chez Augustin Trapenard sur France Inter.
"En Syrie, on voit des villes entières réduites à l’état de gravats,
comme on a vu les nazis détruire entièrement le ghetto de Varsovie."
"Ce livre est un voyage dans les archives clandestines du ghetto de
Varsovie. C’est terrible à dire, mais c’est un trésor de souffrance."
"L’archéologie ne nous interroge pas que sur le passé, mais aussi sur
nos désirs présents. Il faut rappeler que le ghetto de Varsovie s’est
soulevé avec presque rien : cela nous apprend quelque chose de l’ordre
de la dignité".
"Disséminer c’est casser en tout petits morceaux, répartir un peu
n’importe où. Mais c’est aussi le geste du semeur qui laisse des traces.
La capacité de destruction des salopards a des failles : il y a
toujours quelque chose qui reste."
L'article ci-dessous est paru dans la revue internet "Lundimatin". J'ai eu beaucoup de mal à réduire la longueur du texte tant il est dense. J'ai fait de mon mieux. Peut-être aurez-vous l'envie, avec les extraits, de lire l'entier.
Pour protester contre les fermetures de mines, un bloc de minerai a été déposé devant la Mairie de Moyeuvre-Grande en 1991. Il n'a pas été enlevé depuis. Photo Bernard.
Une
politique expérientielle (IV) - Entretien avec Michalis Lianos
Depuis le
début du mouvement des Gilets jaunes, le sociologue Michalis Lianos
recueille les paroles et les pensées de centaines de manifestants.
Au fil de ce travail aussi colossal que méticuleux, il a développé
ce que nous considérons être la meilleur analyse sociologique de
ce mouvement, tant dans sa composition que dans ses dynamiques. Nous
publions cette semaine le 4e volet d’une série d’entretiens
intitulée Une politique expérientielle, le sociologue
revient sur la période qui va de l’été 2019 à l’hiver 2020
et tente de dessiner les différentes bifurcations qui travaillent
le mouvement des Gilets jaunes.
(...) Après la fin de la
marche, sur les Champs Élysées et dans les rues avoisinantes,
vous aviez des groupes qui se composaient et se décomposaient
constamment. Personne ne portait un gilet jaune, car les actions
policières répétées avaient convaincu tou.te.s les
participant.e.s qu’il ne fallait absolument pas s’afficher en
tant que manifestants.
(...) L’abandon du Gilet
Jaune n’est pas exclusivement une transformation externe mais une
mise en question réflexive. Se voir comme un manifestant légitime
devra désormais se combiner avec un certain degré de
clandestinité imposé.
(...) Penser que tout est fini
serait une issue, mais par définition vous faites partie des plus
persévérants parce que vous êtes déjà là tout en sachant
qu’une grande partie de vos camarades ont renoncé depuis des
mois par peur de faire face au dispositif policier et judiciaire.
Justement, ce qui vous rassure est… le dispositif policier. Son
ampleur impressionnante convient plus à un territoire au bord de
la guerre civile qu’à une avenue occupée par des touristes qui
prennent leur boisson et font leurs courses à côté de vous. Les
innombrables fourgons des CRS, les voitures banalisées qui
sillonnent le secteur à grande vitesse, gyrophares et sirènes
allumés, les « voltigeurs » en moto, les agents de la
BAC, aussi craints que détestés… « Si tout est fini à
quoi sert tout ça ? » est une question qui m’a été
posée (...)
Par conséquent, la conscience
d’être capable de ‘gêner’ en quelque sorte même par sa
seule présence - l’affirmation du pouvoir établi, semble
produire un socle pour un mouvement social. De toute évidence,
cela n’aurait jamais été possible sans la coordination permise
par internet et la représentation réflexive de cette coordination
via les réseaux sociaux en ligne.
(...) Cette France modeste qui
se pliait à la méritocratie de ses élites ne consent plus. Etre
plus intelligent et même plus compétent, ne justifie plus être
plus puissant, et encore moins être supérieur. Voilà la nouvelle
polarisation que projette sur le corps social l’irruption des
Gilets Jaunes. L’égalité abstraite de la citoyenneté ne suffit
plus. Les petites gens demandent une égalité opérationnelle !
Comment pensez-vous dans ce
cadre la question du « populisme » ?
Il y a un consensus très
large - scientifique, médiatique, institutionnel - selon lequel le
phénomène de tous ceux qui s’opposent aux ’élites’ est une
gangrène politique simpliste, et dangereuse pour la démocratie.
(...) Quand vous pensez qu’une
situation est bien plus simple que l’on vous la présente, cela
vous permet de concevoir qu’elle peut être rapidement orientée
vers une autre direction, autrement dit, vous pouvez construire une
utopie assimilable par des humains qui espèrent qu’eux-mêmes ou
leurs descendants immédiats éprouvent ce changement. Quand on
vous dit que les choses sont complexes, vous comprenez - à juste
titre - que le changement est inenvisageable, tout le moins sur le
court et le moyen terme. Évidemment, aucune version n’est vraie,
car les antagonismes sociaux ne se fondent pas sur des analyses
justes mais sur la capacité que ses analyses soient admises comme
justes.
(...) Les Gilets Jaunes ont
ainsi appris que la solidarité des classes sympathisantes ne met
pas en question l’ordre sociopolitique établi. On vous demande
de rester à votre place et attendre que les choses s’améliorent,
car ceux qui gèrent la complexité de l’ensemble s’en
occupent. Les Gilets Jaunes le disent entre eux : « on
nous mène en bâteau pour que rien ne change ». La rupture
vers la simplification se produit donc à cette étape. Soit les
pouvoirs établis ont raison et il faut leur faire confiance soit
l’affaire est plus simple et peut être tranchée. Or, vous avez
trop avancé dans votre compréhension du fonctionnement du système
sociopolitique pour faire confiance à ceux que vous appelez depuis
un moment « les élites ». Comme beaucoup de
participants le disent, « c’est le gouvernement avec la
police qui nous a radicalisés », (...) Toutes les
possibilités sont considérées et pratiquées. Chacun cherche son
chemin.
(...)La présence du mouvement
sur l’espace public a diminué mais elle n’a pas disparu.
(...) « si ce que nous
avons fait ne donne rien, que faire ensuite ? »
Nous avons l’habitude de
sauter une étape ici en comptant seulement ceux qui continuent à
agir dans le même sens après cette interrogation, et pas les
autres. Mais l’évolution principale est dans l’existence même
de cette interrogation, qui implique une obligation de chacun à
donner une suite à ce que le mouvement a fait de lui ou d’elle.
(...) Sans entrer dans une analyse des hypothèses, une des
possibilités ici est l’autoritarisme moral et communautaire dont
la forme exacerbée est le fascisme.
(...) Les grecs disent à
juste titre depuis 2008 que le plus grand ennemi d’une réaction
politique adéquate est… « le canapé », ce par quoi
ils entendent que quitter son existence individuelle pour agir
collectivement est pénible, surtout mentalement. Je vous livre ici
le résumé d’une discussion entre quatre Gilets Jaunes, qui ne
se connaissaient pas entre eux. Elle date de la fin octobre 2018 et
il y a question au départ « des aides aux immigrés tandis
que plein de gens sont dans la rue en grande exclusion ».
Très vite, le consensus évolue vers le fait que tout cela « est
un effet du capitalisme » et « qu’il faut pas se
tromper d’ennemi, car ce sont les guerres capitalistes derrière
tout ça. Regardez maintenant comment tout le monde a laissé
tomber les Kurdes… Il faut pas que les gens pensent par
communauté et se mettent dans un schéma, type
raciste/anti-raciste. Faut pas être cons. Nous sommes
antifascistes ».
(...) C’est ici une
maturation du processus qui semble faire obstacle à l’approbation
des discours et des initiatives fascistes.
(...) Quelles sont les autres
possibilités selon vous ?
(...) Sans surprise, le
consensus le plus large pouvait se former autour de la question
environnementale qui présente l’avantage de permettre à chacun
d’y adhérer pleinement tout en maintenant intact son propre
degré de radicalité.
(...) En même temps, un socle
multicolore se forme sous cette elasticité environnementaliste qui
comprend même une partie des familles plutôt centristes,
surprises lors de la Marche pour le climat d’être « nassées »
par la police autour du jardin de Luxembourg et soumises aux nuages
lacrymogènes. L’ ‘énvironnement’ est un horizon axiologique
sans adversaire. Personne ne peut y être contre. Tous acceptent
les principes généraux d’une posture altruiste envers toutes
les espèces, y compris l’espèce humaine. C’est le lieu de
rencontre idéal, car tou.te.s les lesé.e.s de la planète s’y
reconnaissent, des déclassés aux persécutés et des minorités
sexuelles aux libertaires. Mais aussi tous ceux qui s’intéressent
à leur « qualité de vie », même ceux qui promènent
leur culpabilité en avion, puis en 4x4, puisqu’ils cherchent des
endroits sauvages et dépaysants pour leurs vacances.
(...) on cherche à faire
survivre la perspective créée par le mouvement.
(...)vous percevez deux autres
voies. Où mènent-elles ?
En face, vous avez le mur que
représente le système de gouvernance qui vous limite. Vous avez
une représentation – souvent exagerée – de sa solidité et de
ce qui se trouve derrière. Si vous avez assez de puissance, vous
pourrez éventuellement l’escalader. C’est l’issue du « grand
soir », qui conduit à des nouvelles réalisations. Il est
toujours intéressant de comprendre comment les primates que nous
sommes arrivent toujours aujourd’hui à concentrer un enjeu qui
influence des millions de personnes autour d’un combat
territorial sur quelques centaines de mètres, en l’occurrence
une éventuelle « prise de l’Elysée » le 1er et le
8 décembre 2018. Cette voie, pour glorieuse qu’elle
paraisse, a ses propres problèmes. (...)
Un des aspects profondément
incompris du comportement sociopolitique est l’obstination ;
je précise : pas la persévérance mais l’obstination. A
savoir, continuer avec un comportement qui ne produit pas de
résultats encourageants.
Ce qui intéresse ici est que
vous continuez à vous dresser contre ce mur institutionnel en
espérant que quelque chose se passe de façon aléatoire ou
intentionnelle (par exemple, une ‘crise’ qui affaiblit la
structure ou que la pression politique que vous exercez soit
exploitée par d’autres acteurs etc.) Les Gilets Jaunes ont une
expression pour signaler cette posture : « maintenir la
braise ». Indéniablement, ils l’ont maintenue, peut-être
plus que tout autre mouvement. Mais ils constatent de façon très
claire que l’exploitation de leur braise ne vient pas. Aucun
acteur, ni parti politique, ni syndicat n’a tenu à se joindre à
une demande de changement polyvalente et ouverte. Le mouvement
contre le projet des retraites a démontré que la logique des
« revendications » est très différente de la logique
de changement horizontal. Même si les Gilets Jaunes participent au
mouvement concernant les retraites, ils le disent : « ça,
c’est autre chose, c’est pas les Gilets Jaunes ». Ils
comprennent qu’ils sont seuls devant le mur en face d’eux et –
avec le temps – de mois en moins nombreux. (...)
Cette condition anomique est
le sédiment de toutes les impasses. Vous revenez dans la condition
précédente et atomisée de votre existence après avoir découvert
un monde des possibilités politiques et d’empotentiation
collective.
(...) Il vous faut des signes
forts en ce sens, des garanties que cette fois-ci, les autres
seront avec vous. Sinon, il vaut mieux que vous vous occupiez de
votre famille et de vos affaires. Cette posture signifie dans les
faits que votre adversaire vous a converti. Il vous a prouvé qu’en
vérité les gens s’occupent en majorité de leurs intérêts
avant tout et que ‘le système’ reflète bien en dernière
analyse cette société. Les « luttes » sont pour la
majorité autour des demandes incrémentielles, des revendications
plus ou moins corporatistes etc. Cette régression signifie la
disparition de l’énergie politique du mouvement et son
refoulement dans le corps social et dans la socioculture.
(...) tenir compte de ce
quiesouhaitent les autres chaque fois, question par question. C’est
ce que signifie leur aspiration-clef : « RIC en toute
matière ».
Regardez où nous sommes
aujourd’hui : dans une terrible vision de tunnel dont
l’enjeu devient le rapport à un gouvernement précis et à la
violence policière. Cela montre qu’il est très difficile de ne
pas vous convertir à la logique d’un pouvoir établi. Quelqu’un
qui vous frappe vous fait un certain mal corporel mais encore plus
un mal intellectuel, car vous commencez à penser que tout dépend
de votre capacité à frapper aussi. La violence est choisie par
ceux qui se trouvent en position de puissance et met les plus
faibles dans une impasse totale, dans une « dépendance à la
lutte » qui n’aboutit généralement à rien ou à très
peu au regard du sang et des larmes fournis. Comme une femme que
j’ai interviewée à des étapes différentes du mouvement l’a
dit récemment « il faut que les Gilets Jaunes on se souvient
pourquoi nous sommes sortis dans la rue au début. Ce n’était
pas pour nous battre avec les bleus ». L’objectif donc des
Gilets Jaunes n’était pas de se battre selon les règles
établies par leurs adversaires systémiques mais de parvenir à
établir rapidement des nouvelles règles en montrant ainsi que les
anciennes sont obsolètes. L’alternative (...)est le maintien de
l’innovation des formes politiques en tant que coeur idéologique
et motivationnel pour ceux qui ont participé au mouvement.
A ce sujet, rappelons-nous de
Melville qui fait échapper Bartleby au contrôle de son
environnement sans aucune lutte ou conflit, mais seulement en se
positionnant d’une façon affirmative et originale : en
préférant ne pas suivre la voie attendue.
Merci Marie-Claude pour cette nouvelle version de la chanson l'Estaca de Lluis Llach, qui ne cesse (depuis la lutte contre le fascisme en Espagne) de se recréer sous d'autres formes comme les luttes humaines pour la solidarité, le partage des biens communs, l'accueil sans condition, l'organisation coopérative de nos vies... à vous de rajouter...
Dans ce lieu unique qu'est le Gueulard Café Culturel a eu lieu une rencontre importante. Face aux multiples tentatives de déshumanisation que nous refusons, il nous faut trouver des manières d'agir multiples, en inventer même.
Ce qui suit n'est pas un appel à réaliser telle ou telle action, chacun.e est responsable de ce qu'elil fait ou ne fait pas. Mais nous ne voulons pas nous empêcher de penser et d'échanger sur tout ce qui serait possible de faire. Après, chacun.e se trouvera ou pas les allié.e.s nécessaires à ce qu'elil veut mettre en oeuvre.
En tout cas un GRAND MERCI à toutes celles qui ont contribué à faire de cette soirée un moment d'écoute intense et de paroles importantes. Elle aura des suites nombreuses. (Voir déjà en fin d'article l'invitation aux 12 heures du Gueulard Café Culturel).
René présente les
Oinoleboso et la proposition d'utiliser l'écriture sur post-it pour
que celles qui ne peuvent ou ne veulent intervenir à l'oral,
puissent s'exprimer aussi.
Après le film, Guy du
Comité de Solidarité avec le Gueulard anime le débat : prises de
paroles et lecture des post-it par les personnes-auteur.e.s ou par un
lecteur autre.
Voici les
mots sur post-it récupérés avec l'accord des auteur.e.s :
« Il
faut combattre le capitalisme, et toute cette caste qui nous
gouverne. Il faut que cesse la gouvernance par la finance. »
« DOMINE
DOMINANT EDUCATION CRÉATION DE LA MONNAIE »
« Et
après le grand soir ! Quel projet
de société
voulez-vous mettre en action ? »
« LA
CONSOMMATION OU LA LUTTE ! »
« Encore
une belle soirée d'or
Qui
montre que l'espoir n'est pas mort.
Longue vie au M.T.C (Mouvement
des Tripes et du Coeur) »
« Les
médias ne parlent pas
de toutes les luttes en cours. Ne faisons pas pareil.
La
question de la solidarité avec celles et ceux qui luttent... »
« TUER
L'ESPOIR -
_______________
Fernand
Pelloutier
Prendre
la parole
à son tour. »
« Le
documentaire était
très intéressant et enrichissant.
Soirée
riche dans le partage
de discussion. »
« Un
petit moustachu espagnol dit que « la
grève générale ne
se décrète pas » - Vu la situation actuelle en France, que
manque-t-il pour qu'elle se mette en place ? »
« Dépasser
nos clivages
Dépasser
les directions syndicales, politiques pour se
rassembler, retrouver
notre indépendance et liberté dans un mouvement de régénération
de ce beau pays FRANCE. »
« La
précarité est présente depuis bien avant le 5 décembre, il s'agit
là d'une révolte,
solidaire, et non
d'une grève (éphémère) et Individualiste. La réalité est devant
nos pieds. Une résistance malgré ce manque de cohésion qui a été
un frein à la convergence et ce malgré cela : il faut agir rester
unis pour changer les choses. »
« L'analyse
critique est positive
l'important est de proposer des
solutions, à ce
moment là ce sera constructif.
Ce
qui m'a touchée, épatée dans le documentaire est que la conscience
politique d'une élite, renaît
de ses cendres comme
le phoenix, le pouvoir lui coupe les ailes, on en fait de la chair à
canon dans les guerres mais les moments très durs passés, cette
conscience reprend de plus belle. »
J'essaie
de me rappeler aussi de ce qui s'est dit de vive voix (
partie à compléter, corriger, modifier) :
« Les
gens sont devenus individualistes,
ils ne bougent pas, ne pensent qu'à leur pomme. On a de la merde
jusque là. Il faut que la merde leur rentre dans la bouche pour
qu'ils bougent ? ».
« Ne
pas perdre de temps à
critiquer celles et ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas bouger.
Il faut plutôt garder son énergie pour faire ce que nous avons à
faire. »
«
La lutte c'est aussi
quelque chose de joyeux,
il faut faire passer cela. Je savais que ce soir nous serions moins
pour le film-débat. La salle était pleine à craquer pour les
chansons. »
« Le
syndicat c'est nous,
on ne peut pas venir toujours râler après le délégué et ne rien
faire. Cela marche quand les personnes se réunissent, écrivent ce
qu'elles veulent comme changements, donnent tout ça au délégué
en disant : tiens porte ça au patron et dis-lui que nous on ne bouge
plus tant qu'on n'a pas obtenu ça. »
« Nous
sommes en guerre.
Il faut s'organiser en conséquence. Je ne demande pas d'aller au
casse-pipe. Quand les flics veulent vous agresser, dispersez-vous aux
quatre coins de la manifestation. »
« Les
guerres on sait ce que ça donne. Des morts partout. C'est une
connerie la guerre car
au bout il faudra quand même se mettre autour d'une table pour
négocier ».
« On
a laissé les gilets
jaunes prendre des
coups tout.e.s seul.e.s. Elils sont allé.e.s jusqu'à
l'insurrection. En face elils ont eu vraiment peur et ont lâché
quelques milliards. Mais dès que cela s'est relâché, ils ont
continué leur travail de sape. »
« Il
faut leur faire peur.
En chopper un et lui foute la trouille sans l'amocher (il faut que la
peur change de camp). »
« Les
grèves telles
qu'elles sont menées ne servent pas à grand chose. Il faut que
celles et ceux qui peuvent bloquer le pays le fassent parce qu'ils
sont aux endroits stratégiques et que les autres les soutiennent
financièrement aussi longtemps que nécessaire »
« Est-ce
qu'on est prêt.e.s à se retrouver sans eau, sans électricité,
sans approvisionnement, sans moyen de transports ? »
« Où
sont les jeunes
? Devant leurs portables ? Elils sont plus libres que nous pour
agir... Pourquoi elils ne le font pas ?»
« Elils
ont aussi trinqué. Je crois que c'était déjà sous Hollande (non
?) la répression dure des grèves et des occupations par les
étudiant.e.s. Vous vous rappelez des méthodes d'immobilisation de
la police en enfonçant leur matraque dans l'anus de celui qui se
débattait ? Où on va là ? Moi je ne mets pas d'un côté les
jeunes et de l'autre les vieux. Chacun.e doit prendre ses
responsabilités là où elil se trouve. C'est
pas une question d'âge »
Les
mesures sociales du Conseil
National de la Résistance,
après la guerre ? Les résistant.e.s avaient gardé leurs armes un
moment et les patrons collaborateurs n'en menaient pas large. Puis
quand les armes ont été rendues, la répression a recommencé, la
casse des droits a repris. Leur stratégie balance entre deux
manières : rogner par petits bouts. Ou au contraire par la
« stratégie du choc » : plein de mesures anti-sociales
en même temps
partout.
« Il
faut continuer le travail d'éducation
populaire. Des débats
comme celui-ci. Des expos comme celle de ''Y'a personne pour
leur dire, La lanterne ouvrière'' : ''L'histoire du mouvement
ouvrier. »
« C'est
tout un travail, au jour le jour, que les militant.e.s font avant et
pendant les grèves. Qui sait ce que cela demande quotidiennement
d'interventions aux piquets de grève, de collages d'affichage, de
dialogues avec les collègues, de fatigues accumulées... La
grève générale c'est pas de la génération spontanée.
Déjà il faut que tu travailles dans ton secteur puis il faut que tu
ailles voir les autres qui se battent ailleurs pour tenter la
convergence. C'est énorme comme boulot »
Je
pense que la vie est une lutte continuelle de génération en
génération. Il n'y a pas de paradis ailleurs que dans la lutte.
Alors chaque fois que nous le pouvons rendons la lutte joyeuse et
vivons déjà dans nos associations, groupes, le monde que nous
voulons. « La solidarité n'a pas besoin de système pour
exister » Miguel Benasayag
Un
petit regard sur l'animation intéressante de la soirée :
-
N'attendez pas des réponses à vos questions de ma part. Je
réfléchis avec vous. Je ne me place pas en spécialiste. Guy.
-
Plusieurs fois Guy a demandé aux personnes intervenantes de ne pas
dialoguer. Je n'ai compris le sens qu'après... Le dialogue c'est
entre deux personnes. C'est un peu, si j'ai bien compris, comme si
Guy disait : vous n'êtes pas tous seuls à deux, parlez au groupe
entier.
-
L'attention de Guy aussi à ce que les personnes qui ne sont pas
intervenues puissent le faire avant que les mêmes ne reprennent la
parole.
J'étais
heureux de voir que la proposition d'écriture a été utilisée par
plusieurs personnes et aussi que les personnes ayant pris la parole
prennent le temps d' écrire quelques mots pour celles et ceux qui
n'avaient pu venir et auront ainsi une petite idée de ce qui s'est
échangé.
Je
crois que le film a aussi permis dès le départ la profondeur des
débats. En nous remettant d'emblée dans la conscience de faire
partie par nos mots et nos actes d'un peuple qui a une histoire déjà
longue.
Je
n'ai pas senti, comme d'autres fois, des égos s'exprimant pour
convaincre qu'ils sont plus révolutionnaires que les autres ou pour
essayer de faire croire qu'il suffirait de suivre leurs propositions
géniales pour que tout change.
J'aime
beaucoup ces deux phrases lues sur des pancartes (vous les
retrouverez dans les photos du blogue des Oinoleboso):
La
première tenue par une femmes algérienne « Seul héros, le
peuple » lors des dernières grandes manifestations en Algérie.
La deuxième tenue par une femme italienne lors des manifestations du
mouvement des sardines (elles avancent en bancs serrés pour faire
face aux prédateurs, ce mouvement a fait échec aux prétentions de
Salvini) : « Nous ne voulons pas d'hommes forts. Nous voulons
une forte humanité ». J'ai senti cela au Gueulard vendredi 31
janvier 2020.
Un
autre moment important pour moi quand Guy et la personne au
survêtement bleu DDR (le même que celui que l'on m'a offert)
s'arrêtent d'eux-mêmes de parler en plein raisonnement, l'un parce
qu'il était parti dans un essai de faire une analyse qui ne
laisserait rien de côté et l'autre parce qu'il avait oublié ce
qu'il voulait dire, après une parenthèse dans son intervention.
Intervenir
sur un point précis et puis faire confiance aux autres pour
compléter et continuer, cela aussi aide à la qualité du débat.
Et
vivement la prochaine fois... En attendant, écrivez-nous pour continuer le partage d'idées, d'analyses et d'actions : oiselles@laposte.net
René
l'un des Oinoleboso, l'un des Passeurs de Souffle, l'un des membres de Stop Knauf Illange, l'un des Membres du Comité
de Solidarité avec le Gueulard 84, l'un des « Pastroch
Stramasson »... J'arrête là ma carte de visite...
Venez ABSOLUMENT, au moins faire un tour, à l'heure que vous voulez, au Gueulard Café Culturel à Nilvange le
VENEZ EN SOLIDARITÉ AVEC CE LIEU UNIQUE À DÉCOUVRIR, À CONFORTER, À DÉVELOPPER... UN LIEU DE RESSOURCEMENTS INFINI QUI A BESOIN DE TOUTES NOS ATTENTIONS ET IMAGINATIONS. IL FAUT PRENDRE SOIN D'UN OUTIL COMME CELUI-LÀ AU SERVICE DE LA CULTURE D'HUMANITÉ ACCUEILLANTE ET SOLIDAIRE.