CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



dimanche 31 mars 2024

Soldats israéliens et Enfants palestiniens.

 Merci Marie-Claude 


Cet article et son contenu sont justes hallucinants !!!
À bientôt MC

Conflit. 

Des recueils de poèmes distribués aux soldats israéliens incitent au meurtre des Gazaouis

Depuis le lancement de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, des manuels “éducatifs” sont distribués aux soldats de Tsahal. On y trouve des textes, certains datant de l’Antiquité, qui appellent à la destruction de Gaza et à la mort de ses habitants, comme le révèle le quotidien israélien de centre gauche “Ha’Aretz”.

https://www.courrierinternational.com/article/conflit-des-recueils-de-poemes-distribues-aux-soldats-israeliens-incitent-au-meurtre-des-gazaouis


Et ceci : Israël veut renvoyer à Gaza des enfants palestiniens atteints de cancer :

Pour entendre le reportage (15 min) cliquez sur :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-8-h/journal-de-8h-du-mercredi-27-mars-2024-6313347




Fainéants : chômeurs ou actionnaires ?

 Suite de cette chronique de Yaël Goosz (2 min) en cliquant sur :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-edito-politique/l-edito-politique-du-mercredi-27-mars-2024-3464893


Gabriel Attal cherche des économies et il espère en faire sur l’assurance-chômage : les chômeurs, éternels bouc-émissaires ? 

"Rigueur"

Face aux députés hier, le Premier ministre a lâché le mot, et donné le ton de son séminaire gouvernemental ce matin, avant le 20 heures ce soir sur TF1. Pour équilibrer les finances, il faut plus de Français qui travaillent, et ça passe par une refonte de l’assurance-chômage.

Voilà le raisonnement, plutôt bien perçu dans l’opinion, parce qu’il réactive la chasse aux abus ! On 

en revient au fameux « il suffit de traverser la rue » d’Emmanuel Macron, en 2018. Ce discours selon lequel les chômeurs sont responsables du chômage, et non les victimes ! Suite :  (…)

 

 

lundi 25 mars 2024

Pétition : Gratuité des Transports Publics

 Merci Isabelle et Attac.



Bonjour,
Je viens de signer la pétition "Vers l’efficacité et la gratuité des
transports en commun de l’Eurométropole de Metz" et je souhaitais savoir
si vous voudriez nous aider en ajoutant votre signature.

Notre objectif est d'atteindre 1 000 signatures et nous avons besoin de
plus de soutiens. Pour en savoir plus et pour signer, c'est ici:

https://chng.it/xt2bL9v5xk

Merci !
isabelle

lundi 18 mars 2024

Le poète noir. Kery James.




 Encore merci Grégory.


J'noircis des feuilles blanches à l'encre d'ébène
À l'encre de mes peinesJe m'époumone sous la fureur du ventMes mots s'envolent comme des nuages mouvantsOn me tue chaque jour dans la langue de MolièreJe rends chaque coup dans la langue de CésairePoète noir, je chante ma solitudeJ'habille désespoir que l'aube dénude
Je m'inspire de feuilles mortes aux couleurs d'automneMa poésie naît où l'été s'endort, quand l'hiver chantonnePuisqu'écrire c'est oser, j'ose sans demi-mesuresJ'ai des souvenirs pourpres à en faire rougir l'azurJ'viens de tours de ciment à perte de vieCimetière d'illusions où se terrent les envies
Quand les lendemains ne font même plus de promessesMourir à vingt ans peut te sembler romanesqueÀ traîner le jour, j'ai vu naître la nuitOn a longtemps cru que vivre, c'était tuer l'ennuiL'égalité, j'ai cru la voir en silhouetteCe soir où la pauvreté pointait un flingue sur ma tête
J'noircis des feuilles blanches à l'encre d'ébèneÀ l'encre de mes peinesJe m'époumone sous la fureur du ventMes mots s'envolent comme des nuages mouvantsOn me tue chaque jour dans la langue de MolièreJe rends chaque coup dans la langue de CésairePoète noir, je chante ma solitudeJ'habille désespoir que l'aube dénude
Jugé sur mon teint, j'écris à l'instinctJ'ouvre les bras au monde, mais seule la peine m'étreintAlors sourire forcé, je n'serai jamais FrançaisIci, les fils de colons ont peur d'être grand-remplacésAu soleil levant s'éteindront mes joursIls la feront sans moi la guerre civile d'Éric Zem...
Peur des différences ou panique sanitaireLes moutons masqués trouvent la dictature salutaireJ'mène une vie de bohème, je m'émancipe en lettreJe n'attends pas qu'on m'aime, j'exige qu'on me respecteÀ chaque instant je meurs, je ne suis pas grand chosePeut-on rendre le monde meilleur en semant des pétales de proses?
À l'encre d'ébèneÀ l'encre de mes peinesJe m'époumone sous la fureur du ventMes mots s'envolent comme des nuages mouvantsOn me tue chaque jour dans la langue de MolièreJe rends chaque coup dans la langue de CésairePoète noir, je chante ma solitudeJ'habille désespoir que l'aube dénude
Noir, noir, noirJ'suis souvent d'humeur (noire)J'ai des idées (noires)Parfois je broie du (noir)Ma poésie est (noire)J'suis souvent d'humeur (noire, noire, noire, noire)J'ai des idées (noires, noires, noires, noires)Parfois je broie du (noir, noir, noir, noir, noir, noir, noir)Ma poésie est (noire)
Source : Musixmatch
Paroliers : Alix Jules Mathurin / Olivier Durand / Jerzey / Jean-samuel Seka / Charlotte Maurice
Paroles de Le Poète noir © Because Editions, 94 Side Publishing

Lettre à la république. Kery James

 Merci Grégory

Paroles
Lettre à la RépubliqueÀ tous ces racistes à la tolérance hypocriteQui ont bâti leur nation sur le sangMaintenant s'érigent en donneurs de leçonsPilleurs de richesses, tueurs d'africainsColonisateurs, tortionnaires d'algériensCe passé colonial c'est le vôtreC'est vous qui avez choisi de lier votre histoire à la nôtreMaintenant vous devez assumerL'odeur du sang vous poursuit même si vous vous parfumezNous les Arabes et les NoirsOn est pas là par hasardToute arrivée a son départ!Vous avez souhaité l'immigrationGrâce à elle vous vous êtes gavés, jusqu'à l'indigestionJe crois que la France n'a jamais fait la charitéLes immigrés c'n'est que la main d'oeuvre bon marchGardez pour vous votre illusion républicaineDe la douce France bafouée par l'immigration africaineDemandez aux tirailleurs sénégalais et aux harkisQui a profité d'qui?La République n'est innocente que dans vos songesEt vous n'avez les mains blanches que de vos mensongesNous les Arabes et les NoirsOn est pas là par hasardToute arrivée a son départ!Mais pensez vous qu'avec le tempsLes Négros muteraient, finiraient par devenir Blancs?Mais la nature humaine a balayé vos projetsOn ne s'intègre pas dans le rejetOn ne s'intègre pas dans les ghettos français, parquésEntre immigrés, faut être sensésComment pointer du doigt le replie communautaireQue vous avez initié depuis les bidonvilles de NanterrePyromane et pompier, votre mémoire est sélectiveOn n'est pas venu en paix, votre histoire est agressiveIci, on est mieux que là-bas, on le saitParce que décoloniser pour vous c'est déstabiliserEt plus j'observe l'histoire ben moins j'me sens redevableJe sais c'que c'est d'être Noir depuis l'époque du cartableBien que je n'sois pas ingrat, j'n'ai pas envie de vous dire merciParce qu'au fond c'que j'ai, ici, je l'ai conquisJ'ai grandi à Orly dans les favelas de FranceJ'ai fleuri dans les maquis j'suis en guerre depuis mon enfanceNarcotrafic, braquage, violence, crimes!Que font mes frères si c'n'est des sous comme dans Clearstream?Qui peut leur faire la leçon? Vous?Abuseurs de biens sociaux, détourneurs de fondDe vrais voyous en costard, bande d'hypocrites!Est-ce que les Français ont les dirigeants qu'ils méritent?Au cœur de débats, des débats sans cœurToujours les mêmes qu'on pointe du doigt dans votre France des rancœursEn pleine crise économique, il faut un coupableEt c'est en direction des musulmans que tous vos coups partentJ'n'ai pas peur de l'écrire, la France est islamophobeD'ailleurs plus personne ne s'en cache dans la France des xénophobesVous nous traitez comme des moins que rien sur vos chaînes publiquesEt vous attendez de nous qu'on s'écrie "vive la République!"Mon respect s'fait violer au pays dit des Droits de l'HommeDifficile de se sentir Français sans le syndrome de StockholmParce que moi je suis Noir, musulman, banlieusard et fier de l'êtreQuand tu m'vois tu mets un visage sur c'que l'autre France détesteCe sont les mêmes hypocrites qui nous parlent de diversitéQui expriment le racisme sous couvert de laïcitéRêvent d'un français unique, avec une seule identitéS'acharnent à discriminer, les mêmes minoritésFace aux mêmes électeurs, les mêmes peurs sont agitéesOn oppose les communautés, pour cacher la précaritéQue personne ne s'étonne si demain ça finit par péterComment aimer un pays, qui refuse de nous respecterLoin des artistes transparents, j'écris c'texte comme un miroirQue la France s'y regarde si elle veut s'y voirElle verra s'envoler l'illusion qu'elle se fait d'elle-mêmeJ'suis pas en manque d'affectionComprends que j'n'attends plus qu'elle m'aime!
Source : LyricFind
Paroliers : Alix Jules Mathurin / Aymeric David Westrich / Bachar Khalife / Gregory Kasparian


 

Question de classes sociales.Grève mardi.

 

Pour lire cet article directement sur le site de Questionsdeclasses, cliquez sur : 

https://www.questionsdeclasses.org/pour-la-jeunesse-grevons-manifestons-sabotons-resistons/

Pour la jeunesse, grévons, manifestons, sabotons… Résistons !


 

 Il n’est plus besoin de le démontrer, ce gouvernement n’est nullement l’allié de la jeunesse. Depuis 2017, les mesures se succèdent pour la mettre au pas les jeunes, pour les domestiquer, afin de mieux nourrir les entreprises et mieux consolider la division de la société en classes sociales bien hermétiques, où certain·es travailleront à en crever pour que d’autres puissent jouir de leur portefeuille d’actions et de leurs divers capitaux bien protégés par la politique macroniste.

SNU, uniformes, casse du lycée professionnel, répression des mouvements contestataires de la jeunesse, continuum des violences policières dans les quartiers : tout est fait pour décourager une grande partie des jeunes et leur faire perdre espoir en l’avenir.

Et il s’y ajoute toujours une nouvelle mesure.

Aujourd’hui, c’est la publication au journal officiel des textes entérinant les groupes de niveaux en français et mathématiques au collège. Et ce, malgré les mobilisations des personnels, malgré le refus des organisations syndicales, malgré la contestation des familles et des jeunes, malgré l’état des recherches sur l’éducation. Malgré toutes ces voix qui dénoncent, dans cette réforme, la stigmatisation des élèves les plus fragilisé·es, qu’elles ou ils soient handicapé·es, en situation de pauvreté, dans des milieux familiaux en difficulté, etc.

Seul dans son projet, le gouvernement avance, saccage et détruit l’école égalitaire.

Ce gouvernement met à mal les collectifs et les solidarités que nous cherchons à installer dans les classes et les établissements.

Il veut reproduire, dans les collèges, une société de classes, avec les élites et les autres, les futur·es cadres et les ouvrièr·es, les dominant·es et les dominé·es, les actionnaires et celles et ceux qui ne sont rien, selon les propres mots du président.

Pour la rentrée 2024, le gouvernement veut des collèges qui sépareraient ostensiblement les élèves de bon niveau et les élèves d’un niveau plus faible. Des collèges qui placeraient d’office les élèves handicapé·es et les élèves étrangèr·es dans les groupes les plus faibles, comme si, inéluctablement, elles et ils étaient incapables et incompétent·es.

Stigmatisation scolaire et sociale au collège.

Discrimination des jeunes handicapé·es et étrangèr·es.

Passage en 2nde conditionné à l’obtention du brevet.

Formation professionnelle et générale au rabais dans les LP.

SNU obligatoire.

Valorisation des stages en entreprises et de l’apprentissage.

ParcourSup empêchant le libre choix d’orientation et laissant des centaines de jeunes sur le carreau.

La voie est toute tracée pour les jeunes en difficulté et venant de milieux sociaux défavorisés : une formation peu qualifiée, avec moins de savoirs critiques et émancipateurs, pour une insertion professionnelle la plus rapide possible.

Ainsi, avec cette réforme, la boucle serait bouclée.

Et nous voici, nous, professionnel·les de l’éducation et parents, face à un tournant dans l’histoire de l’école publique.

Nous qui rêvons d’une école publique qui soit accessible à toutes et à tous, qui accompagne chacun·e sur le chemin de l’émancipation, qui apprenne la solidarité et le collectif, qui construise des savoirs critiques pour que chacun·e puisse décider de son rapport au monde, nous voici devant la dernière pierre édifiant une école qui trie et sélectionne les élèves, qui prône la compétition et la concurrence, qui détruit les solidarités.

Face à cela, que feront les équipes dans les établissements ? Que feront les personnels de directions de ces textes officiels ? Que feront les familles ? Que décidons-nous de faire, ensemble ?

Subir ?

Abandonner notre rêve ?

Détourner le regard ?

Changer de profession ?

Ou alors, avec tant et à la fois si peu de nos collègues, nous mettre en grève le 19 mars et les jours suivants.

Et sur nos lieux de travail, nous réunir pour réfléchir aux différentes manières de bloquer, de saboter, d’enrayer la machine gouvernementale pour empêcher cette réforme de s‘appliquer.

Faisons vivre ce slogan bien connu des militant·es, mais oublié des professionnel·les : c’est nous qui travaillons, alors c’est nous qui décidons !

 

 

mercredi 13 mars 2024

Antisémitisme instrumentalisé.

 Merci Marie-Claude.


Mateo Alaluf, 2 mars 2024.


Pourquoi cette journée? «Accuser d’antisémite quiconque s’oppose à Israël empêche le dialogue et nourrit la haine»

Par Mateo Alaluf (Institut Marcel Liebman)

[Présentation de la journée «l’antisémitisme instrumentalisé» le 2 mars 2024 à l’Université libre de Bruxelles (ULB)] En vous accueillant à cette journée, je voudrais lever toute équivoque. La persistance et l’augmentation de l’antisémitisme sont un fléau qui gangrène la société. C’est précisément parce qu’il est nécessaire de combattre l’antisémitisme que nous avons décidé d’organiser un colloque sur son instrumentalisation par l’Etat d’Israël et par les organisations mainstream de la communauté juive. Démêler son instrumentalisation de la réalité de l’antisémitisme est une condition nécessaire pour lutter contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme.

Nous nous heurtons en effet pour ce faire à deux obstacles. D’abord, l’amalgame entre Israël et Juif, faisant de chaque Juif un potentiel responsable du drame palestinien, est redoutable. Ensuite, le procédé particulièrement apprécié par la droite et l’extrême droite, qui vise à flatter les Juifs pour mieux dénoncer les Arabes, les musulmans et se lâcher sur le racisme, s’avère chaque jour plus délétère.

Notre journée était initialement prévue le 14 octobre 2023. Nous l’avions reportée suite aux atrocités et au massacre de civils lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre. Il faut bien prendre à présent la mesure, d’une part, de l’horreur de la tragédie, mais aussi, d’autre part, de la victoire politique du Hamas puisque la question palestinienne, que l’on avait crue enterrée, est revenue en tête de l’agenda politique.

Il fallait bien reconnaître que le 7 octobre n’était pas un événement isolable et hors de tout contexte. On peut considérer les atrocités inexcusables mais on ne peut pas dire qu’elles n’ont pas de cause. On doit de même convenir que le 7 octobre a été aussi le résultat de l’aveuglement d’une majorité d’Israéliens, entretenu par les Etats-Unis et les gouvernements arabes, qui ont accepté comme définitifs les faits accomplis depuis plus de 70 ans par l’Etat d’Israël. «Les Israéliens ont cru dans leur majorité, écrit à ce sujet la romancière libanaise Dominique Eddé, qu’ils pouvaient vivre, commercer et danser normalement, pendant qu’à leur porte un peuple nié par eux, écrasé, spolié de tous ses droits, n’y trouverait rien à dire»  (L’Obs,21 février 2024).

La guerre génocidaire menée ensuite par Israël à Gaza confortait encore notre décision de reporter la journée à une date ultérieure. Face à l’immensité du désastre subi par la population palestinienne pouvait-on s’attarder encore à la question de l’antisémitisme? La fin de la colonisation et la perspective d’un Etat palestinien (un Etat binational ou deux Etats?) où tous les citoyens bénéficieraient de droits égaux devient plus que jamais la seule solution possible. Pour le gouvernement israélien par contre il s’agit d’empêcher à tout prix cette solution, voire de tirer profit de la guerre pour faire disparaître, d’une manière ou d’une autre, les Palestiniens de toute la Palestine historique et réaliser ainsi leur rêve du Grand Israël.

Pour faire prévaloir sa politique et restaurer son image, Israël riposte cependant à nouveau par l’accusation d’antisémitisme. Critiquer Israël, soutenir les Palestiniens, appeler au cessez-le-feu sont présentés comme sa forme contemporaine. Mettre en évidence l’instrumentalisation de l’antisémitisme ne permet pas seulement de dénoncer la guerre menée par Israël mais est, aujourd’hui, indispensable pour lutter contre l’antisémitisme. Accuser d’antisémite quiconque s’oppose à Israël empêche le dialogue et nourrit la haine.

En 1967, au lendemain de la victoire éclatante d’Israël contre l’Egypte, la Jordanie et la Syrie, célébrée unanimement comme la victoire de David contre Goliath, Marcel Liebman avait rédigé un texte, signé par quelques rares intellectuels juifs qui voyaient en cette victoire d’Israël une défaite car elle portait les germes d’un nouvel antisémitisme. Dans son livre autobiographique Né Juif, Une famille juive pendant la guerre (1977, Paris-Gembloux, Duculot, réédité en 2011 par Ed. Aden), Liebman 1 soutenait qu’être juif ce n’est pas faire du souvenir de la Shoah une cuirasse pour se mettre à l’abri, mais puiser les forces nécessaires pour lutter contre toutes les formes de racisme. Mais, ajoutait Marcel Liebman, nous avons un devoir particulier envers un peuple spolié par les Juifs.

Avoir été victime d’un génocide, comme nous le voyons aussi, à présent, avec les exactions commises par le Rwanda à l’Est du Congo, ne protège pas à en commettre un à son tour. (Bruxelles, le 2 mars 2024)

  1. Voir aussi Marcel Liebman, Figures de l’antisémitisme. Textes choisis et présentés par Jean Vogel, Ed. Aden, 2009

lundi 11 mars 2024

Pétition : Bigeard ? Pas de statue pour le colonialiste !

Merci Jean-Pierre et Marie-Claude.


Toul doit renoncer à ériger la statue du Général Bigeard dans un lieu public

Le conseil municipal de Toul a autorisé l’installation d’une statue de Marcel Bigeard dans un lieu public. 

Eriger une statue au parachutiste Marcel Bigeard, c'est glorifier la pratique de la torture en Indochine et en Algérie.

 Le comité LDH Lorraine et un collectif citoyen de Toul vous appellent à signer la pétition ( voir lien ci – dessous  ) pour que la ville de Toul renonce à cette  initiative historiquement infondée, politiquement dangereuse et humainement scandaleuse.

Signer la pétition :

https://framaforms.org/pas-de-statue-de-marcel-bigeard-dans-lespace-public-toulois-1709829274

 

Le comité LDH Lorraine organise une conférence – débat portant sur Marcel Bigeard et la guerre d’Algérie ,  mardi 26 mars à 19H 30 , à Toul 

Intervenants : deux historiens spécialisés dans l’histoire coloniale , Fabrice RICEPUTTI et Alain RUSCIO ( histoirecoloniale.net)

 

Alain RUSCIO et Fabrice RICEPUTI ont  publié un billet sur le blog Mediapart d'histoirecoloniale.net : https://blogs.mediapart.fr/histoire-coloniale-et-postcoloniale/blog/100324/honorer-le-colonel-bigeard-cest-honorer-la-torture-coloniale‌

Honorer le colonel Bigeard, c'est honorer la torture coloniale

samedi 9 mars 2024

S'organiser sans président.e...

 

Nous publierons bientôt sur ce site nos nouveaux statuts. Il seront votés et peut-être encore modifiés lors de l'Assemblée Générale Extraordinaire du Samedi 23 mars 2024. Si vous passez par là n'hésitez pas à ouvrir la porte, ce sera un plaisir de vous accueillir.

L'Assemblée sera suivie d'un échange autour de nos projets ancrés dans le quartier et ouvert au grand large.

À bientôt.    

 


 

vendredi 8 mars 2024

‘’J’irai pas, j’irai pas aux enterrements… ‘’ ’’ Réveiller les vivants ‘’

 Vous rendez-vous compte que si tout le monde décidait d’être ce qu’elle est ? C’est-à-dire elle-même. Le monde vivrait enfin en paix. La paix de l’enfant de 4 ans qui n’a pas encore intégré la répression…

50 minutes au côté de Brigitte Fontaine. Regardez, écoutez cette vidéo jusqu’en octobre sur France télévision : 

https://www.france.tv/documentaires/art-culture/5735526-brigitte-fontaine-reveiller-les-vivants.html




ENFANTS DE PALESTINE ET D'ISRAËL...

Ma pancarte pour la manifestation de demain :