CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



jeudi 4 mars 2021

Étudiant e s.Travail. conséquences de la crise sanitaire (2)

 

Suite des extraits d'articles parus dans "Débats et Controverses" dans le journal "L'Humanité" du lundi 1er février 2021. 


Évitons d'installer des organisations qui rendent fous


Marion Potiron 

(psychologue clinicienne et clinicienne du travail)

 

La pandémie est survenue dans le contexte d'une crise de l'université régulièrement analysée et dénoncée. 

Des collectifs d'enseignants-chercheurs, soumis à la concurrence, pour les postes, les budgets de recherche, déchirés par des guerres de clans scientifiques ou personnelles. Les étudiants, eux, endurent, parfois jusqu'au désespoir, mais souvent se résignent. S'ils se sentent injustement traités, ils n'en parleront qu'entre eux, par crainte des représailles. En licence, beaucoup ignorent le fonctionnement de la fac. Les syndicats, les élus étudiants ? "À quoi bon ? C'est à moi de m'adapter." Leurs parents ont vécu le tournant gestionnaire des années 1990-2000 - l'évaluation individualisée des performances, la "qualité totale", le new public management etc.

Malgré tout, la fac est demeurée un lieu d'émancipation, de délibération et de controverse permettant le travail de la pensée. Mais quand survient le premier puis le deuxième confinement, ce qui tenait vaille que vaille ne tient plus. Si l'université n'avait pas été si exsangue, si régnait moins le retrait défensif contre la souffrance, l'auto-accélération qui empêche de penser, on aurait pu sans doute recomposer davantage les coopérations : inventer des rencontres en petits groupes, dans la bibliothèque ou en plein air avec plaid et thermos. Cela s'est fait à certains endroits, épargnés. Chacun a fait ce qu'il a pu. Mais cela ne suffit pas. Que faire alors de tout ce monde-là ? Les envoyer chez le psy, bien sûr ! Malheureusement, le secteur de soins psychiques publics se porte aussi mal que l'université et pour les mêmes raisons.

Dans les Bapu (Bureau d'aide psychologique universitaires), et plus encore dans les centres médico-psychologiques, il n'est pas rare de devoir attendre au moins huit mois avant de pouvoir commencer une psychothérapie.

 

Les étudiants en souffrance peuvent s'adresser aux services de santé universitaire de leur université, aux Bapu, à Fil Santé Jeunes (0800 235 236) et, en cas d'urgence, aux urgences psychiatriques les plus proches.

 

Photos du site l'Humanité. Stéphane Duprat/Hans Lucas/AFP

 

Étudiants en souffrance : « Écoute Étudiants Île-de-France »