CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



samedi 13 mars 2021

Humiliations à Rosselange et ailleurs aussi : un Rappel et un Appel...

 Un rappel des faits par Rose-Marie :

 

Salut Eric, Mardi 23 Février la PAF est intervenue au foyer de ROSSELANGE afin d'expulser sur ordre du Préfet une famille albanaise. 

  Les policiers armés accompagnés d'un interprète ont frappé à leur porte à 6H . 

 

La famille compte 5 membres dont trois enfants, une fille de 21 ans, un garçon de 17 ans et un garçon de 13 ans. 

 

En voyant, les policiers, le gamin de 13 ans s'est mis à pleurer, un des policiers l'a pris par le bras en lui disant, tu dois partir dans ton pays.

 La Maman en voyant son fils pleurer s'est énervée, toujours le même policier l'a empoignée, l'a allongée sur le lit et s'est assis sur son dos afin de la maîtriser. 

 

Les portables ont été confisqués, la famille n'a même pas eu le temps de mettre des chaussures, le garçon de 17 ans a juste eu le temps de prendre un petit sac à dos. 

 

La PAF les a embarqués et les a conduit au TGV Lorraine, ils sont arrivés à l'aéroport de ROISSY et ont pris l'avion. A l'intérieur 4 autres familles albanaises y étaient. J'ai eu de leurs nouvelles en communiquant sur messenger. 

 

La dame a envoyé des photos de son bras, elle a des bleus. Cette famille est repartie en Albanie plus pauvre qu'avant, ils habitent chez un membre de leur famille, n'ont pas de maison, pas de travail et pas d'argent... 

 

Le Monsieur m'a dit : quelle humiliation , en voyant ma femme aux mains du policier, je n'ai rien pu faire et je m'en veux terriblement. 

 

La fille de 21 était dans une autre chambre, elle n'a pas ouvert aux policiers, la Maman leur a dit que sa fille était partie depuis longtemps. 3 jours après l'expulsion de sa famille, la fille est allée se cacher chez une amie qui a le statut de réfugiée. Que peut-on faire pour elle ?

 

Nous voudrions faire un rassemblement devant le foyer de Rosselange pour apporter notre soutien à tous les autres demandeurs d'asile qui depuis le 23 Février vivent dans la peur. Est-ce que le collectif mosellan de lutte contre la misère pourrait nous accompagner dans cette démarche ? La chorale sera présente et suggère de mener cette action le matin du 20 Mars, l'après-midi nous irons à METZ à la marche des sans papiers.

J'espère que vous viendrez. Merci Eric.

Rose-Marie.

 

Nos gouvernants, quand ils expulsent des personnes qui demandent secours sont déjà dans l'indignité et, quand ils rajoutent ces manières-là, c'est une saloperie.

Nous en sommes encore là après toutes les manifestations contre ces violences d'état et tous leurs discours "humanitaires" et promesses de réforme de la police ? 
 
Qui leur apprend à maîtriser les personnes comme si elles étaient moins que des bêtes ?

 

 Courages à vous dans toutes vos luttes... 

Solidairement.

René l'un des Oinoleboso

 

Solidaire ! Nous avons les mêmes affronts policiers envers des lycéens à Dijon.
Se mobiliser, tenir la résistance, certes, mais nous avons affaire à‌ de bien pervers et malveillants gouvernants.
Quand comprendront-ils qu'on n'arrête pas la puissance d'un volcan en colère ?
Bon courage et amitiés à tous,

claire-marie

 

Rose-Marie :


Salut René, l'avocate nous a conseillés d'écrire au ministère de l'intérieur, afin de demander un rapatriement suite à l'intervention musclée de la part de la paf lors de l'expulsion de la Famille. Nous allons l'écrire et demander à la ligue des droits de l'homme de l'envoyer.

 

  Tout ceci me perturbe au plus haut point, j'ai eu Bardi au téléphone sur messenger, il me dit combien ils ont été humiliés, " ils nous ont pris pour des animaux, quand nous sommes descendus de l'avion en Albanie, on nous a largués comme des chiens, nous avons dû nous débrouiller pour rejoindre notre village et en savates, quelle honte... " . En entendant tout ce récit, je me suis sentie démunie face à toute cette détresse. Comment peut-on laisser faire tout cela ? Nous sommes au 21ème siècle quand même (bordel) !


 

APPEL à manifester notre solidarité avec les familles du Centre d'hébergement de Rosselange et d'ailleurs :  

 

États Généraux des Migrations

 Assemblée locale de Moselle

 

Dans le prolongement de l’accueil de la marche des solidarités avec les travailleurs et travailleuses sans papiers, dans le cadre de la journée de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale et de la journée internationale citoyenne contre les violences policières, l’Assemblée des États Généraux des Migrations de Moselle organise un

 

            Rassemblement le 20 mars à 11 heures 

              devant le foyer AMLI à Rosselange 

                         71 rue du Bouswald 

Pourquoi Rosselange ?

 

Le 23 février à 6 h 00 une famille résidente du foyer AMLI a été violemment expulsée vers l’Albanie, alors qu’elle vivait en France depuis près de 4 ans. Réveillée brutalement par des policiers nombreux et armés, humiliée, elle a été embarquée sans même avoir pu rassembler ses affaires. La scolarité des deux garçons en 5ème et 1ère est donc brutalement brisée. Cette démonstration de force sans lien avec l’objet de l’intervention plonge tous les résidents du foyer dans la crainte. Elle symbolise toute la violence institutionnelle contre des personnes qui n’ont que l’envie de vivre comme tout un chacun.

 

Cette violence de l’État à l’encontre de personnes migrantes n’est pas un cas isolé. De nombreux jeunes majeurs reçoivent une OQTF (obligation de quitter le territoire français) alors qu’ils sont en formation, voire en emploi, des étudiant-es et salarié-es ne reçoivent même pas le renouvellement de leur récépissé de droit au séjour, les faisant dégringoler dans la précarité. L’enfermement dans les centres de rétention administrative (CRA) se poursuit sans que les conditions sanitaires ne soient réunies et alors que la fermeture des frontières en lien avec la pandémie rend les expulsions plus compliquées et plus coûteuses. Le conseil de l’Europe dans un rapport publié le 9 mars dénonce le « manque de volonté des États Européens » d’établir des politiques de protection, qui cause la perte de « milliers de vies humaines»1.

 

Nous continuons à demander :

  • La régularisation de tous les sans-papiers

  • la fermeture des Centres de Rétention Administrative

  • des logements décents pour toutes et tous, avec ou sans-papiers.

L’humanité de demain se construit avec l’accueil d’aujourd’hui.

Metz, le 10 mars 2021


Rassemblement à 11 heures devant le foyer AMLI, 71 rue du Bouswald, 57780 Rosselange.

Départs possibles en covoiturage depuis Metz, parking de la Patinoire, rendez vous à 10 h 15.

 

1 Le Monde AFP publié le 9 mars 2021