CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



dimanche 31 mars 2019

URGENT ROMS URGENT DEPUIS DES SIÈCLES





 

Un livre-CD "Tsiganes. Le Paradis des yeux"

Éditions de l'Oeuf et Éditions Goater

 

 

Une bande dessinée de Johann Le Berre qui raconte l'histoire du Groupe Kesaj Tchave. 

 

Très agréable à lire et à écouter. 

 

Ce livre contient toute une partie documentaire sur les peuples Roms en Slovaquie et en France avec beaucoup de liens (cirque Romanès, Association Intermèdes, Ecodrom, Parada...) Il peut devenir un outil indispensable pour toutes celles et ceux qui ont envie de faire quelque chose pour que les peuples Roms, leur culture, leurs personnes, leurs particularités soient prises en considération dans un dialogue véritable, des réciprocités... 

 

Ce n'est pas facile ? Qu'est-ce qui est facile dans nos vies ? Et dans les leurs... ??? 

 

L'actualité vient de nous montrer encore l'urgence de ces relations à créer partout. 

 

Le chant, la musique et la danse sont des ponts extraordinaires. Ce livre donne des pistes qui ont été réellement mises en oeuvre.

 

Le site : Kesaj Tachave. 

 

 

 

 

 

samedi 30 mars 2019

Stopper la violence d'État. Signez l'appel pour le droit de manifester à tout âge.




 

Signez l’appel pour défendre la sagesse de Geneviève Legay

vendredi 29 mars 2019, par Attac France

 


Samedi 23 mars, Geneviève Legay, 73 ans, porte-parole d’Attac 06, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des gilets jaunes à Nice. Lundi 25 mars, le procureur de la République de Nice a affirmé que Geneviève Legay « n’a pas été touchée par des policiers. », une affirmation reprise par le ministre de l’Intérieur et le Président Emmanuel Macron. Dès le mardi, cette version des faits a été remise en cause par plusieurs médias à partir d’une analyse des différentes images de la scène. Vendredi 29 mars, le procureur de la République a finalement admis que c’est bien un policier qui a provoqué la chute de Geneviève Legay en tentant de renvoyer la responsabilité à cette seule « initiative personnelle condamnable » .




Nous, signataires de cet appel, dénonçons les contre-vérités et les contre-feux qui visent à dédouaner l’État, les autorités locales et les forces de l’ordre de leurs responsabilités dans les très graves blessures de Geneviève Legay. Nous souhaitons obtenir toute la vérité sur les circonstances de cette violente agression.

Comme de nombreuses organisations du mouvement social et citoyen, ainsi que plusieurs institutions internationales dont l’ONU, nous nous inquiétons des violences policières qui se multiplient depuis plusieurs mois en France à l’égard des manifestant·e·s. Des milliers ont été blessé·e·s, des dizaines ont perdu un œil ou une main, du fait des consignes et des armes mises à disposition des forces de l’ordre par les pouvoirs publics.

Ces violences ne sont pas nouvelles et sévissent dans les quartiers populaires depuis de trop nombreuses années. Leur diffusion dans la gestion des manifestations est un prolongement d’une conception répressive du maintien de l’ordre. Elles prennent une ampleur considérable, accompagnée de décisions au plus haut niveau de l’État qui restreignent toujours plus le droit de manifester.

C’est contre cette situation que Geneviève Legay souhaitait manifester, pacifiquement et avec sagesse, munie d’un drapeau arc-en-ciel «  Paix  ». Cela lui a valu plusieurs fractures du crâne, des hématomes sous-duraux et cinq côtes cassées.

Nous demandons aujourd’hui :

  • la démission du procureur de la République de Nice, qui a menti en affirmant que Geneviève «  n’a pas été touchée par des policiers  » et qu’«  il n’y a eu aucun contact direct entre un policier et cette dame  » ;

  • la démission du préfet des Alpes-Maritimes, qui a donné l’ordre et a déclaré que Geneviève «  a été poussée dans le dos, non pas directement par un membre des forces de l’ordre mais par des personnes reculant dans un mouvement de foule  » ;

  • la démission du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui a donné les consignes et s’est félicité que les «  consignes de fermeté ont été respectées  » ;

  • le dépaysement sans délais de cette affaire , car elle ne peut être instruite sereinement à Nice dans ce contexte ;

  • et que soient garanties les conditions de l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

 

Signez l’appel !

 

 

HYPOCRISIE tu vis tes derniers jours...

 

 Merci Jean-Pierre pour le transfert de cette info.

 

Hussigny Godbrange. Hommage à Libero Résistant. Photo Oinoleboso


Hypocrisies Mensonges : les rendre visibles. Hypocrisies Mensonges : c'est ce qui détruit la beauté du mot "politique". 

 

Ce n'est pas sale de s'occuper de ce qui est décidé au niveau politique, c'est s'occuper du bien commun donc tout simplement de ce qui nous regarde, de nos vies, de nos santés...   

                                                            René

 

Le Président de la République Emmanuel Macron se rendra au cimetière de Morette et sur le plateau des Glières dimanche 31 mars pour un hommage à la Résistance. Il sera accompagné de Jean-Michel Blanquer, de Geneviève Darrieussecq et de  l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy.
Nous, Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, vivons cette présence comme une insulte aux valeurs du Conseil National de la Résistance et aux combats des Résistants, et dénonçons une opération de communication politicienne.

Emmanuel Macron viendra rendre hommage aux combattants des Glières en "oubliant" d’évoquer la pensée politique de ces derniers.
Résumer la Résistance à ses faits d’armes, c’est nier l’Histoire. C’est nier que des femmes et des hommes sont tombés pour des valeurs, pour un monde plus juste et plus égalitaire. Grâce au Conseil National de la Résistance, composé de toutes les tendances politiques, ce qui n’était qu’une utopie sous l’occupation est devenu réalité à la Libération.

Pour ces Résistants, cette promesse des "jours heureux" valait plus que leur sang. Leurs combats pour que l’intérêt général s’impose face aux intérêts particuliers a permis notamment la création de la Sécurité Sociale, la mise en place des retraites par répartition et des services publics, l’éviction des féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, l’indépendance de la presse à l’égard de l’État et des pouvoirs d’argent.

Comment ne pas voir une contradiction flagrante avec les politiques menées aujourd’hui ? Ce sont bien ces conquis qui sont attaqués depuis des décennies par ceux-là même qui se tiendront droits face aux tombes de ces héros.

C’est de la récupération : le Président vient honorer la Résistance mais par ailleurs il s’acharne à détruire son édifice social et politique !

Pour couronner le tout, au mépris de l’actuel Président de la République pour les revendications sociales du mouvement des Gilets Jaunes et des syndicats s’ajoute l’irrespect dont avait fait preuve Nicolas Sarkozy en mars 2008 face aux anciens Résistants dans ce même lieu du cimetière de Morette. Ça fait beaucoup !

Pour toutes ces raisons et pour rendre à la Résistance l’hommage qu’elle mérite, nous appelons à un rassemblement dimanche 31 mars à 14 h à Thorens-Glières, au pied du Plateau, sur la place de la Liberté, entre la mairie et la salle
Tom Morel.

mercredi 27 mars 2019

Préjugés Racismes Histoire Éducation Populaire

 
Dans le cadre des États Généraux des Migrations à Metz.

(cette année le thème était « Halte aux Préjugés - Libre installation - Libre circulation)

Mercredi 20 mars 2019 l'inter association (regroupant beaucoup de groupes travaillant au côté des Étrangers) a invité Gérard Noiriel et Martine Derrier pour une conférence théâtralisée (gesticulée)

Dans l'intro Chantal M. a parlé d'une déambulation dans les rues de Metz avec des arrêts dans des lieux précis. Par exemple ces Algériens jetés dans la Moselle en 61 comme à Paris dans la Seine.

Présence de l'Association Daja. (*)

(*) Le collectif DAJA s'est donné pour ambition de présenter les connaissances produites par des chercheurs en sciences sociales sous des formes susceptibles d'intéresser même celles et ceux qui ne lisent pas de livres. C'est pourquoi nous avons décidé de transposer sur la scène la version écrite de l'Histoire Populaire de la France que Gérard Noiriel publie aux éditions Agone  grâce à toute une série de conférences gesticulées.
Nous proposons ainsi à tous les lieux qui s'adressent à des publics populaires (théâtres, médiathèques, centres socio-culturels, etc) des petits spectacles associant un conférencier (Gérard Noiriel) et des artistes (comédiens, musiciens), centrés sur des thèmes ou des événements importants de l'histoire de France et susceptibles de nous faire réfléchir aux enjeux civiques du présent ; chaque séance étant suivie d'un débat. Le clown Chocolat nous ayant appris la vertu civique du rire, ces questions très sérieuses seront appréhendées, le plus souvent, sous une forme comique.

La conférence débute par un dialogue comique entre « Dagobert » (Martine Derrier) avec une moustache à la Gauloise qui trimballe avec lui tous les préjugés sur les étrangers qu'il dépose sur la table du dialogue avec Gérard Noiriel. De temps en temps elle enlève sa moustache pour donner des infos de l'Association d'Éducation Populaire : Daja. Dagobert se dit originaire de la Bresse, c'est un ventre jaune comme les poulets élevés au maïs. Elle parle de Pierre Vassiliu qui était Rom de Roumanie et d'autres immigrés qui font partie de l'identité même de la France "Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qu'il a ? Qui c'est celui-là ?".

Quelques mots de tout ce qui s'est dit ce soir-là :

- Nous avons 99,9% de gênes communs avec tous les habitants de la terre quels qu'ils soient - La force des préjugés c'est qu'ils s'appuient sur une part de vérité - Les chroniques des moines, d'avant l'invention de l'imprimerie, rejoignent les médias à grande écoute dans leur accent mis sur la castagne, les hauts faits des princes. En oubliant tout ce qu'il y a eu de dialogues d'échanges quotidiens entre les peuples - Un hommage chanté aux amiEs de Montauban - 1881 la France chasse l'Italie de la Tunisie - Dialogue imaginé entre Drumont et Zola ( marionnettes avec les deux index déguisés de Marie) - Le rôle essentiel du langage dans la fabrication de l'immigration comme problème. Alors qu'un graphique projeté montre que les courbes des essors économiques se superposent à celles des périodes d'arrivée de Migrants. - Maurice Barrès voulait qu'on taxe de la même façon les importations de biens et les immigrés. À notre époque les biens sont libres de circuler alors qu'on tente de bloquer les immigrés. - Reprise théâtralisée du « Dialogue des Exilés » de Berthold Brecht, un extrait qui parle du Passeport -

Le régime autoritaire s'en prend d'abord aux plus faibles :

Martin Niemöller (1892–1984)

«  Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »
Gérard N. et Marie D chantent ensemble à plusieurs reprises dont un extrait d'une chanson de Juliette (Aller sans retour ? C'est cela Dominique ?).
- En 1939 l'Amérique (Cuba et États-unis) ferment leurs portes au bateau St Louis transportant 908 réfugiés juifs allemands fuyant le nazisme. Le bateau est obligé de retourner en Europe. Il faut le rappeler en cette période où l'Europe ferme ses frontières. - En 1951 La Convention de Genève accorde des droits aux réfugiéEs. - En 1972 en France sous Valéry Giscard d'Estaing des lois sur l'immigration qui limitent les droits. C'est aussi à cette époque que les sondages voient le jour où la question elle-même est un acte raciste, un exemple :
Plus précisément, si vous pensez que certains étrangers peuvent se fondre dans la collectivité française et d'autres pas, donnez quelques exemples (suit la liste des nationalités et même d'un continent l'Afrique et les anciennes colonies !)
Gérard N., par rapport aux résultats des sondages : « Je pense ça ? Ah bon, je le savais pas ».
Martine D. « j'étais tellement choquée que j'ai décidé de faire une pièce de théâtre courte.
Avec les préjugés on atteint la limite du rationnel. Il y a plein d'études très sérieuses mais elles ne font pas beaucoup bouger les lignes. On nous dit parfois après nos conférences « je connaissais déjà tout ça ». Bien sûr mais elles ne sont pas faites pour des gens déjà convaincus. Ce ne sont pas les séminaires qui changent quoique ce soit, il faut aller au contact d'autres personnes et mouvements, ne pas rester entre nous.
Beaucoup de générosité à notre époque mais moins politisée qu'avant (expl : le PCF et les réfugiés espagnols) et malgré tout cela les décisions politiques sont de plus en plus restrictives.
Festival de Ville Sur Yron, « Caméra des champs » documentaires sur la ruralité montrant la solidarité des populations avec les Migrants.
Chantal M. : il faut miser sur la générosité mais aussi sur le combat politique. Ce ne sont pas des combats séparés.
Dans le Film « Santiago Italia ». Parlant des italiens : « c'étaient d'autres immigrés, ils étaient cultivés ». Ce qui est faux en ce qui concerne l'immigration actuelle, ce sont des personnes qui ont un bagage culturel qui quittent leur pays.
René C. « Pour moi c'est un racisme de classe, comme celui à l'égard des gilets jaunes ».
Gérard N. « Je parlerai plutôt de mépris de classe ».
Les politiques gèrent à leur profit les préjugés. Nous allons nous adresser à celles et ceux qui ne savent pas, tout en commençant par l'école. Les Gilets Jaunes ont besoin d'éléments de cette histoire populaire. (René C : « Oui mais dans un échange de savoirs. Regardez la qualité des débats à Commercy et lors de l'Assemblée des Assemblées »).
Réfléchir aux alliances que l'on peut tisser. Il a fallu que je passe sur certaines choses pour que le « clown chocolat » soit adapté pour devenir un film grand public avec Omar Si... Même avec les chaînes à grande écoute, des personnes se battent à l'intérieur. Ne pas tout refuser. (Je pense à l'alliance ponctuelle avec Jacques Toubon pour un temps, voir « Gérard Noiriel fils du peuple »).
Une question aux Oinoleboso : faut-il continuer à inviter des personnes connues ou creuser notre sillon en reliance avec ces personnes (même de loin) quand elles ont l'ouverture d'Hubert Truxler ("Grain de sable sous le capot"Marcel Durand) et de Jean-François Laé "Une fille en correction" ?
L'idée d'un territoire à défendre est très ancrée (les anciens immigrés qui ont réussi à se faire une place ici et qui rejettent les nouveaux arrivants de peur de perdre le peu qu'ils ont acquis : voir le film « Sables Mouvants », 1995, de Paul Carpita).
Et l'étranger de l'étranger ce sont la et le Rom qui ne revendiquent aucun territoire. Le nomade face au sédentaire.
Les préjugés sont constitutifs des êtres humains. Il y a eux et il y a nous. Tout le monde en a. Une identité se constitue par ce qui nous est commun et par ce qui nous différencie.
Il y a une différence entre Racisme et Préjugés. Le racisme est une mise en forme politique des préjugés.
Face à la stigmatisation, l'étranger a plusieurs possibilités : lutter ou se fondre dans le modèle qu'on lui assigne et parfois en surcompensant (encore plus français que les français).
Je suis allé serrer la main à Gérard N. « Je viens serrer la main au fils du peuple, j'en suis un aussi. J'ai beaucoup aimé l'article avec ce titre  et aussi quand vous avez repris ce que j'ai dit, en parlant de mépris de classe plutôt que de racisme » « Oui, les gilets jaunes ce qu'on peut leur apporter et qu'ils n'ont pas forcément c'est toute cette vision historique. Nous allons aller dans les groupes de gilets jaunes avec notre prochaine conférence gesticulée. Elle est en préparation, peut-être en septembre car là tout est plein jusqu'à juin. Le titre : « ongles bleus et gilets jaunes »... »
Je lui ai remis notre livre "Laisser Traces. L'Air du Temps" (*) en lui proposant de le donner à Martine D. « Non non ça m'intéresse, je le prends. Merci ». René : « Dans ce que vous faites il y a beaucoup de résonances avec ce que nous faisons. Nous sommes aussi dans l'éducation populaire. » Il m'a demandé de lui écrire en rappelant la discussion que l'on a eue et d'envoyer en même temps à Martine D. que je suis allée voir aussi. Accueil chaleureux, elle m'a donné ses coordonnées.

À bientôt les amiEs j'ai de quoi m'occuper largement jusqu'à la mort, au-delà « connais pas » comme dirait Louison... René

(*) Pour connaître le contenu de ce livre, reportez-vous aux nombreux articles sur ce site Oinoleboso.
Pour l'acheter (il nous en reste quelques-uns) contactez-nous à notre adresse internet : oiselles@laposte.net. Possibilités de prix réduit, par exemple si vous destinez ce livre à un groupe travaillant dans les quartiers populaires.




lundi 25 mars 2019

La désobéissance face à l'oppression

 

 

" Que cela vienne d'un souverain despotique ou d'un président élu, d'un général assassin ou d'un leader adoré, je vois le pouvoir comme un phénomène humain et détestable... J'ai toujours considéré la désobéissance envers l'oppression comme la seule façon de profiter du miracle d'être né." 

                                        Oriana Fallaci

 

 

Création : Peggy. Merci Dominique.

 

 

 

Exilées : Aller sans retour. Juliette.





vendredi 22 mars 2019

"Les Mots de Bébert" épisode 5 : On se regonfle, on s'épuise, on se lasse...


  Hubert a écrit sous le pseudo de Marcel Durand le livre "Grain de sable sous le capot" aux Éditions Agone.

 

Il pratique, entre beaucoup d'autres choses, l'Art Postal. Dans son dernier courrier en date du 28 février 2019 il dit ceci :

 

"Le matin beaucoup de nettoyage des berges, fourrés avant que la végétation planque toutes les saletés.

 

J'ai lu le livre d'Anne-Sophie Pelletier (lanceuse d'alerte) : "Ehpad une honte française". Dénonciation salutaire mais tout continue comme avant. Lu aussi "Amianto" d'Alberto Prunetti. Cela rejoint le récit d'Édouard Louis "Qui a tué mon père ?"

 

Et je fais toujours mon cinéma : Green Boock, La Passante du Sans-Souci (1982), Grâce à Dieu."

 

Dans tous les textes, découpages et Bébert-Gadgets qu'Hubert nous envoie. Ceci :

 

"Que la fête commence" Il y a du Oinoleboso dans cette idée !

Extraits du collectif "Que la fête commence" (résistance en grève) Les  Éditions Libertaires 2015 /10€ :

 

 

Yannis Youlountas page 58 :

 On se regonfle, on s'épuise, on se lasse. Et, dans les luttes, on passe son tour pour quelques mois ou années de fatigue et de résignation, sous le coup de déceptions inévitables.

 

Pourtant, rien n'est joué d'avance. Tout est à faire sans croyance autre que le bien-fondé de ses choix à réexaminer régulièrement. Il n'est plus temps d'espérer ou de désespérer, mais d'écouter simplement nos désirs et de les suivre sans crainte. Ne plus spéculer sur nos perspectives de résultats. Ne plus s'abandonner aux aléas du marché des actes, quelles qu'en soient les cotations. Ne plus attendre. Repousser les ruses de la résignation. Désirer et agir, tout simplement.

 

N'obéir qu'à nous-mêmes

 

Du haut de leurs citadelles, les seigneurs d'aujourd'hui et leurs gens savent que les temps sont venus, comme le savaient la plupart des puissants de l'Ancien Régime à la veille des soulèvements. Ce n'est pas à nous d'avoir peur. Ce n'est pas à nous d'hésiter. Ce n'est pas à nous de renoncer.

 

 

Serge Gradruppani p 27:

 

"Bâtir du commun autour d'un habitat, d'un jardin, d'une fête, c'est aussi une manière de nourrir l'expérience, de réflexions et de Rêves de vieux projet d'une éternelle Jeunesse : le communisme... "

Le Vent se lève, il faut Tenter de vivre. Bébert.  

 

 

Alexandro Di Giuseppe p 69

 

"RésisTer, c'est cRéeR.

  Se Résigner, c'est se Renier."   

 

Création de l'enveloppe : Hubert Truxler. Création sur feuille de livre : Mimmo Di Caterino. Photo Oinoleboso.




 


 

jeudi 21 mars 2019

"C'est par la fragilité que la Révolution est en oeuvre" (suite)

 

J'avais promis mes notes d'écoute de l'émission "Boomerang sur France Inter : Les Traversées de Paul B. Preciado" (voir l'article sous celui-ci). Les voici :

 

- Parlons de ce qui nous rassemble... Qu'est-ce qui nous rassemble ?

"Ce qui nous rassemble c'est qu'on est encore tous vivants. À la recherche d'être de plus en plus connectés avec la Vie, en recherche de lutter contre tous ces dispositifs qui essaient d'extraire la force vitale de ces corps".

 

- Constamment entre la fête et la manifestation comme en Grèce.

- C'est important que la rue devienne comme un nouveau parlement, un nouveau lieu de transformation.

 

- Taxonomie ou Taxinomie (méthode de classement) entre les corps qui entraîne une pensée binaire. (s'oppose à la systématique qui étudie les relations entre les choses classées). Le capitalisme et la colonisation ont créé des taxinomies entre les corps : taxinomie des races et des classes.

 

- Qu'est-ce qu'un corps pour vous ?

Moi je ne parle plus de corps. J'utilise le mot corps parce qu'autrement personne ne comprend. Penser les corps comme une archive politique vivante. Quelque chose a été fabriqué tout au long de l'histoire collectivement. Le corps est une fiction différente suivant les époques.

 

- Il ne s'agit pas de se libérer mais de fabriquer des contre-technologies du pouvoir.

 

- Le plus difficile c'est d'imaginer qu'il est possible de vivre au-delà de l'appareil.

- La philosophie appartient au domaine de la création de fictions.

 

- Un monde où l'on est capable de se reconnecter avec la puissance de vie corporelle au-delà des taxinomies des classes, des races, de sexualité, des diversités fonctionnelles, du handicap etc.

 

- Comment faire pour que ce discours soit audible par le plus grand nombre, pour qu'on l'entende en fait ?

-Le problème ce sont les institutions pédagogiques qui sont des institutions de reproduction de la pensée hégémonique.

- Il faudrait que l'école nous reconnecte avec l'histoire des révolutions minoritaires.

 

- Les enfant sont entrain de nous dire : "vous savez parfaitement ce qu'il faut faire mais vous ne faites pas".

 

- La politique européenne ? La mort, la Mort : c'est la mise en place des conditions de la Mort pour les personnes qui arrivent et qui ne sont plus considérées comme des citoyennes du monde. On s'est habitués à côtoyer la Mort de beaucoup plus près. Si on continue, à quoi on sert après ?

 

- C'est comme si la langue était un instrument d'action directe. Ce qui m'a rendu vraiment libre c'est la langue, en fait. J'ai d'abord imaginé la transformation et j'ai été capable de la vivre après. Créer, inventer un mot c'est vraiment un instrument révolutionnaire. Je traque les mots partout, dans toutes les langues que j'ai apprises.

 

- L'importance du multilinguisme : il y a des choses que je n'aurais pas réussi à dire en espagnol.  Je suis né à Burgos, foyer du franquisme dans une famille très catholique. Je veux dire à celles et ceux qui écoutent : tenez bon, même si vous êtes nés dans une famille très catholique, très juive, très musulmane, il y a de l'espoir pour vous. C'était très très difficile pour moi étant enfant...

 

- Cela ne m'intéresse pas de parler d'identité sexuelle, je préfère parler de rapports de pouvoir, de technologies de pouvoir. Je voulais être prêtre et toréro, tellement mon éducation était comme ça.

 

- Le courage d'être soi. Qu'est-ce que le courage pour vous ? Vous qui revendiquez, non sans malice, votre manque de courage ?

 

On en a marre, en fait. Il faut toujours demander aux minorités d'avoir du courage. Pour les ouvriers du courage. Pour les femmes du courage. Pour le noirs du courage. Pour les lesbiennes du courage. Non, en fait, ce qui nous rend "spécial" c'est qu'en fait on n'a pas de courage pour habiter la norme, pour être normatifs. C'est justement qu'à un moment donné on craque. J'étais vulnérable, faible. C'est par la fragilité que la Révolution est en oeuvre. 

 

- Un texte comme un appel au rassemblement, écrit spécialement pour cette émission : "Sauvons le clitoris planétaire".

 

Site des éditions Grasset

 



 


mardi 19 mars 2019

"C'est par la fragilité que la Révolution est en oeuvre" Paul B Preciado


Cette fois-ci je vais faire l'inverse : je vous laisse écouter cette émission que Marie-Claude m'a indiquée hier et je mettrai plus tard les passages qui m'ont touché d'une manière ou d'une autre : Boomerang sur France inter "Les traversées de Paul B Preciado" (30min).

 

Cliquez : ICI

 

Puisque vous insistez... un extrait de son livre :

 

" La voix que la testostérone propulse dans ma gorge n’est pas celle d’un homme, c’est la voix de la traversée. La voix qui tremble en moi est celle de la frontière..."

 

Si vous voulez compléter votre écoute par la lecture d'un texte de Paul B Preciado. Voici ci-dessous, la fin d'un article paru dans Libération. Pour lire aussi le début, cliquez : ICI

(...)

La question n’est plus de porter ou pas un gilet jaune, mais plutôt de laisser tomber les culottes de lutteurs virils. Soyons nus sous les gilets. Affirmons notre condition de corps vulnérables contre le capitalisme patriarco-colonial. Affirmons notre condition de vivant. Ramenons la sensualité et la poésie au cœur du combat, que chaque gilet nu en embrasse un autre, chaque jour une bouche différente, sans identité et sans papiers. Mettons de l’amour dans la révolte et des paillettes dans la colère afin que l’extrême droite ne puisse pas se nourrir de ce soulèvement. Que le combat soit joyeux, qu’il soit queer. Parlons avec violence au pouvoir : que ce soient les mots et non les corps qui se déchirent. Et soyons doux en embrassant les rues. Que les mains tremblantes et les jambes faibles soient nos guides dans la bagarre. Que la seule chose à sacrifier soit le nom de tous les dictateurs, passés et futurs.

 

 

 

dimanche 17 mars 2019

"Les postiers du 92 en grève depuis presqu'un an..... Qui en parle ?" Marie-Claude


Vous deux :

Merci Julie ( Front Social 57) et Merci Marie-Claude...

 

Photo du site "Syndicollectif"



Grève des postiers du 92 : un appel à signer


16 mars 2019


L’appel à soutenir la grève des 150 postiers et postières des Hauts -de-Seine (92) en grève depuis presque un an, circule dans les espaces militants et syndicaux. A faire circuler.

Nous vous proposons de prendre le temps de lire cet appel, de le signer et même de le faire signer autour de vous si vous en partagez le contenu.

Il sera publié le 26 mars 2019, pour l’ « anniversaire » de la grève, avec les signatures de 365 personnalités.


vendredi 15 mars 2019

Les paroles et les actes.

 

Les paroles : Notre président de la République Française dit vouloir fermer les 4 dernières centrales à charbon d'ici 2022...

 

Si nous ne croyons pas celle-là, il nous en racontera une autre ?

 

 

Les actes : On pourrait penser qu'avec les déclarations du Président, on arrêterait de mettre en route d'autres usines fonctionnant au charbon. 

 

Ben non : À Illange en Moselle le préfet (représentant de l'état s'il en est) a donné, le 21 décembre 2018, l'autorisation d'exploiter à l'Usine Knauf (fabrique de laine de roche qui va utiliser du gaz et du charbon sous forme de coke). Usine refusée au Luxembourg pour cause de pollution.

 

Pire : 

L'état donne l'autorisation contre l'avis de plus de 410 avis défavorables à l'installation de l'usine (112 favorables, 18 non exprimés) sur 540, dans le registre de l'enquête d'utilité publique.  Alors La prise en considération de la parole des personnes lors du "Grand Débat" vous y croyez, vous ?

 

De plus :

 L'état va contre l'avis du Commissaire Enquêteur qui a donné un avis favorable sous plusieurs réserves dont celle-ci :

 

  Réserve N°1 : Définir par arrêté préfectoral des valeurs limites d'émissions atmosphériques comparables à celles constatées à St Égidien.

 

Il faut savoir que St Égidien est la ville où se trouve l'usine que Knauf a fait visiter aux éluEs pour faire constater que la future usine d'Illange sera propre.

 

Tenez-vous bien : l'État ne tient aucun compte de la réserve du Commissaire Enquêteur et au contraire donne l'autorisation à Knauf d'émettre des rejets polluants à la hauteur demandée par cette entreprise malhonnête.

 

 L'Association Stop Knauf Illange dépose un recours en Tribunal Administratif. En attendant Knauf poursuit la construction de l'usine à toute allure et lance des offres d'embauche attrayantes. 

 

Rendez-vous sur le site de Stop Knauf Illange et soyez solidaires de toutes les façons possibles pour arrêter ces hypocrisies méprisant notre santé et nos vies. "Rejoignez-nous. Adhérez ! Nous avons besoin de vous. C'est ensemble que nous gagnerons dans cette lutte. Mieux qu'un référendum, votre adhésion sera directement un acte posé et un message envoyé aux décideurs.   https://stopknauf.fr/adherer/

 


 

Libérer la parole...

 


Rares sont les réactions écrites aux articles du blogue.Alors MERCI, Sonia...

 

"Ce film "Grâce à Dieu" de François Ozon montre des chemins de résistance, de solidarité, de lutte pris par 3 personnes abusées sexuellement dans leur enfance. Il montre aussi comment elles se sont organisées coopérativement (sans masquer les difficultés de l'engagement, du travail en groupe...)."

 


"Belle présentation pour ce film j'ai eu une autre analyse : ce que les enfants ont vécu au sein de l'église (comme les soeurs abusées aussi) d'autres enfants le vivent au sein d'autres institutions, associations mais le résultat est le même : libérer la parole, s'unir, dénoncer et réparer. Merci" Sonia




jeudi 14 mars 2019

Suzanne Citron : Le Mythe National et l'Accueil des Étrangers






Éditions de l'Atelier

 

Merci Marie-Claude : 




Persée: Autres Temps.

Le mythe national et l'accueil des étrangers
Suzanne Citron


« La France, terre d'accueil, n'est-elle pas mise à mal dans ses fondements mêmes ? » Le texte d'invitation à ce colloque nous posait cette question à laquelle je me propose de réfléchir avec vous.

Mais je voudrais d'abord préciser que j'habite une maison isolée dans un grand jardin, je n'ai pas de problème de voisinage, je rencontre les « étrangers » dans mon train de banlieue, dans le métro. Il m'est infiniment plus facile d'être tolérante et ouverte que, par exemple, les gens dont Michel Wieworka et son équipe ont rapporté les propos dans La France raciste (Seuil 1992).

Sans oublier tout un contexte qui ne sera pas abordé ici, — la ville, l'échec scolaire, la modernité qui engendre la société duale, j'examinerai les points suivants :
- la tradition officielle de la « terre d'accueil »
- le développement paradoxal de pulsions xénophobes sous la 3e République ;
- quelques réflexions sur : « Mythe national et xénophobie »
- la nécessité d'une pédagogie historique de l'ouverture à « l'autre ».



1. La notion et le statut d'étranger

Avant 1789 La notion, l'image de l'étranger restent floues durant des siècles. Les statuts sont divers. Estrange veut dire « qui est hors de l'ordinaire » (du latin extraneus = celui de l'extérieur). Uaubain est le nom donné à celui qui n'est pas né dans la seigneurie ou dans la commune ; par le droit d'aubaine ses biens, lorsqu'il meurt, appartiennent au souverain.

(...)

Constitution de 1793 ou de l'An I

(...) Art. 4. — Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; — Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui,domicilié en France depuis une année — Y vit de son travail — Ou acquiertune propriété — Ou épouse une Française — Ou adopte un enfant — Ounourrit un vieillard ; — Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien, mérité de l'humanité — Est admis à l'exercice des droits de citoyen français.

(...)

Suzanne Citron est historienne. Elle a notamment publié, aux Éditions Ouvrières : Le Mythe national (réédition 1991) est L'Histoire de France autrement (1992). Ce texte a été prononcé le 28 novembre 1992 à Glay, dans le cadre du Colloque organisé par la Cimade et le Christianisme social sur « L'accueil de l'étranger ».

Tout le texte est vraiment intéressant. C'est comme un essentiel du travail de Suzanne Citron. Pour lire ce texte d'une grande richesse entièrement. Cliquez : ICI

  Il faut vraiment se reporter à l'ensemble du travail de Suzanne Citron. Elle parle encore et toujours aux Temps Présents et pour longtemps.


Voir aussi sur ce blogue :


Suzanne Citron et les Jamais Nommés de l'Histoire.

 Suzanne Citron a quitté cette vie hier     

 Force Colère Courage Suzanne                                         

 Notre contribution à la soirée en l'honneur de Suzanne Citron



mardi 12 mars 2019

Cinéma : fatalismes, courages, complicités, solidarités...

 

 Merci Bernard. Sans toi et Delphine cet article ne serait pas.


- Mais pourquoi tu fais tout ça papa ?

- Pour que cela n'arrive pas à d'autres. Pour que, s'il vous arrive quelque chose, vous n'ayez pas peur de parler.

 

 J'ai hésité avant d'aller voir ce film. Cela renvoyait à mon histoire, notre histoire. Ma première réaction : "J'ai pas envie de replonger dans tout cela". Et puis Bernard m'a reparlé du film. J'y suis allé et je n'ai pas regretté.

Ce n'est pas une remise en question de l'église (ici catholique) en tant que telle. Plutôt quelque chose qui questionne profondément toutes les sociétés et tous les groupes organiséEs hiérarchiquement. Ce film ne questionne pas seulement les comportements autoritaires abusifs (se servir de l'autre jusqu'à son corps) mais également les complicités, les silences coupables. D'autres institutions font de l'obéissance et du silence des outils d'oppression.

Face à cet intolérable qui peut gangréner toute personne et tout groupe, nous sommes toutes et tous interpelléEs dans notre humanité quotidienne. Le "non-leader", le "non-chef", la résistance, la solidarité, le courage, la coopération, la désobéissance aux ordres injustes, l'émancipation sont au coeur de toutes les luttes essentielles : le droit des enfants et des femmes. Une société inégalitaire blesse et tue jusqu'au plus tendre, au plus intime de nos vies.

 

Ce film "Grâce à Dieu" de François Ozon montre des chemins de résistance, de solidarité, de lutte pris par 3 personnes abusées sexuellement dans leur enfance. Il montre aussi comment elles se sont organisées coopérativement (sans masquer les difficultés de l'engagement, du travail en groupe...).

 

Il montre encore comment elles débattent contradictoirement et comment elles inventent, avec d'autres, des chemins d'organisation sans chef pour que leur lutte aboutisse.   

 

Cela m'a redonné espérance et force pour tout ce que nous devons affronter en ce moment. Il est un apport important dans la lutte contre tous les fatalismes qui risquent d'engluer notre énergie.

                      René

 

 

 

 

lundi 11 mars 2019

Cinéma "Les Invisibles" à voir et revoir...



Rien que le titre renvoie à notre livre et à ceux de touTEs nos amiEs Suzanne Citron ("les jamais nommés de l'histoire"), Hubert Truxler ("grain de sable sous le capot"), Jean-François Laé ("une fille en correction") et toutes celles et ceux qui sont nomméEs dans notre livre "Laisser Traces. L'Air du Temps".

Je ne sais pas si je vais retrouver le passage que je vais essayer de décrire. 

 

L'une des femmes qui cherche du travail sort de prison pour avoir tué son mari violent. À chacun de ses entretiens d'embauche, elle ne cache pas son histoire malgré les conseils bienveillants de ses amies du Centre d'accueil où elle se retrouve avec d'autres femmes. Elle finit par trouver un emploi mais avant de signer elle précise bien : "je tiens à ce que vous sachiez que j'ai fait de la prison" et le gars en face lui répond que ce qu'elle vient de lui révéler ne fait que conforter la confiance qu'il lui porte.

 

 

 

dimanche 10 mars 2019

Gilets jaunes N°18 : Trois journalistes face à un journaliste.


 

Le Grand face à face. Invité Edwy Plenel. (26 min)




Edwy Plenel est invité à propos du livre qu'il publie aux Éditions La Découverte : "La victoire des vaincus. À propos des gilets jaunes".

 

 

Mes notes lors de la première écoute :

 

- Combien même leur victoire ne serait qu'éphémère, les gilets jaunes auront malgré tout gagné (...) en redevenant les acteurs de leur propre histoire.

- C'est la lutte qui déterminera l'avenir. C'est la seule chose que l'on peut prédire.

- Ce qui m'a importé surtout en écrivant ce livre, c'est de réhabiliter ce mouvement qui a été dès le début méprisé, calomnié par les voix des possédants.

- Les révolutions sont ces surgissements inattendus qu'aucune avant-garde ne contrôle. Le peuple vient là et tire sur le frein, le signal d'alarme pour que ce train d'enfer s'arrête.

- Ce mouvement s'est unifié sur la question démocratique (75 délégations de gilets jaunes se sont réunies à Commercy).

- Les gilets jaunes ont réussi à imposer un agenda.

- Les droits dont nous jouissons ont toujours été obtenus en partie par la violence parce que les puissants ne veulent pas lâcher leurs privilèges.

- Nous avons la dérive autoritaire la plus grave en Europe : ici en France. Nous avons la police qui a un type d'armement qu'aucune police des pays démocratiques en Europe ne possède.

- Jamais depuis la guerre d'Algérie il n'y a eu autant de blessés graves. Nous en tenons la comptabilité à Médiapart.

- Tous les textes élaborés collectivement par les gilets jaunes sont sans ambiguité sur la question du racisme, l'antisémitisme, l'homophobie... tout ce que vous voulez. Ils les condamnent comme ils condamnent les dérives autoritaires (voir le texte de l'Assemblée des Assemblées des gilets jaunes à Commercy).

- Ledru Rollin "Plus de représentation et plus de président".

- Il faut une question qui fasse levier. Ici c'est le présidentialisme, le clientélisme (le crétinisme : ça les rend bêtes), la question démocratique... Que ce pouvoir arrête de confisquer le pouvoir.

 

https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_victoire_des_vaincus-9782348042874.html

 

 

Mon avis ? 

 

Les journalistes - qui tentent de prendre en défaut Edwy Plenel - évitent le débat sur la violence d'état, les violences policières et les excusent par la violence de certains gilets jaunes (sans commune mesure). 

 

C'est le même argument que celui qui occulte les massacres de la Commune de Paris en renvoyant dos à dos Versaillais et Communards au pire ou en faisant disparaître cette période des livres d'histoire. Je crois qu'une bonne partie de ce que nous vivons encore maintenant vient des non-dits, des non-reconnus, des non-transmis de cette période de la Commune et des Révolutions qui l'ont précédée (et suivie) dont celles de 1848 d'où est née la République qui se voulait démocratique et sociale. 

 

Qui ne rêve d'une révolution sans violence, sans bavures ? Je crois qu'une des conditions serait de ne pas passer sous silence :

- la violence quotidienne de toutes les mesures institutionnelles qui mettent les personnes en état de survie, attentant à leur santé et aussi à leur vie. 

- les violences physiques policières au service d'un "ordre" injuste. 

 

Après seulement nous pourrons parler des réactions violentes à cet état de fait, qui sont l'expression de ce qui pourrait s'exprimer ainsi : "Je m'écrase complètement vu qu'ils ne m'entendent pas ou je montre que j'existe et que j'ai une dignité par d'autres moyens vu que nos paroles ne sont pas considérées ? Vous ne réagissez qu'aux actes violents attentant à vos biens, à vos privilèges. Alors dans ce cas ai-je vraiment le choix ? " Oui, à froid je choisis la non-violence mais à chaud dans l'exaspération, la pression, qui peut prédire sa réaction ?  René.

 

Et votre avis sur cette question ? 

ÉCRIVEZ-NOUS À CETTE ADRESSE : "Oiselles@laposte.net" en nous précisant si vous souhaitez que votre réaction paraisse sur ce blogue et avec quelle signature. MERCI. Pas de réponse publiée sans signature, au moins votre prénom.

 

 

À écouter en priorité l'article ci-dessous : Gilets Jaunes et Algérie N°17 Il s'agit de l'expression des personnes qui posent des actes et font l'histoire.


 


samedi 9 mars 2019

Gilets Jaunes et Algérie N°17 "Les beaux jours vont arriver j'espère que les gens vont se réveiller et nous rejoindre""

 

 

À écouter en priorité :

 

Sur France Inter ce jour une émission indiquée par Marie-Claude. Pour l'écouter cliquez : ICI "Les gilets jaunes occupent le rond-point jour et nuit à Augny près de Metz.

 

 

 il s'agit des prises de paroles de celles et ceux qui font l'histoire. L'expression des gilets jaunes est suivie par celles des personnes qui manifestent en France pour un gouvernement à l'écoute du peuple en Algérie. Il y a vraiment des ponts entre toutes les luttes menées par les peuples du monde.

 

 

Rond-point Gilet Jaune, ZAC d'Augny près de Metz, mars 2019. © Radio France / Charlotte Perry

 



vendredi 8 mars 2019

8 mars : Créer notre propre participation à un mouvement mondial.

  Indiqué par Marie-Claude


Le club de Médiapart :

 

Ce 8 mars 2019… Grève internationale des femmes? 

 

Curieusement pas encore très visible en France, une nouvelle action féministe se prépare à secouer plusieurs pays... Je parle de la grève internationale des femmes, ce 8 mars. Les mouvements féministes sont en train de transformer une forme d’action traditionnelle : une réponse féministe par le bas se construit, comme une réponse à la mondialisation des élites.
Curieusement pas encore très visible en France, une nouvelle action féministe se prépare à secouer plusieurs pays, dans les différents coins de la planète. Je parle de la grève internationale des femmes, ce 8 mars. Vous allez me dire : « Tu parles de la grève ? C’est ça la ‘nouvelle action’ ? On la connait depuis une éternité ! »
Oui, mais on ne parle pas de la même chose. Cette fois-ci, ce ne sont pas les syndicats qui tiennent la barre : les mouvements féministes sont en train de transformer une forme d’action traditionnelle pour qu’elle corresponde au contexte actuel.

Vous connaissez Non Unas de Menos (Non Une de Moins) ? Née d’abord en Argentine, en 2015, contre les féminicides, ce mouvement s’est élargi, assez rapidement aux pays d’Amérique du sud, ensuite vers l’Europe : d’abord en Espagne, puis à l’Italie (Non Una di Meno), en créant de nouvelles stratégies de narration, d’action, de revendications et d’alliance. Aujourd’hui, Non Unas de Menos présente en son sein une grande pluralité de militant.es de différentes générations, de milieux sociaux, d’appartenances multiples et réussit à mobiliser des centaines milliers de personnes, prenant la rue, se réappropriant la parole et l’espace public. Et depuis 2017, ce mouvement organise la grève internationale des femmes qui était très réussie, l'année dernière, en Espagne. Ce 8 mars 2019, cette action prend de l’ampleur : les féministes italiennes, espagnoles, belges, allemandes, suisses attendent une très importante participation. Les féministes françaises suivent aussi cette mobilisation historique.

Mais on parle de quelle grève ?
Au début, les syndicats de plusieurs pays ont également posé la même question: « Il y a déjà les préavis de grève, chaque 8 mars, nous demandons que le 8 mars soit un jour férié comme le 1er mai. Qu’est-ce qu’il veut de plus le mouvement féministe ? » En plus, récemment, les pouvoirs publics à Berlin ont entendu cette revendication, en faisant du 8 mars un jour férié. Mais pourquoi le mouvement féministe allemand continue-t-il à faire appel à la grève ? Quelle grève pour un jour de férié ?
Mais dans le contexte de « féminisation symbolique » du travail, il n’y a pas de jour férié. C’est-à-dire ? La mondialisation de l’économie néolibérale qui se traduit par la centralisation des richesses, la dérégulation des marchés, la privatisation des services sociaux, la concentration des entreprises et leur transnationalisation, a pour conséquence de mettre à profit les disparités qui existent à l’échelle mondiale, en rendant plus vulnérables les groupes sociaux qui sont en bas de la hiérarchie sociale. Dans ce contexte, la féminisation symbolique du travail dessine la précarisation globale de l’emploi et le vaste sous-salariat informalisé. Quant aux formes classiques de grève, elles ne répondent plus à ces nouvelles formes de servilité. Les féministes redéfinissent alors le sens de cette notion de « grève », en élargissant ses champs d’action. C’est pour cela, à peu près dans chaque pays, au début, les syndicats traditionnels étaient embarrassés : comme ils détiennent la barre de cette action, ils n’arrivaient pas à comprendre sa redéfinition par le bas. Heureusement, ils commencent à trouver leur place dans l’organisation de cette action transnationale qui promet d’être de plus en plus forte et subversive.

Multiplication des pratiques de grève
Il y a des petits manuels de « Pratiques de grève », en espagnol, en anglais, en flamand, en français, en italien, en arabe…qui se diffusent dans les quartiers, dans les bars, les marchés, même dans les salons de coiffure. Les femmes discutent, car elles apprennent qu’elles peuvent la pratiquer de diverses façons : « avec une petite affiche sur les fenêtres, une petite fuite vers les luttes. Chacune trouvera sa façon de faire ». Dans ces manuels, il y a plusieurs formes proposées : « Porte quelque chose et rends visible ton adhésion à la grève : reconnaissons-nous ! Si tu es salariée, fais valoir tes droits : Que ton syndicat ait adhéré ou non à la grève féministe, l'appel à la grève a été relayé par toutes les organisations syndicales et cela signifie qu'il existe une couverture syndicale générale. Si tu es auto-entrepreneuse ne prête pas tes services, communique ton choix à tes collègues et clients. Si tu ne peux pas t'abstenir, ralentis ton travail autant que possible. Mets en place la grève des mails. Active la réponse automatique qui fait référence à la grève féministe. Si tu es au chômage abstiens toi de la recherche d'un emploi. Fais rentrer la grève féministe dans les lieux de formation pour qu’on parle de notre action. Forme ton équipe de grève : au moins avec deux autres femmes. Mets en place la grève du sourire aux clients et usagers. Fais la grève du travail domestique et de soin. Libère ton temps. Fais la grève de consommation. N’achète rien ! »

Les féministes expérimentent une action insurrectionnelle, qui, dans quelques années, sortira peut-être du cadre du 8 mars, pour durer trois, cinq, dix jours ou plus. Une réponse féministe par le bas se construit, comme une réponse à la mondialisation des élites. Elle est acrobatique et maline. Difficile d’empêcher et de la contrôler.
Comme disait un dicton arménien : « L’eau coule et trouve son chemin ».


Sortir de la honte, du sentiment d'illégitimité. Francesca Solleville = "Et nous aurions la honte presque de le dire..." chanson de Jean Max Brua :