CE QUE NOUS SOMMES


CE QUE NOUS SOMMES


Oiselles Oiseaux et Non-Leaders Solidaires

(Oinoleboso)

Des enfants, des jeunes et des adultes organisant ensemble des ateliers dans tous les domaines des savoirs, utiles aux luttes humaines pour une vie digne et solidaire (chansons solidaires, poésies, histoires et récits de vie, paroles habitées, résistances en milieu hostile, engagements, interventions politiques mais au service d'aucun parti, créations de toutes sortes...)

Les personnes animatrices ne font pas seulement des propositions dans l'atelier, elles les mettent en oeuvre, elles aussi, au coude à coude, à égalité avec les participantEs de tout âge et de tout horizon.

Les responsabilités au sein du Comité sont tirées au sort chaque année au moment de l'A.G.

Nous sommes partie prenante d'un réseau informel d'associations et de personnes entre lesquelles des passerelles, des ponts, des tissages existent. Voici la liste des groupes amis avec lesquels nous travaillons actuellement: Réussir Ensemble, Les Passeurs de Souffle, Cultures 21, La Ligue des Droits Humains, Le Front Social 57, Le Gueulard Bar Culturel de Nilvange, Mouveloreille, Stop Knauf Illange, Le Collectif de personnes et d'associations animant la fête du 1er mai... avec les Communes d'Algrange et Knutange


CE QUE NOUS VOULONS

- La justice solidaire jusque dans les détails.

- La considération véritable de la parole, de l'expression (sous toutes ses formes) de chaque personne, de chaque groupe et de chaque peuple.


Pour nous joindre : oinoleboso@gmail.com



samedi 20 mars 2021

La beauté de l'imperfection

 Merci Dominique...

 Extraits de deux articles d' "êtreplus magazine"

 

Extrait 1 :

Rencontre avec Alexis Jenni, écrivain français qui a reçu le prix Goncourt en 2011. Auteur du livre « Vertus de l’imperfection ».

Sébastien de Fooz: Comment vous est venue l’idée d’écrire un livre sur les vertus de l’imperfection ?


Alexis Jenni :
Quand j’étais prof, ça m’arrivait de m’engueuler avec des collègues sur les notes que je donnais, car parfois je mettais des 20 sur 20 : « On ne met pas vingt sur une copie ! On peut toujours s’améliorer ! ». Je leur répondais que quand on me donne une copie qui correspond points pour points aux barèmes que je me suis fixés, et lorsqu’on y répond tellement bien que moi-même -qui suis prof- n’aurais pas pu faire mieux, je donne 20 car ça correspond aux barèmes, à mes attentes de prof... Je ne peux pas rétorquer à mes collègues que je mets 19 car je ne peux pas mettre 20 !
Si je mettais moins en me disant que ce n’est pas parfait alors que cela correspond aux barèmes, je ne vois pas alors à quoi ressemblerait cette copie parfaite. Cette idée de perfection inatteignable est très enracinée dans l’esprit des élèves et des profs. On se dit que ce n’est jamais parfait.

Dans ce cas de figure, ce serait quoi la perfection ?


Alexis Jenni
: Une note parfaite, je ne sais pas ce que ça voudrait dire. Quand ça répond à une attente raisonnable, quand ça remplit tous les critères de cette attente, eh bien bravo ! Je peux changer les barèmes, les attentes, certes, mais il ne faut pas oublier que toutes nos attentes sont sous critères. Et c’est ça le problème, on ne précise jamais assez les critères et ça joue pour l’éducation, ça joue pour le physique, même pour évaluer sa propre vie. À partir du moment où on met quelques critères et que l’on est précis avec cela, on se rend compte qu’ils peuvent être tout à fait remplis. Ce qui dépasse les critères, c’est de l’indéfini derrière lequel on court toujours. On court en quelque sorte derrière les ombres…


Photo de Jessica Hilltout sur le site "êtreplus magazine"


 

Extrait 2 :

Rencontre avec Jessica Hilltout, photographe anglo-belge installée à Bruxelles depuis 10 ans après avoir fait de nombreux reportages remarqués dans la presse internationale.

Sébastien de Fooz : En quoi consiste votre travail photographique ?


Jessica Hiltout :
La photographie me permet de comprendre le monde qui m’entoure, de vivre la réalité avec plus d’intensité. J’aime creuser des sujets avec ma caméra. Plus je creuse un sujet, plus celui-ci révèle sa réalité profonde et ce que j’ai envie d’en montrer. Je cherche à partager ma vision d’une certaine beauté. Dans mon travail photographique, la fragilité, la vulnérabilité et l’imperfection sont les trois maîtres-mots qui m’obsèdent. On retrouve tout cela dans l’humain, c’est ce qui est beau et intéressant à révéler au-travers de l’acte photographique. Tous les sujets que j’aborde dans mon travail ont ce fil conducteur : valoriser la vulnérabilité, l’imperfection et la fragilité. C’est le coeur battant de la vie.

Que voyez-vous dans l’imperfection ?


Jessica Hiltout :
Je ressens la sensibilité, la fragilité, le caractère, l’émotion, la vie, le temps, la main humaine et l’âme des choses. La chaleur aussi. Par opposition, dans la perfection je vois davantage un aspect rigide, artificiel et froid,… C’est un moule stérile, aseptisé, uniforme et vide.

 

Pour lire la suite de ces articles cliquez sur :

https://www.agendaplus.be/index.php/be/publications/dossier/633325/la-beaute-de-l-imperfection