CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



mercredi 31 mars 2021

Accueillir Secourir.

Merci Delphine

 

 

 

Frontière France Italie. Exilés. Thomas Flamerion.

Peur sur la frontière franco-italienne : point de passage périlleux pour les exilés

En théorie, le délit de solidarité a été dépénalisé. Dans les faits, le principe de fraternité consacré par le Conseil constitutionnel demeure un vain mot, loin d’être respecté. Médecins du Monde et ses partenaires en font l’expérience à la frontière franco-italienne en tentant de porter secours aux exilés.

Le vallon ne manque pas de charme. À quelques dizaines de mètres des pistes de ski de Montgenèvre, la frontière italienne se devine à travers les flancs enneigés des Alpes, marquée par les façades colorées d’élégants chalets.

Mais la belle image fond vite sous le poids de la réalité. Braquées sur le décor de carte postale, les jumelles des forces de l’ordre traquent les exilés sur ce couloir relativement praticable, malgré la couche de neige et le froid glacial.

« La présence des forces de l’ordre les pousse à prendre des chemins de plus en plus dangereux. »

C’est la voie qu’empruntent les familles, les jeunes enfants, les personnes âgées pour tenter de rejoindre la France, terre d’élection pour les uns, étape vers d’autres destinations pour d’autres – l’Allemagne ou l’Angleterre, bien souvent. Un charmant vallon au bout duquel les autorités les attendent pour les refouler, sans égard pour leurs droits, sans prendre en compte leur état de santé dégradé.

« L’État aura beau continuer à investir beaucoup de moyens pour militariser la frontière, les personnes continueront à passer, explique Pamela Palvadeau, coordinatrice du programme migrations frontière transalpine de Médecins du Monde. Mais la présence des forces de l’ordre les pousse à prendre des chemins de plus en plus dangereux, ce qui met leur santé, voire leur vie en péril. »

La pression exercée sur les personnes exilées pour décourager les candidats au passage est énorme. Elle est renforcée par le harcèlement quotidien des maraudeuses et maraudeurs qui consacrent temps et énergie à leur porter assistance. Tous en témoignent, qu’ils soient membres de l’association Tous Migrants, citoyens solidaires ou bénévoles de Médecins du Monde.

 

 

Pression policière et droits bafoués

Jean-Luc Peslé, docteur engagé auprès de Médecins du Monde, apporte son aide aux migrants qui tentent de passer la frontière © Thomas Flamerion
Jean-Luc Peslé, docteur engagé auprès de Médecins du Monde, apporte son aide aux migrants qui tentent de passer la frontière © Thomas Flamerion

À peine sortis du gîte où ils se retrouvent avant de rejoindre Montgenèvre, les maraudeurs sont suivis, dépassés par la police qui s’applique à rester visible.

Et lorsque le véhicule de Médecins du Monde se gare, c’est la gendarmerie qui s’arrête à quelques mètres, stationne plusieurs minutes avant de redémarrer et de venir finalement contrôler l’identité des bénévoles et citoyens présents. Le manège est évident, oppressant.

« Pour décourager l’entraide, tout semble permis. »

Les forces de l’ordre, omniprésentes, multiplient les contrôles et les intimidations. Parmi les maraudeuses, certaines font état de remarques sexistes, de menaces de palpations. La nuit, ce sont les amendes pour sortie pendant le couvre-feu qui tombent, malgré l’attestation dérogatoire. Pour décourager l’entraide, tout semble permis.

Quand à plusieurs reprises Médecins du Monde demande à voir une famille retenue dans les locaux de la police aux frontières, comme l’y autorisent plusieurs décisions de justice en application du droit à voir un médecin, elles essuient un refus.

 

Pour en savoir plus, cliquez : ICI.

 

 

lundi 29 mars 2021

Dans la peau d'une réfugiée, juste quelques minutes.

Merci Frédéric




Qu'en pensez-vous ? Pour nous écrire : oiselles@laposte.net

 

 

"Une sincérité brusque et touchante" Joseph Ponthus.

  Merci Bernard.

 


 

PONTHUS Joseph, A la ligne.
La Table Ronde - Vermillon, Paru le 03/01/2019, Genre : Littérature française, 272 pages - 140 x 205 mm, EAN : 9782710389668, ISBN : 9782710389668

Coup de cœur !

A la ligne est un livre à la frontière du roman, du recueil de poèmes, un extrait d’autobiographie sous titré « Feuillets d’usine », c’est un magnifique ouvrage sur le travail à la chaîne, sur une expérience de vie où l’auteur découvre les joies et les peines du travail à l’usine.

On pourrait s’étonner de voir ici le mot « joie », associé au travail à la chaîne, avec les horaires de nuit ou dès l’aube, des rythmes de travail déséquilibrés et déséquilibrants, des salaires au minimum, des contrats d’intérim incertains qui se succèdent, pour passer du poisson aux crustacés, dont on comprend le bonheur de la conserverie avant de travailler dans le sang des abattoirs, des tripailles et des cris.

Pourtant, pendant la lecture, ce qui se dégage de chaque page, c’est bien la beauté des mots et des phrases, ce style haché et cette construction à la manière d’un très long poème en prose, des retours à la ligne systématiques, comme les allers et retours sans fin de cette vie de labeur entrecoupée que Joseph Ponthus nous fait partager à vif, sur des airs de musique ou des souvenirs littéraires.

A la ligne, ce n’est pas seulement la fatigue et les fins de mois difficiles, c’est aussi la camaraderie, l’amitié des hommes épuisés, la clope réparatrice de la pause, les regards de galère et de connivence, l’envie du travail bien fait dans un monde capitaliste où l’homme s’entraide, se bat, tente de faire face, malgré l’asservissement, malgré l’usure, malgré tout.

Un premier roman surprise simple et poignant, une sincérité brusque et touchante, une ode « aux prolétaires de tous pays aux illettrés et aux sans dents avec lesquels (il a) tant appris, rit souffert et travaillé », une franchise sans honte ni pudeur, un texte rude, terrible et splendide.

Coup de cœur partagé avec ma chère Béa, Aux Bouquins garnis. Avril 2019.

Présentation éditeur : La Table Ronde :

À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

Joseph PONTHUS est né en 1978. Après des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy, il a exercé plus de dix ans comme éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié « Nous …La Cité (Editions Zones, 2012). Il vit et travaille désormais en Bretagne. (Source : éditeur).